Duos Indécents - Amélie Moigne - E-Book

Duos Indécents E-Book

Amélie Moigne

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Beschreibung

Excitée par le père de ma meilleure amie:  Le séduire et l'obtenir 


Lucy emménage dans son premier appartement toulousain, au sein d’un immeuble qu’elle connaît très bien : c’est là que sa meilleure amie a grandi. Dans cette habitation de plusieurs étages, vit toujours le docteur Nogaro, père de son amie, veuf et bel homme d’une quarantaine d'années.

Rapidement, Lucy va découvrir les plaisirs du médecin. Elle qui a toujours fantasmé sur lui, va se demander une chose : et si elle lui montrait à son tour, ses indécences ?
Découvrez un jeu de gourmandise et d’érotisme où le sexe et la lubricité emporteront ce duo improbable au delà de ce qu'ils avaient imaginé.


Dressé par ses soins: Apprendre à obéir et aimer ça

Au cœur du village de Beaulieu sur Mer, Damien, beau gosse aux allures de Bad Boy, est prisé par les femmes. Sexy connard, il ne doute d’aucune de ses capacités pour les séduire et leur faire faire ce qu’il veut.
Toutes tombent sous son charme.
Toutes ?
Pénélope semble être l’exception à la règle, mais Pénélope est une Domina assumée.
Un jeu dangereux va s’installer entre eux, entre défis et soumission, il va se plier pour la faire sienne. Mais… et s’il aimait obéir ?


À PROPOS DE L'AUTEURE


Amélie Moigne n'a pas d'âge, elle est une plume libre, écrivant les plaisirs qui traversent ses pensées. Ces romans sont les scénarios indécents qu'elle partage avec gourmandise avec ses lecteurs... Apres son best-seller, Soumise à l'assistant de son mari, elle nous dévoile à présent une nouveau roman addictif.

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Veröffentlichungsjahr: 2023

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Excitée par le père de ma meilleur amieLe séduire et l’obtenir

 

 

 

 

 

 

 

 

Amélie Moigne

 

Prologue

 

Le quartier des Carmes est un quartier riche de Toulouse, bordant le fleuve de la Garonne. Il se trouve là-bas un petit immeuble de quatre étages à la façade de briques rouges et aux allures vieillottes. De grandes fenêtres le décorent ainsi que des moulures sur les balcons. Des rambardes en fer forgé accompagnent les ouvertures et les soulignent. Comme n’importe quel bâtiment, il est habité par différentes familles et personne. L’intérêt de ces appartements est simple : ils seront le théâtre de notre histoire…

Possédant une petite cour intérieure et privative, permettant à tous de profiter d’un espace quand les beaux jours viennent, il est un modeste havre de paix dans la ville.

Au rez-de-chaussée se trouve la loge de la concierge. Arrivée d’Ukraine, Madame Klimenko Ava est une plantureuse créature d’une trentaine d’années, aussi gentille et douce, que belle et légère. Cela fait trois ans qu’elle habite ici et qu’elle a dégoté cet emploi. Elle a repris le boulot de Mr Anger, un vieil homme aujourd’hui partit en Ephad.

On peut situer à ce niveau, le cabinet médical d’Antoine Nogaro, médecin généraliste. Il y reçoit ses patients sans pour autant les faire pénétrer la cour privative, une porte donnant sur l’extérieur leur permet de rentrer directement dans le hall du cabinet.

Les voisins apprécient avoir un praticien dans l’habitation, parents comme non-parents, le docteur Nogaro est disponible. Il aime aider son prochain et rassurer les plus stressés. Dans la mesure du raisonnable…

Fort heureusement, jamais personne n’a franchi de limites à ce niveau.

Au premier étage, trois appartements de type F2 ou F3 se partagent le palier. L’un sert à un AirBNB et reçoit des visiteurs de manière irrégulière. Cela n’a pas forcément fait plaisir à l’ensemble des propriétaires, mais ils y sont faits ! Avaient-ils le choix ? De plus, mieux vaut voir le bon côté des choses : il aurait pu y avoir trois AirBNB.

Selon Monsieur Chirac — rien à voir avec le président — vieillard du quatrième, cela aurait pu être pire : il aurait pu y avoir des Arabes. Oui, monsieur Chirac est un vieux con raciste. Cet ancien militaire à la retraite et veuf vote front national. Il a un horrible Jack Russel teigneux et semble être le premier à dénoncer les problèmes de toutes sortes ! Il aime la tranquillité et voit tout d’un mauvais œil…

Son grand fils, qui est venu habiter chez lui après un divorce difficile n’est pas aussi désagréable. Il est même assez plaisant. Mais il ne peut gérer son père, il doit plutôt se taire et faire des sourires polis afin d’éviter tout conflit qui lui coûterait une mise à la porte.

Enfin, bref ! Au premier, l ’AirBNB, un appartement qui va être loué, et celui de deux jeunes trentenaires, Mademoiselle Sarah Parlerme, banquière et Lara Barthelemy, institutrice. Ces deux comparses se sont trouvés via des amis il y a quelques années. Devenues de grandes copines, voire des BFF, elles aiment vivre en colocation. Cela réduit les charges et cela permet de beaux souvenirs !

Au second réside le médecin qui a acheté tout le palier : Monsieur Nogaro. Demeurant là depuis plusieurs années, il a fait sa vie dans cet immeuble. Et cela depuis les deux ans de sa fille. L’appartement était par ailleurs un cadeau familial. Le docteur est issu d’un milieu bourgeois plutôt à l’aise financièrement, les galères de l’existence n’ont jamais été celles de l’argent…

Au troisième vivent les Seyes, une fratrie avec deux enfants. Le père gagne bien sa vie, ainsi ils ont le luxe que la mère soit une femme au foyer. En face, Monsieur Kirsh, un conseiller juridique approchant la quarantaine et qui a ses gamins un week-end sur deux, divorcé depuis trois ans, il a gardé l’appartement à la séparation, tandis que sa femme a refait sa vie avec une autre femme. Mieux vaut ne pas l’engager sur le sujet, il n’est pas homophobe, comme il le dit, mais tout de même… sa fierté en a pris un coup et il peine à digérer les choses !

