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PRAELEG : Poème réversible à évolution lente et glissante. Une unique syllabe change entre chaque vers (avec quelques très légères tolérances), jusqu'à un nouveau vers complètement transformé (en gras) et le processus recommence... Telles des pensées un peu trop libres... Comme surfer sur le web... Telles les rencontres et évènements de la vie... Comme une suite de vagues... Lutter contre le courant des mots. Mais toujours arriver quelque part. Chaque poème peut être lu à l'envers, du dernier vers au premier.
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Seitenzahl: 46
Veröffentlichungsjahr: 2024
Poème réversible à évolution lente et glissante.
Un pràéleg est un poème expérimental
Une unique syllabe change entre chaque vers (avec quelques très légères tolérances), jusqu’à un nouveau vers complètement transformé (en gras) et le processus recommence plusieurs fois...
Telles des pensées un peu trop libres…
Comme surfer sur le web…
Tels les rencontres et évènements de la vie…
Comme une suite de vagues :
Lutter contre le courant des mots.
Mais toujours arriver quelque part, à bon port…
***
Chaque poème peut être lu à l'envers, du dernier vers au premier.
L’image de la première de couverture est la représentation colorée d’un PRÀÉLEG. Celle de la quatrième est ce PRÀÉLEG à l’envers.
PRÀÉLEG
3
Des marécages à la mer si loin, sans oublier les myrtilles et le bonheur !
4
Un monstre vers un lac ou vers les mers qui souffrent sans pluie.
Pavillon bleu, carpes, chant, train, livres et goélettes !
5
Des pieds, des yeux, des mains, des corps vers l’estran…
De larme en larmes…
Gare inondée… J’ai bu au Québec.
Une fuite et des toasts, des cris et des pleurs créent une rivière.
6
Des berges jusqu’à la mer qui me traverse…
Pour nous, des gadgets, un bateau et le puits sombre…
De l’estran, aller aux limus.
Des vaguelettes, des douleurs, du froid et enfin la mer !
Un orage passe sur un chevreuil près des travaux et des vagues
Une goutte de pluie dans du thé vers le lac gris
Joie : la mer moins de feux rouges
7
Des flots, du néant d’un génie désirant de très longs canaux.
Ma langue au lézard
D’éclaboussures de marées sinistres en art desséché.
Une flaque près d’un manoir, un tambour et du thé.
La mer me prend, je nage vers l’ossuaire, tu flottes…
Le courant des mots guérit. Nous sourions au port.
Des amants et le génie de l’étang des carpes.
Le gouffre fait danser la mer aux chants des oiseaux.
La vie aquatique en concert pour la mer indicible.
Galets et pavés dans la mare : tes yeux si loin…
Rhône, Rhin, Loire, Garonne, Seine, Tarzan et le crétin sans fleuve…
8
De plongeons d’un jazzman barbu en vies perdues…
De vagues en vagues…
De l’écume, des crabes et des six dauphins vers le large.
La nuit, les embruns et les peurs sur l’estran.
Les eaux ronflantes sont poèmes…
La piscine à l’odeur de flan et du bois mystique.
Un chat rêve de moi à marée haute !
9
Sur la carte, la Lune éclaire ma nuit obscure dans un yawl.
Le long des quai, le bleu-vert de fjord, le lagon et le dragage.
Extraterrestres, philtres et tankas : tu cries tes tensions.
Les phoques ? De gros rats ? Nage !
10
Soupe d’oubli au chabis et au blé.
Sur la chaloupe bleue de Soulages, il revend la lune rousse et un lac.
11
Bois flotté : notre chemin vers les atolls…
Marécages,
Marée haute,
Malheur ôte,
C’est leur hôte.
C’est leur train,
C’est un train.
Ah, un train ?
Ah, l’entrain !
Deux lents trains ?
Deux langoustes ?
Deux lentilles ?
Deux myrtilles ?
Oh myrtilles !
Oh ! Miracle !
Un miracle ?
Un oracle ?
Un orage :
Quel orage !
Quel mirage !
Quel mineur ?
La mineur ?
La bonne heure,
Du bonheur,
Du flâneur,
Du flatté,
Qui flattait,
Qui partait,
Qui parlait,
Qui râlait,
Qui ramait,
Et ramait.
Et en mai ?
Et en mer ?
Non, en mer !
Oh, en mer ?
Eau de mer ?
Eau de source !
Au-dessous,
Tes dessous…
T’es trop saoul !
T’es trop loin !
T’es si loin…
Mer, si loin…
Un loch, un monstre !
Un flot, un monstre,
Des flots, un monstre,
Des flots, des monstres,
Des flots détruisent !
Des flots dévastent,
Des flux dévastent…
Ce flux dévaste !
Ce flux est vaste !
Ce lac est vaste,
Ce lac est sombre.
Ton lac est sombre,
Ton lac : très sombre !
Tes lacs : très sombres !
Tes lacs sont sombres,
Tes eaux sont sombres,
Tes eaux sont vertes !
Tes eaux si vertes,
Tes eaux sidèrent.
Les eaux sidèrent…
L’estran sidère,
L’estran, si beau,
Les rocs, si beaux !
Quels rocs ! Si beaux !
Quel roc est beau ?
Quel ru est beau ?
Quel ru est sec ?
Un ru est sec,
Un ru à sec…
Vos rus à sec,
Vos rus sont secs,
Vos rues sont froides,
Vos baies sont froides.
Vos mers sont froides,
Vos mers sont mal,
Vos mers vont mal,
Les mers vont mal !
Les mers ont mal,
Les pluies ont mal,
Les pluies ont fui,
Nos pluies ont fui…
Pavillon bleu.
Papillons bleus,
Papillon rouge…
Papy trop rouge !
Crépi trop rouge,
Crépi trop fin…
Crépi ? Enfin…
Crêpes ! Enfin !
Carpes. Enfin !
Cèpes ! Enfin !
Cèpes ? C’est fin !
Cèpes ! C’est oui !
C’est assez ? Oui !
Cétacés ? Non…
C’est à toi ? Non.
C’est pour toi ? Non.
Tout pour toi ? Non !
Toujours toi… Non ?
Toujours ton nom,
Toujours ton art :
Ton jour, ton art.
Ton jour : ton chant !
Quel jour ton chant ?
Quel est ton chant ?
Quel est ce chant ?
Gelé ce champ !
Je l’ai, ce train !
Je prends ce train.
Je prends un train,
