Domptée par Ses Partenaires - Grace Goodwin - E-Book

Domptée par Ses Partenaires E-Book

Grace Goodwin

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Beschreibung

Amanda Bryant est espionne depuis cinq longues années, mais quand des extraterrestres surgissent en prétendant qu’un ennemi mortel menace la survie même de la Terre, ses supérieurs l’incitent à accepter la mission la plus dangereuse de sa vie... se porter volontaire pour épouser un extraterrestre, partager la couche de l’étrange guerrier pour mieux le trahir.

La mission acceptée, Amanda est promue première Épouse Interstellaire : elle traverse la galaxie jusqu’au vaisseau de guerre de son nouveau partenaire, et découvre qu’elle est accouplée non pas à un, mais à deux gigantesques guerriers Prillon.

Malgré son désir de frayer avec deux mâles alpha dominants, Amanda réalise que la Terre est réellement menacée. Comment protéger les guerriers qu’elle a appris à aimer et sauver les Terriens d’une terrible méprise ? Les humains la croiront-ils alors que chaque caresse, chaque regard, leur prouve qu’elle est bel et bien sous l’emprise de ses partenaires ?

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Veröffentlichungsjahr: 2019

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Domptée par Ses Partenaires

Programme des Épouses Interstellaires : Tome 1

Grace Goodwin

Table des matières

Le test des mariées

Au sujet de Domptée par Ses Partenaires

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Contenu supplémentaire

Le test des mariées

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À propos de Grace

Domptée par Ses Partenaires

Copyright © 2017 by Grace Goodwin

Tous Droits Réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite ou transmise sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, électronique ou mécanique, y compris photocopie, enregistrement, tout autre système de stockage et de récupération de données sans permission écrite expresse de l’auteur.

Publié par Grace Goodwin as KSA Publishing Consultants, Inc.

Goodwin, Grace

Domptée par Ses Partenaires

Dessin de couverture 2020 par KSA Publishing Consultants, Inc.

Images/Photo Credit: Deposit Photos: faestock, sdecoret

Note de l’éditeur :

Ce livre s’adresse à un public adulte. Les fessées et toutes autres activités sexuelles citées dans cet ouvrage relèvent de la fiction et sont destinées à un public adulte. Elles ne sont ni cautionnées ni encouragées par l’auteur ou l’éditeur.

Bulletin française

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Le test des mariées

Programme des Épouses Interstellaires

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Au sujet de Domptée par Ses Partenaires

Amanda Bryant est espionne depuis cinq longues années, mais quand des extraterrestres surgissent en prétendant qu’un ennemi mortel menace la survie même de la Terre, ses supérieurs l’incitent à accepter la mission la plus dangereuse de sa vie... se porter volontaire pour épouser un extraterrestre, partager la couche de l’étrange guerrier pour mieux le trahir.

La mission acceptée, Amanda est promue première Épouse Interstellaire : elle traverse la galaxie jusqu’au vaisseau de guerre de son nouveau partenaire, et découvre qu’elle est accouplée non pas à un, mais à deux gigantesques guerriers Prillon.

Malgré son désir de frayer avec deux mâles alpha dominants, Amanda réalise que la Terre est réellement menacée. Comment protéger les guerriers qu’elle a appris à aimer et sauver les Terriens d’une terrible méprise ? Les humains la croiront-ils alors que chaque caresse, chaque regard, leur prouve qu’elle est bel et bien sous l’emprise de ses partenaires ?

1

Amanda Bryant, Centre des Épouses Interstellaires, Terre

Impossible que ce soit réel. Ça paraissait réel, pourtant. L’air chaud sur ma peau moite. L’odeur forte du sexe. Les draps doux sur mes genoux. Le corps massif derrière moi. Un bandeau de soie occultait ma vue, il faisait nuit noire. Mais je n’avais pas besoin d’yeux pour comprendre qu’un sexe s’enfonçait de tout son long dans ma chatte. Une grosse queue bien épaisse.

C’était réel. C’était réel !

Je suis agenouillée sur un lit. Un homme me pénètre par-derrière. Ses hanches ondulent, sa queue fricote avec mes terminaisons nerveuses, mon vagin l’enserre. Ses cuisses musclées sont sous les miennes, son bras m’enlace la taille. Il prend mes seins en coupe et me cloue sur place. Je suis incapable de bouger. Je ne peux que l’accueillir tandis qu’il me prend par-derrière. Je n’ai nulle part où aller ‒ non pas que j’en ai envie. Pourquoi vouloir partir ? C’est tellement bon. J’adore sa bite qui m’écartèle, me pénètre.