Au quatrième et dernier étage vivent Monsieur Chirac et son fils Baptiste, voisin de palier de Monsieur Armand Manneli. Pianiste virtuose du conservatoire qui a hérité l’appartement de sa grande tante. Il ne reste, à cet étage, qu’un jeune couple à vous décrire : Hector Hermann et sa fiancée Annabelle Piratz. Si cette femme n’a jamais été très charmante, elle est une plaie d’Égypte depuis qu’elle est enceinte ! Les hormones comme on dit…

Voici donc le décor de notre histoire. Et si nous nous concentrions sur la nouvelle arrivante ?

Chapitre 1Lucy

 

Mon premier appartement !

J’ai de la chance, le loyer est raisonnable pour un tel endroit ! Bon, cela appartient à un ami de mon père, donc forcément, il ne m’a pas fait le prix fort, il a même été conciliant puisqu’il connait papa et puis cela l’arrange…

Comme il a promis de loger quelqu’un de convenable et qu’il sait que je suis une fille bien, il n’a pas plus réfléchi.

Entre nous, il ne me connait pas réellement, mais je suis quelqu’un de sérieux et qui ne cherche pas à faire n’importe quoi. Donc…

J’ai adoré ma visite de l’appartement ! Je n’aurais pas pu trouver à y redire : il est neuf, bien agencé et très lumineux ! Idéal pour une jeune femme célibataire. Cet immeuble, j’y ai passé une grande partie de ma vie depuis que j’ai 10 ans en tous cas.

Ma meilleure amie, Chris, habitait ici. Techniquement, elle y habite toujours, mais elle est en année Erasmus. Son père est encore là : Antoine. Je me suis en général bien entendu avec lui, comme j’ai souvent un peu bavé sur lui. Mais en même temps, comparé à mon paternel, il n’y a pas photo.

Une sorte d’Henry Cavill aux yeux verts et à la mâchoire volontaire. Belle stature, belle carrure et sourire fossette à faire se damner la plus prude des femmes. Enfin, c’est ce que je pense ! Malgré ses binocles qu’il a sur le nez qui lui donne des airs d’intello, il a aussi une allure virile avec des muscles finement travaillés.

Durant toute mon adolescence, j’ai bavé sur lui. Ainsi qu’une grande partie de nos copines de classe ! Quelle gamine immature aurait réagi autrement ? Surtout qu’à des âges un peu saturés d’hormones, on se fait rapidement des idées avec les beaux mecs. Un sourire et paf, on est persuadée qu’il n’ose pas, qu’il veut nous séduire, qu’on a compris un truc, alors que pas du tout. Autant dire que c’était le fantasme adolescent de l’homme adulte. Homme qui ne nous a jamais regardé autrement que comme à des gosses à qui il faisait des crêpes…

Enfin bref, comme il a eu ma pote à dix-neuf ans, cela fait de lui un attirant quarantenaire. Avec mon père qui approche de la soixantaine, je n'ai jamais cet homme dans le rôle du papa… il l’était hein, mais… passons. Le fantasme adolescent, heureusement, j’ai grandi depuis…

Ce n’est si vieux, certes, mais j’ai arrêté de me faire des films. Mes hormones s’intéressent à des gars de mon âge que je peux réellement avoir !

Pour vous en dire plus sur moi, je suis la dernière de ma fratrie. Mes parents m’ont eu tard. Mais cela ne me dérange pas, j’ai été chouchouté !

Alors que mes frangins, trop grands, quittaient la maison, j’avais toute l’attention nécessaire pour faire ma vie.

Cela ne veut pas dire que je suis une conne capricieuse, j’ai plutôt la tête sur les épaules. J’ai un petit boulot à côté de mes études d’histoire de l’art, certes, c’est un mi-temps très arrangé au bureau de papa, mais c’est un taf quand même. Il ne souhaitait pas me donner de l’argent sans raison, ainsi, il a « trouvé » une bonne idée.

Papa est un peu un papa gâteau avec moi. Ma mère le lui dit souvent, moi aussi, mais bon, on ne le changera pas.

Il est ami avec Antoine, ils font du squash ensemble. Ils se sont connus via leurs femmes autrefois. Elles étaient de très bonnes copines malgré les dix ans de différence d’âge. À la mort de la mère de ma meilleure amie, nous avons été présents pour eux, enfin, surtout mes parents pour garder Chris et soutenir Antoine…

Mais bref !

Aujourd’hui, j’emménage !

J’ai engagé une bande de potes pour m’aider. Nous avons été une dizaine à porter et transporter des cartons, et plaisanter. Cela a fait un peu de bruit, mais je pense que l’on n’a pas dérangé trop de monde. Nous avons débuté à dix heures, finis à quinze et même si on a parlé fort dans les escaliers, personne ne s’est plaint. Il n’y a que le vieux Chirac qui m’a regardé de travers avec son vieux chien quand il est passé. Je crois qu’il ne m’a pas reconnu, lorsque j’ai dit bonjour, il a reniflé et détourné les pupilles. Bizarre, sans mauvais esprit, il devrait apprécier de saluer les blondes aux yeux clairs…

Peu importe, ce « premier contact » ne va pas me lever ma joie !

J’adore l’appartement, je l’ai déjà évoqué…

Mais les grandes fenêtres, la pièce à vivre, la chambre… c’est assez beau et je suis pleinement contente ! Il faut reconnaître qu’il n’est qu’à l’état larvaire de ma prise de territoire, mais j’ai mille idées. Donc autant continuer, monter les meubles, penser à l’agencement et faire de mon dimanche, demain quoi, un jour bien rempli !

Je vais pouvoir passer ma première soirée chez moi !

Toutefois je vais d’abord aller voir le père de mon amie ! Peut-être est-ce qu’il sait déjà que je suis la nouvelle locataire ? Ce serait dommage, j’ai envie que ce soit une surprise ! Pourquoi ? Rien, j’ai juste pour ambition de l’intéresser ? En tout bien tout honneur, bien entendu ! Je ne suis pas mécontente de créer des petits effets de styles…

Pour aller à son encontre, je n’ai pas la meilleure des allures ! Ma tignasse de boucle blonde est toute folle autour de mon visage, maladroitement réuni dans une attache qui ne fait plus trop son taf. Je porte ma salopette en jean et un crop top un peu sale, mais me voilà à grimper l’étage qui me sépare du sien !

