Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
En essayant d'aller au fond de sa pensée, l'auteur y a trouvé le néant, qui n'est pas le rien. Il a tenté de présenter son cheminement dans ce petit livre sur la physique, au carrefour de la science, de la philosophie, de la théologie et de la mythologie: entreprise périlleuse, car ce qui paraît le plus clair est aussi le plus obscur. N'y entreront que ceux qui accepteront de se départir de leurs préjugés les plus profondément enracinés, qu'ils soient d'ordre scientifique, philosophique ou religieux (ce sont d'ailleurs les mêmes). Comprenne qui voudra!
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 218
Veröffentlichungsjahr: 2017
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Editions Publibook en 2014
ISBN 978-2-342-02190-5
Contre Damon, pour qui un chat est un chat
Pour Isabelle,
Je veux que l’homme cherche et que l’homme trouve : je suis fait pour ça. Mais je lui refuse la certitude. Et lui-même participe de cet inconnaissable que je suis.
Albert Camus,
Orgueil, Ecrits posthumes
Aucune science ne leur donnera du pain, tant qu’ils demeureront libres, mais ils finiront par la déposer à nos pieds, cette liberté, en disant : « Réduisez-nous plutôt en servitude, mais nourrissez-nous. » Ils comprendront enfin que la liberté est inconciliable avec le pain de la terre à discrétion, parce que jamais, jamais ils ne sauront le répartir entre eux !
Fiodor Dostoïevski,
Les Frères Karamazov
Avertissement
L’être est
L’être naît de la négation
L’être est contingent et nécessaire
Mesure, temps et réflexivité
L’espace de représentation
Structure de l’espace de représentation
L’espace supersymétrique
L’espace symétrique
Conséquences d’une jauge non nulle
Les formes spinorielles
Les formes leptoniques et hadroniques
L’espace gradué de Fock
Les familles spatio-temporelles
Le continu
L’espace-temps, variété riemannienne réelle, base de fibrés tangents et cotangents
L’espace-temps, variété complexe
Topologie d’une variété, séparabilité
Fibrage des formes temporo-spatialisées
Transport parallèle, dérivée covariante et connexion
L’espace de configuration
Le mouvement, jeu formel du lagrangien et de l’hamiltonien
La gravité est courbure
L’espace-temps einsteinien de la relativité générale
La vision monadique ou le sac de nœuds
L’expérience
L’entropie, l’asymétrie temporelle et la température
L’ensemble de Mandelbrot
En résumé
Conclusion
Annexe 1. Symétries
Annexe 2. La censure cosmique
Annexe 3. Le modèle standard
Annexe 4. Constante de structure fine
Annexe 5. Topologie des variétés riemannienne
Annexe 6. Le savoir des savoirs
Annexe 7. Le « paradoxe » EPR
Annexe 8. Les hyperfonctions
Annexe 9. Les trois ek-stases de la temporalité
Annexe 10. Onde pilote
Annexe 11. Boucles, entrelacs et nœuds
Annexe 12. Paradoxes
Annexe 13. Les ensembles de Mandelbrot
Annexe 14. Le jeu du hasard et de la nécessité
Annexe 15. Représentations du monde
A l’origine, cet opuscule n’a pas été écrit pour être lu, mais pour permettre à l’auteur d’essayer d’éclaircir ses propres idées.
C’est pourquoi sa présentation n’est ni académique, ni pédagogique, ni rien du tout. Les considérations qu’il développe n’ont d’ailleurs aucune utilité.
Bien entendu, son contenu n’est pas exempt d’erreurs, dont certaines sembleront peut-être grossières aux yeux des spécialistes. Sans doute les choses ne sont-elles pas toujours bien nommées et plus d’un passage, en dépit des efforts du rédacteur, en paraîtra obscur, voire abscons parce que celuici ne comprend pas bien lui-même ce qu’il explique ou ne parvient pas à expliquer ce qu’il comprend. Ce qui se conçoit bien ne s’énonce pas toujours clairement.
L’auteur n’est ni écrivain, ni enseignant, ni chercheur scientifique, et encore moins philosophe. Il a puisé sa science dans ce qu’il a retenu de l’enseignement de ses professeurs et de la lecture de quelques ouvrages, notamment celui de Roger Penrose : « The road to reality » paru en 2007 dans sa version française sous le titre « A la découverte des lois de l’univers ».
