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Un florilège de mythes, de contes et de légendes permet de pénétrer dans l'imaginaire d'Algérie
Un sultan aimait son cheval plus que tout au monde. L'animal fut atteint d'un mal incurable. Au comble du désespoir, le monarque perdit la raison : - Je ferai trancher le cou à quiconque dira : " Il est mort ". Un grand hakim (médecin) fut convoqué au chevet du cheval. Il le trouva agonisant, couché sur le flanc, les pattes antérieures et postérieures dressées en avant. Le sultan torturé par la douleur, attendait le diagnostic. Hélas le cheval rendit son dernier souffle et rejoignit les prairies éternelles de ses ancêtres. Mais comment apprendre la nouvelle au monarque sans y laisser sa tête ? Le hakim trouva la parade et déclama ces vers Sire ! Le cheval s'est allongé et étendu ! Dans le vide ses pieds se sont tendus Le roi s'écria - Donc, il est mort! - C'est de votre bouche que la nouvelle sort!
À PROPOS DE LA COLLECTION
« Aux origines du monde » (à partir de 12 ans) permet de découvrir des contes et légendes variés qui permettent de comprendre comment chaque culture explique la création du monde et les phénomènes les plus quotidiens. L’objectif de cette collection est de faire découvrir au plus grand nombre des contes traditionnels du monde entier, inédits ou peu connus en France. Et par le biais du conte, s’amuser, frissonner, s’évader… mais aussi apprendre, approcher de nouvelles cultures, s’émerveiller de la sagesse (ou de la malice !) populaire.
DANS LA MÊME COLLECTION
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Contes et légendes de France
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Contes et légendes de la Chine
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Contes et légendes du Burkina-Faso
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Contes et légendes d'Allemagne, de Suisse et d'Autriche
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Contes et récits des Mayas
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Seitenzahl: 144
Veröffentlichungsjahr: 2015
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Ô soleil, je te donne ma dent d’âne et donne-moi une dent de gazelle.
Ainsi pourrons-nous procéder désormais avec les dents de lait, pour enchanter le monde, bercer les petits et les grands et entrer dans la grande ronde des cultures.
Mais vous apprendrez aussi comment notre orteil et notre dent furent fragilisés et ce qu’il en est du lobe de l’oreille, comment faire pleuvoir et comment accueillir le printemps, comment éloigner le mauvais œil, comment tenir son pain, comment faire si d’aventure une vaisselle empruntée a été brisée…
Nora Aceval ouvre ici des curiosités qui tiennent tant à la question qu’à la réponse, dans un festival de contes, légendes et récits de croyances où le lecteur aura le plaisir de se retrouver à Tousnina, avec les siens, sur les hauts plateaux de Tiaret, en Algérie. Ce nouvel ensemble, après un premier recueil paru en 2003, nous offre une autre manière de visiter un répertoire narratif en lien avec les coutumes locales, de tresser des genres qui nous permettent de mieux comprendre l’enracinement de l’imaginaire dans une localité donnée en même temps que l’universalité des façons de dire, façons de faire qui y sont nichées, selon la grande leçon de l’ethnologue Yvonne Verdier.
Comme dans le petit village de Minot dans le Châtillonnais, les lieux où nous emmène Nora Aceval nous montrent qu’il y aura toujours à chercher comment vivre ensemble, entre hommes et femmes, entre voisins, entre parents et enfants, à comprendre l’environnement jusque dans les infinis mystères de la vie et de la mort. Le rapport au sacré apparaît dans le culte des saints comme dans la présence des êtres invisibles que sont les djinns, non sans interroger, au passage, le politique.
Ces diverses facettes sont éclairées par des variantes. Les notes distillées au fil des pages entretiennent une conversation qui est celle de l’intimité conteuse : nous pénétrons sur le terrain de la collecte, de ses enjeux, de ses méthodes. Et chacun pourra butiner pour raconter un jour à son tour, pris dans un mimétisme créatif qui dépasse les habituelles frontières entre l’écrit et l’oral.