Je sonne à la porte avec bonheur. Le tintement de la clochette — identique depuis des années — carillonne et me fait énormément de joie.

Je sais, j’ai l’air d’une gosse…

Tout le monde me dit que je suis trop choupie…

Lucy, la mignonne blondinette avec ses allures d’éternelle gamine, qui a des taches de rousseur sur le bout du nez et des yeux gris bleu de chipie. Jolie ? Je ne sais pas, je suis un morceau de fille filiforme, mais je me défends quand je ne suis pas en tenue de ménage.

Bon, par coquetterie, j’arrange mes cheveux. Mais je ramène ma main dans mon dos quand le cliquetis de la porte résonne après avoir entendu un qui c’est ? Il a regardé dans le judas, certainement, et vu que c’était moi.

— Lucy ?

Oh merde j’avais oublié ce sourire… qu’est-ce qu’il est craquant, surtout qu’il n’est pas rasé de prêt. Cela lui donne un air négligé absolument séduisant. En tous cas, il est étonné, mais heureux aussi. Cela se voit.

— Salut, Antoine, ça va ?

— Oui, qu’est-ce que tu fais là ? Entre !

— Oh non, non, je ne reste pas ! J’ai un appartement à ranger.

J’éclaire son air intrigué.

— Je suis ta nouvelle voisine !

Dans le fond, je suis plutôt contente de le prendre par surprise. Cela n’apporte rien de plus, mais j’aime bien faire mes petits effets comme je vous le disais.

— C’est toi la nouvelle locataire ?

— Oui !!

— Excellent ! Tu as besoin d’aide ?

— Probablement pour quelques trucs si tu as le temps ?

Je dis ça alors que je n’en ai pas besoin, mais je ne vais pas refuser de l’avoir à la maison et de papoter avec lui. Je sais, j’ai souligné que j’avais vieilli et grandis, je crois que j’ai un peu menti.

— Dans la soirée, cela te va ? J’ai deux trois trucs à faire !

— Parfait ! Bière fraiche et pizza en remerciement ?

— Tu connais mes goûts !

Me balance-il avec entrain et un clin d’œil !

Bien sûr que je les connais, me voilà aux anges, un petit signe de la main et je file finir ce que j’ai à faire !

 

Chapitre 2Antoine

 

Lucy rayonne comme d’habitude, elle a quelque chose cette fille qui attire mon regard un peu malgré moi. Cela fait longtemps que je ne l’ai pas vu, une petite année, puisque cela correspond au départ de ma puce à l’étranger.

Je ne considère absolument pas Lucy comme une seconde enfant. Je n’en ai aucune envie, maintenant qu’elle est adulte, encore moins. Je n’ai jamais été le père que de ma gamine !

Quand ma femme est morte, il y a quinze ans, j’ai joué le rôle de des deux parents, j’ai tout fait pour que Chris soit heureuse et je ne pense pas avoir merdé dans ma tâche. Elle est un peu exigeante et pimbêche aussi, mais c’est le cas de nombreuses jeunes filles. Lorsqu’elle était encore là, l’appartement resplendissait de vie, maintenant qu’elle est absente, c’est différent.

C’est moins vivant, plus terre à terre, on sent qu’un célibataire à la routine bien établi vit ici. Mais ce n’est pas désagréable. J’ai longtemps été triste puis j’ai tout simplement appris à faire avec. Que pouvais-je faire de plus qu’accepter ? Hum ?

J’ai choisi de faire ma vie de père et de me préserver un jardin secret. Pour le bien de Chris, je n’ai jamais retrouvé aucune femme. Elle ne l’aurait pas supporté. Je l’ai compris quand elle a très mal vécu la rencontre de quelques-unes. Je n’avais de toute façon pas assez d’amour pour en donner à ces créatures. Alors j’ai préféré être un papa et de garder mon espace masculin.

Comme j’ai toujours aimé le sexe, je me suis simplement contenté de cela… c’était ce qui m’avait uni avec Jessica d’ailleurs. Le fait était que nous étions assez indécents et dépravés. Sa mort ne m’a pas résigné, je n’ai juste pas retrouvé de femmes capables de me faire vibrer autant qu’elle. Mais j’ai souvent trouvé des partenaires et maintenant avec la mode des applications, je n’ai qu’à faire un mouvement du doigt pour repérer celle qui peut me convenir pour une nuit.

Queutard ? Oui, mais assez réglo, je suis en général clair sur mes intentions et je ne cache pas quand un corps me plait. Je préviens que je ne cherche pas plus loin que le plaisir.

En bref, je suis un mec lambda au final ! Je m’entretiens, je bosse et je sais que mon physique est mon plus grand atout. J’en joue parfaitement d’ailleurs. Je ne dissimule pas mon âge, j’aime bien les rides qui sont venues orner le coin de mes yeux et les quelques cheveux poivre et sel qui couronnent mon crâne. Chez un homme, cela plait !

Cependant, quelque chose me chiffonne : l’arrivée de Lucy dans l’immeuble. Notre maison est paisible, mais les secrets sont de polichinelles, je le sais, je n’ai aucun doute sur ça et cela me ferait chier qu’elle apprenne des trucs qu’elle rapporterait à Chris. Ma fille n’a pas besoin de savoir ce que je fais…

Elle n’a pas besoin d’envisager les perversions de son paternel et encore moins que…

— Je ne vous conviens pas aujourd’hui ?

L’accent ukrainien roule sur la langue de la concierge, agenouillée entre mes cuisses, elle me regarde d’une pupille désespérée. Ses deux belles loches sortent du tablier blanc qu’elle porte et la bave sur son menton brille. Elle me pompe le dard depuis une dizaine de minutes, j’avais tellement l’esprit ailleurs que je ne lui ai prêté aucune attention. Ma jolie Ava… je ne suis pas gentil avec elle.