L’homme derrière moi n’est pas le seul à me faire perdre mon sang-froid. Un deuxième homme — oui, je suis en compagnie de deux hommes ! — m’embrasse le bas-ventre. Il me lèche le nombril, puis plus bas, encore plus bas…

Combien de temps va-t-il mettre pour atteindre son but et lécher mon clitoris ? Ma petite éminence palpite de désir. Dépêche-toi, langue, dépêche-toi !

Est-ce bien réel ? Ces deux hommes sont-ils en train de me toucher, de me lécher, de me baiser ? Eh bien oui. L’homme placé derrière moi glisse ses grosses mains entre mes cuisses et les écarte, tandis que l’autre m’explore de ses doigts et de sa langue... et accède à mon clitoris.

Enfin ! Je me cambre, j’en veux plus.

— Ne bouge pas, partenaire. On a compris que tu avais envie de jouir, mais il va falloir attendre, murmure une voix grave en ondulant des hanches et en m’écartelant avec son sexe énorme.

Attendre ? Je ne peux pas attendre ! À chaque fois que sa verge me pénètre, la langue de l’autre homme titille et lèche mon clitoris. Aucune femme au monde ne peut supporter d’être baisée et léchée en même temps. Je gémis, je pleurniche, mes hanches ondulent de plaisir. J’adore ça. Je veux qu’ils me pénètrent tous les deux. J’ai une envie folle d’être possédée, de leur appartenir pour toujours.

Durant une fraction de seconde, mon esprit se rebelle : je n’ai pas de partenaire. Ça fait un an que je n’ai pas d’amoureux. Je n’ai jamais couché avec deux hommes en même temps. Je n’ai jamais imaginé être pénétrée et sodomisée à la fois. Qui sont ces hommes ? Pourquoi suis-je... ?

La langue délaisse mon clitoris et je hurle :

— Non !

Une bouche me suce le téton, et l’homme derrière moi rit contre ma peau douce. Il tire sur mon mamelon, il le suce jusqu’à ce que je gémisse, et je le supplie de continuer. Je vais jouir, l’orgasme approche. Cette bite qui me pénètre est incroyable, mais j’en veux encore.

J’en ai besoin.

— Encore.

Il abandonne mes lèvres avant que je reprenne mon sang-froid, et mon côté sombre frissonne de désir à l’idée du châtiment qui m’attend. Comment le sais-je ? Je suis troublée, mais je ne veux pas perdre mon temps à réfléchir. Je veux simplement profiter du moment.

Une main vigoureuse m’attrape par les cheveux et les tire violemment en arrière. L’homme dans mon dos fait en sorte que je tourne la tête dans sa direction, tout en frottant ses lèvres contre les miennes.

— Ne pose pas de questions, partenaire. Obéis.

Il m’embrasse, et sa langue entre profondément dans ma bouche. Il exécute des mouvements de va-et-vient tout en me pénétrant. Sa langue et sa queue ne font qu’un et s’introduisent en moi avant de se retirer en rythme.

Mon autre partenaire — comment ça, un partenaire ? — me doigte et se fraye un chemin dans mon vagin. Il me lèche le clitoris et souffle dessus tandis que la verge qui me pénètre s’enfonce profondément, pour se retirer quasiment dans sa totalité. Il lèche. Souffle. Lèche. Souffle. Je suis au bord des larmes, mon excitation est trop intense pour que je puisse me retenir.

— Je vous en supplie, je vous en supplie. Je vous en supplie.

Une larme s’échappe du bandeau et coule le long de ma joue, à l’endroit où ma peau entre en contact avec celle de mon partenaire. Il interrompt immédiatement son baiser. Sa langue chaude me lèche, et il émet un rugissement sourd.

— Ah, on nous supplie, maintenant. On adore quand notre partenaire nous supplie. Ça veut dire que tu es prête, me dit celui qui me torture avec sa bouche.

Je l’imagine agenouillé derrière moi.

— Tu veux bien être mienne, partenaire ? Tu te donnes à moi et à mon second librement, ou tu préfères choisir un autre mâle primaire ?

— J’accepte votre demande, guerriers.

Aussitôt, mes partenaires rugissent, ils perdent leur sang-froid.

