Déèmes - Alexis Hamache-Gilon - E-Book

Déèmes E-Book

Alexis Hamache-Gilon

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Beschreibung

Toujours partant pour un défi contre moi-même, je m'en suis lancé un début 2019 : écrire un poème par jour pendant un an. Le quinze juillet, après 159 poèmes, je perds le courage et mets fin à cette course à l'imagination. Le deux février 2020, alors que j'échange avec une parfaite inconnue autour de mes différents écrits, l'enjeu et l'adrénaline du défi me replongent dans ces idées et je produis le soir même ce qui sera le premier d'une année de déèmes. "Déème" est la contraction de "défi poème". Par chance, 2020 est une année bissextile - car 2020 est divisible par 4 mais pas par 100 (les mathématiques sont une deuxième passion !) - il y aura donc 366 poèmes. Cet ouvrage recense à la fois tous ces écrits, mais aussi quelques remarques, quelques commentaires, quelques accroches, quelques peines, quelques joies. Tout ce qui m'a semblé nécessaire ou intéressant de montrer à ceux qui liraient mes poèmes. Si une oeuvre n'est vraie que lorsqu'elle est partagée, le sens de celle-ci l'est encore plus lorsqu'il n'est pas masqué par de fausses idées. Entrez dans mon quotidien pendant un an, entre les amours, et les déceptions, les pleurs, et les rires, les départs, les adieux, les rencontres. Bienvenue dans mon humble vie de tous les jours.

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Seitenzahl: 236

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Bref remerciement à tous mes lecteurs, passés, présents et futurs...