Il a tenté d’éclairer cette science par ce qu’il a compris de la philosophie sartrienne et s’est beaucoup appuyé, pour ce faire, sur «L’être et le néant » dont on reconnaîtra l’ombre portée tout au long de ces pages.
Peut-être certains lecteurs trouveront-ils matière à doute, sinon à intérêt, à cette mise en perspective à partir du néant, aux antipodes d’un « discours de la méthode » cartésien ?
L’être est.
Son être, c’est sa modalité d’être, rien de plus ni de moins.
Il n’y a rien « derrière » l’être.
L’être naît de la négation, acte humain, transcendant et inexplicable, consistant à nier le « rien » et à le transcender en « quelque chose », à nier le « quelque chose » et à le transcender en « rien ».
Le « rien » et le « quelque chose » sont corrélatifs : l’un fonde l’autre, ils se co-fondent.
L’être est à la fois contingent (n’importe quoi) et nécessaire (l’être a à être, ceci ou cela) : il vient à l’existence (naît) par la réalité humaine (l’homme dans le monde) qui le tire du néant, qui l’ex-iste par négation de ce néant.
L’être naît donc du néant, il est porté à l’existence (existé) par un acte préréflexif, la négation : il résulte de la négation du néant.
Sa modalité d’être, c’est le « formant » dont il est le « formé » : son être, c’est d’être, rien de plus.
« Formant » et « formé » n’ont aucune autonomie : ils sont inséparables au sein d’une monade ou forme, ou être.
Pour « voir » (observer) l’être, il faut briser la monade qui le constitue (briser sa supersymétrie, son indiscernabilité) par l’acte de mesure, acte humain, préréflexif, transcendant le rien, inexplicable, appelé « réduction phénoménologique ».
La mesure temporalise l’être (entre deux mesures, il ne se passe rien : il y a suspension de « jaugement », de jugement). Le temps naît de la mesure ; entre deux mesures, seul s’écoule le temps continu de l’espace-temps de la physique, qui est un temps mort, dispersion entropique. Le temps vivant (celui de la réduction de la fonction d’onde) est discontinu : il a la puissance du dénombrable. Il ne peut y avoir deux mesures simultanées car la mesure est temporalisation, la mesure fait le temps vivant : pas de mesure, pas de temps.
« Le vide et la monotonie allongent sans doute parfois l’instant ou l’heure et les rendent « ennuyeux », mais ils abrègent et accélèrent, jusqu’à presque les réduire à néant, les grandes et les plus grandes quantités de temps. Au contraire, un contenu riche et intéressant est sans doute capable d’abréger une heure, ou même une journée, mais compté en grand, il prête au cours du temps de l’ampleur, du poids et de la solidité, de telle sorte que les années riches en évènements passent beaucoup plus lentement que ces années pauvres, vides et légères que le vent balaye et qui s’envolent. »
(Thomas Mann, La Montagne magique, Chapitre IV, Digression sur le temps, 1924)
Les « paradoxes », tels ceux de la « localité », trouvent leur source dans la dissociation du temps et de la mesure, dans la confusion du temps vivant, spontané, ressaisissement toujours recommencé et du temps mort cosmique, déployé en espace. Nous y reviendrons.
La mesure révèle l’être qui se « manifeste » (se phénoménalise) en se dédoublant par un jeu de miroir réflexif: l’être regardé et l’être regardant, le reflet et le reflétant, l’état et l’étant, le point de vue et la vue, le formant et le formé, le repère et le repéré. Ces deux termes duaux n’ont pas d’autonomie, ils se co-jugent (ils sont conjugués) dans l’acte de mesure qui est discrimination déterminante.
La mesure introduit donc une structure réflexive dans l’être, à l’origine de toute activité scientifique, de tout savoir. La réflexivité manifeste (révèle) l’être, mais en l’écartelant, en séparant l’inséparable monade : l’être vu par la science est un être dé-composé, c’est-à-dire « analysé », un être désintégré, au sens mathématique du terme, un être machinal.
La mesure informe l’être par une réflexion qui caractérise le savoir : formant / formé, repère / repéré (ou encore champ / particule, hyperfonction / fonction, fonction / argument, épreuve / corps d’épreuve) : elle le rend probable. La réflexion est chosifiée par autonomisation de chacun de ses deux termes : par exemple une « vibration » mettant en jeu « quelque chose qui vibre » dans un « milieu vibrant » (l’« onde » qui ondoie dans l’ « éther » des physiciens).
