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Vous qui avez toujours rêvez de lire mais n'avez jamais eu le temps de le faire, je vous propose plusieurs critiques littéraires qui devraient vous donner envie de lire. De Charles de Gaulle à Tocqueville en passant par Voltaire et Bernanos, je vous propose de découvrir ou redécouvrir des auteurs classiques et d'autres moins connus.
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Seitenzahl: 63
Veröffentlichungsjahr: 2020
Vous me connaîtrez sous le nom de Franc cot ou Franc côt, comme bon vous semble. Je ne suis qu’un débutant dans l’art d’écrire mais j’espère que ce premier livre vous contentera. Je suis un jeune français dans la vingtaine qui aime la lecture ainsi que l’écriture, comme vous devez vous en douter.
Ce livre est donc le premier que j’écris et le premier que je partage. J’ai déjà eu l’occasion d’écrire des articles et des dossiers de moindre importance mais un livre suppose de suivre un cheminement cohérent tous du long. Ne pensant avoir encore ce talent, j’ai fait le choix de vous proposer une liste de critiques littéraires que j’ai déjà eu l’occasion de faire.
En espérant qu’elles vous plaisent et vous donnent envie de lire ces livres.
Bonne lecture
FRANC COT
« La défaite allemande ne saurait empêcher l’opinion française de rendre à nos ennemis l’hommage qu’ils ont mérité par l’énergie des chefs et les efforts des exécutants »Charles de Gaulle dans la préface de la première édition de son premier livre « La Discorde chez l’ennemi ».
Ainsi commence le premier livre du capitaine Charles de Gaulle, premier qui me fut permis de lire de cet auteur. Et quel livre, j’ai grandement apprécié son talent d’écriture, simple, facile à lire et à comprendre. Nous avons là une analyse méthodique, professionnelle, des raisons de la défaite des Allemands et de leurs alliés.
Sur la question de la forme, le livre se découpe en deux grandes parties :
La partie présentation écrite par Hervé Gaymard qui a préfacé plusieurs ouvrages du Général. On y trouve une aide précieuse pour des personnes découvrant cette période historique, notamment la galerie des protagonistes qui permet de nous plonger dans l’époque de la Première Guerre mondiale.
Le livre en lui-même qui présente les actions et leurs conséquences du général von Kluck, la guerre sous-marine renforcée de l’Amiral Tirpitz, les relations avec les pays alliés et la chute du chancelier Bethmann-Hollweg.
Comme je l’ai dit, c’est un livre qui se lit très facilement grâce à un style simple et très clair. Néanmoins, les personnes n’ayant aucune connaissance ou des souvenirs parcellaires de la période du collège-lycée devront se plonger régulièrement dans une encyclopédie. Elle leur sera d’une grande aide pour découvrir la géographie de l’Europe centrale et orientale, ou juste pour voir pouvoir mettre un nom sur une photo. Je ne mentionne pas Tirpitz au hasard, en effet c’est ce livre qui m’a poussé à approfondir mes recherches sur le grand-amiral et le Reich Wilhelmien.
Charles de Gaulle décrit très clairement la manière dont l’Allemagne s’est elle-même sabotée, il ne nie pas, bien entendu, le combat que nos ancêtres et les alliés ont mené. Mais l’on se rend compte que de nombreuses dissensions avaient cours au Reichstag et aux quartiers généraux Allemand et Autrichien.
Le capitaine décrit un Reich vieillissant, ou du moins de plus en plus contesté, notamment sa forme autocratique. Ce Reich dirigé par un empereur qui se laisse déborder par les évènements, à la personnalité un peu fantasque et surtout admirateur des héros qu’étaient alors Ludendorff et Hindenburg. Ce dernier notamment qui avait connu la Guerre de 1870 était vu comme une légende, une référence pour la population allemande, mais aussi pour les politiques.
Je ne discuterais pas plus longtemps de ce livre. Simplement, si vous avez envie d’approfondir vos connaissances sur la Grande Guerre, d’avoir une vision de ce qui se passait dans l’Allemagne d’alors, j’enjoins aux personnes intéressées de lirela discorde chez l’ennemiqui m’apparaît comme étant une base pour ensuite aller plus loin sur ce qu’était l’Allemagne du Kaiser Guillaume II.