Alexis Hamache-Gilon

Sommaire

Introduction

Déème 02/02/20 - Comète de savoir

Déème 03/02/20 - Toi et moi

Déème 04/02/20 - Progrès

Déème 05/02/20 - J’entends le temps

Déème 06/02/20 - Bob

Déème 07/02/20 - Jusqu’au sang

Déème 08/02/20 - Lettre à l’horizon

Déème 09/02/20 - Silence de nuit

Déème 10/02/20 - Maître des lieux

Déème 11/02/20 - Une plume au hasard

Déème 12/02/20 - Étoile

Déème 13/02/20 - Les soupirs

Déème 14/02/20 - Le livre

Déème 15/02/20 - Jour après jour

Déème 16/02/20 - Insomnie

Déème 17/02/20 - Rose éternelle

Déème 18/02/20 - Chanter vrai

Déème 19/02/20 - Je manie les maux

Déème 20/02/20 - Caméléon

Déème 21/02/20 - Encore une vie

Déème 22/02/20 - Sommeil

Déème 23/02/20 - Le ciel dans le ciel

Déème 24/02/20 - L’ombre de la vie

Déème 25/02/20 - Lumière

Déème 26/02/20 - Victor-Marie

Déème 27/02/20 - La place sur le banc

Déème 28/02/20 - Le miroir

Déème 29/02/20 - Résistance

Déème 01/03/20 - Rimes perdues

Déème 02/03/20 - Rien

Déème 03/03/20 - On se verra hier

Déème 04/03/20 - Le futur à portée

Déème 05/03/20 - Les murs de béton

Déème 06/03/20 - Lis

Déème 07/03/20 - Ne me laisse plus

Déème 08/03/20 - La couleur des maux

Déème 09/03/20 - L’œuvre du temps

Déème 10/03/20 - Surpris

Déème 11/03/20 - Plus l’heure

Déème 12/03/20 - À cœur ouvert

Déème 13/03/20 - Inspiré

Déème 14/03/20 - Jour de fête

Déème 15/03/20 - Bon à rien

Déème 16/03/20 - L’énigme

Déème 17/03/20 - Le bruit

Déème 18/03/20 - Mes derniers mots

Déème 19/03/20 - Les souvenirs de tes yeux

Déème 20/03/20 - Vie

Déème 21/03/20 - Mon voisin

Déème 22/03/20 - Crier la haine

Déème 23/03/20 - Le froid de la vie

Déème 24/03/20 - Une page blanche

Déème 25/03/20 - Poésie

Déème 26/03/20 - Je me suis battu

Déème 27/03/20 - Εὐκλείδης

Déème 28/03/20 - Deux images

Déème 29/03/20 - Lutte chronophage

Déème 30/03/20 - Quand tombera la nuit

Déème 31/03/20 - Une étincelle de vie

Déème 01/04/20 - Un bout de vie

Déème 02/04/20 - Maman

Déème 03/04/20 - L'arme de l'illusion

Déème 04/04/20 - Un air de famille

Déème 05/04/20 - Le berceau de l'inspiration

Déème 06/04/20 - Une seconde de répit

Déème 07/04/20 - La poudre aux yeux

Déème 08/04/20 - Comme un chemin

Déème 09/04/20 - Un nouveau soleil

Déème 10/04/20 - Dans la norme

Déème 11/04/20 - Dix minutes

Déème 12/04/20 - Le sablier rouge

Déème 13/04/20 - Être un autre

Déème 14/04/20 - Ton héritage

Déème 15/04/20 - Exemplaire

Déème 16/04/20 - Le calme de la rivière

Déème 17/04/20 - Des plumes

Déème 18/04/20 - Secret

Déème 19/04/20 - En vitesse

Déème 20/04/20 - Basané

Déème 21/04/20 - La lumière du soir

Déème 22/04/20 - Rien qu’une pensée

Déème 23/04/20 - Une bouteille à la mer

Déème 24/04/20 - Le renard

Déème 25/04/20 - Je ne ferme plus les yeux

Déème 26/04/20 - L'amour peut

Déème 27/04/20 - Celui

Déème 28/04/20 - Espoir

Déème 29/04/20 - Les autres

Déème 30/04/20 - Un simple sentiment

Déème 01/05/20 - Un rayon de nuit

Déème 02/05/20 - Sourions

Déème 03/05/20 - Attiré

Déème 04/05/20 – Ton rêve

Déème 05/05/20 - Jour et nuit

Déème 06/05/20 - Ces vers

Déème 07/05/20 - Je trace

Déème 08/05/20 - J’entends

Déème 09/05/20 - La petite voix

Déème 10/05/20 - Quelques mots

Déème 11/05/20 - Un monde imaginaire

Déème 12/05/20 - Un rayon de rimes

Déème 13/05/20 - Sans cible

Déème 14/05/20 - Mauvais rêve

Déème 15/05/20 - Des visages

Déème 16/05/20 - Comme un ange

Déème 17/05/20 - Là bas et maintenant

Déème 18/05/20 - Plantés

Déème 19/05/20 - À la belle étoile

Déème 20/05/20 - Tout

Déème 21/05/20 - Peu m’importe

Déème 22/05/20 - Je crois

Déème 23/05/20 - Sans les rimes

Déème 24/05/20 - La feuille dans l’arbre

Déème 25/05/20 - Parole

Déème 26/05/20 - Invisible

Déème 27/05/20 - À bout de souffle

Déème 28/05/20 - Emporté

Déème 29/05/20 - Au sommet

Déème 30/05/20 - Évadé

Déème 31/05/20 - Sur un fil

Déème 01/06/20 - Un matin ensoleillé

Déème 02/06/20 - Définitivement

Déème 03/06/20 - Jamais si seul

Déème 04/06/20 - Le pouvoir entre les mains

Déème 05/06/20 - La dernière lueur

Déème 06/06/20 - A toi

Déème 07/06/20 - Tes cheveux blancs

Déème 08/06/20 - Penser

Déème 09/06/20 - Le doute

Déème 10/06/20 - Au bout du couloir

Déème 11/06/20 - Et soudain

Déème 12/06/20 - Blanche comme la lune

Déème 13/06/20 - Trop tard

Déème 14/06/20 - La réalité

Déème 15/06/20 - J’attends

Déème 16/06/20 - J’en perds la raison

Déème 17/06/20 - Un enfant heureux

Déème 18/06/20 - Ils étaient deux

Déème 19/06/20 - Quarante-quatre, Quatre-vingt-six

Déème 20/06/20 - Eh

Déème 21/06/20 - Tous

Déème 22/06/20 - Et si l’avenir

Déème 23/06/20 - Le même sang

Déème 24/06/20 - Quand le feu s’éteint

Déème 25/06/20 - Des questions

Déème 26/06/20 - Lettre différente

Déème 27/06/20 - Et je crie

Déème 28/06/20 - Plumes

Déème 29/06/20 - Je ne sais plus

Déème 30/06/20 - Tu sais

Déème 01/07/20 - Dans cette vie

Déème 02/07/20 - Seul

Déème 03/07/20 - Merci pour ces adieux

Déème 04/07/20 - Sans couleur

Déème 05/07/20 - Plus de rimes

Déème 06/07/20 - La plume des sourires

Déème 07/07/20 - Un visible

Déème 08/07/20 - Blessures

Déème 09/07/20 - J’ai détruit

Déème 10/07/20 - Vraiment, encore ?