La première fois que je l’ai baisé, c’était six mois après son arrivée, elle m’a demandé de l’aide, innocemment (mon cul) pour un truc chez elle. Quand elle est montée sur sa petite échelle que je tenais, j’ai remarqué qu’elle n’avait pas de culotte. Pour moi, c’était une invitation.

Ni une ni deux, je lui ai bouffé le minou avant de la sodomiser contre la modeste table en bois de son coin cuisine. Pourquoi sodomiser ? Vous verriez son cul ! Je ne pouvais pas résister.

Depuis, régulièrement je viens satisfaire les besoins de la femme seule et célibataire qu’elle est. Oh, elle a bien eu des petits amis entre temps, mais cela ne m’a jamais empêché de lui donner son plaisir et de prendre le mien. Si elle continue de me convier à coucher avec elle, c’est qu’elle en a envie. Ce n’est pas à moi de gérer ses relations et son subconscient sur le sujet. Certains diront que cela fait de moi un salaud. Je ne suis pas de cet avis.

Chacun voit midi à sa porte comme on dit, n’est-ce pas ?

— Vous avez l’air ailleurs Docteur…

J’adore qu’elle me vouvoie, cela me fait me sentir important. Avec son fort accent, c’est en permanence un beau jeu de rôle que nous faisons. C’est aussi probablement mon côté narcissique, je ne suis pas parfait. Qu’elle m’appelle Docteur, Monsieur et me vouvoie me donne l’impression d’être important.

Je ne dirais pas que je le suis, mais je suis quand même pas le dernier clampin du coin. Du coup, cela me flatte et me fait sourire.

— Pardonnes-moi Ava, tu es parfaite. C’est moi qui suis… bien vilain de ne pas te donner l’attention que tu mérites. Je ne vais pas te mentir, j’ai la tête ailleurs.

— Je peux faire quelque chose ?

— Hélas, je crains que même ton petit abricot poisseux ne réussisse pas à grand-chose.

— Oh…

Elle est déçue, ça se voit. Je suppose que je le serais aussi, si, à moitié nue, je me faisais un peu rembarrer par mon plan cul. Mais mieux vaut la franchise que de tirer sa crampe machinalement sans envie. Cela peut clairement être terriblement triste et vraiment passable comme affaire.

Je soupire, ah non, je n’ai pas envie. Je n’arrête pas de penser à Lucy qui vit ici désormais. Ce qui me dérange, c’est que je vais devoir faire attention à mes habitudes maintenant. Pour qu’elle n’aille rien répéter à Chris ou que cela gâche leur amitié parce que la blondinette sera gênée. C’est ce qui m’emmerderait le plus.

Chris adore Lucy, elle a été présente et jamais elles ne se sont embrouillées, donc si par ma faute la petite se fâche avec ma fille, je ne pourrais pas l’accepter !

Je range ma queue dans son pantalon et me redresse, essayant d’offrir un visage confiant et souriant à ma petite Ukrainienne. Elle ne boudera pas, je le sais. On s’amuse bien ensemble et on ne se promet rien, je me rattraperais en temps et en heure plus tard. Inutile d’en faire tout un foin !

Du coup… je lui tends la main pour qu’elle se relève et j’arrange doucement son tablier pour rentrer ses mamelles en dessous.

— Je sais ce que tu te dis, tu es un peu frustrée, mais tu sais quoi ? Je me ferais pardonner comme il se doit, promis. Je n’ai aucune envie de faire les choses avec toi machinalement juste parce que c’était convenu qu’on s’amuse.

— Je sais… c’est ce qui me plait avec vous Docteur.

Elle boude un peu quand même, je le vois à sa petite moue plissée qui est juste sous mon nez. C’est presque adorable, je dois dire et cela me provoque un sourire. Alors ma main part claquer son joli cul et j’attrape son menton pour l’embrasser avec lenteur. Tant pis qu’elle ait eu ma queue dans sa bouche il y a cinq minutes.

Liant ma langue à la sienne, je la relâche en soupirant.

— Tu es merveilleuse Ava !

 

Chapitre 3

 

Je ne connaissais pas son appartement, l’agencement est plutôt pas mal et c’est un bel endroit pour une jeune fille. Avec papa qui doit fournir le nécessaire, comme souvent, elle n’a pas grande inquiétude à avoir. Enfin, je n’ai rien à dire, ma famille a toujours veillé à ce que je ne manque de rien, plus encore quand je me suis marié jeune à une fille de très bonne famille.

Ils n’ont jamais su combien nous étions des gros dépravés qui ne méritaient pas d’aller à l’église avec ce qu’ils faisaient…mais bref, autre histoire.

J’ai quitté Ava pour aller prendre une douche et passer un bas de jogging gris avec un t-shirt au col en v qui me serre un peu. Je n’ai pas grossi de gras mais j’ai pris des muscles et je suppose qu’il me serre à cause de cela. Autant dire que Lucy a plutôt un joli spectacle…cela ne me déplait pas du tout qu’elle me reluque. Je vous l’ai dit, je suis un peu narcissique et j’apprécie spécifiquement me faire mater.

Surtout qu’avec ce pantalon un peu « mou », on peut apercevoir, selon la position, la poutre au repos.

Je ne vais pas jouer au vantard -en fait si- je ne suis pas mal monté, ce qui fait mon vice en même temps. Ma femme disait toujours que j’en avais une grosse et que cela expliquait mon côté queutard. Il aurait été dommage d’être bien proportionné et de manquer d’envie, quand même ! Mon sexe est ce qui compose ma libido, ce n’est par ailleurs pas toujours au top, certaines femmes s’inquiètent de voir arriver l’engin et prennent peur…mais passons !

Je disais donc que j’avais une tenue presque aguicheuse. J’aime bien me faire mater. Ce n’est pas grave hein ? J’ai bien entendu dit que cela me chagrinerait que Lucy se brouille avec Chris par ma faute, mais un peu de matage n’a jamais fait de mal à personne. Et pour mon égo c’est plutôt assez intéressant !

