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Toujours partant pour un défi contre moi-même, je m'en suis lancé un début 2019 : écrire un poème par jour pendant un an. Le quinze juillet, après 159 poèmes, je perds le courage et mets fin à cette course à l'imagination. Le deux février 2020, alors que j'échange avec une parfaite inconnue autour de mes différents écrits, l'enjeu et l'adrénaline du défi me replongent dans ces idées et je produis le soir même ce qui sera le premier d'une année de déèmes. "Déème" est la contraction de "défi poème". Par chance, 2020 est une année bissextile - car 2020 est divisible par 4 mais pas par 100 (les mathématiques sont une deuxième passion !) - il y aura donc 366 poèmes. Cet ouvrage recense à la fois tous ces écrits, mais aussi quelques remarques, quelques commentaires, quelques accroches, quelques peines, quelques joies. Tout ce qui m'a semblé nécessaire ou intéressant de montrer à ceux qui liraient mes poèmes. Si une oeuvre n'est vraie que lorsqu'elle est partagée, le sens de celle-ci l'est encore plus lorsqu'il n'est pas masqué par de fausses idées. Entrez dans mon quotidien pendant un an, entre les amours, et les déceptions, les pleurs, et les rires, les départs, les adieux, les rencontres. Bienvenue dans mon humble vie de tous les jours.
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Seitenzahl: 236
Veröffentlichungsjahr: 2021
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Bref remerciement à tous mes lecteurs, passés, présents et futurs...
Alexis Hamache-Gilon
Introduction
Déème 02/02/20 - Comète de savoir
Déème 03/02/20 - Toi et moi
Déème 04/02/20 - Progrès
Déème 05/02/20 - J’entends le temps
Déème 06/02/20 - Bob
Déème 07/02/20 - Jusqu’au sang
Déème 08/02/20 - Lettre à l’horizon
Déème 09/02/20 - Silence de nuit
Déème 10/02/20 - Maître des lieux
Déème 11/02/20 - Une plume au hasard
Déème 12/02/20 - Étoile
Déème 13/02/20 - Les soupirs
Déème 14/02/20 - Le livre
Déème 15/02/20 - Jour après jour
Déème 16/02/20 - Insomnie
Déème 17/02/20 - Rose éternelle
Déème 18/02/20 - Chanter vrai
Déème 19/02/20 - Je manie les maux
Déème 20/02/20 - Caméléon
Déème 21/02/20 - Encore une vie
Déème 22/02/20 - Sommeil
Déème 23/02/20 - Le ciel dans le ciel
Déème 24/02/20 - L’ombre de la vie
Déème 25/02/20 - Lumière
Déème 26/02/20 - Victor-Marie
Déème 27/02/20 - La place sur le banc
Déème 28/02/20 - Le miroir
Déème 29/02/20 - Résistance
Déème 01/03/20 - Rimes perdues
Déème 02/03/20 - Rien
Déème 03/03/20 - On se verra hier
Déème 04/03/20 - Le futur à portée
Déème 05/03/20 - Les murs de béton
Déème 06/03/20 - Lis
Déème 07/03/20 - Ne me laisse plus
Déème 08/03/20 - La couleur des maux
Déème 09/03/20 - L’œuvre du temps
Déème 10/03/20 - Surpris
Déème 11/03/20 - Plus l’heure
Déème 12/03/20 - À cœur ouvert
Déème 13/03/20 - Inspiré
Déème 14/03/20 - Jour de fête
Déème 15/03/20 - Bon à rien
Déème 16/03/20 - L’énigme
Déème 17/03/20 - Le bruit
Déème 18/03/20 - Mes derniers mots
Déème 19/03/20 - Les souvenirs de tes yeux
Déème 20/03/20 - Vie
Déème 21/03/20 - Mon voisin
Déème 22/03/20 - Crier la haine
Déème 23/03/20 - Le froid de la vie
Déème 24/03/20 - Une page blanche
Déème 25/03/20 - Poésie
Déème 26/03/20 - Je me suis battu
Déème 27/03/20 - Εὐκλείδης
Déème 28/03/20 - Deux images