Déème 11/07/20 - Si mal

Déème 12/07/20 - J’aurais dû

Déème 13/07/20 - Inimaginable

Déème 14/07/20 - Nuage de vie

Déème 15/07/20 - Comme si

Déème 16/07/20 - Le soleil levant

Déème 17/07/20 - Dur d’y croire

Déème 18/07/20 - Cette plage

Déème 19/07/20 - L’horizon

Déème 20/07/20 - Le trajet

Déème 21/07/20 - Pas à vendre

Déème 22/07/20 - Des idées rouges

Déème 23/07/20 - S’enfuir

Déème 24/07/20 - Reflet

Déème 25/07/20 - Rencontre

Déème 26/07/20 - Assis

Déème 27/07/20 - Retrouvée

Déème 28/07/20 - Dans les airs

Déème 29/07/20 - En fumée

Déème 30/07/20 - Jamais

Déème 31/07/20 - Présent

Déème 01/08/20 - Vie

Déème 02/08/20 - L’envol

Déème 03/08/20 - La mémoire

Déème 04/08/20 - Laisse couler

Déème 05/08/20 - J'avance

Déème 06/08/20 - En mouvement

Déème 07/08/20 - J’ai goûté

Déème 08/08/20 - Le calendrier

Déème 09/08/20 - Droit devant

Déème 10/08/20 - Seconde vie

Déème 11/08/20 - Rouge

Déème 12/08/20 - Flamme noire

Déème 13/08/20 - Tout va bien

Déème 14/08/20 - Dans la nuit

Déème 15/08/20 - Manié

Déème 16/08/20 - Interférences

Déème 17/08/20 - Le reflet du ciel

Déème 18/08/20 - Sans façon

Déème 19/08/20 - Le vent

Déème 20/08/20 - Ma peau est un suaire

Déème 21/08/20 - Je te regarde

Déème 22/08/20 - Pas su dire

Déème 23/08/20 - Une musique

Déème 24/08/20 - Ton prénom

Déème 25/08/20 - Le joker

Déème 26/08/20 - Trembler d'envie

Déème 27/08/20 - La montagne blanche

Déème 28/08/20 - C’est gravé

Déème 29/08/20 - Sous ce pont

Déème 30/08/20 - Le poids du vivant

Déème 31/08/20 - Quitter les souvenirs

Déème 01/09/20 - Quand je me couche, ces soirs-là

Déème 02/09/20 - Le sourire aux lèvres

Déème 03/09/20 - De côté

Déème 04/09/20 - Soixante sourires

Déème 05/09/20 - Le chemin du retour

Déème 06/09/20 - La saveur perdue

Déème 07/09/20 - Dans un triste temps

Déème 08/09/20 - Chaque jour sur mon échelle

Déème 09/09/20 - Des lettres en argent

Déème 10/09/20 - Graine de sourire

Déème 11/09/20 - Le tour d’une vie

Déème 12/09/20 - Révélé

Déème 13/09/20 - Mes héros

Déème 14/09/20 - Sans oublier

Déème 15/09/20 - Deux taches

Déème 16/09/20 - Surnoms

Déème 17/09/20 - On se découvre

Déème 18/09/20 - Combat

Déème 19/09/20 - Le rayon de soleil

Déème 20/09/20 - Plus ou moins epsilon

Déème 21/09/20 - Pause

Déème 22/09/20 - Des jongles de rimes

Déème 23/09/20 - Lidia

Déème 24/09/20 - Écoute

Déème 25/09/20 - Michelle

Déème 26/09/20 - Pas le même

Déème 27/09/20 - L’instant précieux

Déème 28/09/20 - Un projet de plus

Déème 29/09/20 - Il et elle

Déème 30/09/20 - Pas là pour ça

Déème 01/10/20 - Collection

Déème 02/10/20 - Il fait bon vivre là-bas

Déème 03/10/20 - Seulement toi

Déème 04/10/20 - Dans mon lit

Déème 05/10/20 - Parce que c’est eux

Déème 06/10/20 - Milit’hair

Déème 07/10/20 - Liberté

Déème 08/10/20 - La chaleur du sourire

Déème 09/10/20 - Notifié

Déème 10/10/20 - Anonymat

Déème 11/10/20 - L’écho de la vie

Déème 12/10/20 - Pas de raison

Déème 13/10/20 - En vers et pas contre tous

Déème 14/10/20 - Soutien émotionnel

Déème 15/10/20 - Le retour au sourire

Déème 16/10/20 - MAdA

Déème 17/10/20 - Le poing en l'air

Déème 18/10/20 - J’étais

Déème 19/10/20 - Princesse du temps

Déème 20/10/20 - Liberté

Déème 21/10/20 - Quelques mots

Déème 22/10/20 - Et la soirée continue

Déème 23/10/20 - Elle ne peut pas les aimer

Déème 24/10/20 - La pluie

Déème 25/10/20 - Tu es encore là

Déème 26/10/20 - Être le vent

Déème 27/10/20 - Et alors ?