Je n’aimais pas spécifiquement que les jeunes amies de Chris, à l’adolescence, me tourne autours comme des abeilles. Je n’ai jamais aimé spécifiquement taper dans la jeunette, j’ai toujours trouvé cela fade. Ma gourmandise les préfére aux alentours des vingt cinq ans mais rien ne vaut en fait une femme expérimentée et de mon âge. L’éclate est clairement différentes, elles savent déjà beaucoup…et pas besoin de leur faire découvrir. Non que je n’aime pas de temps en temps initier une femme à des plaisirs, mais je ne désavoue pas le plaisir d’avoir une créature habituée aux plaisirs et qui sait tout ce qu’elle aime ou non !

Lucy n’est plus une gamine, de ce fait, qu’elle me mate ne me déplait pas. Plus elle vieillit, plus elle rentre dans les critères des femmes que j’aime bien. Physiquement j’entends. Je ne la connais pas plus psychologiquement que cela, mais je suppose qu’elle est toute aussi fleur bleue que ma fille. Chris est du genre romantique, qui aime qu’on lui sorte le grand jeu. Je le sais, elle a toujours largué ses copains dés qu’ils ne se montraient pas assez prévenants. Toujours à dire qu’elle voulait un homme aussi bien que son père. Je ne sais pas où elle a été péchée que j’étais un romantique ou autre, mais bon. Elle a probablement sublimé ce dont elle se souvient de ma vie avec sa mère. Je n’étais pas plus prévenant que cela, peut-être est-ce le fait que je n’ai jamais retrouvé personne qui la fait s’imaginer une blessure éternelle qui ne sera jamais consolée. Un truc du genre qui ferait une très bonne comédie romantique…

C’est agréable de discuter avec Lucy, je réalise qu’elle a changé en un an, enfin, j’en ai l’impression. Elle est drôle et pas la dernière pour les blagues d’humour noir. Ça, ça a toujours été le cas, et c’est aussi pour ce genre de chose que je l’apprécie. Elle me parle avec passion de ses études et semble plus adulte que je ne l’imaginais. Elle étudie les périodes historiques de l’art et pense se spécialiser dans les époques contemporaines, elle a un faible pour Andy Warhol et j’avoue que je n’écoute pas tous les détails. J’ai zéro attraction pour l’art, enfin, sauf les grands classiques. Je n’ai pas sa passion, c’est certain !

Cela fait deux heures que je m’acharne sur l’assemblage d’un buffet et m’agace de voir les instructions peu évidentes. Ikea me faisait déjà chier avant, là, j’avoue que c’est encore pire ! Je n’ai jamais été un gros manuel ceci dit, il ne faut pas s’en étonner : Mais vous savez ce qui est le pire ? Les portes…ça me gonfle, mais je le fais volontiers en discutant avec Lucy et en buvant de la bière.

Je ne sais plus comment on en a dérivé sur les films et spécifiquement ceux des super-héros mais on en est là !

-Pourquoi tu veux me faire voir les derniers Marvel ? Je ne trouve aucun intérêt à cette licence !

-Au moins les Gardiens de la Galaxie !

-Oh c’est tellement surcoté !

Le débat va bon train, cela fait quinze minutes que nous avons dévié sur les le sujet. Je ne suis pas un ultra fan mais je trouve l’univers sympa et j’ai un petit faible pour les séries sur Disney+. Sans grand étonnement, la miss préfère l’univers DC. Pourquoi, je ne sais pas, leurs films sont mauvais et je n’aime que la vieille série animée.

-Surcoté…je te jure.

-Je reste fan du Joker et de Batman. Je les trouve lisse chez Marvel, c’est les Boys Band des supers héros !

Là, j’avoue, elle me fait rire, je secoue la tête et je jure un peu en constatant que la porte n’est pas droite, mes yeux la regardent par-dessus mes lunettes quand elle pouffe un coup.

Rapidement, elle lève les mains en signe de reddition.

-Je ne me fous pas de toi, promis !

-Muai…je ne suis pas sûr de ça…

-Ecoute pose, je dois aller récupérer les pizzas au restau en bas, t’as bien mérité de t’arrêter.

Je hausse les épaules, cela ne me dérange pas de l’aider, mais j’avoue que je commence un peu à avoir faim. Mon ventre me trahit d’ailleurs et il gronde sans se faire prier. Lucy sourit.

-Allez je reviens.

Elle file.

Le restaurant d’en dessous est le même patron depuis vingt ans, ses pizzas sont les meilleurs du coin et c’est un petit italien sans prétention. J’adore ce qu’il fait et je ne suis pas mécontent de manger un truc qui vient de chez lui. On a gouté moult spécialité italienne chez lui depuis des années. Elle connait aussi bien que moi le plaisir gustatif de ce petit endroit.

Resté seul dans l’appartement, je fais mon curieux après m’être lavé les mains au lavabo de la cuisine, je déambule pour mieux réaliser son agencement. Contrairement à celui de ses voisines, il est un peu plus petit et n’a qu’une chambre. Cela me semble correct niveau espace.

Comme je suis seul et curieux de nature, je m’avance dans sa chambre avec des cartons à droite et à gauche, un est ouvert et laisse apercevoir quelques pièces de dentelles qui, je l’admets, attire ma lubricité.

Je suis dans le cliché à m’aventurer sur ce terrain là mais mes pas m’ont mené ici et je tire sur la première pièce qui me fait de l’œil. La surprise m’est entière quand je constate un tanga fendu avec des petits boutons perles pour fermer ladite ouverture. Tiens, je n’aurais pas pensé l’imaginer là dedans. Mes doigts me désobéissent (je ne suis pas très autoritaire avec eux) et continuent de fouiner. Je tire un string émeraude avec un faux pompon de lapine derrière, pas très gros mais cela me fait sourire.

Lucy est plus dévergondée que je ne l’imaginais…

Je ne me gène bientôt plus et tombe mon regard dans le carton, il y a des tas de choses et je ne peux m’empêcher de refermer mes doigts sur un shorty de dentelle violine pour admirer sa transparence. L’étoffe vient d’une boutique cher en plus. Je connais, j’ai un faible pour les tissus féminins, je les offre souvent à mes plans culs réguliers. La concierge en a quelques uns par ailleurs et je sais ce que ça vaut !

