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Quand la vie sexuelle d'un jeune homme est commentée par son propre corps...
POUR UN PUBLIC AVERTI. Dans
Confession priapale, le sexe d'un homme – Julien – narre les aventures libertines dans lesquelles son « maître » le mène. Au contact d'une épouse, d'une maîtresse ou d'une prostituée, le narrateur dépeint avec humour toutes les sensations éprouvées.
Un roman érotique et comique par le prolixe Alphonse Momas.
EXTRAIT
Mariette était une belle fille de vingt ans, endiablée créature, experte non seulement dans l’art de confectionner ses ragoûts, mais aussi très ferrée sur tous les chapitres de l’amour. Elle reçut bravement le baiser, se retourna dans l’intention de se fâcher, de rabrouer le jeune audacieux, et il arriva que ses lèvres rencontrèrent celles de mon maître.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Alphonse Momas, né en 1846, fonctionnaire à la préfecture de la Seine et écrivain français, était l'un des rédacteurs les plus actifs dans la littérature érotique du siècle dernier. Outre
Le Nismois, il écrivit sous divers autres pseudonymes : Tap-Tap, Fuckwell, L'Érotin ou encore Un Journaliste du Siècle dernier. Cette multiplication de pseudonymes peut s’expliquer par le fait que la littérature érotique, comme d'autres productions du début du XXe siècle, a connu un début de taylorisation qui tendait à en faire une industrie spécifique soumise aux lois du marché, avec ses procédés standardisés et ses auteurs payés au forfait par l'éditeur.
À PROPOS DE LA COLLECTION
Retrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection
Grands classiques érotiques.
Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces œuvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement.
Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les
Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.
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Seitenzahl: 98
Veröffentlichungsjahr: 2018
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Un grand philosophe a dit que, comme l’esprit, la queue pensait.
Profonde vérité que cette assertion !
La queue pense ; seulement elle est tributaire de l’esprit et celui-ci la sauce souvent dans des trous qu’elle dédaignerait s’il la consultait.
D’après cela, on ne s’étonnera pas que, parlant de l’heureux mortel dont j’ornais le dessous du ventre, je le qualifie du titre de « mon maître ».
Mon maître ! Oh, il l’était bien, et maintes fois je lui gardai rancune des tours qu’il me joua.
Mais ce n’est pas pour écrire des récriminations avant l’heure, que je commence cette confession. Entrons dans le récit des hauts faits qui illustrèrent ma carrière.
J’espère, ô mes adorées lectrices, que la fidèle narration de mes aventures vous intéressera, et vous poussera à être douces et clémentes envers mes frères, les autres priapes.
Sachez ceci, mes chères belles, une queue n’a été créée et mise au monde que pour enfourner le plus de cons possible, et un con n’est digne d’appartenir à une jolie femme qu’autant qu’il refuse le moins possible de queues.
Tout ce qu’on vous dira contre cette maxime n’est que de la pure blague.
Seuls les gens qui éprouvent des difficultés à baiser désirent empêcher de baiser ceux qui sont en état de le faire.
Chères chéries, vous ne vous douterez jamais de l’effet que nous produit votre beauté, alors que nous sommes cachés dans la culotte de notre maître : vous ignorerez toujours le supplice de Tantale qu’est le nôtre, tandis qu’il hésite à déclarer sa flamme, au moment même où nous aspirons déjà toutes les divines promesses de votre adorable conin !
L’imbécile, l’animal vous conte des histoires sentimentales à dormir debout, et nous, nous battons la générale, crachons sur l’odieux pantalon qui s’oppose à notre sortie ; nous maudissons les étoffes qui recouvrent votre corps et nous séparent de vos cuisses, de ces trésors que nous fêterions sans retard et à grands esbattements.
Ô ces braguettes d’homme, ces jupons de femme, celui qui les inventa dans un jour de malheur aurait mérité de recevoir en plein gosier tout le purin féminin et tout le purin masculin.
Lisez ceci, mes charmantes, et tirez-en votre profit, afin que vous soyez tirées autant de fois que l’exige l’incontestable splendeur de vos formes.
Ne connaissant autre chose des conventions qui régissent les sociétés, que pour en avoir souffert, je les mépriserai, suivant la coutume de tous les bons fouteurs, et ne vous cèlerai aucune de mes pensées.
La queue pense comme l’esprit, ne l’oubliez pas.
Dès ma première enfance, j’eus des frétillements pour toutes les petites filles qui passèrent à côté de mon maître.
Je dois dire qu’il ne perdit aucune occasion de montrer que j’étais son plus cher bijou. Il écouta religieusement tous mes précoces désirs.
Bien des fois, caché derrière une haie, ou même dans une cave, voire dans un grenier, il m’exhiba en présence de jeunes culs qui ne demandaient pas mieux que de se laisser frotter du bout de mon panache.
