D'un doux week-end - Cécile Estel - E-Book

D'un doux week-end E-Book

Cécile Estel

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Beschreibung

Pour mes 18 ans, ma meilleure amie m'a réservé une surprise de taille... Un souvenir impérissable, qui va transformer à jamais mon existence. Dans ce livre-confession, je vous raconte une histoire, la mienne, qui m'a emportée dans un monde de plaisirs, de passions, d'amour et d'amitiés. Je vous laisse deviner à quelle page l'histoire devient un roman empli de mes fantasmes les plus fous...

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Seitenzahl: 94

Veröffentlichungsjahr: 2019

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À Nath

Sommaire

18 ans !

Cadeau d’anniversaire

Un week-end de plaisirs

Vivre de sexe...

Soirée Sextoys

Nath

Sucrerie

Business is Business

Porn-achat

D’agréables plaisirs

18 ans !

La nuit était belle. Douce. Eclairée par un filet de lune, qui rendait transparente ma petite jupe d’été, simple tissu clair de vert et de rose, pour le plus grand plaisir des quelques passants qui se promenaient. Non pas que je sois exhibitionniste, mais ça fait souvent plaisir de sentir que l’on est observé du coin de l’œil.

Pour mes dix-huit ans, j’avais été invitée par ma meilleure amie, Ludivine. Je m’y rendais donc à pied, heureuse de me promener ainsi entre les jolies maisons de Rouen. J’ai toujours aimé cette ville aux bâtisses somptueuses et tellement anciennes. Dire qu’il y a des centaines d’années elles étaient déjà là, tout aussi resplendissantes ; un bien beau vestige d’autrefois, conservant à ses pied des rues aux pavés assez éprouvants pour les talons, mais tellement en phase avec ce patrimoine ancestral.

Je passai devant l’impressionnante cathédrale, splendide ouvrage dont le parvis accueille chaque soir des dizaines de jeunes pour des moments d’échange et de joie, aux sons des guitares, des flutes et de quelques belles voix. Mais ce soir-là, je poursuivis mon chemin, saluant au passage deux anciennes camarades de classe, qui bière à la main commençaient à profiter pleinement de la nuit qui commençait. Car maintenant, pour moi, c’était direction le Gros Horloge et la place de la Pucelle.

Il y a six mois à peine, c’est Ludivine qui avait pris dix-huit ans et pour la circonstance je lui avais payé un stripteaseur. Il était arrivé habillé en pompier et la petite vingtaine de copines avait adoré sa prestation. Son final en string rouge avait mis le feu à Ludivine, qui a du se contenter de caresser son torse d’athlète… Et déçue de n’avoir pas pu aller plus loin elle s’était isolée pendant un bon quart d’heure dans la salle de bains. Pour se refaire une beauté, m’avait-elle dit en me lançant un discret clin d’œil. Il faut dire que depuis sa rupture d’avec son dernier mec, presqu’un an plus tôt, personne ne l’avait plus vu dans le bras de quiconque. Ce que je n’arrivai pas à comprendre ; moi si j’étais un mec je ne me poserai pas de question, une belle nana comme elle ça ne court pas franchement les rues.

Bref, pour mon anniversaire je m’attendais à tout. D’autant qu’Aurélie, sa grande sœur, s’était mise à vendre des sextoys en réunions de nanas. Mais je vous raconterai ça plus tard… En tout cas, ça lui donnait de multiples possibilités de cadeau et je n’osai imaginer ce qu’elle avait prévu.

Les rues étaient plutôt calmes ce soir-là. Quelques touristes prenaient bien entendu en photo, sous toutes les coutures, le fameux Gros Horloge et son unique aiguille. Quant aux commerces, seuls les marchands de burgers avaient encore leurs portes ouvertes. Rien à voir avec la journée et ses milliers de passants, allant de devanture en devanture et les artistes de rue.

Place de la Pucelle un petit couple mignon s’enlaçait avec fougue, la fille appuyée contre l’église. Le mec avait glissé sa main sous sa jupe et je devinai à son souffle et à la façon qu’elle avait de se frotter à lui qu’elle prenait son pied. J’ai toujours adoré regarder discrètement les caresses des amoureux. L’occasion était trop belle.