Dans un réflexe pervers, je ramène l’objet à mon visage pour le sentir. L’odeur de lessive et de propre me lèvent un peu de plaisir, je suis con, elle n’aurait pas mis son linge sale dans ce carton. Dans ma tête, je me dis, peut-être dans la salle de bain ? Et j’enfourne la lingerie dans la poche de mon pantalon distraitement pour aller vers la pièce de douche.

J’allume et constate deux trois cartons, du vrac et un panier à linge encore neuf. J’ouvre, curieux et rien. Bien entendu.

Face à ma propre stupidité (et obscénité je le reconnais), je referme et sors de là. Non mais à quoi je m’attendais ? Et surtout pourquoi faire ce genre de choses ? Surtout que deux secondes avant, je vous dis que je ne veux pas faire de conneries !

La porte d’entrée s’ouvre quand je reviens dans le salon, me laissant tomber dans le canapé, je souris à Lucy, elle a les pizzas à la main et un air radieux.

 

Chapitre 4

 

Couché sur mon canapé, il est presque minuit. Je suis rentré et j’ai laissé Lucy à son lit et à sa première nuit dans son appartement. Passer du temps avec elle, m’a permis de remarquer des petites choses adorable et bandante chez elle.

Ses seins sont maigres, ils pourraient certainement tenir dans ma paume. Ils pointent souvent, surtout quand elle parle d’art, je les ai aperçus une fois ou deux. Je n’arrête pas de me demander quelles formes ont ses tétons. Je parierais sur deux minuscules alvéoles très claires bien rondes. Mais je pense que l’un des deux est percé. J’ai observé un modeste rebond spécifique.

En plus de sa poitrine, j’adore voir son nez se plisser quand elle sourit ! Sa frimousse est charmante. Son excroissance nasale forme un petit mouvement vers le haut au bout, ce qui lui donne des airs de chipie.

Je passe une main sur mon visage, j’avise de l’heure et j’estime qu’il est trop tard pour convoquer une de mes aventures pour lui demander de venir me fatiguer. Je ne suis pas sujet aux insomnies, fort heureusement. Je n’ai juste pas besoin de dormir pour l’instant. Je devrais peut-être faire un peu de sport, mais j’ai la flemme ce soir, ça m’arrive. J’irais courir demain matin.

Je n’ai pas envie de mater un film ou de bouquiner. Je devrais me mettre au lit et simplement me perdre sur TikTok. Regarder des vidéos en scrollant à l’infini devrait suffire à faire venir la fatigue… je me redresse donc du canapé.

J’avoue, je pense encore à Lucy, j’ai focus sur ses petits seins et je ne parviens pas à me détacher de cette pensée, c’est débile, mais cela me plait. Je devrais probablement arrêter avant de partir sur un terrain que je ne veux pas arpenter.

En passant la main dans mes poches pour me gratter la cuisse qui me démange, je réalise que j’ai toujours la minuscule pièce de lingerie de ma nouvelle voisine. Je la dévisage en la sortant de là, et j’admire le tissu qui est entre mes doigts. Je souris.

Je souris parce que je suis un débile qui pique les culottes des filles. J’ai des allures typiques de vieux pervers non ? Cela me fait même un peu rire du coup je balance le sous-vêtement sur mon lit et me dirige vers la salle de bain ?

Après la toilette succincte du soir, à savoir brossage de dents, gant sur le visage et petite crème de nuit pour l’hydratation, je reviens simplement habillé de mon boxer.

Il ne fait pas encore assez chaud pour que je mette la clim, pas assez froid pour que les chauffages soient toujours actifs. Mais je vais ouvrir les fenêtres. C’est un temps idéal pour dormir avec la chambre ouverte sur l’extérieur. Entre les bruits du dehors m’apaisent. J’y suis lourdement habitué et le quartier bien calme me permet de profiter de quelques sons nocturnes. Miaulements de chats, voitures qui passent et rires de tardifs.

Quand je me mets sur le balconnet, pour observer la rue mon regard rencontre celui de la vieille d’en face. Elle n’est pas assez proche pour que le vis-à-vis soit dérangeant, mais je vois sa silhouette aigrie dans la découpe de sa fenêtre. Elle fume.

Jamais je ne l’ai croisé agréable.

C’est une vieille insomniaque qui râle tout le temps. Je le sais, elle vient à mon cabinet. Comme je le dis souvent, les vieilles carnes ont une sacrée santé, elle ne déroge pas à la règle d’ailleurs. Elle est plus en forme que la plupart de mes patients et elle pourrait leur tenir la dragée haute sur bien des points.

Dans un mouvement elle jette sa clope dans la rue et moi je me désintéresse pour aller dans ma chambre et me caler sur le lit. La lumière du chevet est éteinte. J’attrape mon téléphone et me concentre sur le défilé de vidéos idiotes et sans intérêts. Des femmes qui dansent, des gens qui s’exposent, font des challenges débiles entre deux narrations de faits divers ou de scandales d’influenceurs à deux balles. Rien de folichon, mais ça m’occupe.

J’espère piquer du nez à moment donné et sombrer dans le sommeil. Éclairé par la lueur du smartphone, je soupire. Bien au milieu de mon grand lit, je dois avouer que je n’ai pas spécifiquement de fatigue en vue. Mes pensées sont ailleurs, et quand mes doigts tombent sur la couette, je sens le tissu de dentelle que j’ai abandonné tout à l’heure.

Un sourire m’agite alors que je commence à triturer le tout, le faisant tourner entre mes phalanges. Je ne veux pas le regarder tout de suite. Je continue de scroller à l’infini, me détachant peu à peu de l’écran pourtant.

La dentelle est une matière ingrate, elle est belle, mais elle n’est pas aussi parfaite que le satin ou la soie. Je la trouve irritante, bandante quand même quand elle joue de contraste et de cache-cache, mais ce n’est pas ma texture préférée pour le toucher.