Déème 28/10/20 - Tu ne me connais plus

Déème 29/10/20 - Si jamais tu oublies

Déème 30/10/20 - Du Sud au Nord

Déème 31/10/20 - Trésor

Déème 01/11/20 - Vivre l’instant

Déème 02/11/20 - Plus que nous

Déème 03/11/20 - Tes oreilles

Déème 04/11/20 - Comme une déclaration

Déème 05/11/20 - Ratio

Déème 06/11/20 - Rassurée

Déème 07/11/20 - Et je reste penser là

Déème 08/11/20 - La lumière

Déème 09/11/20 - Soliste

Déème 10/11/20 - Libre, comme un papillon

Déème 11/11/20 - 2100

Déème 12/11/20 - Voyage

Déème 13/11/20 - On se serre les coudes

Déème 14/11/20 - Pyramide

Déème 15/11/20 - “J’ai perdu la sève”

Déème 16/11/20 - YC

Déème 17/11/20 - Cet amour a besoin d’une mère

Déème 18/11/20 - Aux mille couleurs

Déème 19/11/20 - J'en profite

Déème 20/11/20 - La lumière du moment

Déème 21/11/20 - Comme dans un rêve

Déème 22/11/20 - Par la fenêtre

Déème 23/11/20 - Le ciel tombe

Déème 24/11/20 - Une heure

Déème 25/11/20 - Un papillon en hiver

Déème 26/11/20 - Tirage au sort

Déème 27/11/20 - Ce vingt-sept

Déème 28/11/20 - Gris

Déème 29/11/20 - “Un vrai ?”

Déème 30/11/20 - Fierté

Déème 01/12/20 - Ignorance

Déème 02/12/20 - Loin

Déème 03/12/20 - Sourire

Déème 04/12/20 - Désolée

Déème 05/12/20 - Un drôle d'ami

Déème 06/12/20 - Je meurs chaque jour

Déème 07/12/20 - Dans le noir

Déème 08/12/20 - Cadeau

Déème 09/12/20 - Je n'ai jamais cru

Déème 10/12/20 - Dans tes traces

Déème 11/12/20 - État second

Déème 12/12/20 - La petite feuille de papier

Déème 13/12/20 - Depuis des heures

Déème 14/12/20 - L’unique

Déème 15/12/20 - Inachevée

Déème 16/12/20 - Entre deux mondes

Déème 17/12/20 - Vides

Déème 18/12/20 - De vive voix

Déème 19/12/20 - Ma capuche

Déème 20/12/20 - Et mes vers suivent ceux qui savent vers où aller

Déème 21/12/20 - Départ

Déème 22/12/20 - Dernière pièce du puzzle

Déème 23/12/20 - Le temps est parfois long

Déème 24/12/20 - Ça y est

Déème 25/12/20 - Le lendemain

Déème 26/12/20 - Dernière chance

Déème 27/12/20 - Éternellement

Déème 28/12/20 - Aucun signe

Déème 29/12/20 - Renaissance

Déème 30/12/20 - 153 837

Déème 31/12/20 - Le dernier

Déème 01/01/21 - Le premier

Déème 02/01/21 - Sa passion en héritage

Déème 03/01/21 - Demain

Déème 04/01/21 - Changés

Déème 05/01/21 - Qu'importe

Déème 06/01/21 - Un bout de bois

Déème 07/01/21 - Soleil noir

Déème 08/01/21 - Non

Déème 09/01/21 - 7 minutes

Déème 10/01/21 - La photo

Déème 11/01/21 - Le plus grand pilier

Déème 12/01/21 - Polytude

Déème 13/01/21 - Majestueuse

Déème 14/01/21 - Sacrifice

Déème 15/01/21 - Franchir la barrière

Déème 16/01/21 - Une école pour tous

Déème 17/01/21 - Il perdure à jamais

Déème 18/01/21 - Du temps

Déème 19/01/21 - Ça ira ?

Déème 20/01/21 - Horizon chassé

Déème 21/01/21 - Fais un vœu

Déème 22/01/21 - À quelques jours

Déème 23/01/21 - Si tout s'arrête

Déème 24/01/21 - On doit bien pouvoir rêver

Déème 25/01/21 - Tu ne peux pas savoir

Déème 26/01/21 - L’absence porte tristement ton nom

Déème 27/01/21 - Dernier sommeil

Déème 28/01/21 - Une épreuve de plus

Déème 29/01/21 - À la lumière

Déème 30/01/21 - Formidable

Déème 31/01/21 - Acteurs

Déème 01/02/21 - Point final

Ne partons pas si vite

Remerciements

Introduction

Je n'ai pas toujours trouvé les mots pour dire mes sentiments, et dès 2004, à 6 ans, j'ai commencé à aimer créer de petits textes, des histoires, des poèmes. En 2012 j'écris le premier poème dont je suis encore fier aujourd'hui et que j'estime pertinent de publier.

Le deux février 2020, après de grandes discussions autour de mes projets, je retrouve l'envie d'écrire un poème par jour pendant un an. 366 poèmes racontant le quotidien d'un prof de maths sensible et émotif.

Je n'avais pas eu l'idée de publier ce genre de recueil, mais on me l'a suggéré et j'ai été vite séduit par l'ambition de partager ces quelques instants avec d'autres personnes.

Alors qui que vous soyez, je vous souhaite une bonne lecture et la bienvenue dans mon quotidien : une année de poésie à mes côtés.