Les différents « formés » sont synthétisés, c’est-à-dire « posés ensemble », mis en présence, sur fond d’espace de représentation (lieu où peut se situer « quelque chose ») : la représentation spatialise l’être et est à l’origine du « il y a ».
Un espace particulier (engendré par un certain type de mesure, consistant à voir « ceci » et non « cela », autrement dit correspondant à une certaine vision du monde) est structuré par cette mesure, qui le dote d’une métrique, à condition que la jauge ne soit pas nulle ; cette structure est unitaire : elle assure la symétrie du « ceci » par rapport à cette mesure ; le « ceci » ou « forme » doit être préservé par la mesure : c’est l’invariant de la métrique. Mesurant et mesuré se co-définissent par l’intermédiaire de leur invariant, la jauge. La jauge permet l’invariance d’une vision du monde. Elle permet l’unification.
Aucun « invariant » n’est absolu, il est toujours relatif à la mesure dont il est l’invariant : il constitue l’essence du « ceci », forme particulière de l’être que la mesure préserve, permet de voir, d’observer. L’invariant n’est pas premier, il découle de l’acte de mesure et correspond à une vision particularisante et réductrice du monde, une vision différenciatrice d’arbitraires degrés de liberté.
L’être n’acquiert d’essence qu’à condition d’être mesuré, c’est-à-dire sorti du néant et porté à l’existence (ex-isté) par la réalité humaine : l’existence précède l’essence et la conditionne. Cette sortie du néant, ou ex-istence, est à l’origine de l’apparition et constitue le phénomène.
Il n’y a rien « derrière » le phénomène : le phénomène est simple révélation particularisante et réductrice de l’être par l’acte préréflexif et transcendant de perception conduisant à une mesure temporalisante associée à une représentation spatialisante de l’être ainsi informé. L’information de l’être est pure réflexivité formant/formé : formant et formé sont des corrélatifs, leur essence est la forme (l’ « eidos » ou idée platonicienne).
L’acte de perception par lequel s’effectuent la mesure et la réduction phénoménologique qui l’accompagne (la décohérence ou réduction de la fonction d’onde des physiciens) précède la réflexion: il est préréflexif, inaccessible à la science et la conditionne.
Un espace de représentation acquiert une structure d’espace vectoriel euclidien complexe gradué par l’intermédiaire de quatre « opérations »:
L’
addition
(+) qui formalise la détotalisation de l’être, sa désagrégation (analyse) en une
collection dénombrable de formes,
et permet la synthèse, recomposition ou « superposition » de ces formes au sein de leur espace de représentation en dotant celui-ci d’une structure
fermée
de groupe. Le nombre de formes est appelé
dimension
de l’espace de représentation.
Le
produit intérieur
(temporalisant) ou « scalaire » qui permet la décomposition d’une forme en « formant » et « formé ».Le produit intérieur nécessite le choix d’une jauge temporelle scalaire
non nulle
et introduit une métrique dans l’espace qu’il dote d’une structure euclidienne hermitique (unitaire) locale.
Le
produit extérieur
(spatialisant) ou « vectoriel » qui permet la composition ou complexification de plusieurs formes élémentaires en une forme « complexe » autonome au sein de laquelle les formes élémentaires ainsi composées ou complexifiées perdent leur autonomie et sont en cohérence, organisées, intriquées. Le produit extérieur nécessite le choix d’une jauge spatiale vectorielle
non nulle,
et dote l’espace d’une structure symplectique ou complexe (symétrique/antisymétrique ou paritaire) globale et graduée.
Le
produit mixte
temporo spatialisant associe le produit intérieur au produit extérieur en un
double jeu
de miroirs conjugués temporohermitiquement par et spatialo-paritairement par
ε
. Il dote l’espace de représentation à la fois d’une
courbure,
correspondant à une structure métrique locale (hermitique) et d’une
torsion,
correspondant à une structure globale (complexe ou symplectique).
Ces quatre opérations peuvent se résumer en une seule : la différenciation des degrés de liberté correspondant à une vision du monde au moyen d’une jauge temporo-spatiale non nulle. Nous y reviendrons.
L’addition est commutative (indifférente à l’ordre de ses termes). La dimension d’un espace est un cardinal.