Déème 29/03/20 - Lutte chronophage
Déème 30/03/20 - Quand tombera la nuit
Déème 31/03/20 - Une étincelle de vie
Déème 01/04/20 - Un bout de vie
Déème 02/04/20 - Maman
Déème 03/04/20 - L'arme de l'illusion
Déème 04/04/20 - Un air de famille
Déème 05/04/20 - Le berceau de l'inspiration
Déème 06/04/20 - Une seconde de répit
Déème 07/04/20 - La poudre aux yeux
Déème 08/04/20 - Comme un chemin
Déème 09/04/20 - Un nouveau soleil
Déème 10/04/20 - Dans la norme
Déème 11/04/20 - Dix minutes
Déème 12/04/20 - Le sablier rouge
Déème 13/04/20 - Être un autre
Déème 14/04/20 - Ton héritage
Déème 15/04/20 - Exemplaire
Déème 16/04/20 - Le calme de la rivière
Déème 17/04/20 - Des plumes
Déème 18/04/20 - Secret
Déème 19/04/20 - En vitesse
Déème 20/04/20 - Basané
Déème 21/04/20 - La lumière du soir
Déème 22/04/20 - Rien qu’une pensée
Déème 23/04/20 - Une bouteille à la mer
Déème 24/04/20 - Le renard
Déème 25/04/20 - Je ne ferme plus les yeux
Déème 26/04/20 - L'amour peut
Déème 27/04/20 - Celui
Déème 28/04/20 - Espoir
Déème 29/04/20 - Les autres
Déème 30/04/20 - Un simple sentiment
Déème 01/05/20 - Un rayon de nuit
Déème 02/05/20 - Sourions
Déème 03/05/20 - Attiré
Déème 04/05/20 – Ton rêve
Déème 05/05/20 - Jour et nuit
Déème 06/05/20 - Ces vers
Déème 07/05/20 - Je trace
Déème 08/05/20 - J’entends
Déème 09/05/20 - La petite voix
Déème 10/05/20 - Quelques mots
Déème 11/05/20 - Un monde imaginaire
Déème 12/05/20 - Un rayon de rimes
Déème 13/05/20 - Sans cible
Déème 14/05/20 - Mauvais rêve
Déème 15/05/20 - Des visages
Déème 16/05/20 - Comme un ange
Déème 17/05/20 - Là bas et maintenant
Déème 18/05/20 - Plantés
Déème 19/05/20 - À la belle étoile
Déème 20/05/20 - Tout
Déème 21/05/20 - Peu m’importe
Déème 22/05/20 - Je crois
Déème 23/05/20 - Sans les rimes
Déème 24/05/20 - La feuille dans l’arbre
Déème 25/05/20 - Parole
Déème 26/05/20 - Invisible
Déème 27/05/20 - À bout de souffle
Déème 28/05/20 - Emporté
Déème 29/05/20 - Au sommet
Déème 30/05/20 - Évadé
Déème 31/05/20 - Sur un fil
Déème 01/06/20 - Un matin ensoleillé
Déème 02/06/20 - Définitivement
Déème 03/06/20 - Jamais si seul
Déème 04/06/20 - Le pouvoir entre les mains
Déème 05/06/20 - La dernière lueur
Déème 06/06/20 - A toi
Déème 07/06/20 - Tes cheveux blancs
Déème 08/06/20 - Penser
Déème 09/06/20 - Le doute
Déème 10/06/20 - Au bout du couloir
Déème 11/06/20 - Et soudain
Déème 12/06/20 - Blanche comme la lune
Déème 13/06/20 - Trop tard
Déème 14/06/20 - La réalité
Déème 15/06/20 - J’attends
Déème 16/06/20 - J’en perds la raison
Déème 17/06/20 - Un enfant heureux
Déème 18/06/20 - Ils étaient deux
Déème 19/06/20 - Quarante-quatre, Quatre-vingt-six
Déème 20/06/20 - Eh
Déème 21/06/20 - Tous
Déème 22/06/20 - Et si l’avenir
Déème 23/06/20 - Le même sang
Déème 24/06/20 - Quand le feu s’éteint
Déème 25/06/20 - Des questions
Déème 26/06/20 - Lettre différente
Déème 27/06/20 - Et je crie
Déème 28/06/20 - Plumes
Déème 29/06/20 - Je ne sais plus
Déème 30/06/20 - Tu sais
Déème 01/07/20 - Dans cette vie
Déème 02/07/20 - Seul
Déème 03/07/20 - Merci pour ces adieux
Déème 04/07/20 - Sans couleur
Déème 05/07/20 - Plus de rimes
Déème 06/07/20 - La plume des sourires
Déème 07/07/20 - Un visible
Déème 08/07/20 - Blessures
Déème 09/07/20 - J’ai détruit
Déème 10/07/20 - Vraiment, encore ?
