Et si Et puis - Kevin Emmanuel Henriques Lopes - E-Book

Et si Et puis E-Book

Kevin Emmanuel Henriques Lopes

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Il leur faudrait comprendre que chaque couple est diffèrent. Puisque, chacun a son vécu, sa culture et sa personnalité. Les difficultés sont plus nombreuses et les regards et mots des proches ne sont pas toujours bienveillants envers ces jeunes gens. Le meilleur conseil qui pourrait être donné à ce couple est, sans doutes, de construire, entre eux et ces maux, un mur. Pour ne pas être blessé par ces regards et ces mots, il faudrait que chacun comprenne que tout cela ne révèle rien sur eux. C'est celui qui juge qui se dévoile. Mais, qu'il n'est en rien question d'eux. Il leur faut apprendre à rester uni dans la difficulté qu'est le fait de devenir un couple dans cette situation. Dans cette situation, ce monde, j'ai beau savoir tout cela. je regarde ma vie et je me dis "et si..."

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Seitenzahl: 101

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Sommaire

Et si

Eux

Avant tout, saches que

Parenthèse

Et puis

Elle

La lettre

Lettre du café

Et Finalement

Aujourd'hui

À Qui de droit (Mais, surtout pour toi)

Et si

Eux

Il leur faudrait comprendre que chaque couple est diffèrent. Puisque, chacun a son vécu, sa culture et sa personnalité. Les difficultés sont plus nombreuses et les regards et mots des proches ne sont pas toujours bienveillants envers ces jeunes gens. Le meilleur conseil qui pourrait être donné à ce couple est, sans doutes, de construire, entre eux et ces maux, un mur. Pour ne pas être blessé par ces regards et ces mots, il faudrait que chacun comprenne que tout cela ne révèle rien sur eux. C'est celui qui juge qui se dévoile. Mais, qu'il n'est en rien question d'eux. Il leur faut apprendre à rester uni dans la difficulté qu'est le fait de devenir un couple dans cette situation.

Avant tout, saches que :

J'étais, en ces temps où je cherchais qui être, un homme. Non... J'étais un enfant qui se croyait homme. Je cherchais encore des réponses que nul ne pouvait m'apporter. Car, je ne savais en rien les formuler. Mais les moments se teintaient de misère et je me sentais défaillir sous les coups des jours qui se succédaient. Sans qu'aucune solution ne s'envisage. J'étais, dans un monde si peu fini, si insignifiant. Si petit, dans un monde si grand. J'avais, déjà, été aimé et cela avait changé la perception de mon univers. J'ai cherché à revivre cela. Tant de fois que, je me suis perdu des les soirs et mes espoirs. Travesti mes tares et mon histoire. Mais, tu n'as jamais répondu à mes lettres. Les as-tu seulement lues ? Peut-être... mais, qu'importe ? Puisque, tu n'y as jamais répondu. Puisque, j'étais perdu. Puisque, je t'ai perdu. Puisque, notre amour n’était plus. Puisque, je me demandais s'il fut. Puisque, nous n'y avions, que tardivement, cru. J'ai trouvé, ailleurs, les réponses que je cherchais. Après bien des périples, je les ai trouvés. J'ai réalisé que je ne serais jamais aussi insignifiant, que ce que ce monde me fera paraître. Mais, surtout, que je ne serais plus grand que la paix qui vivra en mon cœur. Alors, puisque tu es partie. J’espère que tu te pardonneras. Comme j'ai pu le faire.

