Dès lors qu'échoit le soir… - Michèle APPERT BRODOWICZ - E-Book

Dès lors qu'échoit le soir… E-Book

Michèle APPERT BRODOWICZ

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Beschreibung

La souffrance et la perte ne sont qu'à un pas du bonheur et de l'amour...

L’Obscurité
Siège des douleurs et des mélancolies
Cache des attentes inassouvies
Rêves d’Amour qui ne savent comment naître
Où les mots deviennent cris
Où la poésie sous la bougie
Diffuse des espaces
d’Espoir
Au cœur de votre âme…

Une poésie douloureuse et sombre qui scrute les ténèbres de l'âme mais qui sait aussi puissamment en tirer sa lumière.

EXTRAIT

" C'est à toi que j'écris...


Quand s'affole le cœur au printemps attendu,
C'est à toi que j'écris, toi qui tournes les pages
D'une histoire perdue entre mots et images
Sans le secret espoir de l'amour revenu.

Je me suis réfugiée dans le passage lent
De l'obscur à l'obscur, entre peur et névrose
De jeter au matin la cendre et la nécrose
De ce qui était toi, mon plaisir innocent.

Il n'est plus de présent à respirer sans toi,
Juste le besoin de parler à ton absence,
De m'humilier encor, vautrée dans la démence
De t'entendre toujours murmurer à mi-voix...

....Que résiste l'amour quand passe la saison.
Que j'aimerais chasser ces pensées qui m'habitent !
Guérissons-nous jamais des hommes qui nous quittent ?
Assurément le jour où j'oublierai ton nom."

À PROPOS DE L'AUTEURE

Rien ne prédestinait Michèle Appert-Brodowicz à devenir poétesse. Son amour de l’art des mots l’a conduite à les enrubanner pour exprimer des émotions universelles... en Poésie.
Au fil et au détour de ses vers, elle vous emmène vers la quintessence de l’intime que chacun cache ou ignore, alors qu’elle pourrait être le fondement de nos Êtres.

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Seitenzahl: 55

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Michèle APPERT BRODOWICZ

Dès lors qu’échoit le soir…

Poésie

Cet ouvrage a été composé en France par Libre 2 Lire

www.libre2lire.fr – [email protected], Rue du Calvaire – 11600 ARAGON

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN papier : 978-2-490522-63-7ISBN Numérique : 978-2-490522-64-4Dépôt légal : 2019

© Libre2Lire, 2019

Préface

Ces poèmes s’enveloppent de ténèbres par temps où le ciel est bas et qu’il écrase le vide.

Ils sont faits de mille peines et douleurs qui déplient leurs décombres dans les larmes retenues sur le fil des paupières.

Dans cette histoire perdue, qui va de l’obscur à l’obscur, cette poésie crée sa propre musique, sa propre danse.

Mais la souffrance ne nous interdit pas de croire à cette douce et tendre lumière qui frémit comme le désir, sous l’aube de printemps

Michèle Appert Brodowicz arpente son huis-clos poétique, dès lors qu’échoit le soir, enjambant les mots qui n’ont plus rien à dire, jusqu’au point qui joue son final.

L’Amour en sa clarté intime se tient là peut-être, à l’attendre pour la surprendre. Elle le sentira à la trace de ses pas sur le petit sentier qui s’enfonce dans le sous-bois baladin, au souffle de sa voix dans le désir murmuré qui retient la nuit, et lui dira enfin : « je t’emmène où je t’aime ».

Oh, vivement que surgisse le bonheur, ce moment précieux que l’on reconnait à sa brûlure intense.

Cher lecteur, je vous invite à explorer avec moi l’univers de cette œuvre sensible, émouvante, romanesque, qui a su trouver l’image et le mot exacts pour exprimer toutes ses émotions.

Yvan Tetelbom

Nul ne peut empêcher la nuit de tomber.

Il faut avant la nuit allumer ton flambeau.

Qui ne voit de jour, ne te cherche de nuit.

Quelque beau que soit le jour,

la nuit vient à son tour.

Proverbe français

Quand les mots ne parlent plus

Se bousculent les mots qui n'ont plus rien à dire, De bons petits soldats, en rangs et garde-à-vous, Esclaves résignés à vomir l'arrière-goût De mes rêves perdus qui peinent à séduire. Que sont ces mots, suppôts des oraisons funèbres, Vestiges d'un chaos gisant dans les vapeursDe mes regards noyés en un flot de douleurs Qu'une âme trop usée protège des ténèbres ? Où vont-ils tous ces mots, funambules fragiles, Tandis qu'au bout du fil le point joue son final ? Dois-je gommer ce point jusqu'au blanc virginalEt que libres, enfin, les mots soient plus agiles ?