Déème 11/07/20 - Si mal
Déème 12/07/20 - J’aurais dû
Déème 13/07/20 - Inimaginable
Déème 14/07/20 - Nuage de vie
Déème 15/07/20 - Comme si
Déème 16/07/20 - Le soleil levant
Déème 17/07/20 - Dur d’y croire
Déème 18/07/20 - Cette plage
Déème 19/07/20 - L’horizon
Déème 20/07/20 - Le trajet
Déème 21/07/20 - Pas à vendre
Déème 22/07/20 - Des idées rouges
Déème 23/07/20 - S’enfuir
Déème 24/07/20 - Reflet
Déème 25/07/20 - Rencontre
Déème 26/07/20 - Assis
Déème 27/07/20 - Retrouvée
Déème 28/07/20 - Dans les airs
Déème 29/07/20 - En fumée
Déème 30/07/20 - Jamais
Déème 31/07/20 - Présent
Déème 01/08/20 - Vie
Déème 02/08/20 - L’envol
Déème 03/08/20 - La mémoire
Déème 04/08/20 - Laisse couler
Déème 05/08/20 - J'avance
Déème 06/08/20 - En mouvement
Déème 07/08/20 - J’ai goûté
Déème 08/08/20 - Le calendrier
Déème 09/08/20 - Droit devant
Déème 10/08/20 - Seconde vie
Déème 11/08/20 - Rouge
Déème 12/08/20 - Flamme noire
Déème 13/08/20 - Tout va bien
Déème 14/08/20 - Dans la nuit
Déème 15/08/20 - Manié
Déème 16/08/20 - Interférences
Déème 17/08/20 - Le reflet du ciel
Déème 18/08/20 - Sans façon
Déème 19/08/20 - Le vent
Déème 20/08/20 - Ma peau est un suaire
Déème 21/08/20 - Je te regarde
Déème 22/08/20 - Pas su dire
Déème 23/08/20 - Une musique
Déème 24/08/20 - Ton prénom
Déème 25/08/20 - Le joker
Déème 26/08/20 - Trembler d'envie
Déème 27/08/20 - La montagne blanche
Déème 28/08/20 - C’est gravé
Déème 29/08/20 - Sous ce pont
Déème 30/08/20 - Le poids du vivant
Déème 31/08/20 - Quitter les souvenirs
Déème 01/09/20 - Quand je me couche, ces soirs-là
Déème 02/09/20 - Le sourire aux lèvres
Déème 03/09/20 - De côté
Déème 04/09/20 - Soixante sourires
Déème 05/09/20 - Le chemin du retour
Déème 06/09/20 - La saveur perdue
Déème 07/09/20 - Dans un triste temps
Déème 08/09/20 - Chaque jour sur mon échelle
Déème 09/09/20 - Des lettres en argent
Déème 10/09/20 - Graine de sourire
Déème 11/09/20 - Le tour d’une vie
Déème 12/09/20 - Révélé
Déème 13/09/20 - Mes héros
Déème 14/09/20 - Sans oublier
Déème 15/09/20 - Deux taches
Déème 16/09/20 - Surnoms
Déème 17/09/20 - On se découvre
Déème 18/09/20 - Combat
Déème 19/09/20 - Le rayon de soleil
Déème 20/09/20 - Plus ou moins epsilon
Déème 21/09/20 - Pause
Déème 22/09/20 - Des jongles de rimes
Déème 23/09/20 - Lidia
Déème 24/09/20 - Écoute
Déème 25/09/20 - Michelle
Déème 26/09/20 - Pas le même
Déème 27/09/20 - L’instant précieux
Déème 28/09/20 - Un projet de plus
Déème 29/09/20 - Il et elle
Déème 30/09/20 - Pas là pour ça
Déème 01/10/20 - Collection
Déème 02/10/20 - Il fait bon vivre là-bas
Déème 03/10/20 - Seulement toi
Déème 04/10/20 - Dans mon lit
Déème 05/10/20 - Parce que c’est eux
Déème 06/10/20 - Milit’hair
Déème 07/10/20 - Liberté
Déème 08/10/20 - La chaleur du sourire
Déème 09/10/20 - Notifié
Déème 10/10/20 - Anonymat
Déème 11/10/20 - L’écho de la vie
Déème 12/10/20 - Pas de raison
Déème 13/10/20 - En vers et pas contre tous
Déème 14/10/20 - Soutien émotionnel
Déème 15/10/20 - Le retour au sourire
Déème 16/10/20 - MAdA
Déème 17/10/20 - Le poing en l'air
Déème 18/10/20 - J’étais
Déème 19/10/20 - Princesse du temps
Déème 20/10/20 - Liberté
Déème 21/10/20 - Quelques mots
Déème 22/10/20 - Et la soirée continue
Déème 23/10/20 - Elle ne peut pas les aimer
Déème 24/10/20 - La pluie
Déème 25/10/20 - Tu es encore là
Déème 26/10/20 - Être le vent
Déème 27/10/20 - Et alors ?