Les produits (intérieur et extérieur) ne sont pas commutatifs (ils dépendent de l’ordre de leurs termes) : ce sont des ordinaux. Ils sont anticommutatifs au moyen respectivement de la conjugaison temporelle hermitique (i) et de la conjugaison spatiale paritaire (ε) qui distinguent les formes bosoniques (symétrisées, paires, insensibles à l’inversion du temps, à l’origine de la causalité, des « lois immuables ») et leurs corrélatifs les formes fermioniques (antisymétrisées, impaires, sensibles à l’inversion du temps, à l’origine des « choses » qui obéissent à ces lois).
Le produit intérieur et le produit extérieur sont corrélatifs, reliés par une relation de fermeture ou compacité:
L’intérieur et l’extérieur ne peuvent se confondre qu’à jauge nulle : l’un se différencie alors en lui-même, il est néant, l’ « Un immobile » parménidien.
En résumé, l’être temporo-spatialisé, ex-isté du néant, est réfléchi par un double jeu de miroirs. A l’intersection de ces deux miroirs, lorsque temps et espace ne sont pas séparés, il n’a d’autre propriété que d’avoir un intérieur et un extérieur, c’est-à-dire d’être présent à lui-même : il est « soi pour-soi » (voir annexe 1). Cet être est représenté sur fond d’espace supersymétrique.
Les espaces supersymétriques correspondent aux relations:
Ces espaces n’ont pas de tropisme (ils ne distinguent pas la « direction », ne connaissent pas l’angle). Ils sont dits « dégénérés ». Les opérations sur ces espaces de représentation supersymétriques sont régies par des algèbres grassmanniennes dans lesquelles les générateurs de rotation γ satisfont la relation d’anticommutation
Dans un espace supersymétrique les superformes bosoniques, bosons associés à des superpartenaires fermioniques appelés bosinos, et fermioniques, fermions associés à des superpartenaires bosoniques appelés s(uper)-fermions, correspondent à un formant qui est l’ « extérieur » et un formé qui est l’ « intérieur ». Il n’y a ni séparation tempsespace, local-global, courbure-torsion, masse-spin, bosonfermion, champ-particule.
Chaque état d’une forme supersymétrique correspond à une charge égale à n(1 + iε), le conjugué étant n(1 − iε). n est un nombre entier qui quantifie la forme et la rend analytique.
L’invariant de la forme est le produit de la charge par sa charge conjuguée,
Cet invariant des formes supersymétriques, proportionnel au carré de leur charge, est un scalaire correspondant au carré de l’énergie. Il résulte de la brisure de symétrie du néant Ø et de la conjugaison « vide/plein » ou encore « intérieur/extérieur » qui en est la conséquence. Il associe un rayonnement sortant d’énergie positive à un rayonnement entrant (ou anti-rayonnement) d’énergie négative. L’énergie positive correspond au futur, l’énergie négative au passé.
La conjugaison vide/plein est un avatar de la conjugaison originelle rien/quelque chose résultant de la brisure de symétrie (ou négation) du néant. Cette conjugaison est à l’origine du concept d’« énergie du vide », concept inexplicable et inaccessible à la science. De ce vide « sort », par brisure du rayonnement supersymétrique, la matière sous ses différentes formes. C’est la « fluctuation du vide » des physiciens.
Lorsque l’être est présent non plus seulement à soi mais aussi à d’autres êtres, l’espace se sépare du temps : la supersymétrie de l’espace est brisée. L’être est à la fois poursoi et pour-autrui (voir annexe 1). Il est représenté sur fond d’espace symétrique.
Si la supersymétrie est rompue, l’espace devient simplement symétrique, avec :
Les opérations sur ces espaces de représentation symétriques sont régies par des algèbres cliffordiennes dans lesquelles les générateurs de rotation γ satisfont la relation d’anticommutation
La dégénérescence de l’espace est levée et il est possible de distinguer les directions, les angles.
Les états des formes symétriques correspondent à des charges dont le conjugué est
Leur invariant est εn : il correspond à l’énergie-masse mais n’est pas commensurable avec la charge « symétrique » du fait de la présence de la racine carrée qui est un irrationnel.
D’où l’insurmontable difficulté de la physique fondamentale à unifier la physique des charges symétriques quantifiées (les « forces électriques » orientées : électromagnétique, électrofaible et électroforte) avec celle de l’énergie-masse (la « force de gravité » sans orientation) : cette difficulté rappelle celle à laquelle se heurtèrent les géomètres grecs découvrant le scandale de la racine carrée, irréductible à un nombre rationnel, et qu’ils appelèrent justement « irrationnel ».