L'hiver...

Les heures avancent à l'endroit, à l'envers...L'hiver, dans tous ses états, fait quelques pas de danseEt sa robe en flocons toupinant en cadenceÉpouse le venteux qui souffle de travers.Et le temps charognard ricane de concertTandis que les corbeaux épient la blanche neige Reposant sur les glands tombés du chêne-liège, Et que s'ébroue le bois sous les coups d'un pivert.Le décor parsemé de cristaux étoilésInonde les carreaux d'une clarté sublimeEt diamante le lit de la rivière intimeRévélant le brillant de lointains dévoilés. … Mais se pose la nuit sur le fil des oiseaux, Le long étirement de la forêt des ombres Sur le sol infécond d'une terre d'encombresOù seul le vent d'hiver cambre les fins roseaux...

Souffles rompus

Le vieil homme s'éteint brisé de lassitudes... Le doux soleil d'hiver caresse le brouillardSur l'horizon raidi et les joues du vieillardAu cœur endommagé qui broie ses solitudes.Cassé par la douleur d'un corps en défaillance, Il repousse la mort, croisée souventefois, Qui lui vole l'ardeur et le laisse aux aboisDevant l'injuste loi de la vie en partance. Le soir, enveloppé du linge des ténèbres, Son esprit vagabond, encor vif et fugueur, Fait des allers-retours entre un hier frondeurEt la réalité des cortèges funèbres. De ses souffles rompus, il oublie les morsures Et l'épine du cœur, les noirâtres flocons, Les jambes et pieds lourds traînant leurs oraisonsEt affronte, debout, la vie et ses blessures.

Sur les routes de pluie...

En ce matin frileux défile le bitumeOù voyage le blanc entre pluie et soleilEt court le naturel prêt à fuir le sommeilPour daigner au printemps endosser son costume. Et s'arrête le temps aux sanglots insipidesD'ennuyeuses nuées d'un ciel trop chagriné Pour ouvrir un regard sur l'ouvrage enchantéD'une belle saison aux rayons intrépides.En ce matin pluvieux gémit l'éclaboussureDessus l'asphalte noir de l'ennuyeux parcoursEntre les giboulées qui rendent leur discoursEt la lumière d'or qui guérit la blessure.

Où chercher

Où va-t-elle souffrir quand notre âme gémit ? Aux flammes de l'enfer où ricanent les larmesOu dans les soubresauts hoquetant les vacarmesD'un ruisseau palpitant qui jamais ne sourit ?Où va-t-il se cacher le sanglot silencieux ? Sous l'oreiller du lit du bonheur en dérouteOu dans les eaux usées d'une rose dissouteDans le cruel oubli de l'amour mélodieux ? Où s'en vont-ils mourir les esprits dévastésPar l'abcès purulent de profondes blessuresD'où suinte la douleur en longues meurtrissures Que le temps élargit en lacs inépuisés ? Je ne sais pas où fuient tous les papillons noirsQui tachent le soleil et voilent l'espérance Et privent le bonheur de toute scintillanceQuand le jour et la nuit flattent les ostensoirs.Où chercher la lueur qui charme le regardEt réchauffe le chant des cœurs mélancoliques, Éloigne la froideur des couchants diaboliques Si un doux souvenir est plus brillant qu'un liard ?

Encore et toujours aimer

Passent passent les ans avec la sensationD'un destin essoufflé par la course effrénée Vers l'absolu bonheur avec la perfectionD'un rêve dessiné à l'aurore dorée.Ô rage de vieillir aux soleils assombris ! Le balancier du temps alourdit le silence Et sonne le rappel des souvenirs bénis Et des soupirs heureux de la douce insouciance.Nous tricotons nos jours et les détricotonsAu gré de nos folies, nos passions et nos peinesEt aux cheveux blanchis nous nous en étonnonsMaudissant l'automnal, ses maux et ses déveines.Quel est ce désarroi qui, parfois, me surprendQuand je pense au futur trop empreint de sagesse ?Mon cœur, réveille-toi ! Demain se fait pressantPour encore et toujours aimer jusqu'à l'ivresse.

Adieu

C'est prendre le bateau qui largue les amarres,Dire un adieu, brûlant, à l'amour, à l'âmerEt jeter à bâbord tous les sanglots d'hierOù reposent l'émoi et tous ses tintamarres.C'est le vase brisé où se fanent les roses,Que l'on jette au jardin de nos mortes saisonsOù s'évaporent l'eau, la foi, les illusions,Le tendre de nos mots, nos rimes et nos proses.