Déème 28/10/20 - Tu ne me connais plus
Déème 29/10/20 - Si jamais tu oublies
Déème 30/10/20 - Du Sud au Nord
Déème 31/10/20 - Trésor
Déème 01/11/20 - Vivre l’instant
Déème 02/11/20 - Plus que nous
Déème 03/11/20 - Tes oreilles
Déème 04/11/20 - Comme une déclaration
Déème 05/11/20 - Ratio
Déème 06/11/20 - Rassurée
Déème 07/11/20 - Et je reste penser là
Déème 08/11/20 - La lumière
Déème 09/11/20 - Soliste
Déème 10/11/20 - Libre, comme un papillon
Déème 11/11/20 - 2100
Déème 12/11/20 - Voyage
Déème 13/11/20 - On se serre les coudes
Déème 14/11/20 - Pyramide
Déème 15/11/20 - “J’ai perdu la sève”
Déème 16/11/20 - YC
Déème 17/11/20 - Cet amour a besoin d’une mère
Déème 18/11/20 - Aux mille couleurs
Déème 19/11/20 - J'en profite
Déème 20/11/20 - La lumière du moment
Déème 21/11/20 - Comme dans un rêve
Déème 22/11/20 - Par la fenêtre
Déème 23/11/20 - Le ciel tombe
Déème 24/11/20 - Une heure
Déème 25/11/20 - Un papillon en hiver
Déème 26/11/20 - Tirage au sort
Déème 27/11/20 - Ce vingt-sept
Déème 28/11/20 - Gris
Déème 29/11/20 - “Un vrai ?”
Déème 30/11/20 - Fierté
Déème 01/12/20 - Ignorance
Déème 02/12/20 - Loin
Déème 03/12/20 - Sourire
Déème 04/12/20 - Désolée
Déème 05/12/20 - Un drôle d'ami
Déème 06/12/20 - Je meurs chaque jour
Déème 07/12/20 - Dans le noir
Déème 08/12/20 - Cadeau
Déème 09/12/20 - Je n'ai jamais cru
Déème 10/12/20 - Dans tes traces
Déème 11/12/20 - État second
Déème 12/12/20 - La petite feuille de papier
Déème 13/12/20 - Depuis des heures
Déème 14/12/20 - L’unique
Déème 15/12/20 - Inachevée
Déème 16/12/20 - Entre deux mondes
Déème 17/12/20 - Vides
Déème 18/12/20 - De vive voix
Déème 19/12/20 - Ma capuche
Déème 20/12/20 - Et mes vers suivent ceux qui savent vers où aller
Déème 21/12/20 - Départ
Déème 22/12/20 - Dernière pièce du puzzle
Déème 23/12/20 - Le temps est parfois long
Déème 24/12/20 - Ça y est
Déème 25/12/20 - Le lendemain
Déème 26/12/20 - Dernière chance
Déème 27/12/20 - Éternellement
Déème 28/12/20 - Aucun signe
Déème 29/12/20 - Renaissance
Déème 30/12/20 - 153 837
Déème 31/12/20 - Le dernier
Déème 01/01/21 - Le premier
Déème 02/01/21 - Sa passion en héritage
Déème 03/01/21 - Demain
Déème 04/01/21 - Changés
Déème 05/01/21 - Qu'importe
Déème 06/01/21 - Un bout de bois
Déème 07/01/21 - Soleil noir
Déème 08/01/21 - Non
Déème 09/01/21 - 7 minutes
Déème 10/01/21 - La photo
Déème 11/01/21 - Le plus grand pilier
Déème 12/01/21 - Polytude
Déème 13/01/21 - Majestueuse
Déème 14/01/21 - Sacrifice
Déème 15/01/21 - Franchir la barrière
Déème 16/01/21 - Une école pour tous
Déème 17/01/21 - Il perdure à jamais
Déème 18/01/21 - Du temps
Déème 19/01/21 - Ça ira ?
Déème 20/01/21 - Horizon chassé
Déème 21/01/21 - Fais un vœu
Déème 22/01/21 - À quelques jours
Déème 23/01/21 - Si tout s'arrête
Déème 24/01/21 - On doit bien pouvoir rêver
Déème 25/01/21 - Tu ne peux pas savoir
Déème 26/01/21 - L’absence porte tristement ton nom
Déème 27/01/21 - Dernier sommeil
Déème 28/01/21 - Une épreuve de plus
Déème 29/01/21 - À la lumière
Déème 30/01/21 - Formidable
Déème 31/01/21 - Acteurs
Déème 01/02/21 - Point final
Ne partons pas si vite
Remerciements
Je n'ai pas toujours trouvé les mots pour dire mes sentiments, et dès 2004, à 6 ans, j'ai commencé à aimer créer de petits textes, des histoires, des poèmes. En 2012 j'écris le premier poème dont je suis encore fier aujourd'hui et que j'estime pertinent de publier.
Le deux février 2020, après de grandes discussions autour de mes projets, je retrouve l'envie d'écrire un poème par jour pendant un an. 366 poèmes racontant le quotidien d'un prof de maths sensible et émotif.