La brisure de la supersymétrie fait apparaître une double conjugaison : la charge s’exprime sous les deux formes conjuguées
correspondant au rayonnement sortant, d’énergie positive correspondant au rayonnement entrant, d’énergie négative
Chacun des deux rayonnements « se brise » en matière et antimatière, l’une étant conjuguée de l’autre par l’intermédiaire de i ou ε: la brisure de la supersymétrie conduit à la séparation du temps et de l’espace et corrélativement à l’ « apparition » de la matière qui se « découple » du rayonnement.
De même qu’il faut distinguer deux rayonnements, il faut distinguer deux couples de matière/antimatière : matière/antimatière « blanche » et matière/antimatière « noire » (voir annexe 1). La matière blanche est la matière du futur, la matière noire est la matière du passé. Elles sont inséparables, se co-fondent et se co-jugent (sont conjuguées).
Cela conduit à la relation d’invariance
dans laquelle C représente le signe de la charge, P la parité de la courbure de l’espace, et T le signe du temps.
L’édifice comporte donc trois niveaux incommensurables (ceux de la triade biblique poids-nombre-mesure ou de la succession hésiodique Ouranos-Cronos-Zeus) algébrisés par l’intermédiaire del,1 ε et i :
niveau en
n
2
de la super-masse,
niveau en
n
de la masse,
niveau en de la charge « électrique »
séparant le tout en rayonnement, matière blanche et noire, matière et antimatière (voir annexe 1).
Il en résulte la nécessaire distinction entre deux espaces de représentation « chiralisés », d’orientation (indiquée par la « règle du bonhomme d’Ampère ») différente : un espace « gauche » pour la matière blanche (matière du futur) et un espace « droit » pour la matière noire (matière du passé). Ces deux espaces sont doubles miroirs l’un de l’autre : dans l’espace de référence de la matière blanche, nous avançons en regardant devant nous, dans l’espace de référence de la matière noire, nous avançons à reculons, ou « tout droit mais en regardant dans le rétroviseur ». La gravité est attractive dans l’un et répulsive dans l’autre. Ces deux espaces se déterminent l’un par l’autre, se co-définissent, leur essence (invariant) est le carré de l’énergie-masse, qui se brise en masse positive dans l’un et négative dans l’autre. La masse du futur est positive, la masse du passé est négative.
Oublier le caractère inséparable de la matière blanche du futur à masse positive et de la matière noire du passé à masse négative
rend impossible tout bouclage du bilan énergétique de l’univers,
amène à considérer la matière blanche (celle de l’univers de la physique classique) comme un absolu autonome équilibré en soi, alors qu’elle est corrélative de la matière noire et que l’équilibre doit être considéré au niveau de l’ensemble : « ce qu’il y a » ne peut se définir que par référence à « ce qu’il n’y a pas » et vice-versa,
amène à considérer à tort que l’espace est ambidextre,
entraîne certaines incompréhensions liées à l’inversion du temps.
Nous y reviendrons.
La brisure de la supersymétrie est fondamentalement distinction de la direction. Elle n’a aucune « cause » sinon l’acte humain gratuit qui l’institue par création arbitraire de degrés de liberté. L’en-soi devenu pour-soi par la première brisure de symétrie devient pour-soi et pour-autrui par la deuxième brisure de symétrie (voir annexe 1).
La brisure de la supersymétrie n’est pas temporospatialisée, mais au contraire temporo-spatialisante : elle sépare le temps de l’espace en entropisant l’espace-temps. Ce faisant, elle « crée » la masse, qui est « localisation » de l’inertie, corrélativement à un espace « isotrope » qui permet cette localisation : masse et espace isotrope se définissent l’un par l’autre, ils se co-fondent.
En résumé, une vision du monde temporo-spatialisée résulte de trois brisures de symétrie pré-réflexives, inaccessibles à la science :
une brisure supersymétrique « énergisante » qui disloque le néant en rien/quelque chose, à l’origine de la supersymétrie S(0), distinguant le 0 du 1, associée à une cardinalité , correspondant à la puissance du dénombrable,
une brisure symétrique temporalisante, qui dichotomise le tout en parties, à l’origine de la symétrie U(1), distinguant le 1 du 2, associée à une cardinalité correspondant à la puissance du continu (voir plus loin),
une brisure symétrique spatialisante, qui divise le un en multiples, à l’origine des symétries SU(2) et SU(3), distinguant le 2 du 3, associée aux cardinalités (puissance du séparable) et (puissance du non séparable).