— Selon le rite du nom, tu nous appartiens. Tu nous appartiens et nous tuerons tout guerrier qui osera te toucher.

— Que les dieux en soient témoins et te protègent.

Un chœur de voix s’élève tout autour de nous, et je halète tandis que l’homme agenouillé derrière moi me mordille l’intérieur des cuisses, annonçant le plaisir à venir.

— Jouis pour nous. Montre-leur à tous comme tes partenaires savent procurer du plaisir.

L’homme placé derrière moi met son ordre à exécution. Il plaque sa bouche sur la mienne et me colle un baiser torride.

Un instant, qui sont les autres ? Je n’ai pas le temps de réfléchir que l’autre homme plaque sa bouche sur mon clitoris, il me lèche, il me suce, je vais jouir.

Je hurle, et le son se perd dans les vagues de jouissance qui me parcourent. Mon corps est tendu comme un arc, ma chatte se contracte autour de cette verge qui me pénètre. Au fond, tout au fond, et toujours cette langue qui lèche tout doucement mon clitoris.

La chaleur m’envahit. Des éclairs clignotent derrière mes paupières, j’ai des fourmillements dans les doigts. Non, c’est tout mon corps qui fourmille. Mais mes partenaires n’ont pas terminé leur petite affaire. Ils ne me laissent pas le temps de reprendre mon souffle, et le sexe épais se retire. J’entends les draps froissés, le lit qui bouge. On me place sur lui. Les mains sur mes hanches, il m’empale sur son sexe. Une seconde plus tard, il me pénètre à nouveau. Il me donne des coups de boutoir tandis que mon autre partenaire caresse mon clitoris. Je suis hyper sensible, je vais jouir.

Le désir monte, je me raidis, je retiens mon souffle tandis qu’une chaleur intense me parcourt. Je vais encore jouir. Ils s’affairent sur moi, ils connaissent mon corps, ils savent comment me toucher, comment me lécher et me sucer. La pénétration atteint un tel niveau de perfection… je ne peux que jouir. Inlassablement.

— Oui. Oui. Oui !

— Non.

L’ordre me fait l’effet d’un coup de fouet, et mon orgasme est stoppé net. Une main vigoureuse s’abat sur mes fesses nues. Cela produit un bruit mat, et la sensation est cuisante. Trois fois. Quatre. Il s’arrête. Une chaleur torride m’envahit. Je devrais le détester. Il m’a frappée ! Mais non. Mon corps, ce traître, aime ça, cette sensation extraordinaire irradie jusque dans mes seins, mon clitoris. Tout mon corps est en feu, j’ai encore envie. Je veux être à leurs ordres. Je veux qu’ils me dominent. Je le désire. J’ai besoin que mes deux partenaires me pénètrent, me baisent, me possèdent. Je veux leur appartenir pour l’éternité.

Des mains me saisissent fermement les fesses et les écartent pour le partenaire situé derrière moi. Il plaque ses hanches contre moi et me baise dans un rythme saccadé avec un immense bonheur.

Ma chatte est pleine à bloc, comment fera mon autre partenaire pour me sodomiser ? Comment parviendront-ils à me posséder sans me faire mal ? Je savais que ça me plairait.

Je me rappelle ce gros plug qui m’écartelait, qui me préparait à ce qui allait arriver, et ça me rassure. J’ai aimé sentir ce plug plonger en moi pendant qu’ils me baisaient. Je mourrais certainement de plaisir si j’étais pénétrée par deux bites à la fois.

Nul besoin de me faire baiser par deux partenaires en même temps. C’est seulement pour accéder à ma requête et faire en sorte que ces hommes me soient dévoués pour toujours. C’est uniquement possible par double pénétration. J’aime ces hommes. Je les désire. Tous les deux.

Mon partenaire insère un doigt dans mon anus vierge, mais je sais qu’il rentrera parfaitement. Les deux hommes sont puissants et dominateurs, mais doux. L’huile lubrifiante dont il enduit un doigt, puis l’autre me procure une sensation de chaleur. Je halète tandis que ses doigts chauds me dilatent peu à peu, pour s’assurer que je sois fin prête.

Le partenaire derrière moi plaque mon dos contre son torse large. Sa main descend le long de ma colonne vertébrale.

— Cambre-toi. Oui, comme ça.

Il sort ses doigts d’entre mes fesses. J’étais prête et grande ouverte, je me sens vide. J’en veux encore. Le partenaire derrière moi continue.