Je n'avais pas eu l'idée de publier ce genre de recueil, mais on me l'a suggéré et j'ai été vite séduit par l'ambition de partager ces quelques instants avec d'autres personnes.
Alors qui que vous soyez, je vous souhaite une bonne lecture et la bienvenue dans mon quotidien : une année de poésie à mes côtés.
Alexis
Dans l’immensité d’un espace omniscient
Un voyage entre l’infini et le néant
Un trajet dans le monde du temps
Savoure l’obscurité des géants.
File une comète de savoir
Explorant le long du couloir
Les particules savantes
Les pensées élégantes.
Dans les yeux d’une sphère
Le reflet d’un rayon solaire
Éclaire toute la galaxie
Plonge les planètes dans l’oubli.
Céleste le cœur du mépris
Qui tourne en orbite et ralentit
Le puits sidéral a englouti
La science de l’esprit.
Ce poème marque le retour de la plume, une seule contrainte : parler du savoir, de la science de l'esprit. Parler de ce qui fait vivre les quelques personnes qui m'accompagnaient le soir où j'ai décidé d'entamer ce défi. Le premier trois cent soixante-sixième de cette année de rimes donne le la de la reprise de l'écriture.
Toi, qui songes au lendemain
Moi, qui gratte mes refrains
Toi, qui penses à l’avenir
Moi, qui ne sais pas m’ouvrir
Toi, qui plonges dans mes mains
Moi, qui rate tes besoins
Toi, qui dépenses tes sourires
Moi, au succès des soupirs.
Toi, et moi,
Moi, et toi.
Deux êtres différents
Deux traîtres du néant.
Moi, qui pleure nos matins
Toi, qui guides mes chagrins
Moi, perdu dans tes souvenirs
Toi, qui veux me secourir
Moi, jongleur à une main
Toi, insipide festin
Moi, têtu jusqu’à rougir
Toi, l’aveu qu’on laisse mourir.
Toi, et moi,
Moi, et toi.
Deux pensées semblables
Deux violentés du diable.
Toi et moi est un poème qui ressemble à ceux que j'ai pu écrire plus jeune. Sombre, timide et globalement dévalorisant. Ils sont ceux que j'apprécie le plus. Les plus intimes, les plus cinglants, les plus tristes.
Si la science s’enlise en ces temps
C’est qu’elle sait se sortir de là
Elle survit et suffit un instant
À ses souhaits de fer ou de soie.
Rien ne brise sa douce harmonie
Elle subsiste et réside en ces lieux
Sa perdition n’est que parodie
Elle existe depuis mes aïeux.
Si la science survit ou se perd
Si elle n’écrit que des mots d’amour
C’est qu’elle a compris et espère
Que les hommes, enfin, les savourent.
On n’arrête jamais le progrès
L’envie d’une vie calme et enjouée
La science aide à ce projet
Par les murs qu’elle peut soulever.
Si la science admire ses égaux
Parfois elle se sait admirable
Elle ne s’aime quand se lèvent les ego
Des pratiquants irresponsables.
La cicatrice du monde est pansée
Quand tous les savants le libèrent
Les petites découvertes sont pensées
Quand les cerveaux sont univers.
Ce troisième poème défi constituait le second « à contrainte ». Le titre a été choisi par cette jeune femme omniprésente dans mes écrits, celle grâce à qui j'ai entamé l'écriture de ces poèmes.
J’entends le temps
Je l’attends un instant
J’apprends, doutant
Que le monde est content.
J’entends le temps
Chantant et tentant
Un plaisant entêtement
Flottant sur un étang
J’entends le temps
Le moindre charlatan
Lui qui se détend
Et attrape nos moments.
J’entends le temps
L’ennemi éloquent
J’attends le temps
Juste le temps d’un instant.
Un soir d'insomnie, chaque heure j'entendais le « dong » de l'église. Un calvaire pour ce qu'il restait de mon sommeil. Littéralement, j'entendais le temps. Et, à ma grande surprise, je finis même par l'attendre. Cette petite excitation de compter les coups de la cloche, d'en entendre les échos. J'entendais le temps.
Soixante-quinze ans enfin
Mais trente-neuf en vain.
Les pleurs de certains
Comme unique lendemain.
Tes chants jamaïcains,
Ton amour des bouquins
Bouleversent nos matins
Comme lorsque tu t’éteins.
Soixante-quinze ans seulement
Mais trente-neuf en t’attendant.
Dans l’ombre de tes enfants
Tu vivais en chantant.
Ton corps mécontent
Suit ton rire saignant
Tu te relèves en tombant
Et meurs en nous manquant.
Soixante-quinze ans, l'ami.
Trente-neuf que tu es parti.