Mais place à l’envol de la perdrix, à toutes ces nuances de l’émotion et du sentiment que communique la parole vivante de ceux qui savent se mettre à l’écoute, dans le tempo et le mot juste, d’une tradition en perpétuelle invention.
Nadine Decourt,maître des conférencesà l’Université Lumière Lyon-2
J’ai dû puiser au fin fond de mon enfance algérienne, à travers ma mémoire de conteuse traditionnelle, l’essentiel des récits.
Tous ceux qui furent collectés en situation de contage, lors de voyages en Algérie ou au hasard de rencontres en France, n’ont pu, hélas, trouver place dans cet ouvrage. Les contes kabyles, tels que « Le vol de la perdrix » ou « La légende de la sirène », ont été traduits par les narrateurs eux-mêmes.
Dans la mesure du possible, je me suis efforcée de respecter le sens et les tournures d’esprit liés à la culture algérienne. Je n’ai retenu que les versions qui m’ont semblé les plus complètes, bien que quelques passages de versions « tronquées » aient retenu mon attention pour leur côté édifiant et le sens qu’elles apportent au conte étiologique. La tentation fut grande d’effectuer quelques « collages » de versions différentes d’un même récit. Je m’en suis bien gardée, mon souci étant de conserver, aux fins de transmission, une unité d’espace et de temps à la narration en milieu populaire, telle qu’elle se pratique « ici et maintenant ».
Conçu pour un large public, cet ouvrage n’en économise pas pour autant les clins d’œil aux spécialistes quant à l’actualité du genre et aux survivances de techniques narratives originales.
Je remercie Dalila Belhis pour sa précieuse collaboration, Wardia et Mohamed pour leurs relectures assidues ainsi qu’Anaïs. Vifs remerciements à tous ceux qui me confièrent des contes, et à ma famille de Mellakou qui m’aida dans cette collecte. Je cite en particulier Fadhila et Kheïra Fatmi.
Nora Aceval
Il découvre la musique
Après avoir été chassé du paradis, l’homme refusa de partir. Il pleurait et se lamentait. Les anges chargés de le descendre sur terre durent user de malice. Ils le bercèrent en chantant et doucement l’éloignèrent de son berceau originel. Depuis, ce souvenir demeura dans la mémoire humaine. C’est pourquoi, l’homme aime danser, chanter et écouter la musique.
L’origine de son ombilic
L’homme chassé du paradis était esprit et non matière. Il fallait à Dieu lui fabriquer un corps. Il le modela dans la glaise. On le sait, Dieu éprouve de l’amour pour l’homme qu’il considère comme son « vicaire » sur terre. Satan, qui était un être de feu, un djinn élevé au rang des anges, en éprouva une violente jalousie. Il descendit sur terre pour voir la forme attribuée à cette créature préférée de Dieu. Il l’observa et la trouva si laide qu’il expulsa un crachat en sa direction. Ce crachat se déposa sur le ventre de l’être en glaise. Lorsque les anges arrivèrent, berçant l’homme et chantant pour l’introduire dans le corps qui lui était destiné, ils découvrirent la tache. L’un d’eux arracha le morceau de glaise souillé et le jeta au loin. L’esprit put enfin être introduit dans le corps, mais l’homme en garda la marque. C’est le trou de l’ombilic.
L’homme et le chien
Mais cette partie de l’homme, même souillée, ne devait pas être perdue. Dieu la transforma en chien. Depuis, cet animal est considéré comme impur par les musulmans puisqu’il vient de la salive de Satan, mais aussi comme le meilleur ami de l’homme puisqu’il est une partie de lui-même, qu’il vient de son ventre.