Alexis

Déème 02/02/20 - Comète de savoir

Dans l’immensité d’un espace omniscient

Un voyage entre l’infini et le néant

Un trajet dans le monde du temps

Savoure l’obscurité des géants.

File une comète de savoir

Explorant le long du couloir

Les particules savantes

Les pensées élégantes.

Dans les yeux d’une sphère

Le reflet d’un rayon solaire

Éclaire toute la galaxie

Plonge les planètes dans l’oubli.

Céleste le cœur du mépris

Qui tourne en orbite et ralentit

Le puits sidéral a englouti

La science de l’esprit.

Ce poème marque le retour de la plume, une seule contrainte : parler du savoir, de la science de l'esprit. Parler de ce qui fait vivre les quelques personnes qui m'accompagnaient le soir où j'ai décidé d'entamer ce défi. Le premier trois cent soixante-sixième de cette année de rimes donne le la de la reprise de l'écriture.

Déème 03/02/20 - Toi et moi

Toi, qui songes au lendemain

Moi, qui gratte mes refrains

Toi, qui penses à l’avenir

Moi, qui ne sais pas m’ouvrir

Toi, qui plonges dans mes mains

Moi, qui rate tes besoins

Toi, qui dépenses tes sourires

Moi, au succès des soupirs.

Toi, et moi,

Moi, et toi.

Deux êtres différents

Deux traîtres du néant.

Moi, qui pleure nos matins

Toi, qui guides mes chagrins

Moi, perdu dans tes souvenirs

Toi, qui veux me secourir

Moi, jongleur à une main

Toi, insipide festin

Moi, têtu jusqu’à rougir

Toi, l’aveu qu’on laisse mourir.

Toi, et moi,

Moi, et toi.

Deux pensées semblables

Deux violentés du diable.

Toi et moi est un poème qui ressemble à ceux que j'ai pu écrire plus jeune. Sombre, timide et globalement dévalorisant. Ils sont ceux que j'apprécie le plus. Les plus intimes, les plus cinglants, les plus tristes.

Déème 04/02/20 - Progrès

Si la science s’enlise en ces temps

C’est qu’elle sait se sortir de là

Elle survit et suffit un instant

À ses souhaits de fer ou de soie.

Rien ne brise sa douce harmonie

Elle subsiste et réside en ces lieux

Sa perdition n’est que parodie

Elle existe depuis mes aïeux.

Si la science survit ou se perd

Si elle n’écrit que des mots d’amour

C’est qu’elle a compris et espère

Que les hommes, enfin, les savourent.

On n’arrête jamais le progrès

L’envie d’une vie calme et enjouée

La science aide à ce projet

Par les murs qu’elle peut soulever.

Si la science admire ses égaux

Parfois elle se sait admirable

Elle ne s’aime quand se lèvent les ego

Des pratiquants irresponsables.

La cicatrice du monde est pansée

Quand tous les savants le libèrent

Les petites découvertes sont pensées

Quand les cerveaux sont univers.

Ce troisième poème défi constituait le second « à contrainte ». Le titre a été choisi par cette jeune femme omniprésente dans mes écrits, celle grâce à qui j'ai entamé l'écriture de ces poèmes.

Déème 05/02/20 - J’entends le temps

J’entends le temps

Je l’attends un instant

J’apprends, doutant

Que le monde est content.

J’entends le temps

Chantant et tentant

Un plaisant entêtement

Flottant sur un étang

J’entends le temps

Le moindre charlatan

Lui qui se détend

Et attrape nos moments.

J’entends le temps

L’ennemi éloquent

J’attends le temps

Juste le temps d’un instant.

Un soir d'insomnie, chaque heure j'entendais le « dong » de l'église. Un calvaire pour ce qu'il restait de mon sommeil. Littéralement, j'entendais le temps. Et, à ma grande surprise, je finis même par l'attendre. Cette petite excitation de compter les coups de la cloche, d'en entendre les échos. J'entendais le temps.

Déème 06/02/20 - Bob

Soixante-quinze ans enfin

Mais trente-neuf en vain.

Les pleurs de certains

Comme unique lendemain.

Tes chants jamaïcains,

Ton amour des bouquins

Bouleversent nos matins

Comme lorsque tu t’éteins.

Soixante-quinze ans seulement

Mais trente-neuf en t’attendant.

Dans l’ombre de tes enfants

Tu vivais en chantant.

Ton corps mécontent

Suit ton rire saignant

Tu te relèves en tombant

Et meurs en nous manquant.

Soixante-quinze ans, l'ami.

Trente-neuf que tu es parti.

Marley a toujours été une inspiration de vie, sa façon de voir et de dire les choses m'a très souvent inspiré. Le 6 février, jour de sa naissance, il me fallait lui rendre un hommage. Bob tient ce rôle : une maigre déclaration à celui dont la pensée a forgé la mienne.

Déème 07/02/20 - Jusqu’au sang

Papa, maman, pourquoi criez-vous ?

Même le chien a peur de vos coups.

