Emporté par Son Désir - dominique adam - E-Book

Emporté par Son Désir E-Book

dominique adam

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Beschreibung

Le jeune Christopher Andresso, 24 ans, vit une vie éparpillée. Il est étudiant. C’est un artiste. Un ami loyal. 

Et il doit se prostituer pour gagner sa vie. Il parvient à peine à tout concilier, survivant au jour le jour.

Puis une rencontre inattendue avec un homme superbe lors d’une fête de Noël bouleverse tout son monde. 

La dernière chose que recherche Christopher c’est bien l’amour. 

Mais parfois, même si vous ne le cherchez pas, l’amour vous trouve quand même. 

Que vous soyez prêt ou pas.

Nouvelle Érotique M/M très chaude...! 

Scènes hautement érotiques. Tabou et Sexuel.

(Nouvelle Érotique MM, Tabou, Gay M/M)

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Veröffentlichungsjahr: 2017

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Dominique Adam

Emporté par son Désir

Le jeune Christopher Andresso, 24 ans, vit une vie éparpillée. Il est étudiant. C’est un artiste. Un ami loyal. Et il doit se prostituer pour gagner sa vie. Il parvient à peine à tout concilier, survivant au jour le jour.

Puis une rencontre inattendue avec un homme superbe lors d’une fête de Noël bouleverse tout son monde. La dernière chose que recherche Christopher c’est bien l’amour. Mais parfois, même si vous ne le cherchez pas, l’amour vous trouve quand même. Que vous soyez prêt ou pas.

Décembre, à Salvador de Bahia : l’année universitaire était déjà bien entamée, et la saison touristique, terminée depuis longtemps. On aurait pu croire que le sérieux était revenu dans la vie de Christopher, alors que le climat devenu plus clément l’aidait à se concentrer sur ses cours. Mais le jeune homme était loin d’avoir un mode de vie classique. Sa famille l’avait littéralement renié lorsqu’il avait déclaré son amour pour son compagnon du moment, et bien que le garçon en question l’ait quitté depuis des années, il n’était jamais rentré dans son foyer d’origine ; il ne pourrait pas oublier le langage qu’on lui avait adressé dans ce moment particulièrement vulnérable. Il ne pourrait plus jamais leur faire confiance.

Alors, seul au monde, il s’était débrouillé, et n’avait jamais laissé tomber ses études d’art, qui étaient le grand amour de sa vie. Tous les ans, il présentait ses créations sur les chars du carnaval, et la foule qui le regardait de travers le reste de l’année l’acclamait haut et fort, pour une journée d’illusion et de rêve. C’était un vrai passionné, dont l’art faisait briller les yeux et étinceler le sourire. Il s’était refait des amis depuis, avait réappris à faire confiance, et il leur était entièrement dévoué, car il n’avait qu’eux au monde. Mais jamais il n’avait osé donner son cœur à nouveau. D’ailleurs, il se trouvait trop jeune pour se caser.

Et puis, il y avait son gagne-pain… Quel homme aurait accepté ça ? Le soir, après avoir fini de réviser ses cours, il se parfumait, passait un petit short en jean déchiré qui laissait voir la moitié de ses fesses, un t-shirt très décolleté, s’appliquait quelques faux tatouages, se passait du gel dans les cheveux, parfois quelques paillettes ; il montait sur ses chaussures à hauts talons, et descendait en sautillant les escaliers de son bâtiment de fac, un petit sac à main sur l’épaule… Tous ceux qui le croisaient pensaient qu’il allait danser en boîte, et le saluaient d’un petit sourire entendu ; entre étudiants, il n’avait jamais rencontré d’hostilité.

Mais il ne se dirigeait pas vers les quartiers où les jeunes de son âge faisaient la fête. Il allait vers la plage, les parkings devant les grands hôtels, les boulevards qui sortaient de la ville. Il arpentait le sol, avec un simple bas résille et un boa de plumes pour se réchauffer quand les nuits devenaient plus fraîches sous le vent marin. Il faisait le trottoir, comme on dit. Les véhicules s’arrêtaient, les vitres s’ouvraient, et il montait en mastiquant son chewing-gum ; quand il ressortait, il ne l’avait plus, et il boitait parfois un peu.

Mais il rangeait dans son sac à main quelques billets, et quand il en avait assez, il rentrait à la résidence étudiante, où il affichait à nouveau un sourire radieux pour éviter les questions. Il était souvent très tard ; il croisait moins de monde. Quand il avait un œil au beurre noir, ou même parfois la trace d’un coup de couteau qui avait déchiré ses vêtements, il s’arrangeait pour le cacher. Il rentrait se doucher, longuement, les yeux fermés sous l’eau chaude, en se répétant qu’il s’en était encore une fois bien sorti.

C’était sa vie, intense, brûlante parfois, mais jamais ennuyeuse. Il n’en avait pas d’autre, et ne perdait pas de temps à en vouloir une autre, puisque celle-ci fonctionnait. Parfois, il faisait des cauchemars et se réveillait en sursaut, après avoir vu aux informations le récit d’une agression horrible, qui s’était terminée par la mort d’un jeune homme tel que lui. Mais comme il dormait toujours seul, personne n’était au courant ; et au matin, tout était oublié [...]