— Une fois que j’aurai enfoncé ma bite dans ton petit cul douillet, tu nous appartiendras pour toujours. Tu es le lien qui nous relie en tant qu’entité.

Son énorme gland s’avance, doucement. Il me pénètre, et je manque défaillir de plaisir.

Du liquide pré-séminal s’échappe de son membre et glisse en moi, irradiant tout mon corps telle une décharge électrique qui se propage jusqu’à mon clitoris.

J’essaie de me retenir, de bien me comporter, de refouler ce tourbillon de plaisir, d’attendre leur permission, mais c’est impossible.

Je jouis en hurlant, et mon vagin se contracte si puissamment que mes spasmes expulsent quasiment la deuxième verge de mon corps. Je ne peux ni penser ni respirer, chaque coup de boutoir de mes partenaires me mène au paroxysme, jusqu’à ce que je jouisse à nouveau...

— Oui !

— Mademoiselle Bryant.

La voix de femme semble venir de nulle part, elle s’insinue dans mon esprit avec une réalité implacable. Je l’ignore, je cherche à atteindre cette extase nouvelle, mais plus j’essaie de me concentrer sur mes partenaires, moins je les sens en moi. Leur odeur a disparu. Leur chaleur a disparu. Leurs sexes ont disparu. Je pleure de dépit. Des doigts froids me saisissent l’épaule et me secouent.

— Mademoiselle Bryant !

Personne ne m’a jamais touchée ainsi. Personne.

Grâce aux années d’arts martiaux et de combats à mon actif, je tente de tendre le bras pour bloquer le geste de l’inconnue. Je ne veux pas que ces mains froides me touchent. Personne ne peut me toucher, hormis mes partenaires. Leurs grosses mains si douces.

La douleur dans mes poignets attachés me ramène à la réalité. Je ne peux pas repousser sa main ni la chasser d’une tape. Je suis piégée. Attachée à une espèce de chaise. Sans défense. Je cligne des yeux et regarde autour de moi, pour essayer de reprendre mes repères. Dieu du ciel, ma chatte se contracte de désir, j’ai le souffle court. Je suis nue, vêtue d’une espèce de blouse d’hôpital, et je suis attachée à une table d’examen qui tient plus du fauteuil de dentiste que du lit d’hôpital. Je respire rapidement, je suis essoufflée, j’essaie de me calmer. Mon clitoris gonflé dégouline. Je veux le toucher avec mes doigts, terminer ce que les hommes ont commencé, mais c’est impossible. Attachée, je ne peux que serrer les poings.

J’ai eu un orgasme, ici, dans ce fichu fauteuil, attachée et nue, comme une bête de foire. Je suis espionne depuis cinq ans. On m’a confié cette mission parce que mon pays compte sur moi pour maintenir l’ordre dans l’espace. Et non pas pour me faire sodomiser et supplier d’avoir un orgasme avec le premier extraterrestre venu, dont la bite bien dure m’a excitée au point d’oublier qui je suis.

Je reconnais les signes, je sais que je rougis en pensant non pas à un mâle alpha dominant, mais deux, qui me font mouiller, que je supplie. Un seul amoureux ? Une once de normalité ? Non. Pas pour moi. Il fallait que je complique les choses et que je m’imagine en train de baiser avec deux mecs en même temps. Mon Dieu, ma mère doit se retourner dans sa tombe.

— Mademoiselle Bryant ?

Encore cette voix.

— Oui.

Résignée, je me tourne et vois un groupe de sept femmes qui me dévisagent avec une curiosité évidente. Elles portent toutes un uniforme gris foncé avec un étrange logo bordeaux sur le sein gauche. J’ai souvent vu ce symbole durant les deux mois écoulés, c’est l’insigne de la Coalition Interstellaire. Elles travaillent toutes au Centre de Traitement des Épouses Interstellaires. Ce sont les Gardiennes, comme si la Coalition était une prison. Les femmes sont noires, blanches, asiatiques, hispaniques. Elles représentent toutes les races de la Terre. Super. Celle qui m’adresse la parole a la peau diaphane, une brune aux yeux gris sympathiques. Je connais son nom, mais ça, elle l’ignore. Je sais beaucoup de choses que je ne suis pas censée savoir. Je me lèche les lèvres et déglutis.

— Je suis réveillée.