Maman, papa, on est là nous aussi

Y’a plus que ma cuillère qui me sourit.

Papa, maman, vous allez vous faire mal

On s’entend plus dans ce vacarme infernal

Maman, papa, n’allez pas jusqu’au sang

Arrêtez de pleurer devant vos deux enfants.

Papa, pourquoi maman a-t-elle l’œil noir ?

Maman, pourquoi papa en a-t-il marre ?

Papa, pourquoi tu n’embrasses plus maman ?

Maman, où est passé ton prince charmant ?

Papa, pourquoi dors-tu dans le couloir ?

Maman, c’est quoi tous ces médicaments ?

Papa, qu’as-tu fais de tes espoirs ?

Maman, je ne reconnais pas mes parents.

Dites-nous, ce matin, où êtes-vous ?

On commence à devenir un peu fou

Il n’y a plus grand monde par ici

Il n’y a plus que nous et nos soucis

Ma sœur et moi sommes passés dans le journal

Une photo arrachée devant le tribunal

Nous n’avons plus ni papa ni maman

Nous ne sommes plus que deux enfants.

Fils de parents séparés, non sans peine, ce poème me parle. Je me le suis presque écrit comme un hommage, un jour où je ne voyais plus que mon visage triste me sourire sur le dos bombé d'une cuillère.

Déème 08/02/20 - Lettre à l’horizon

Allô ? Est-ce que quelqu’un m’entend ?

Voilà des années que je hurle en silence

Depuis, seule mon ombre m’attend

Je subis la hantise de mon enfance.

J’écris alors cette lettre à l’horizon

Destinée à celui qui voudra la lire.

J’ai en face, la vision de mes démons

Et dans le dos une jeunesse à cueillir,

J’ai dans les yeux, le reflet du chagrin

Et sur les épaules le poids de l’abandon

J’ai dans les larmes la peur du lendemain

Et je lis, dans les tiennes, le pardon.

Huit février, ma lettre se dessine

A peine le temps de vouloir la relire

Qu’un coup de vent chatouille ma rétine

Le même qui me vole un sourire.

J’ai écrit cette lettre à l’horizon

Le cœur en peine et le rire en béton

J’ai écrit cette lettre à l’horizon

Pour celles et ceux que nous oublions.

L'horizon c'est inatteignable, j'ai écrit une lettre à ceux que l'on ne peut pas atteindre, les premiers d'entre eux sont les maux que je calme par les mots, les suivants sont les oubliés du quotidien, qui freinent mes rires par leur condition. Ma vie et mes proches m'ont inspiré les quelques idées glissées dans ce poème.

Déème 09/02/20 - Silence de nuit

La plus triste de mes nuits se passe en silence

Parfois je l’oublie mais elle hurle son absence

Guidé par un rayon de soleil étourdi

Je m’accroche à sa douceur, sa bonté inouïe.

Je me laisse porter jusqu’au petit matin

Bercé par les sourires et la lumière qui vient

Un reflet de bonheur dans des yeux entrouverts

Comme pansement du cœur pour tous les hiers.

Un épais voile sur les cris sourds de la veille

Et la journée s’installe à la place du sommeil

Le rayon qui me guide se mélange à d’autres

Distribue autour de lui l’amour qui est nôtre.

La plus triste de mes nuits se passe en silence

Mais la plus jolie se déroule en ta présence

Tu sais devenir le rempart réfléchi

Pour qu’ensemble nous vivions nos meilleures vies.

Silence de nuit raconte une petite part de ma vie, le contraste entre mes nuits et mes jours. Depuis mes 17 ans, mon sommeil est agité. Je combats cauchemars et insomnies. Mes journées, aussi tristes soient-elles, ne le sont jamais autant que ces heures nocturnes.

Déème 10/02/20 - Maître des lieux

Ils le traînent et le baladent devant ses pensées

Entre contes et ballades, écrivent ses mémoires.

Ils l’entraînent contre son gré dans leur petit jeu

Il en oublierait presque qu’il est le maître des lieux.

Lui, le grand, conquérant du moindre frisson

Il ne se laisse pas aller aux sourires polissons

Lui, le beau, persuadé de contrôler toute la vie

Se fait parfois rattraper, le maître des lieux oublie.

Mais il est fort, il sait qu’il reprendra le dessus

Il se laisse envahir quand il a peur d’être déçu

Et si c’est bien lui le seul maître de l’appartement

Il avoue avoir besoin de tous ses sentiments.

Un soir où les idées noires tournaient en boucle, je me suis demandé ce que pensait le cerveau, maître des lieux d'une maison parfois froide et sans lumière. Ce qu'il dirait s'il était violenté, frappé, s'il ne renvoyait plus que quelques images néfastes.

Déème 11/02/20 - Une plume au hasard

Hier matin, j’ai trouvé une plume dorée

Elle était presque aussi légère que son âme.