Je me suis approchée un peu, le plus discrètement possible, pour mieux les entendre. Elle avait les yeux fermés et sa respiration était intense. Il gardait sa bouche collée à la sienne, comme pour mieux ressentir son excitation. Je m’approchai encore. Trop peut-être car d’un coup la fille a ouvert les yeux et m’a regardée paniquée. Un peu gênée et surtout déçue d’avoir gâché ce délicieux moment, je lui ai fait signe de continuer. Mais elle a agrippé la main de son copain et l’a retirée brusquement, replaçant sa jupe.

Elle devait avoir seize ans et son mec ne paraissait pas plus vieux. Il m’a regardé, d’abord surpris, puis avec un sourire coquin il s’est de nouveau tourné vers elle, tentant de reprendre son jeu excitant ; mais elle s’y refusait, me regardant avec un visage entre panique, désespoir et colère. Tant pis. Je lui ai simplement dit du bout des lèvres que je partais, en lui lançant un clin d’œil. Et tandis que je m’éloignai je la vis qui prenait la main de son mec et l’attirait vers les petites rues de la ville. Le spectacle aurait lieu ailleurs.

« C’est pas tout, mais je vais être en retard moi ! », dis-je tout haut, reprenant mon chemin paisible en direction de ma fête.

Cela faisait trois ans que je connaissais Ludivine. Nous nous étions rencontrées en boîte. Elle sortait avec mon meilleur ami. D’ailleurs, ce soir-là, c’est même moi qui avais du tenir fermée la porte des toilettes où elle découvrait la sexualité, dans une boîte en bord de quai. En trois ans nous avions fait nos armes ensemble dans quelques histoires d’amour. Nous partagions nos petits secrets, nos interrogations et nos fantasmes. Elle était devenue comme ma sœur. Cécile et Ludivine, les inséparables !

Arrivée au pied de son immeuble j’entendais déjà la musique et les copines qui chantaient et s’éclataient. A priori, il ne manquait plus que moi. J’ai monté rapidement les deux étages et je suis rentrée dans son appartement. Habituellement, je prends tout mon temps pour gravir les marches, quêtant discrètement les soupirs qui parfois s’échappent par les portes des appartements. Il m’est arrivé ainsi de profiter des ébats de couples, que je pouvais imaginer en pleine action... Et j’ai toujours eu l’imagination très fertile. Mais cette fois-ci, exceptionnellement, c’est le plus vite possible que j’ai monté les marches, impatiente de fêter mon anniversaire. Chaque chose en son temps.

Toutes mes copines étaient là. Et à ma grande surprise elles étaient toutes en pyjama, à se raconter leurs conneries. Ludivine en me voyant m’a crié

« Eh, tu sors de là, toi ! Pyjama obligatoire !

– Mais… Tu m’as rien dit. J’ai rien prévu, moi. Et puis de toute façon ça doit faire dix ans que j’ai plus de pyjama. Et les soirées nuisettes, je suis pas sûr que ça existe.

– T’en fais pas, j’ai pensé à tout ! »

Elle m’a tirée dans sa chambre et a refermé la porte derrière nous. Elle m’a tendu un petit ensemble de nuit, en fait un top et un short super sexys. Qui ne couvraient en fait que l’indispensable.

« Tu veux que je mette ça ? Sérieux, t’as rien de moins moulant ?

– À ton avis ? A moins que tu ne veuilles pas fêter ton anniversaire avec nous, tu n’as pas trop le choix. Ou alors tu viens à poil, à la rigueur, si tu es habituée à dormir nue. »

Je l’ai regardée de haut en bas. De son côté, elle avait mis un pyjama qui ne dévoilait rien de chez rien. Un vieux pyjama avec des boutons, rouge avec des rayures blanches et vertes, d’un gros tissus dans lequel on aurait pu aisément confectionner des doudous ou des couvertures pour catalogues par correspondance.

« Moi, je dois m’habiller sexy et toi tu as mis les fringues à mamie ? Tu ne trouves pas que tu exagères ?