Dans ma pensée, je vais doucement à la rencontre de la silhouette de Lucy. L’idée du piercing me triture les méninges. Est-ce qu’elle en a réellement un ? Est-ce qu’elle en a d’autres ? Je me le demande en fait et je n’arrive pas à me décider. Je l’imagine me sourire, soulever son haut franchement pour me montrer ses petits seins. Cela me fait marrer.

Elle est trop jolie pour que je l’ignore et puis elle dégage quelque chose d’attirant. De sexuellement attirant en soit. Je ne peux pas le nier.

TikTok tourne, je cherche son profil avec curiosité pour la suivre. Elle a quelques vidéos de jeunes filles de son âge : elle danse, elle est avec des amis, elle fait des tests à la con avec les filtres. Je ne regarde pas…

Je ramène plutôt le tissu de sa culotte sous mon nez, il n’y a pas son odeur d’elle, seulement de lessive, mais j’essaye de me convaincre qu’il reste quelques vestiges.

Voilà, je bande.

La protubérance est sans équivoque sur le boxer. Elle s’élargit pour apparaître par le haut du sous-vêtement et se pose sur mon ventre, jusqu’à mon nombril. Ma queue palpite, j’imagine Lucy.

Je la vois dans ma tête, à quatre pattes devant moi, cette charmante pièce de dentelle épousant une jolie fente pulsante d’envie. Je la discerne m’aguicher plus que jouer à la petite prude, se glissant quelques doigts dans le slip pour s’effleurer et me tenter. Est-elle capable de faire ce genre de truc ?

J’ai délaissé le portable pour passer ma paume sur mon vier durci. J’hésite à continuer, mais je sais aussi que c’est peine perdue. Je n’ai jamais été un grand adepte du self-control et je prends plus de plaisir à dériver qu’à me concentrer sur les choses sérieuses.

Je discerne la blondinette rire, se glisser deux doigts et se pénétrer lentement. Ne pouvant déceler sa chatte, je vois seulement le tissu qui récolte la jouissance et j’inspire alors que dans ma réalité, mon sexe est dans ma main.

Je me masturbe distraitement, la lumière du téléphone éclairant le plafond, je le récupère pour lancer une vidéo d’elle. Dansant au milieu de ses cartons, elle l’a posté, il y a une heure et moi je la regarde se déhancher, heureuse de vivre, à fond, malicieuse et pleine d’entrain.

Ma vision obscène prend plus d’ampleur. Cette fois je lâche l’appareil téléphonique et, la culotte sur mon bas ventre, je m’astique. Non, je n’empare pas de la pièce de lingerie pour le faire, c’est un coup à finir la queue en charpie à cause de la dentelle : ça irrite sérieusement.

Quelques vas et viens de ma main sur mon pénis, de l’autre, je me triture les couilles lisses, un grondement de satisfaction me saisit. Je continue à l’imaginer en train de m’aguicher, sans que je puisse l'effleurer et je m’abandonne à ces gestes empressés d’envies.

N’étant pas du genre à me laisser porter par la tempérance, en tous cas, pas quand ça touche au sexe, je n’ai que pour idée de calmer le feu qui m’embrase le bas ventre. L’électricité parcourant mon corps tout entier, je me vois claquer son cul.

Des mots grossiers sont marmonnés de ma bouche, ils s’échappent malgré moi. La scène que joue mon esprit n’est pas du tout convenable, mais c’est aussi pour cela que je l’imagine.

Je suis dégueulasse de visualiser cette petite en train de me montrer son entrecuisse et se doigter. Mais putain ce que ça me plait ! Tant pis ! Imaginer ne fait pas le moindre mal. Alors, je continue de m’astiquer le poireau, m’installant plus confortablement dans mon lit.

Je n’ai sur l’instant, pas de grand cas de conscience à faire ça. Je ne réfléchis pas beaucoup quand l’envie me prend comme ça. Mais bon, je suis seul, dans mon lit et je ne fais de mal à personne. Demain je pourrais faire face à la miss sans me formaliser…

Je continue à l’imaginer en train de gémir, le corps agité de jolis petits sursauts de plaisir. Refermant mon emprise franche sur mon membre, je donne dans la force du poignet.

— Ah putain…

Je lâche un juron alors que j’accélère ma cadence, désertant mes testicules, je m’essouffle pour prendre le string et le sentir. Pas d’odeur, mais le geste m’excite davantage et je sens le frisson courir du bas de mes reins à ma nuque avant de jouir.

Mon sexe libère une large trainée de foutre sur mon bas ventre, remontant en des zébrures sur mon poitrail. Me voilà à chercher mon souffle. Endurant je le suis, mais j’ai eu si soudainement envie que j’ai foncé tête la première.

Regardant mon état, je peste, mais la fatigue est là au moins. La flemme me gagnant, j’utilise la pièce de lingerie volée pour m’essuyer et retomber dans les draps. Ça suffira, je me laverais en me levant tout à l’heure.

Et puis, cela me convient bien d’éponger ma queue avec tout ça. Je nettoierais la lingerie et j’irais la remettre dans ses affaires. Cette idée me plait bien. Je ne dois toutefois pas trop y penser sinon je vais devoir une nouvelle fois me calmer. Laissons plutôt le sommeil m’emporter.

Chapitre 5Lucy

 

L’appartement est niquel ! Et ça fait du bien ! J’y ai passé toute ma semaine, par petite touche après le boulot ou les cours. Je dois avouer que j’adore voir mon chez moi tout installé. C’est satisfaisant.

Papa a été ravi de découvrir tout le truc, je lui ai fait un appel en face time pour le rassurer. Je l’inviterais à déjeuner une bonne fois pour toutes dans quelque temps, il sera heureux. Je pense qu’il sera même fou de joie, un peu comme un gosse.

Il m’a félicité pour l’agencement et mes différents choix en matière de décoration. J’ai beaucoup ri quand il a trouvé le canapé fabuleux sans parler du frigo. C’est lui qui me les a offerts… mon père est bizarre des fois, il a ses petits traits d’humour. Un humour passablement étrange mais entre nous, il arrive à me faire rire tout étrange que soit cette part de lui !