Marley a toujours été une inspiration de vie, sa façon de voir et de dire les choses m'a très souvent inspiré. Le 6 février, jour de sa naissance, il me fallait lui rendre un hommage. Bob tient ce rôle : une maigre déclaration à celui dont la pensée a forgé la mienne.
Papa, maman, pourquoi criez-vous ?
Même le chien a peur de vos coups.
Maman, papa, on est là nous aussi
Y’a plus que ma cuillère qui me sourit.
Papa, maman, vous allez vous faire mal
On s’entend plus dans ce vacarme infernal
Maman, papa, n’allez pas jusqu’au sang
Arrêtez de pleurer devant vos deux enfants.
Papa, pourquoi maman a-t-elle l’œil noir ?
Maman, pourquoi papa en a-t-il marre ?
Papa, pourquoi tu n’embrasses plus maman ?
Maman, où est passé ton prince charmant ?
Papa, pourquoi dors-tu dans le couloir ?
Maman, c’est quoi tous ces médicaments ?
Papa, qu’as-tu fais de tes espoirs ?
Maman, je ne reconnais pas mes parents.
Dites-nous, ce matin, où êtes-vous ?
On commence à devenir un peu fou
Il n’y a plus grand monde par ici
Il n’y a plus que nous et nos soucis
Ma sœur et moi sommes passés dans le journal
Une photo arrachée devant le tribunal
Nous n’avons plus ni papa ni maman
Nous ne sommes plus que deux enfants.
Fils de parents séparés, non sans peine, ce poème me parle. Je me le suis presque écrit comme un hommage, un jour où je ne voyais plus que mon visage triste me sourire sur le dos bombé d'une cuillère.
Allô ? Est-ce que quelqu’un m’entend ?
Voilà des années que je hurle en silence
Depuis, seule mon ombre m’attend
Je subis la hantise de mon enfance.
J’écris alors cette lettre à l’horizon
Destinée à celui qui voudra la lire.
J’ai en face, la vision de mes démons
Et dans le dos une jeunesse à cueillir,
J’ai dans les yeux, le reflet du chagrin
Et sur les épaules le poids de l’abandon
J’ai dans les larmes la peur du lendemain
Et je lis, dans les tiennes, le pardon.
Huit février, ma lettre se dessine
A peine le temps de vouloir la relire
Qu’un coup de vent chatouille ma rétine
Le même qui me vole un sourire.
J’ai écrit cette lettre à l’horizon
Le cœur en peine et le rire en béton
J’ai écrit cette lettre à l’horizon
Pour celles et ceux que nous oublions.
L'horizon c'est inatteignable, j'ai écrit une lettre à ceux que l'on ne peut pas atteindre, les premiers d'entre eux sont les maux que je calme par les mots, les suivants sont les oubliés du quotidien, qui freinent mes rires par leur condition. Ma vie et mes proches m'ont inspiré les quelques idées glissées dans ce poème.
La plus triste de mes nuits se passe en silence
Parfois je l’oublie mais elle hurle son absence
Guidé par un rayon de soleil étourdi
Je m’accroche à sa douceur, sa bonté inouïe.
Je me laisse porter jusqu’au petit matin
Bercé par les sourires et la lumière qui vient
Un reflet de bonheur dans des yeux entrouverts
Comme pansement du cœur pour tous les hiers.
Un épais voile sur les cris sourds de la veille
Et la journée s’installe à la place du sommeil
Le rayon qui me guide se mélange à d’autres
Distribue autour de lui l’amour qui est nôtre.
La plus triste de mes nuits se passe en silence
Mais la plus jolie se déroule en ta présence
Tu sais devenir le rempart réfléchi
Pour qu’ensemble nous vivions nos meilleures vies.
Silence de nuit raconte une petite part de ma vie, le contraste entre mes nuits et mes jours. Depuis mes 17 ans, mon sommeil est agité. Je combats cauchemars et insomnies. Mes journées, aussi tristes soient-elles, ne le sont jamais autant que ces heures nocturnes.
Ils le traînent et le baladent devant ses pensées
Entre contes et ballades, écrivent ses mémoires.
Ils l’entraînent contre son gré dans leur petit jeu
Il en oublierait presque qu’il est le maître des lieux.
Lui, le grand, conquérant du moindre frisson
Il ne se laisse pas aller aux sourires polissons
Lui, le beau, persuadé de contrôler toute la vie
Se fait parfois rattraper, le maître des lieux oublie.
Mais il est fort, il sait qu’il reprendra le dessus
Il se laisse envahir quand il a peur d’être déçu
Et si c’est bien lui le seul maître de l’appartement
Il avoue avoir besoin de tous ses sentiments.
Un soir où les idées noires tournaient en boucle, je me suis demandé ce que pensait le cerveau, maître des lieux d'une maison parfois froide et sans lumière. Ce qu'il dirait s'il était violenté, frappé, s'il ne renvoyait plus que quelques images néfastes.