Ma voix est éraillée, on dirait que j’ai pleuré. Oh mon Dieu. J’ai vraiment pleuré en jouissant ? J’ai supplié et gémi devant ces femmes, témoins de la scène ?

— Parfait.

La Gardienne doit avoir la petite trentaine, elle est plus jeune que moi d’un ou deux ans.

— Je suis la Gardienne Egara, reprend-elle, je suis chargée du Projet des Épouses Interstellaires ici sur Terre. Les données indiquent qu’une compatibilité parfaite a été trouvée pour vous, mais comme vous êtes la première épouse volontaire entrant dans le cadre des protocoles de recrutement des Épouses Interstellaires, nous allons devoir vous poser des questions complémentaires.

— D’accord.

J’inspire profondément et me décontracte. Le désir s’émousse peu à peu, la sueur sèche sur ma peau. L’air conditionné qui tourne à plein régime pour dissiper la fournaise de Miami au mois d’août me donne la chair de poule. Le fauteuil rigide est collant et la blouse irrite ma peau sensible. Je pose la tête sur mon fauteuil et j’attends.

D’après les extraterrestres qui ont promis de « protéger » la Terre d’une menace présumée portant le nom de la Ruche, ces femmes humaines debout devant moi ont naguère été accouplées à des guerriers extraterrestres, et ce sont désormais des veuves qui se sont portées volontaires pour servir la Coalition, ici sur Terre.

Oh, les forces de la Coalition comptent plus de deux cent soixante races d’extraterrestres, mais une petite partie seulement est compatible pour se reproduire avec des humains. C’est bizarre. Comment pouvaient-ils le savoir, si aucun être humain n’était jamais allé dans l’espace ?

Les vaisseaux de la Coalition sont apparus il y a quelques mois de cela, le mercredi 4 juin à 18 h 53. Oui, je me rappelle parfaitement l’heure, comme si j’allais oublier le moment où j’ai découvert qu’il y avait vraiment des « autres », dans l’espace. Je courais sur un tapis roulant à la salle de sports, et j’en étais à la vingt-troisième minute de mon entraînement, qui en dure quatre-vingt-dix, quand les écrans de télévision placés le long du mur sont devenus fous. Toutes les chaînes montraient des vaisseaux extraterrestres en train d’atterrir dans le monde entier, des putains d’aliens hyper grands mesurant deux mètres dix, des guerriers extraterrestres jaunes avec des armures noires de type camouflage, qui descendaient de leurs petites navettes comme si on leur appartenait déjà.

Bref. Ils parlaient notre langue et avaient décrété avoir gagné une bataille dans notre système solaire. Face à l’équipe de télévision, ils exigeaient de rencontrer les dirigeants les plus influents de la scène mondiale. Quelques jours plus tard, lors d’une rencontre à Paris, les extraterrestres avaient refusé de reconnaître la souveraineté des pays présents et avaient exigé que la Terre désigne un leader suprême, un « Prime », selon leurs propres termes. Un représentant pour le monde entier. Nos pays ne les intéressaient pas. Nos lois ? Idem. Nous faisions désormais partie de la Coalition, nous obéissions à leurs propres lois.

Cette rencontre a été retransmise en direct dans le monde entier, dans toutes les langues, non pas par nos relais télévisés sur Terre, mais par leur propre réseau satellite. Des dirigeants furieux et terrifiés en direct sur les chaînes de télévision internationale dans tous les pays ?

Franchement, la rencontre ne s’était pas déroulée au mieux.

Mon sang n’avait fait qu’un tour. Des émeutes avaient éclaté. Les gens avaient peur. Le Président avait convoqué la Garde nationale, et toutes les forces de police et les casernes du pays avaient œuvré sans relâche pendant deux semaines. C’était le laps de temps qu’il avait fallu aux citoyens pour comprendre que les extraterrestres n’avaient pas l’intention de nous exterminer et de s’emparer de ce qu’ils voulaient.

Mais ensuite... ça. Les épouses. Les soldats. Ils disaient ne pas vouloir de notre planète, prétendaient vouloir nous protéger, mais ils souhaitaient enrôler nos soldats pour combattre dans leur propre guerre, ainsi que des femmes humaines pour qu’elles se reproduisent avec leurs guerriers. Et j’étais la tarée qui s’était portée volontaire pour être le premier sacrifice humain.

Du sexe avec des extraterrestres géants et tout jaunes ? Car c’était ça que faisaient les épouses, elles avaient des rapports sexuels avec leur partenaire. Ouais, ils appellent pas ça un mari, mais un partenaire. Attention, j’arrive !