Je l’ai tout de suite aimée et adoptée

Comme une amitié géniale que l’on clame.

Je ne savais quoi faire, elle voulait s’exprimer

Mais mon cœur réfractaire allait l’opprimer.

Elle lui a dit des mots d’une douceur inouïe

Mon cœur a cédé, “faisons de la poésie !”

Alors j’ai attrapé une feuille blanche,

J’y ai glissé les mots les plus sincères :

Une rythmique que j’enclenche

Pour parler de l’amour de mon frère.

Quand j’ai trouvé cette belle plume

Je me suis senti sortir de la brume.

Si elle et moi, tout de suite ç’a collé

C’est qu’elle est vraiment faite pour me guider.

À la veille d'une belle occasion, stressé par mes sentiments, j'ai voulu écrire ce que l'écriture me faisait. La libération qu'elle me permet en quelques mots. Une plume au hasard qui devient dorée, un mal-être constant qui s'apaise lorsqu'il parvient à s'exprimer.

Déème 12/02/20 - Étoile

L’étoile du temps file et se perd

Dans le flot déchaîné et amer

D’une vague d’amour et d’espoir

Dans le son d’une nuit noire.

L’étoile des hommes a bien du courage

Elle subsiste à travers les âges

Elle dérive parfois vers son âme

Dans l’ombre de la plus belle flamme.

L’étoile du chagrin n’a plus d’envie

Si parfaite que parfois elle oublie

Que ce sont ses sœurs qui l’entraînent

Dans les moindres misères qui la tiennent.

L’étoile infinie, perdue dans les cieux

N’attend que le retour de ces yeux

Si elle meurt à la fin du voyage

C’est qu’il a survécu au décollage.

Le douze février, date anniversaire du début de ma vraie vie. La fin d'un calvaire, le début d'un bonheur qui me poursuivra longtemps. Et j'espère encore longtemps. Rien n'est plus cher à mes yeux que cet instant, cette idylle tendre et délicate. L'étoile du chagrin s'est éteinte, pour laisser place à l'étoile infinie de l'amour.

Déème 13/02/20 - Les soupirs

Le souffle ressenti se fait lourd et pesant.

J’ai trop longtemps subi les soupirs du temps.

La simple sensation qui s’affirme en mon âme

Est l’envie d’amour qui s’échappe de mon slam.

Le cyclone de tendresse est passé en mon sein

Avec ses sourires de maladresse sur le coussin.

Sonne le passé qui reste et ne se lasse

J’ai poussé ce soir les soupirs de la menace.

Dans le simple secret de mes pensées

Je supplie le silence romancé.

Je conteste le sens des soupirs de l’envie

J’ai soufflé sur les séismes de la vie.

Un jour que le vent soufflait plus fort que mes pensées j'ai écrit ce texte aux sonorités sifflantes.

Déème 14/02/20 - Le livre

J’aimerais t’envoyer un livre

Rempli de l’encre de mon cœur

Contant les souvenirs qui enivrent

Et qui régissent mon bonheur.

Ce livre parlera de toi

Racontant tous mes sentiments

Toutes mes peines et mes joies

Que je camoufle dans le néant.

Plusieurs chapitres sont tiens

Je les écris dans mon sommeil

Mais ils ne te ressemblent en rien

Car tu n’as nulle part ton pareil.

J’aimerais t’envoyer ce livre

Pour te dire à quel point je t’aime

Je l’écris quand ça me délivre

Dans de minuscules poèmes.

Une fois, accoudée à l’horloge

Tu m’as regardé d’un air gentil

Quand je te disais mes éloges

Rêveur devant toi, ébahi.

Ces chapitres parlent de toi

Toi que j’admire, chaque jour

Ils racontent que des fois

J’aime t’appeler “mon amour”

Je vais t’envoyer mon livre

Celui que j’ai écrit pour vivre.

Et si jamais tu ne l’aimes pas

Parce qu’il m’est trop personnel

Je te propose un compromis :

Tu me rejoins, et toi et moi

On l’écrit plus traditionnel

Pour s’aimer en poésie.

14 février, deux jours plus tôt je devenais heureux, accompagné d'une femme qui allait me rendre heureux plusieurs mois durant. Ce poème est celui qui marque un léger tournant dans les déèmes, me faisant passer d'une phase quasi dépressive à un grand bonheur que je croyais immortel. Cela va se ressentir dans les prochaines pages...

Déème 15/02/20 - Jour après jour

Jour après jour, on écrit

L’histoire d’une autre vie

Sans aucun trouble passé

On ne peut qu’avancer.

On savoure le premier cri

La victoire de l’envie

Ce quelqu’un terrassé

Dont les vœux ont payé.

Le retour de la féerie

Au miroir de l’infini

Quand chacun peut s’évader

Dans l’aveu de la vérité.

Jour après jour, on écrit

L’histoire de notre vie

Avec le parfum d’avancer

Sans les adieux glacés.