Hier matin, j’ai trouvé une plume dorée
Elle était presque aussi légère que son âme.
Je l’ai tout de suite aimée et adoptée
Comme une amitié géniale que l’on clame.
Je ne savais quoi faire, elle voulait s’exprimer
Mais mon cœur réfractaire allait l’opprimer.
Elle lui a dit des mots d’une douceur inouïe
Mon cœur a cédé, “faisons de la poésie !”
Alors j’ai attrapé une feuille blanche,
J’y ai glissé les mots les plus sincères :
Une rythmique que j’enclenche
Pour parler de l’amour de mon frère.
Quand j’ai trouvé cette belle plume
Je me suis senti sortir de la brume.
Si elle et moi, tout de suite ç’a collé
C’est qu’elle est vraiment faite pour me guider.
À la veille d'une belle occasion, stressé par mes sentiments, j'ai voulu écrire ce que l'écriture me faisait. La libération qu'elle me permet en quelques mots. Une plume au hasard qui devient dorée, un mal-être constant qui s'apaise lorsqu'il parvient à s'exprimer.
L’étoile du temps file et se perd
Dans le flot déchaîné et amer
D’une vague d’amour et d’espoir
Dans le son d’une nuit noire.
L’étoile des hommes a bien du courage
Elle subsiste à travers les âges
Elle dérive parfois vers son âme
Dans l’ombre de la plus belle flamme.
L’étoile du chagrin n’a plus d’envie
Si parfaite que parfois elle oublie
Que ce sont ses sœurs qui l’entraînent
Dans les moindres misères qui la tiennent.
L’étoile infinie, perdue dans les cieux
N’attend que le retour de ces yeux
Si elle meurt à la fin du voyage
C’est qu’il a survécu au décollage.
Le douze février, date anniversaire du début de ma vraie vie. La fin d'un calvaire, le début d'un bonheur qui me poursuivra longtemps. Et j'espère encore longtemps. Rien n'est plus cher à mes yeux que cet instant, cette idylle tendre et délicate. L'étoile du chagrin s'est éteinte, pour laisser place à l'étoile infinie de l'amour.
Le souffle ressenti se fait lourd et pesant.
J’ai trop longtemps subi les soupirs du temps.
La simple sensation qui s’affirme en mon âme
Est l’envie d’amour qui s’échappe de mon slam.
Le cyclone de tendresse est passé en mon sein
Avec ses sourires de maladresse sur le coussin.
Sonne le passé qui reste et ne se lasse
J’ai poussé ce soir les soupirs de la menace.
Dans le simple secret de mes pensées
Je supplie le silence romancé.
Je conteste le sens des soupirs de l’envie
J’ai soufflé sur les séismes de la vie.
Un jour que le vent soufflait plus fort que mes pensées j'ai écrit ce texte aux sonorités sifflantes.
J’aimerais t’envoyer un livre
Rempli de l’encre de mon cœur
Contant les souvenirs qui enivrent
Et qui régissent mon bonheur.
Ce livre parlera de toi
Racontant tous mes sentiments
Toutes mes peines et mes joies
Que je camoufle dans le néant.
Plusieurs chapitres sont tiens
Je les écris dans mon sommeil
Mais ils ne te ressemblent en rien
Car tu n’as nulle part ton pareil.
J’aimerais t’envoyer ce livre
Pour te dire à quel point je t’aime
Je l’écris quand ça me délivre
Dans de minuscules poèmes.
Une fois, accoudée à l’horloge
Tu m’as regardé d’un air gentil
Quand je te disais mes éloges
Rêveur devant toi, ébahi.
Ces chapitres parlent de toi
Toi que j’admire, chaque jour
Ils racontent que des fois
J’aime t’appeler “mon amour”
Je vais t’envoyer mon livre
Celui que j’ai écrit pour vivre.
Et si jamais tu ne l’aimes pas
Parce qu’il m’est trop personnel
Je te propose un compromis :
Tu me rejoins, et toi et moi
On l’écrit plus traditionnel
Pour s’aimer en poésie.
14 février, deux jours plus tôt je devenais heureux, accompagné d'une femme qui allait me rendre heureux plusieurs mois durant. Ce poème est celui qui marque un léger tournant dans les déèmes, me faisant passer d'une phase quasi dépressive à un grand bonheur que je croyais immortel. Cela va se ressentir dans les prochaines pages...
Jour après jour, on écrit
L’histoire d’une autre vie
Sans aucun trouble passé
On ne peut qu’avancer.
On savoure le premier cri
La victoire de l’envie
Ce quelqu’un terrassé
Dont les vœux ont payé.
Le retour de la féerie
Au miroir de l’infini
Quand chacun peut s’évader
Dans l’aveu de la vérité.