Vous en avez sans doute entendu parler, il est souvent évoqué par des politiques et des dirigeants. Ce livre est vu comme fondateur d’une pensée politique, une inspiration pour les gouvernants. Son auteur a donné l’adjectif « machiavélique », ayant pris un sens négatif à rapprocher de sournois, pernicieux. A partir de ce que j’ai pu comprendre du livre, je poserais plutôt que « machiavélique » se rapprocherait du sens de pragmatique, n’ayant donc aucune considération morale, mais seulement pratique.
En effet toute action venant du Prince est bonne tant qu’elle permet de conserver son pouvoir, dût-il éliminer la race (terme utilisé à l’époque pour désigner une lignée, une famille) des dirigeants de la cité nouvellement conquise. Il n’y a pas à faire de considération morale sur les actions du Prince, car il œuvre pour conserver son pouvoir, son Etat. Dans cette optique, Le Prince doit également préférer se faire craindre plutôt qu’aimer, car « l’on est maître de notre bienveillance, mais pas de nos craintes ».
Je ne jugerais pas des enseignements fondamentaux que ce livre apporte, n’étant ni Prince ni Laurent Le Magnifique, je ne peux dire si ses conseils sont avisés ou ruineux. Néanmoins, je dirais que ce livre donne de très bons enseignements sur la période historique du début du XVIe siècle dans la péninsule italique. La menace des armées étrangères en terre d’Italie est évoquée, on parle de Louis XII, François Ier, Charles Quint, les gardes suisses, les Borgia. Machiavel nous montre qu’il existait déjà, trois siècles avant l’unification de la péninsule, un sentiment national italien, car il s’attriste de la division de son pays et dans le dernier chapitre appelle Laurent de Médicis à libérer l’Italie.
Nous l’avons dit, l’époque à laquelle le livre a été écrit correspond aux guerres d’Italie menées par les Rois de France, qui sont des personnages très présents dans le livre ainsi que l’organisation des Armées et des Institutions du Royaume de France. Cette période est emblématique de ce que nous appelons la Renaissance et l’humanisme qui apparaît, en est une émanation.
D’ailleurs, avant de lire ce livre je me suis renseigné sur Machiavel pour en apprendre un peu plus sur lui et notamment sur son école de pensée. « Humaniste » c’est le premier terme qui est apparu, je peux comprendre cette étiquette aux vues des références utilisées : Pyrrhus, Marc Aurèle, Alexandre… mais cela s’arrête là. On découvre au fil de ce livre un homme jugeant la faillibilité des autres et connaissant leurs faiblesses parfaitement. Je prends pour exemple cette citation révélatrice de sa pensée :
« On oublie plus facilement la mort de son père que la perte de sa succession »
Je perçois Machiavel comme quelqu’un de calculateur qui a conscience que l’humain est ce qu’il est, faible et corruptible. Et il propose d’utiliser cette nature pour mieux gouverner les hommes. Il propose de récompenser les personnes ayant de bonnes actions pour les encourager dans cette voie. Et concernant le peuple, il est bon d’organiser des fêtes pour le divertir, de mettre à l’honneur les peuplades locales et de résider parmi eux pour le tenir tranquille.
Je conseille la lecture de ce livre qui a, à mes yeux, la faiblesse d’être trop court. Les enseignements, très bien illustrés manque peut-être de développement. Même si on peut être admiratif de cette démarche de présentation presque scientifique avec un postulat théorique et son apport pratique. On peut en tirer à la fois des enseignements politiques ou du moins la manière dont la politique était envisagée à l’époque, mais on en dégage aussi une impression historique. Un homme voyant son pays disloqué en principauté à la merci de Rois étrangers.
La fin du dernier et vingt-sixième chapitre m’a particulièrement marqué :
« Ne laissons donc point échapper l’occasion présente. Que l’Italie, après une si