– S’il n’y a que ça pour te faire plaisir, pas de problème. Je vais mettre aussi un petit ensemble. Jalouse, va ! »

Elle a tiré un tiroir, en a sorti un top vert pastel et un tout mini short riquiqui de la même couleur. Et elle a commencé à se déshabiller.

« Bah alors, qu’est-ce que tu fous ? Il faut que je te déshabille aussi, Cécile ? » J’ai du bafouiller « Euh, non, ça va » et j’ai commencé moi aussi à enlever mes vêtements.

Bien sûr, ce n’était pas la première fois que je voyais son splendide petit corps, mais après la petite aventure de tout à l’heure j’avais les idées déjà bien échauffées. Il aurait fallu d’une simple coupe de champagne pour me faire faire n’importe quoi.

Je la voyais de dos et je prenais en fait beaucoup de plaisir à la regarder. Elle était aussi grande que moi, un mètre soixante huit, les cheveux roux courts pour elle, alors que les miens étaient bruns et longs. Elle était torse nu et commençait à faire glisser son string. Elle s’est penchée en avant et j’avais une vue imprenable sur sa plus intime anatomie. Ludivine...

C’est alors qu’elle a tourné son regard vers moi et m’a lancé « Tu sais, je te vois, avec le miroir d’en face ! » Oups, je n’avais pas remarqué qu’il y avait en effet un petit miroir sur le mur. « Excuse. Je… » Je bafouillai en cherchant une issue de secours. « C’est juste que je te trouve bien bronzée. Tu fais de l’intégral ? » Elle a éclaté de rire en me faisant remarquer que j’avais vraiment une bonne vue. Il faut dire qu’elle n’avait pas la moindre trace de maillot. Chaque millimètre de son corps revêtait une belle couleur hâlée. Et nous avions longuement parlé ensemble une fois des méfaits des cabines de bronzage, ce qui fait que je ne l’imaginai pas se mettre sous une lampe entièrement nue.

Toujours en riant elle s’est mise à tournoyer sur elle-même en me demandant comment je la trouvai. De mon côté j’étais plutôt dans le brouillard. L’avoir en face de moi, les bras en l’air, en train de tourner, les seins et les fesses libres, m’avait bizarrement mis comme un vertige. Il faut dire qu’elle était magnifique. Le plus impressionnant chez elle était ce ventre si parfaitement plat, taillé à la perfection par de longues heures de sport.

« Tu es magnifique », lui lancé-je, sentant une rougeur m’envahir le visage.

Elle s'approcha de moi, me dit « merci » doucement à l'oreille et me fit un bisou sur la joue, à la commissure de ma bouche. Elle, vêtue de sa simple beauté, venait de s’appuyer contre moi, qui avais également les seins à l’air et un simple string pour tout vêtement. Elle était sensuelle et je sentais que je perdais pied. Sa peau sentait la vanille. Qu’est-ce qui m’arrivait ? J’en venais à me dire que son cadeau ce soir, ce pourrait bien être elle ! Mais non, on a toujours été deux hétéros, presque fières de l’être.

Alors que j'étais encore dans ce flou intégral, elle avait commencé à se rhabiller devant moi. Elle avait repris sa discussion, comme si tout était tout à fait normal.

Je la vis mettre un top très court et surtout très fin, qui ne cachait quasiment rien de ses formes. Les auréoles de ses seins se dessinaient nettement à travers cette seconde peau. Le short lui moulait ses fesses parfaites. Elle n'avait pas un seul gramme de cellulite. Oui, assurément, Ludivine était superbe. Des petits seins, comme moi : un 90B certainement, vraiment une taille de guêpe. Lorsqu'elle a fini de mettre son short, elle s’est tournée vers moi et toujours avec un immense sourire m’a lancé un grand : « Tadaaaaaaaam ; alors, on y va ? »

J’ai fini de m’habiller et je l’ai suivie. Me prenant par la taille elle nous a fait sortir de la pièce et nous sommes arrivées au milieu de toutes les copines, qui pour beaucoup avaient choisi un pyjama « de grand-mère ».