Je croyais avoir tout vu. J'ai vécu. J'ai connu les jours teintés du gris de la misère et les relations tâchées du jaune de l'adultère. J'ai connu l'espoir des débuts et vu mes prières mises au rebut. S'il est indéniable que je fus aimé, de l'inverse, je ne peux être assuré. Alors, dans une détresse quotidienne, si ancienne que j’ignorais jusqu'à son existence, je cherchais à vivre, ou ressentir, tout ce qui pourrait me sortir d'un état contemplatif, qui me laissait en simple spectateur de cette vie que je n'arrivais pas à m'approprier. C'est pourquoi, pour entrevoir la lumière, j'ai plongé dans les abîmes des nuits qui, plutôt que de me raviver, m'ont consumées. C'était là, il y a près de 8 ans déjà, que je connu une jeune fille. J'ai relevé la tête et j'ai avancé vers elle... avec elle. Mais, plus seul que jamais. J'ai bâillonné les démons qui me hantaient, sachant qu'ils continueraient, pourtant, à me fixer. Et puis, par commodité, sans doutes, nous sommes restés ensemble. J'aurais dus partir. Mais, il y avait la peur du vide qui hante cet enfant qui fût abandonné. Si ce ne fut physiquement, il se dit, avec les années, qu'il aurait, pour lui, peut-être, mieux valût. Alors, tétanisé par mes peurs d'enfant, je suis resté.

Aujourd'hui, je retrouve seul avec mes questions. Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu tout savoir. Mais, au final, ne me reste qu'une histoire qui, en sept ans, m'aura usée jusqu'à la moelle. Une histoire dans la quelle je m'étais, pourtant, tant investi. Évidement, je n'ai pas toujours été exceptionnel, durant tout ce temps. J'ai, plus d'une fois, manqué de discernement. J'ai fait tant d'erreurs et elle m'a, si souvent, demandé de pardonner. J'ai pardonné, ignorant ces parfums qui la trahissaient. Moi, qui regardais ce maigre bonheur diminuer, chaque jour. J'y ai mis tout mes espoirs. J'ai, sans doutes, oublié de vivre ma vie. Nous n'étions plus un couple, l'avons-nous jamais été ? Hier déjà, ses mots n'avaient aucune valeur. Quant à moi, j'étais tombé en esclavage, de l'idée que j'avais d'elle, d'un mirage. Mais, depuis que son étreinte, sur mon âme, s'est desserrée, je vois, d'un œil nouveau, le monde qui m’entoure. Alors que, je m'attendais à un profond mal-être, un feu s'alluma en mon cœur. La joie d'une liberté, imposée, mais désirée.

J'en ai fait du chemin pour arriver jusque là. J'en ai fait du chemin, j'en ai vu des paysages et de beaux visages. Mais, lorsque, grandi de cette liberté retrouvée, elle s'imposa à mon regard, mon cœur sur elle s'est penché. Comme si, j'avais toujours attendu ce moment. Elle était là, devant moi. Je crois que je fus foudroyé sur place. Nous nous étions déjà parlés plus d'une fois et pourtant, elle était là. Comme si, l'évidence d'un idéal m’apparaissait, enfin. J'avais été si aveugle, à la perfection qui posait sa vie entre mes heures. Si sourd, aux complaintes de mon âme qui me criait sa vérité. J'ai beau savoir qu'elle ne voudra, sans doutes, jamais de quelqu'un comme moi. Du moins, je le crois. J'aimerais le croire. Mais, en vérité, je sais bien que toutes ses pensés ne sont que des idées, créées pour ne pas m'abandonner à cette douce folie, dans laquelle son image finira bien par m'emporter. De plus, je le sais bien, elle a déjà annoncé son départ prochain. Je me dois de résister à cette idée d'un amour, dans lequel, je ne sais si je pourrais garder ma raison. Mais, plus je la vois, plus je ressens le besoin de croire, qu'elle est la seule à pouvoir faire mon bonheur. Bien que, j'avais cessé d'y croire. Car, si j'ai vécu l'obscurité, elle est la lumière. Si j'avais ce qui est vain, elle a le goût de la vie. Si j'avais fini par apprécier la solitude, elle m'a fait aimé sa compagnie.