Ouais, moi.

Cette pensée cynique me fait frissonner, et je secoue la tête pour l’en chasser. Je suis en mission, une tâche délicate. L’idée de baiser avec l’un de ces guerriers gigantesques, au torse massif, à la peau dorée et à l’air dominateur ne devrait théoriquement pas m’exciter. Je ne sais pas sur qui je vais tomber, mais d’après les reportages TV, ils sont géants departout. Et tous dominateurs.

Mais ça m’excite, et je compte bien retirer du plaisir de cette mission. Sinon, ce serait un cauchemar. Ce ne serait pas mal si je pouvais m’empaler sur leurs énormes sexes et avoir un orgasme de folie, non ? C’est l’un des avantages du métier. Je dois tirer un trait sur ma vie, ma maison, ma putain de planète pour les années à venir. J’ai bien droit à quelques orgasmes pour compenser, non ?

Je sers mon pays depuis des années. J’ai confiance en mes capacités à gérer n’importe quelle situation, je m’adapte à tout. Je suis une survivante et qui plus est, je ne crois pas du tout ce qu’ils racontent. Mes supérieurs non plus. Quelles sont les preuves ? Où se cachent ces horribles créatures de la Ruche ?

Les commandants de la Coalition ont montré à nos dirigeants des vidéos que n’importe quel lycéen équipé d’un bon logiciel aurait été capable de créer. Personne sur Terre n’avait jamais vu de soldat de la Ruche en chair et en os, et la Coalition refusait de nous donner les armes et la technologie nécessaires pour nous défendre nous-mêmes contre cette menace mortelle.

Moi ? Je suis d’un naturel sceptique et extrêmement pragmatique. Si je peux faire quelque chose pour protéger mon pays, je le ferai. Le terrorisme, le réchauffement climatique, les trafiquants d’armes, le trafic de drogue, les hackers d’envergure internationale qui prennent le contrôle de notre énergie et de nos systèmes bancaires. Et maintenant ? Des extraterrestres. J’ai visionné des heures de vidéos et d’interviews avec leurs immenses commandants dorés venus d’une planète appelée Prillon Prime, mais je n’arrive toujours pas à m’y faire. Deux mètres dix de sexe à l’état pur.

Donc… une seule. Je ne connais qu’une seule race d’extraterrestres, sur les centaines supposées exister. Même les employée de leur centre de traitement, leurs Gardiennes, sont des humaines ayant vraisemblablement subi un lavage de cerveau. Pour un premier contact, les guerriers Prillon ne se sont pas montrés très convaincants. Leur stratégie de propagande aurait pu s’avérer plus efficace. Soit ça, soit ils n’en ont rien à foutre de ce que l’on pense parce qu’ils nous disent la vérité, et qu’une sale race d’extraterrestres très agressifs descendant en droite ligne des Borg de Star Trek menace effectivement d’éradiquer toute trace de vie sur Terre.

Je penche plutôt pour la théorie numéro un, mais la théorie numéro deux n’est pas à exclure. La Terre ne se soumettra pas.

Mon boulot ? Découvrir la vérité. Et le seul moyen de le faire, c’est d’aller dans l’espace. Ils ne réquisitionnent pas encore les soldats, j’ai de la chance, je fais partie de l’autre catégorie. Le Programme des Épouses Interstellaires.

Je n’avais pas vraiment imaginé ma journée ainsi. Non, je voulais la sempiternelle robe blanche atrocement chère, des fleurs, de la musique mièvre à la harpe et tout un tas de membres de ma famille à l’église, que j’allais devoir nourrir et qui me coûteraient un bras, bien que je ne les aie pas vus depuis dix ans. En parlant de mariage, comment diable les femmes qui se tiennent devant moi ont-elles pu être accouplées avec des extraterrestres, alors qu’on ignorait, il y a encore quelques mois de cela, l’existence même des extraterrestres ?

— Comment vous sentez-vous ? me demande la Gardienne Egara, et je réalise que j’étais perdue dans mes pensées pendant quelques minutes.

— Comment je me sens ? répété-je.

Vraiment ? Mon corps a mis un moment à récupérer. Ma chatte est trempée et cette blouse qui me démange est toute mouillée. Mon clitoris palpite au rythme de mon cœur, et je viens d’avoir les deux orgasmes les plus incroyables de toute ma vie. Sympa, le boulot d’espionne.