Pourquoi les humains sont impatients
C’est par les pieds que les anges commencèrent à insuffler, progressivement, l’esprit dans le corps en glaise. Quand l’esprit était à peine au genou, l’homme tenta de se lever. Les anges l’en empêchèrent. Une fois l’esprit à la ceinture, il recommença à vouloir se mettre debout. De nouveau il fut retenu. Et c’est ainsi qu’ils atteignirent la tête et qu’enfin, il se redressa. Debout, sur ses deux pieds, il marcha. Cette impatience caractérise les humains.
Jazia de la tribu des Bnou Hillal1 était réputée pour sa beauté, son intelligence et son éloquence. La légende veut qu’elle soit née d’une mère djennia (être de feu) et d’un père vaillant chef nomade. On la disait lumineuse et extraordinaire, sa chevelure était si épaisse et longue qu’elle pouvait, du haut du chameau, toucher le sol si elle venait à être relâchée.
On raconte aussi que Jazia était emprisonnée par l’amour possessif de son deuxième mari, le roi Chérif Bnou Hachem, qu’elle boudait et méprisait. Un jour, l’appel de sa tribu devint le plus fort et Jazia imagina une ruse pour contraindre son mari à la conduire auprès des siens. Elle se fit belle, et pour la première fois accueillit le roi en souriant. Elle lui proposa une partie de kharbqa (échecs)2.
– Celui qui perdra se dévêtira devant son adversaire, lui dit-elle.
Cherif Bnou Hachem, qui avait une réputation d’invincibilité et qui rêvait de voir sa femme nue, accepta avec jubilation, ignorant que Jazia maîtrisait le jeu d’échecs autant que lui. La partie s’engagea et Jazia le laissa gagner.
– Déshabille-toi, ô Jazia, ordonna le roi, sûr de lui.
Avant d’ôter ses vêtements, la Hillalienne dénoua doucement sa longue et opulente chevelure qui se déversa sur son corps, de telle sorte que le roi ne put apercevoir qu’une dent sur le côté et un orteil qui dépassait. Furieuse de cette indiscrétion, Jazia maudit et son orteil et sa dent :
– Va ô toi mon orteil ! Que s’abattent sur toi les coups aigus ! Va ô toi la pointe de ma dent ! Que s’abatte sur toi le venin glacé du vent.
On dit que c’est depuis ce temps que l’on se cogne l’orteil facilement et que notre dent est sensible au froid du vent.
Jazia remporta la partie suivante, et exigea de revoir sa tribu (voir conte n° 94 « L’origine des éclairs dans le ciel »).
Un sultan avait sept filles. Six avaient épousé de preux chevaliers, la septième avait choisi un idiot surnommé le Teigneux car il se coiffait d’une panse de brebis. Aussi ce dernier poussait-il le ridicule jusqu’à chevaucher un âne galeux, à l’envers, en le tenant par la queue. Un jour, le roi voulut éprouver ses gendres. Il fit semblant d’être malade et réclama, pour sa guérison, du lait de lionne. Les six chevaliers, fiers et imbus de leur personne, filèrent ensemble en crachant sur le Teigneux qui fut obligé de prendre un autre chemin. Ils ignoraient que c’était le grand roi Haroun Rachid, contraint de vivre ainsi car Dieu lui avait prescrit sept années de malheur.
Plus loin sur la route, un miracle se produisit et le grand saint, Sidi Abdelkader4, apparut au roi déchu. Il lui offrit une outre remplie de lait de lionne, le métamorphosa en magnifique chevalier, et disparut.
Sur le chemin du retour, Haroun Rachid rencontra ses six beaux-frères qui n’avaient pas réussi à trouver le lait. Ils ne le reconnurent pas. C’est alors qu’il leur proposa de leur donner le lait contre un bout du lobe de l’oreille de chacun. Ils acceptèrent et Haroun Rachid garda les six lobes dans une musette. Au retour, le sultan fut satisfait de ses six gendres et déçu du septième. Ce dernier avait repris son aspect de Teigneux et s’en revenait les mains vides chevauchant son âne.