Jour après jour, on écrit
L’histoire de notre vie
Avec le parfum d’avancer
Sans les adieux glacés.
Parfois on s'imagine vivre la vie d'un autre, une vie « sans aucun trouble passé » et c'est celle que j'ai écrite ici.
Entre rêves et réalité
La nuit a chaviré.
Entre songes et cauchemars
La nuit est devenue bizarre.
L’insomnie comme présence
Seul cadeau de l’enfance
Simple ennemie du soir
Tranquillité illusoire.
Une liberté conditionnelle
Comme prison émotionnelle
Perdu dans mes sentiments
Je ne vois que passer le temps.
Soudain le matin se lève
Et je reste cloué au lit
Me voilà plongé dans un rêve
Enfin pris dans la nuit.
Ce 16 février, j'ai entendu chaque cloche de l'église, j'ai vu le soleil se lever alors que je n'avais pas réussi à me coucher.
Pour un ancêtre, une légère rose éternelle
J’écris ce poème de ma plume maternelle
Comme un plongeur perdu sans oxygène
Ma chanson sans refrain perd haleine.
Une boîte te sépare maintenant de nous
Elle est si proche de toi, j’en suis jaloux.
Sur une serviette, brodée de ta main
Je retrouve le souvenir de tes câlins.
Tu étais la crème de tes pareils
Pour moi, tu faisais rougir le soleil
Rayon laser dans la plus sombre nuit
Tu m’as guidé au plus loin de ma vie.
J’ai comme seule photo ces fleurs fanées
Ce pétale qui devant moi est tombé
Tu resteras cette douceur aromatique
La senteur de la vie d’un jardin botanique.
La perte d'un grand-père peut-être très inspirante, tout comme il l'était.
On te reproche trop souvent
De chanter sans réussite
Depuis les mistrals gagnants
Tu as la voix qui s’effrite.
Le vécu qui s’en dégage
Devrait te rassurer
Tu témoignes des âges
Que tu as traversés.
On te reproche trop souvent
De chanter trop gentil
Depuis ton Rouge Sang
Ils te trouvent assagi.
Mais ton œil reste clos
Rempli de honte et de haine
Comme l’encre du stylo
Qui libère tes chaînes.
On te reproche trop souvent
De chanter toujours faux
Quand tu expliques aux enfants
Que tu aimes les animaux.
Mais il faut que tu laisses béton
Beaucoup sont morganes de toi
Tu ne chantes pas faux au fond
Tu chantes vrai, elle t’aura pas.
Renaud a bercé mon enfance, mon adolescence et mon jeune âge adulte. Ce poème est un hymne en son honneur.
Je voulais peindre des couleurs
Mais je ne manie que les mots
Alors pour montrer mon humeur
Je recolore mes tableaux.
Je voulais voir la vie en rose
Mais je ne manie que les vers
Je me repose sur ma prose
Quand j’ai les pensées en hiver.
Je voulais finir de broyer du noir
Mais je ne manie que les poèmes
Donc je garde un peu d’espoir
Quand je vois que d’autres les aiment.
Je voulais être un peu fleur bleue
Mais je ne manie que ma plume
Je ne sais pas dire de mots heureux
Il n’y a que la haine que je résume.
Je voulais manger mon pain blanc
Et je manie bien ce que j’écris
Je vis au temps de mes sentiments
Et j’apprécie ce que je vis.
Un jour que je voyais la vie en noir et que je la voulais rose, j'ai décidé d'écrire mes maux en couleurs.
Une petite émotion et tu changes de couleur
Une larme délicate qui camoufle ta douleur
Ta faible rébellion témoigne de ta douceur
Une réaction immédiate à leurs mots envoûteurs.
Tu t’écrases devant eux, leurs rumeurs
Tu préfères rester à l’ombre de ta lueur
D’un coup s’embrase ton âme de sa fureur
Le caméléon vexé change alors son humeur.
Tu te renfermes, te cloisonnes dans ta demeure
Tu cherches si l’on vient à plusieurs
Qu’on t’empoisonne sous la chaleur
Tu sais ce que devient ton malheur
Tu veux embrasser le petit bonheur
Te changer pour devenir un peu meilleur
Mais tu es effrayé par l’ailleurs
Tu pourrais accueillir la terreur.
Ta métamorphose prend de l’ampleur
Quand on te propose une faveur.
Mais que serais-tu seulement devenu
Si tu avais été un corbeau déçu ?
Certains ont les émotions qui virent vite, qui contrôlent tout le reste, et c'est ce dont je parle dans ce petit texte.
Juste une dernière vie
Pouvoir profiter de la nuit
Juste une dernière vie
Pour vaincre l’ennui.
J’aimerais encore une vie
Du temps même bien enfoui
