Estienne PERRET - XXV FABLES - Estienne PERRET - E-Book

Estienne PERRET - XXV FABLES E-Book

Estienne PERRET

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Beschreibung

Avertissement : Libre à vous de choisir des fac-similés de piètre qualité ; le présent ouvrage a été entièrement recomposé, revu, corrigé et annoté au besoin, l'orthographe modernisée, car déchiffrer et interpréter ralentit et gâche le plaisir de lire ; bref, tout a été fait pour rendre votre lecture plus accessible et agréable, et à un prix équivalent, sinon moins cher par rapport à l'existant. En 1578, dans une Anvers naguère encore capitale économique du monde occidental, déchirée par les guerres entre calvinistes hollandais et catholiques espagnols, sortent des très célèbres presses du Tourangeau Christophe Plantin ces XXV Fables des animaux en langue française, signées d'Estienne Perret, citoyen de la ville. Elle sont somptueusement illustrées par l'un des graveurs en taille douce qu'employait l'éditeur - très probablement Marc Gheeraerts. En tout état de cause, le talent de l'artiste anonyme force l'admiration. Elles succèdent aux ouvrages des italiens Gabriel Faërne (1564) et Abstemio (1572). Attention ! le fichier est un peu lourd (environ 180 Mo) en raison des illustrations - gravures incluses, car je n'ai pas voulu en réduire la qualité.

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Seitenzahl: 42

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Estienne PERRET - XXV FABLES

Estienne PERRET - XXV FABLESINTRODUCTIONDéjà parusCorps d'ouvragePage de copyright

Estienne PERRET - XXV FABLES

INTRODUCTION

En fait, d’Estienne ou Etienne (parfois même transcrit Steven, comme à la BNF) PERRET, on sait fort peu de choses. Il semblerait qu’il soit natif d’Anvers et se serait déplacé vers Rotterdam en 1585.

Il aurait soutenu (ou « supporté ») le comte de Leicester lorsque ce dernier vint lui-même soutenir les Provinces des Pays-Bas, révoltées contre le roi Philippe II d’Espagne.

Il semblerait que, de confession réformée, il serait très probablement l'auteur du pamphlet Een ootmoedich vertooch..., ce qui lui aurait valu un long emprisonnement.

Il est très probablement le père du maître écrivain bruxellois Clément Perret, né en 1551.

Grâce à Marc Fumaroli, spécialiste du 17ème siècle, professeur des universités à Paris-Sorbonne, titulaire d'une chaire « Rhétorique et société en Europe (XVIe – XVIIe siècles) » au Collège de France et membre de l'Académie française, on en sait un peu plus sur le contexte de l’époque.

En effet dans la préface aux 25 Fables des Animaux d’Etienne Perret (1578), rééditées en 2007 par les Presses Universitaires de France (PUF), avec la collaboration de la Fondation Bodmer, installée à Coligny, en banlieue Genevoise, et détenant un exemplaire de l’édition originale parue chez Christophe Plantin en 1578 à Anvers, M. Fumaroli nous livre un peu plus de détails.

Depuis un petit cloître roman du Val d’Aoste, jusqu’à un des salons les mieux préservés de l’Hôtel Matignon, dit-il, nous retrouvons des illustrations des fables d’Ésope, père incontesté en Occident des fables. Ses apologues, transmis et perpétués par d’illustres auteurs tels l’esclave romain Phèdre, mais aussi Avianus, Marie de France en ses lais, voire le Roman de Renart, ont résisté à l’esprit critique des Lumières du 18ème siècle.

Véhiculés dans des langues aussi diverses que (notamment) l’italien, l’espagnol, l’allemand, le flamand, le hongrois ou le russe – et autant de cultures, elles ont traversé les siècles pour parvenir jusqu’à des éditeurs comme Alde Manuce à Venise, Robert Estienne à Paris (?), Frobenius à Bâle, ou encore Christophe Plantin à Anvers.

Aux Pays-Bas (la Belgique – née en 1831 - n’existait donc pas encore à l’époque), se joue une double tragédie au 16ème siècle – celui justement d’Etienne Perret. Le Nord calviniste et le Sud catholique, en guerre frontale, se liguent contre le joug espagnol de Philippe II.

Anvers tomba en 1566 aux mains des calvinistes iconoclastes, puis en 1576 dans celles du duc d’Albe ; elle fut rendue en 1585 à Philippe II par le duc de Parme, Alexandre Famèse, après un long et terrible siège.

La grande maison d’édition anversoise du tourangeau Christophe Plantin, après avoir longtemps mené un habile double jeu du vivant de son fondateur, mort en 1589, dut se rallier entièrement à la cause catholique. Le recueil de vingt-cinq Fables des animaux en langue française d’Etienne Perret, « citoyen d’Anvers », est publié à compte d’auteur par Christophe Plantin en 1578 avec privilège de « Sa Majesté catholique » et imprimatur d’un chanoine de la cathédrale anversoise.

Les érudits de la Renaissance ont découvert qu’Aristote, Tite-Live, Plutarque, Aulu-Gelle, ces grands esprits, loin de les dédaigner, ont fait grand cas des petits récits animaliers d’Ésope. Le grand Alde Manuce lui-même, dans un volume sorti de ses célèbres presses vénitiennes en 1505, fit entrer Ésope dans la « bibliothèque idéale » de l’Europe lettrée : il a joint au texte grec celui de l’abréviateur Babrias, notamment. S’ajoutent à ces grands noms ceux d’Abstemio et de l’illustre philologue Lorenzo Valla. Les Fables d’ Abstemio seront publiées en traduction française en 1572 à Paris, deux ans avant le recueil anversois d’Étienne Perret, sous le titre pédantesque d’Hécatomythium (I et II). En 1564 (donc peu avant), un humaniste de la Curie pontificale, Gabriel Faërne, publie sur les presses du Vatican et sous le patronage du pape Paul IV, un recueil de Centum Fabulae en hexamètres latins.

Les fabulistes français du second XVIe siècle, oubliant la merveille de charme et d’émotion que Clément Marot avait tirée de l’apologue ésopique Le Lion et le rat, dans son épître A mon amy Lyon, les Gilles Corrozet et les Guillaume Haudent, n’ont guère été que de pâles versificateurs français d’Ésope.

Et Marc Fumaroli d’interroger : « De qui sont ces planches que Perret, ou que Plantin a adoptées, pour illustrer son recueil de Fables ? - Une enquête consacrée à l’exemplaire conservé dans la Bibliothèque de l’Université de Louvain a établi que les originaux de ces planches, dans un format différent, figurent parmi les cent huit gravées par Marc Gheeraerts (Bruges 1521, Londres 1603) pour un recueil de fables en langue flamande publié à Anvers en 1567 : De warchtige Fabulen der Dieren. »

Et il ajoute : « Le versificateur (et adaptateur) de ces vingt-cinq fables remployées, comme leurs illustrations, d’un recueil flamand de 1567, est bien au fait du langage symbolique élaboré par les emblématistes et par les fabulistes italiens. Chacune de ses fables, formant un tout typographique sur la même page, est construite comme un emblème à cinq étages : un titre en majuscule, une brève moralité en prose, une narration animalière en alexandrins tirée d’Ésope ou de type ésopique, une « allusion » qui en commente le sens moral, et une citation versifiée d’un passage de l’Ancien ou du Nouveau Testament.