La fois d’après, le sultan exigea pour sa guérison une pomme qui se trouvait dans le jardin de la terrible ogresse Allia Bent-Mansour sekna cheg sebaâ bhour (Alia la fille de Mansour qui habite au-delà des sept mers). Les six, comme à leur habitude, prirent la route ensemble espérant croiser le chemin du chevalier. Le Teigneux de son côté rencontra le saint qui, cette fois, lui dit :
– Tiens ! Voilà deux fois sept perdrix. Tu découvriras, au bord des océans un aigle géant qui te les fera franchir sans se poser. Pour qu’il accomplisse la traversée, tu lui offriras à manger une perdrix à chaque étape.
Ainsi, le roi déchu suivit les conseils du saint. À l’aller, tout se déroula dans les meilleures conditions. L’aigle reçut comme convenu une perdrix après avoir franchi chacun des sept océans. L’aigle le déposa dans le jardin d’Allia Bent-Mansour, il y cueillit une pomme et s’en retourna. Comme pour l’aller, il offrit à l’aigle les perdrix. Mais à la septième et dernière étape la perdrix lui échappa des mains et tomba dans l’eau. Sans hésiter Haroun Rachid sortit son couteau et se trancha un bout de chair, derrière le genou. Il le mit dans le bec de l’oiseau qui dit, écœuré :
– Hum ! Cette viande est salée, que m’as-tu donné ?
– De ma chair, car j’ai perdu la perdrix.
– Reprends ta chair, et estime-toi heureux. Cette négligence aurait pu te coûter la vie.
Le roi recolla en hâte le morceau sur sa jambe. L’aigle le mena à bon port. De nouveau, sous l’apparence d’un chevalier, il proposa l’échange aux six, qui avaient échoué, et obtint de chacun un bout du cinquième orteil qu’il mit également dans la musette.
Arriva le moment où Haroun Rachid réalisa que les sept ans de malheur venaient de s’achever. Il se présenta au sultan. Il se fit reconnaître sous sa véritable identité et confondit ses six beaux-frères en montrant leurs lobes d’oreilles et leurs bouts d’orteils qu’il sortit de la musette. Haroun Rachid fut rétabli dans ses honneurs et son épouse recouvra sa fierté. De ces miracles, il resta trace. Ainsi les humains ont le lobe plus petit que le reste de l’oreille et le cinquième orteil plus petit que les autres. Quant à notre jambe, elle présente un creux derrière notre genou. C’est la partie qui fut tranchée pour nourrir l’aigle. Et le mollet est plus gros car c’est à cet endroit que le morceau fut recollé en hâte par le héros.
Lorsque Dieu distribua les années de vie à ses créatures, il consentit à l’homme trente ans. À l’âne, il proposa vingt ans. Ce dernier refusa en expliquant :
– Vingt ans ! C’est trop pour moi. Tant d’années de labeur me seraient pénibles. Je ne veux que dix ans.
L’homme, avide, cria :
– Je les veux ! Je les veux !
Dieu les lui accorda. Ensuite, vint le tour du chien. Comme l’âne, il trouva qu’il avait trop d’années à vivre et dit :
– Non, non ! Je ne veux pas d’une vie de chien aussi longue. Dix années me suffiront.
Et l’homme trouvant qu’il n’en avait pas assez, cria de nouveau :
– Je les veux ! Je les veux !
Dieu les lui alloua. Vint le tour du singe qui n’en voulait pas tant et l’homme de réclamer encore :
– Je les veux ! Je les veux !