Ce fut une belle période, pas trop agitée, je l’avouerai, qui se termina brusquement.
L’internat dans un lycée nous réclamait : hélas, nous y observâmes une sagesse exemplaire.
Mon maître méritait l’auréole d’un saint lorsqu’il fit sa première communion.
De cette époque, je ne me rappelle que mes longues somnolences.
Existais-je ? Je ne le sais, mais rien ne troublait ma morte quiétude.
Soudain, des chatouillements inconnus me grattèrent au dedans, je redressai la tête, adieu le sommeil, il se dissipa par enchantement.
Tout à fait éveillé, je me rendis compte de mon importance, et ma vraie vie commença. Des années s’étaient écoulées, pendant lesquelles je ne sortis du pantalon de mon maître que pour rejeter l’urine qui l’incommodait.
Enfin, je vivais !
Notre excessive réserve prit fin, un beau soir à la cuisine, où Julien (c’était le nom de mon maître), saisit tout à coup par la taille Mariette, la cuisinière, et l’embrassa sur la nuque.
Cette taille ainsi pressée me produisit l’effet d’un coup de foudre.
Je m’allongeai démesurément dans la culotte, et quand mon maître l’embrassa, je faillis briser tous les boutons qui s’opposaient à mon impérieux désir de bondir en avant.
Mariette était une belle fille de vingt ans, endiablée créature, experte non seulement dans l’art de confectionner ses ragoûts, mais aussi très ferrée sur tous les chapitres de l’amour.
Elle reçut bravement le baiser, se retourna dans l’intention de se fâcher, de rabrouer le jeune audacieux, et il arriva que ses lèvres rencontrèrent celles de mon maître.
Oh la coquine ! Elle les mordit, et Julien daignant comprendre les excellents conseils que suggéraient entre ses cuisses mes entrechats, attrapa les doigts de la perfide et me les expédia.
Ce que je fis le superbe, vous vous en doutez, jeunes mâles qui courrez après les fillettes, et leur retroussez les atours !
Mariette s’apprivoisa, me palpa, me caressa gentiment, rendit ses caresses à mon maître, et lui dit :
— Quittez vite ma cuisine, Monsieur Julien, il ne faut pas que vos parents nous surprennent, je vous attendrai cette nuit dans ma chambre.
Cette douce promesse ne me satisfit qu’à demi.
Des doigts de Mariette, je comptais bien glisser, séance tenante, sous ses jupons je respirais déjà la femme, de toute la force de mon gland.
Elle me gratifia d’une dernière tape amicale, et ajouta :
— À bientôt, mauvais sujet.
Man maître enragé essaya de lui rendre sa politesse, en envoyant la main sous ses atours afin de peloter les fesses et le conin, elle pirouetta sur elle-même avec mille grâces (les femmes qu’on désire sont toujours gracieuses), et esquiva la visite.
— Non, non, s’écria-t-elle, pas de bêtises, ne compromettons rien, ayez de la patience.
Une maîtresse créature que Mariette !
La soumission s’imposait.
Si le temps me parut long, point n’est besoin de le démontrer !
En tapinois, sur les onze heures du soir, Julien pénétra dans la chambre de la belle.
Dormait-elle, à l’abri de ses yeux fermés !
Nous nous en inquiétâmes fort peu.
La moitié du buste reposait hors des draps, découvrant une des plus jolies paires de tétons que puisse rêver un collégien émancipé.
La porte refermée, mon maître, pas du tout un imbécile, s’approcha de ces nénés tentateurs, les embrassa, et vit alors s’ouvrir les yeux de la soi-disant endormie.
Que faites-vous là, Monsieur Julien, demanda-t-elle ?
— Je baise tes tétés.
— Et vos mains dans mes cuisses !
— Caressent ton minet.
— Il y a de quoi garnir un manchon.
— Montre-moi la couleur qu’ils ont.
— Fourrez-y le nez, vous le saurez.
— Ce n’est pas le nez que j’y fourrerai, mais bibi.
— Bibi !
Bibi, c’était moi ! Mon maître me donna ce jour-là ce nom d’amitié, et me le conserva pour les grandes occasions.
Il se déshabilla en moins d’une minute, et se coula dans le lit de Mariette.
Pour la première fois, j’approchai d’un ventre féminin.
L’impression fut des plus agréables.
Je perdis mon pucelage, et, je le dirai à ma louange, j’eus tous les honneurs de la fête.
Pas de faribolages qui auraient retardé mon action.
Dans toute la personne de mon maître, aucun rival, à l’exception des mains, ne disputa mon plaisir ! Celles-ci pelotèrent ferme et facilitèrent ma besogne.