— Comme vous le savez, vous êtes la première femme humaine volontaire participant au Programme des Épouses Interstellaires. Nous sommes curieuses de savoir comment vous avez vécu cette expérience.

— Je suis votre cobaye ?

Elles sourient toutes, mais on dirait que seule la Gardienne Egara a droit à la parole.

— Dans une certaine mesure, oui. S’il vous plaît, dites-nous comment vous vous sentez après le test.

— Bien.

Elles ont toutes un air sérieux au visage. La brune qui m’a réveillée de mon rêve, la Gardienne Egara, s’éclaircit la gorge.

— Pendant la, hum, simulation...

Ah, c’est comme ça qu’ils l’appellent.

— … vous avez assisté au rêve en tant que tierce personne ? Ou vous avez eu l’impression que c’était réel ?

Je soupire. Comment aurais-je pu faire autrement ? J’ai l’impression d’avoir baisé comme un bonobo avec deux immenses guerriers… et j’ai adoré.

— J’étais là. C’était réel.

— Vous aviez l’impression d’être son épouse ? Votre partenaire vous voyait comme étant sa propriété ?

Sa propriété ? C’était bienplus que lui appartenir. C’était… ouah.

— Partenaires au pluriel. Eh oui.

Merde. Le rouge me monte aux joues. Au pluriel ? Pourquoi avoir avoué ?

Les épaules de la Gardienne Egara se relâchent.

— Deux partenaires ? Vraiment ?

— Je viens de vous le dire.

Elle applaudit. Je me tourne et vois qu’elle est soulagée.

— Excellent ! Vous êtes compatible avec Prillon Prime, alors tout semble marcher à la perfection.

Un grand guerrier doré rien que pour moi, comme ceux qu’on voit à la télé ? Je valide. Heureusement que je n’ai pas été accouplée à des guerriers d’autres races. D’ailleurs, je me demande si elles existent vraiment.

La Gardienne s’adresse à l’une des autres femmes :

— Gardienne Gomes, pouvez-vous informer la Coalition que le protocole a été validé dans la population humaine et semble fonctionner parfaitement ? Nous serons en mesure d’enrôler des épouses volontaires dans nos sept centres d’ici quelques semaines.

— Bien sûr, Gardienne Egara. Avec plaisir, répond la Gardienne Gomes avec un fort accent portugais. J’ai hâte de retourner voir ma famille à Rio.

La Gardienne Egara pousse un soupir de soulagement. Elle prend une tablette posée sur la table à l’autre bout de la pièce et revient vers moi.

— Très bien. Étant donné que vous êtes la première femme participant au Programme des Épouses Interstellaires, j’espère que vous ferez preuve de patience durant l’élaboration des protocoles.

Elle sourit, elle est rayonnante, m’envoyer loin de la planète pour épouser un extraterrestre inconnu la galvanise. Toutes ces femmes ont vraiment été épouses d’extraterrestres ? Pourquoi est-ce que ce sont elles qui posent les questions ? Je veux en savoir plus. Quelques mois en arrière, les extraterrestres n’étaient que des petits bonshommes verts comme dans les films, des petites créatures dégoûtantes avec des tentacules qui squattaient notre corps et déposaient des larves faisant éclater notre poitrine.

OK, j’ai dû regarder trop de films de science-fiction. J’ai les jetons, il est temps de filer.

— Hum… je dois d’abord parler à mon père. Sinon il va s’inquiéter.

— Oh, bien sûr !

Elle recule et baisse sa tablette, qu’elle met de côté.

— Faites vos adieux, Amanda. Une fois le protocole lancé, le processus de transformation débutera et vous partirez immédiatement.

— Aujourd’hui ? Maintenant ?

Eh merde. Je ne suis pas prête là, tout de suite.

Elle hoche la tête.

— Oui. Maintenant. Je vais chercher votre famille.

Elle me laisse seule, et les autres femmes sortent en file indienne derrière elle. Je fixe le plafond, serre et desserre les poings, et j’essaie de rester calme.

Mon père ? Ouais, même pas vrai. Il n’est pas de ma famille, mais la Gardienne ne le sait pas. Je ne suis pas retournée à New York depuis deux mois. Mon appart ? Disons plutôt un pied-à-terre où dormir lorsque je ne suis pas en mission. Ce qui ne se produit… quasiment jamais. Au moins, ça ne me manquera pas.