Ma première semaine dans mon chez moi est parfaite. Je me suis plutôt bien organisée entre les cours et le boulot. Tout me ravit, genre, faire à manger ou bien les courses. Je pense que je suis dans la phase d’euphorie, le genre de moment qui fait dire que tout est beau et merveilleux.

Tout le sera plus encore dès que j’aurais déplacé mes dernières affaires à la cave. Et c’est ce soir, avant que le week-end ne commence, que je vais me faire ça !

Les deux gros cartons en main — téléphone, clé et tout le bordel — je prends l’ascenseur pour aller dans le hall et m’engouffrer par la porte de la cave pour y descendre. Une odeur d’humidité et de renfermé me balaye le visage. ! Je ne vais pas mentir, j’aime bien cette senteur. Cependant, il fait frais ici, probablement un truc lié au fait que ce soit en sous-sol ! Cela donne un effet de clim naturelle. C’est agréable ! Je viendrais me planquer ici l’été. (Ou pas)

Je galère parce que je ne trouve pas l’interrupteur. Peu importe, mon téléphone va me servir d’éclairage, j’ai envie de faire ça rapidement. Dans ma logique, c’est plus rapide d’utiliser mon appareil téléphonique plutôt que de chercher deux heures le bouton pour allumer.

Les caves sont numérotées en fonction des appartements et la mienne est tout au bout du couloir. Je galère un peu à circuler, car il y a des trucs entreposés sur le chemin, mais bon, j’y arrive, j’ouvre et m’engouffre.

Comme elle est vide de tout, je peux poser mes cartons paisiblement, même si ma tentative d’allumage se solde par un échec. Encore ! Forcément, il n’y a pas d’ampoule !

Pourquoi ne pas en avoir mis une ? Je me le demande, mais je ne vais pas chipoter ou encore réfléchir à ce genre de chose, j’ai mieux à faire que me poser mille questions à propos d’un éclairage manquant.

— Oh Antoine !

Le nez levé sur l’ampoule absente, j’ai l’air d’un suricate en pleine surveillance. Le gloussement de pintade qui me surprend fait que je tourne le visage vers la porte de ma cave. Ah elle s’est refermée. Je me rapproche et entends alors un peu plus précisément les rires étouffés d’une créature féminine. Enfin, je ne dirais pas que ce sont des rires, plutôt de légers gémissements retenus, qui semblent avouer qu’elle aime bien ce qu’il se passe.

— Antoine…

J’écarquille les yeux.

Attendez, il y a une femme avec Antoine ? Je n’en connais qu’un ici et vous savez tout comme moi de qui il s’agit : le père de mon amie. Qu’est-ce qu’il vient bécoter une gonzesse dans la cave ? Je tends un peu l’oreille pour essayer de capter des trucs, mais j’entends seulement la meuf soupirer comme une gourdasse.

Non, je ne suis pas jalouse ! Mais je suis clairement envieuse. Loin d’être la dernière à avoir des besoins sexuels divers, je me sens frustrée. Si je n’oriente pas mes idées vers un destin de copulation avec lui, je suis une fille normale et je ne vais pas dire que je ne l’envie pas !

Bon, je pourrais foirer leur rendez-vous scabreux et faire un gros bruit pour signaler ma présence. Ainsi, je leur laisserais le temps de se reprendre, de se rhabiller et zoup. Allez ! Je leur casse leur coup, niark niark, et je peux sortir des ténèbres.

J’hésite…

La lumière du couloir est allumée, je la vois sous la porte, donc, ça veut dire qu’ils savent où est l’interrupteur, eux. Je pourrais peut-être mater ? Je ne dis pas de me rincer l’œil de A à Z, mais…

— Tu mouilles déjà Julie…

— Arrête de me parler comme ça !

— Depuis le temps, tu as l’habitude non ?

J’écarquille encore les yeux. Je ne sais pas ce qui me choque… enfin, je ne suis pas choquée, mais la voix grave d’Antoine est autoritaire et celle de la femme, je la connais. J’ai envie de voir pour confirmer. J’ai… je ne sais pas, j’hésite, si j’entrebâille un petit peu, je pourrais probablement voire mieux. Comme ils chuchotent, ils essayent quand même d’être discrets, sauf que si je calibre mal mon interruption, je risque de les prendre en plein acte. Non ?

Me voilà à faire des calculs dans ma tête. Mais au fond de moi j’ai juste envie de leur casser leur coup. Parce que je n’ai pas envie que cette Julie en profite, parce que j’ai envie de foirer leur baise et que je ne veux pas rester là à faire ma voyeuse, ce n’est pas mon kiffe !

Bon, j’entrouvre ma porte. Je ne peux pas m’en empêcher, je veux savoir qui est cette femme et pourquoi elle accepte de se retrouver dans la cave avec Antoine ! (Comme si cette seconde partie de mes interrogations aurait si facilement une réponse !) Je ne suis ni jalouse ni possessive, c’est une curiosité maladive qui me donne envie de savoir, nuance ! Et puis, je suis sûre de connaître cette voix.

Je ne peux pas passer la tête, mais heureusement pour moi, comme la porte s’ouvre vers l’intérieur, ils ne risquent pas de m’apercevoir.

Le couloir est encombré, mais je distingue le dos épais d’Antoine. Sa silhouette massive plaque une femme contre une des portes de la cave. Je vois sa main glissée sous le haut, peloter allègrement son sein. Cela ne m’excite pas réellement, le voyeurisme n’est pas ma tasse de thé et il ne m’enthousiasme pas assez pour que je devienne toute chose : je ne suis pas l’héroïne d’un porno.

Heureusement pour ma curiosité, ils ne sont pas collés du côté opposé du couloir, sinon, je ne pourrais pas voir tout ça. Ils sont piles dans le bon angle et je réalise qu’il remonte sa mini jupe pour passer ses doigts en dessous. Il a lâché le nichon pour la doigter et il ne perd pas de temps à ce niveau.

Comme il se recule, du coup, je vois bien de qui il s’agit et là, je dois faire une drôle de tête. Surprise ? Ah oui ! C’est Madame Seyes, la mère de famille du troisième !