Ces quatre brisures de symétrie fondamentales écartèlent, différencient le néant en corrélatifs rien/quelque chose, tout/partie et un/multiple. Elles correspondent, dans la philosophie du penseur cachemirien médiéval Abhinavagupta, aux quatre degrés de la parole se déployant dans l’espacetemps : parole suprême de l’indifférencié atropique (soi ensoi), parole voyante à orientation indifférenciée de l’intention intuitionnelle (en-soi pour-soi), parole moyenne de la pensée discursive inexprimée (en-soi pour-soi et pourautrui à jauge nulle), parole étalée manifestée dans le langage articulé (à jauge non nulle). Elles se reflètent dans le graphisme de la lettre A de l’alphabet devanāgarī
L’espace-temps qui en résulte permet la mesure qui est partition dénombrante ou dénombrement partitif à condition que la jauge ne soit pas nulle. Mais le néant est à la fois rien et quelque chose, tout et parties, un et multiple, inséparable et indivisible.
Par « décompression » de l’espace-temps, les formes « éternelles » de la supersymétrie se « dynamisent », acquièrent un « potentiel », des possibilités, peuvent se rencontrer, se transformer, autrement dit interagir. Elles deviennent « situées ». Nous y reviendrons.
La jauge est l’essence de la mesure, à l’origine du couple mesurant/mesuré, dont les deux termes sont conjugués (se co-jugent) : on ne peut définir indépendamment le mesuré et le mesurant, le signifié et le signifiant.
La jauge est arbitraire : son choix est libre, mais elle doit être non nulle pour être opératoire, c’est-à-dire actuelle et non seulement virtuelle, en puissance.
Si l’on adopte une jauge non nulle, les variables conjuguées sont reliées par des relations d’incertitude, du type
a. b ≥ 1
Ces relations d’incertitude, à la base de la physique quantique, traduisent simplement le fait qu’il est impossible de transformer un espace plat en sphère, l’infini en fini, et vice-versa. Elles représentent le prix à payer pour pouvoir travailler en repère « orthogonal ». Elles transforment le point en pixel, sont à l’origine des « normalisations », des espaces hilbertiens et des matrices densité. Elles sont à la source de l’atomisme démocritéen alors qu’un être non « coupable » ne peut être jaugé qu’à l’aune d’une jauge nulle.
Cela entraîne de ce fait une cascade d’inconvénients pour les physiciens, tels que la limitation de la vitesse de la lumière, la restriction des espaces de représentation aux espaces normalisables (hilbertiens). Là se trouve l’origine des divergences (cauchemar des physiciens), des interférences, de l’épaisseur des raies spectrales, de l’aléa, des frottements, du chaos, des cônes de lumière, des trous noirs, de l’inséparabilité, conséquences de l’interdépendance des générateurs en cas de jauge non nulle.
Une jauge non nulle a pour conséquence inévitable d’introduire le « flou » dans toute opération de mesure et donc dans le savoir. La théorie (« ce qui est d’inspiration divine ») devient modèle (ce qui est « jaugeable »).
La science est placée devant le dilemme d’être exacte mais non mesurable, ou floue et mesurable. Le certain n’est pas probable. La mesure à jauge non nulle, qui vient par la réalité humaine, décompacifie, disloque l’être : elle est « de trop ». Elle est créatrice de trous, de déchirures, et doit masquer ces discontinuités ou singularités en les habillant par la censure cosmique. Nous y reviendrons.
Zénon d’Elée a exprimé cette cruelle alternative par ses fameux « paradoxes » de la flèche volante et de la course d’Achille et de la tortue.
Suite à la nécessaire adoption d’une jauge non nulle, toutes les « constantes fondamentales » de la physique sont en relation d’incertitude (symplectique) avec leurs conjuguées et aucune ne peut s’annuler. En particulier, la vitesse de la lumière ne peut être une constante absolue : elle est en relation symplectique avec la masse entraînant l’inégalité m2. c4 ≥ 1. Cette inégalité est à l’origine de l’artifice d’« évaporation » des trous noirs par rayonnement. Les trous noirs, comme les arcs-en-ciel, sont des mirages qui apparaissent ou disparaissent selon l’angle sous lequel on veut les regarder (voir annexe 2).
Le conjugué de l’énergie est la durée, quantifiant la temporalisation. La jauge originelle correspondant au couple durée/énergie est l’unité d’action (la constante de Planck h).