Parfois on s'imagine vivre la vie d'un autre, une vie « sans aucun trouble passé » et c'est celle que j'ai écrite ici.

Déème 16/02/20 - Insomnie

Entre rêves et réalité

La nuit a chaviré.

Entre songes et cauchemars

La nuit est devenue bizarre.

L’insomnie comme présence

Seul cadeau de l’enfance

Simple ennemie du soir

Tranquillité illusoire.

Une liberté conditionnelle

Comme prison émotionnelle

Perdu dans mes sentiments

Je ne vois que passer le temps.

Soudain le matin se lève

Et je reste cloué au lit

Me voilà plongé dans un rêve

Enfin pris dans la nuit.

Ce 16 février, j'ai entendu chaque cloche de l'église, j'ai vu le soleil se lever alors que je n'avais pas réussi à me coucher.

Déème 17/02/20 - Rose éternelle

Pour un ancêtre, une légère rose éternelle

J’écris ce poème de ma plume maternelle

Comme un plongeur perdu sans oxygène

Ma chanson sans refrain perd haleine.

Une boîte te sépare maintenant de nous

Elle est si proche de toi, j’en suis jaloux.

Sur une serviette, brodée de ta main

Je retrouve le souvenir de tes câlins.

Tu étais la crème de tes pareils

Pour moi, tu faisais rougir le soleil

Rayon laser dans la plus sombre nuit

Tu m’as guidé au plus loin de ma vie.

J’ai comme seule photo ces fleurs fanées

Ce pétale qui devant moi est tombé

Tu resteras cette douceur aromatique

La senteur de la vie d’un jardin botanique.

La perte d'un grand-père peut-être très inspirante, tout comme il l'était.

Déème 18/02/20 - Chanter vrai

On te reproche trop souvent

De chanter sans réussite

Depuis les mistrals gagnants

Tu as la voix qui s’effrite.

Le vécu qui s’en dégage

Devrait te rassurer

Tu témoignes des âges

Que tu as traversés.

On te reproche trop souvent

De chanter trop gentil

Depuis ton Rouge Sang

Ils te trouvent assagi.

Mais ton œil reste clos

Rempli de honte et de haine

Comme l’encre du stylo

Qui libère tes chaînes.

On te reproche trop souvent

De chanter toujours faux

Quand tu expliques aux enfants

Que tu aimes les animaux.

Mais il faut que tu laisses béton

Beaucoup sont morganes de toi

Tu ne chantes pas faux au fond

Tu chantes vrai, elle t’aura pas.

Renaud a bercé mon enfance, mon adolescence et mon jeune âge adulte. Ce poème est un hymne en son honneur.

Déème 19/02/20 - Je manie les maux

Je voulais peindre des couleurs

Mais je ne manie que les mots

Alors pour montrer mon humeur

Je recolore mes tableaux.

Je voulais voir la vie en rose

Mais je ne manie que les vers

Je me repose sur ma prose

Quand j’ai les pensées en hiver.

Je voulais finir de broyer du noir

Mais je ne manie que les poèmes

Donc je garde un peu d’espoir

Quand je vois que d’autres les aiment.

Je voulais être un peu fleur bleue

Mais je ne manie que ma plume

Je ne sais pas dire de mots heureux

Il n’y a que la haine que je résume.

Je voulais manger mon pain blanc

Et je manie bien ce que j’écris

Je vis au temps de mes sentiments

Et j’apprécie ce que je vis.

Un jour que je voyais la vie en noir et que je la voulais rose, j'ai décidé d'écrire mes maux en couleurs.

Déème 20/02/20 - Caméléon

Une petite émotion et tu changes de couleur

Une larme délicate qui camoufle ta douleur

Ta faible rébellion témoigne de ta douceur

Une réaction immédiate à leurs mots envoûteurs.

Tu t’écrases devant eux, leurs rumeurs

Tu préfères rester à l’ombre de ta lueur

D’un coup s’embrase ton âme de sa fureur

Le caméléon vexé change alors son humeur.

Tu te renfermes, te cloisonnes dans ta demeure

Tu cherches si l’on vient à plusieurs

Qu’on t’empoisonne sous la chaleur

Tu sais ce que devient ton malheur

Tu veux embrasser le petit bonheur

Te changer pour devenir un peu meilleur

Mais tu es effrayé par l’ailleurs

Tu pourrais accueillir la terreur.

Ta métamorphose prend de l’ampleur

Quand on te propose une faveur.

Mais que serais-tu seulement devenu

Si tu avais été un corbeau déçu ?

Certains ont les émotions qui virent vite, qui contrôlent tout le reste, et c'est ce dont je parle dans ce petit texte.

Déème 21/02/20 - Encore une vie

Juste une dernière vie

Pouvoir profiter de la nuit

Juste une dernière vie

Pour vaincre l’ennui.

J’aimerais encore une vie

Du temps même bien enfoui