Les jours passent et, je dois avouer que, lorsque je l'ai rencontré, je n'aurais imaginé que cette fille me fascine autant, avec le temps. Moi, qui aime tant avoir raison, ne laissant que peu de place aux autres. Elle aura fini par rythmer mes journées. Comme si, son visage n'était que le reflet d'un bonheur hors d'atteinte. Parce que, tout ce qu'elle fait, me fait aimer tout ce qu'elle est. Et, tout ce qu'elle est, fait d'elle ma muse. Celle qui m'inspire ces mots, déclaration de fidélité à celle qui ne semble être que pureté. Bien que, je n'ai la prétention d'écrire quoi que se soit de suffisamment fidèle à tout ce qu'elle m'inspire. Car, c'est par son sourire, qu'enfin, je respire. Cependant, elle est partie, aujourd'hui, et je reste ici-bas, les bras baissés, comme si je n'y pouvais rien. Elle a pris ses affaires et, par un dernier regard, qui ne m'était pas plus adressé qu'à ceux qui se tenaient à côté de moi, elle nous disait : « au revoir ». Elle, qui rythmait mes journées et le bonheur qui pouvait en découler. Je la voyais s'en aller, sans oser la rattraper. Pourtant, tout en moi, aime tout en elle. Aujourd'hui, mon existence ne fait plus sens dans cette endroit où elle n'est plus. Je me noie dans tant d'espoirs de possibilités brisées que, je ne sais pas, si je pourrais, longtemps encore, continuer. On me dit qu'elle n'était si idéal que cela. Qu'elle n'est pas pareille lorsque, ici, elle n'est pas. Mais, plutôt que de me dissuader de mon adoration, ces dires me poussent encore plus vers elle. Comme s'il y avait, encore, tant de choses, en elle, que j'ignore et cette perspective, ne fait qu'entretenir et nourrir mon idolâtrie.

Les jours passent. Je me retrouve dans cette routine, où seul s’enchaînent les actes, me faisant douter jusqu'à ma propre existence. Me faisant ignorer mes propres actions, en arrivant à douter qu'elles dépendent réellement de moi. Alors, dans cette confusion qui fait de moi un simple spectateur de ma vie. J’apprends que je la reverrai sous peu. Serait-ce là une renaissance ? Mais, pour la première fois, depuis bien longtemps, je me sens maître de mes actions. Maître en mes dessins. Auteur de mon propre destin. Pourtant, je me refuse toujours à lui dévoiler mes sentiments. Je me dois de me résoudre à les conserver dans cet état de fait, secrets. Bien que, loin d'être dormants, de plus, tout semble nous éloigner l'un de l'autre. Car, je ne le sais que trop, elle est trop loin de tout ce à quoi j'ai habitué mon entourage. Elle ne serait pas acceptée par ceux-là même qui m'entourent depuis le commencement de mon aventure ici-bas. Ils ne pourront pas comprendre les regards que je lui adresse ni, comment elle tolère ma maladresse. Quoi qu'il en soit, elle devrait passer, aujourd'hui, si elle a le temps. Alors, assis, seul, sur cette chaise qui m'a vu si souvent, j'attends. Mais, pour la première fois, je rêve d’accélérer le temps. L'horloge tourne et, pourtant, je me meurs à chaque seconde espérant, comme un enfant impatient d'ouvrir ses cadeaux, en allant se coucher, à la veille de noël. J’attends en ne sachant si, ce début, ne serait pas, simplement, une histoire qui se serait terminée sans que je m'en aperçoive. Avant même, qu'un "nous" en soit né. Étrange sensation, qu'est celle qui découle de l'absence de doutes d'une histoire à construire. Si, ce n'est un château de conte de fée, ce sera, peut-être, simplement, quatre murs en bois avec l'amour pour toit. Après tout, je ne suis que moi et je n'ai que cela à offrir. Mais, si toute cette histoire, ne devait être que mensonges, elle aura eu le mérite d'avoir fait vivre mes songes. Il est certain que, je suis loin de l’insouciance qui fut mienne, mes premières années. N'écoutant aucuns des conseils de mes aînés. Nourrissant tant d'espoirs, tel des cris dans l'oreille d'un sourd. C'est pourtant, sur les routes pavées de méfiance, que, par destin ou chance, j'ai croisé l'amour. Bien heureusement, car, si chacun suit son chemin, voilà longtemps que je restais hésitant à la croisée de mes destins. Ne sachant que faire de mes anciens dessins. Non, je dois mettre fin aux divagations de mon esprit. Qu'importent mes envies et mes espoirs, je dois me résigner. Je dois me l'interdire.

Mais, alors que les heures passent, les gens partent. Elle n'aura pas trouvé le temps de venir.