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Ce recueil de poèmes (rimailles selon l'auteur) est une sélection écrite depuis les années 60 jusqu'à ce jour. La plupart des compositions sont inédites, d'autres ont déjà été publiées. L'ensemble conte une vie avec ses sensations parfois à fleur de peau, parfois en bain de jouvence. C'est un message sans fin. L'éternel recommencement de vouloir être l'autre ou soi-même.
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Seitenzahl: 38
Veröffentlichungsjahr: 2015
Ici tu es au début, tu trouveras la fin.
Mais vraiment, que ferrai-je sans toi ?
C'est parti ...
Courir
Je t'aime
Ton Héros
Hier
Miraculé
Parader
La suite
Le cochon
Baume
Ce jour là c'est arrivé !
Rotations
Butiner
Promenade matinale
Mal au ventre
Le Coq Perché
L'Orateur
Pêcher
Murmures
Lou Lou
Carnet de vie, Carnet d'envie
Comme des Moutons
Matières à croire
L'Ami
Larmes en écume
Purge
Se cacher …
Dans tes bras
Fille en orange
Douleurs et grimaces
Champs
Ma parfaite considération
Identités
Coup de Pieds
Des Mots
Marie-Fleurette
Le Clown
Sept cents mille, Sept cents
Adieu …
Vivre
Erectus
Pirouette
Là où tu iras
Viens faire la fête
La création en hypothèse
Cette Nuit …
Que des mystères
Corps épluché
Fragile
Te dire
Regarde
La chance
Cours
Ne pleure pas …
Maman m'accouchait à dix heures en soirée. Mon poids avoisinait les quatre kilos. Ce qui fut lourd à porter. L'après midi elle travaillait encore au buffet de la gare d'Utrecht aux Pays Bas.
C'était le début du départ,
on m'avait tourné la tête,
pour mieux voir la tronche de lard
de l'homme qui pète.
Il était haut en autorité
me baffant ainsi mes fesses
comme pour marquer d'innéité
de mon être en confesse.
C'était en septembre 1942, Maman était serveuse, spécialement affecté au poste de café. Ce breuvage était, comme c'était l'usage, conservé dans un grand récipient, une sorte de super-thermos qui gardait le café au chaud. Pour servir, il suffisait d'ouvrir un robinet.
C'était comme une horde,
agenouillée comme à l'abreuvoir,
bas planeurs comme des butors
se prenant pour des pouillards.
Mais ces derniers jours, Maman était affectée à la plonge pour camoufler son ventre, rempli de moi-même avec mes quatre kilos et les accessoires.
Papa s'occupait de ses affaires. Il, était beaucoup plus sain pour lui de ne pas trop se montrer. Il n'avait vraiment pas envie de se faire enrôler d'office comme travailleur volontaire en Allemagne.
C'était la guerre. Ma famille du coté de mon père se scindait en deux camps. L'un était plus ou moins dans la collaboration avec les occupants, l'autre, dont papa, était plus ou moins dans une sorte de résistance, voire désobéissance.
Quand t'as envie de dire
l'autre vérité en somme
tu pèses le pour et le pire
ou bien tu pardonnes.
Si tu penses de courir dans la savane,
ton regard perçant
comme un chat-huant
pour découvrir des trésors cassidoine*
aux éclats chatoyants,
Fuis les pieds léchés,
tends tes mains
et prie de te lever
dis, qu'il n'y a rien à vendre,
rien à dire, rien à offrir,
sauf la tendresse en échange.
Ainsi retombé de son piédestal,
au profond de la marée.
Là où personne n'a voulu chercher.
Y-a-t-il encore des rêves à l'étal ?
De discours en vérité,
Que c'est étrange de vouloir aimer.
* Sorte de pierre précieuse dont les anciens se servaient pour faire des vases
Si un jour je ne peux plus voir
changer la couleur de tes yeux,
que je ne peux plus
jouir de la tendresse de ton amour,
Sache que je ne cesserai jamais
de t'aimer
bien plus loin que la fin du monde.
C'est au long des prés coupés aux foins rangés en lanières pour mieux sécher que j'ai aimé courir en éclats de rire.
Moi, qui voulus t'attraper pour une culbute amoureuse, me guidant à la lumière de l'éclat de tes cuisses sous ta jupe glorieusement courte, où je saurais suffoquer dans une étreinte farouche et me perdre dans la folie de vivre.
Tu planterais tes doigts dans mon corps pour que je resterai en demeure. Nous irions crier notre paradis, parce que c'est comme ça que tu m’achèverais comme ton héros.
Hier je t'ai tendue la main,
T'as regardé de l'autre côté.
Je t'ai observé en vain
Avec ta sincérité rabiotée.
Cloche pendue,
La sonnerie en silence,
Tirer la corde main nue,
L'abreuvoir en potence.
Je t'ai donné bien du fil à tendre,
Des soucis que t'as inventés,
Des promesses réduites en cendres.
Tant de vérités tétanisées,
Hier encore je t'ai donné à boire,
Le pain à partager.
T'invitant à t'asseoir
Et venir manger.