Voilà pourquoi l’homme est dans sa pleine forme les trente premières années de sa vie. Mais dès qu’il atteint les années prises à l’âne, commence pour lui une période de labeur. Lorsqu’il atteint les années du chien, commence pour lui une vie de tracasseries. C’est le moment où il veille sur la famille, sur ses enfants ; il devient inquiet et malheureux. Enfin, touché par la vieillesse, il atteint le cycle des années du singe. Sénile, édenté, il devient la risée des enfants qui lui mettent les doigts dans la bouche, le narguent et dès qu’il veut protester, il grimace et fait rire son entourage. C’est ainsi que le temps se venge de l’homme désireux de vivre trop longtemps.
Au début du monde lorsque Caïn (Qabil) tua son frère Abel (Habil), il regretta son geste et ne sut comment cacher le cadavre. Il craignait la colère de son père Adam. Il le transportait sans savoir qu’en faire, quand un jour, il vit deux corbeaux se livrer combat sous ses yeux. L’un tua l’autre. Le corbeau gratta la terre, fit un trou et ensevelit le cadavre de son congénère. Caïn l’imita et enterra Abel. Ce fut le premier enterrement de l’histoire et les humains conservèrent cette tradition.
À Tousnina, une légende nous rapporte que les tombeaux des Djeddars furent bâtis par des hommes à l’époque où ceux-ci étaient des géants. On ajoute que les humains rapetissent avec le temps et un jour nos descendants s’étonneront de l’immense taille des pierres de nos habitations. Ces hommes ne seront pas plus gros que de simples moineaux.
Cette histoire remonte à l’époque où l’homme et la femme vivaient au paradis. Lorsque, poussé par la femme, elle-même inspirée par Satan, l’homme mangea la pomme du péché, une partie du fruit lui resta coincée dans la gorge. Depuis, tous les hommes sont affublés de cette malformation. Une marque du péché originel à la vue de tous afin que personne n’oublie.
Les lignes sur les paumes des mains sont aussi nombreuses, que les noms de Dieu. Il y en a quatre-vingt-dix-neuf. Elles se situent à cet endroit car c’est la paume des mains que l’on regarde pour invoquer Le Très Haut.
Dans le ventre de sa mère, le fœtus est détenteur de tous les mystères de la vie. Ceux-ci sont si lourds à porter, qu’au moment de naître l’ange Gabriel lui pose le doigt sur la bouche pour que tout soit scellé. Pour qu’il se taise et oublie. Le nouveau-né garde la marque du sceau de l’ange. Voilà pourquoi les humains ont ce creux au centre de l’ourlet de la lèvre supérieure, ce sillon entre le nez et la bouche.
Un bûcheron avait deux épouses. L’une des deux était enceinte. Un jour, il leur rapporta du souk une toison de laine et les pria de lui tisser un burnous. Le travail de la laine et le tissage faisaient partie de l’apprentissage des femmes. Or, le bûcheron ignorait que ses épouses ne savaient pas tisser. En même temps que la toison l’homme avait rapporté du marché une réserve de dattes. Tout un sac !
Les femmes qui n’avouèrent pas leur incompétence au mari, bien au contraire, le rassurèrent en disant :
– Aucun problème, nous allons travailler la laine et te tisser un beau burnous.
Elles le firent patienter et à chaque fois qu’il demandait :
– Mon burnous est-il bientôt prêt ?
Elles répondaient :
– Oui, il est presque fini.
Elles ne touchèrent pas à la toison mais pour les dattes il en fut autrement. Elles y goûtèrent quotidiennement. Peu à peu, elles épuisèrent la réserve en ne laissant que les noyaux au fond du sac.
Entre-temps le bébé naquit. C’était une fille. Comme l’homme désirait un garçon, la deuxième épouse lui annonça :
– Tu viens d’avoir un fils et nous l’avons appelé Ali.
Le temps passa, et ainsi le burnous était toujours toison, le bébé était une fille et de la réserve de dattes il ne restait que des noyaux.
L’hiver approcha et les femmes commencèrent à s’affoler car le mari réclamait son burnous, et le bébé ne pouvait rester indéfiniment langé. Elles se dirent :