J’enfourchai gaillardement un con tout bouillant, et qui s’ouvrît largement pour me recevoir.
J’entrai et sortis en coq de cette fournaise.
Entre deux assauts, j’examinai les poils et le cul.
L’examen me plut beaucoup, et je montrai à ma gentille compagne que je savais me comporter en gentleman.
Mon maître me laissa la bride au cou, il ne se repentit pas de ma vaillance.
Je répandis des flots de sperme à inonder les matelas et la paillasse ; on ne se sépara qu’au bon matin.
Entré dans ce premier ventre de femme, je n’aspirai qu’à y retourner.
Je n’eus pas à me plaindre de ce début. La belle Mariette, satisfaite de mon service, ne perdit aucune occasion de me témoigner tout son contentement.
Dès que le plus petit isolement se produisait autour de nous, elle fourrait la main dans la culotte de Julien, me prenait dans ses doigts, me sortait hors de ma cachette, et me caressait, en disant :
« Comment va mon gentil mignon ? Sera-t-il bien dur cette nuit ? il ne se fatiguera pas de sa Mariette ! veux-il que je l’embrasse bien tendrement ? »
Et en joignant l’action à la parole, elle approchait les lèvres de mon gland.
Une savante sucée, trop rapide hélas, pour éviter d’être pincés terminait le discours. Cette sucée exaltait mon orgueil. La nuit, nous ne songions qu’au con, et on ne se régalait pas des morceaux sucrés de la grande oie.
Les lèvres m’abandonnaient après trois ou quatre lippées, je me gonflais, devenais magnifique, tant et si bien que sur les supplications de mon maître, la charmante enfant se décidait à se retrousser une seconde par devant, et à me serrer le temps d’échanger un baiser, entre ses cuisses brûlantes.
Oh, quelle toison et quelles cuisses !
Certes, depuis j’en ai bien contemplées, et des fines, et des aristocrates, et des fortes et des maigres, et des grasses et des fluettes, et des plébéiennes, et des blanches, et des brunies, aucune ne me semblèrent jamais renfermer tant de promesses !
J’aimais à baisoter les poils, à me reposer sur la chair douce et satinée du ventre, à aspirer les plis avant-coureurs de la mystérieuse grotte où m’attendait une ample moisson de sperme féminin ! J’aimais à m’égarer sous les jambes, à apercevoir les promontoires inexplorés des fesses ! Je poussais la hardiesse jusqu’à saluer le trou du cul, mais je n’allais pas plus loin !
Le soir, dans le lit, lorsque je me livrais à de savantes investigations, avec la ferme espérance de découvrir de nouvelles régions voluptueuses, mon maître se hâtait de me rappeler à l’ordre, en me dirigeant dare-dare sur le con, et je m’y engloutissais, tout affamé de sensualités.
Puis, mes ébats accomplis, les deux amants discouraient de cochonneries. Mariette achevait l’éducation de Julien, lui apprenait les mots qui me désignaient et dont il ne connaissait encore qu’une faible partie, elle nomenclaturait ceux du con, mes ardeurs se ravivaient, nos joyeux et interminables trémoussements reprenaient, en jouissant sans se lasser.
Nous abusâmes de ces bonnes choses.
La santé de mon maître s’altéra, ses parents s’en émurent, un médecin fut mandé.
Son œil expérimenté ne s’égara pas sur la cause de nos fatigues.
On nous surveilla, on nous surprit, et on flanqua Mariette à la porte.
Ah, nous ressentîmes un chagrin si grand que nous boudâmes plusieurs jours.
Impossible de retrouver la pauvre fille !
Je crois qu’on l’expédia à son village, avec une forte somme, qu’elle s’y maria, et… qu’elle nous oublia.
Ainsi va la vie !
Des histoires banales succédèrent à cette première aventure.
Nous observâmes une sagesse de quelques semaines ; puis, nous reprîmes notre volée.
Des amis de Julien le conduisirent au bordel.
Mon Dieu, cette question du bordel, il faut bien la toucher, puisqu’elle a joué son rôle dans ce qu’on appelle nos fredaines, comme elle le joue dans l’existence de tous les autres priapes.
Je mentirais, si j’affirmais que je n’éprouvai aucun agrément à fréquenter ces cons payés à vil prix.
Et, le chapitre entamé, philosophons sur la chose !
L’homme jette la pierre à toutes les femmes qui se prostituent plus ou moins richement :
Que ferait-il si elles n’existaient pas ?
L’homme est un imbécile.
Car, lorsqu’on condamne une chose, on ne s’en sert pas, et on n’en trouverait pas un seul qui, une fois dans sa vie n’eut eu recours à un con de passage.
Voyons, quelle différence y a-t-il entre le con d’une putain et celui d’une honnête femme ?
Une très grande, toute à l’avantage de la première :
