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Hymnes à la vie – Chante la Terre succède à Carnet d’adolescences – Errances en rassemblant les écrits poétiques de Suzanna Meneguzzi sur l’humain et la Terre. Cet ouvrage retrace son parcours existentiel en mettant l’accent sur sa connexion divine à la nature, abordant également la perte avec une vision cosmique de l’humain et de nos liens basés sur l’énergie invisible de l’amour.
À PROPOS DE L'AUTRICE
Suzanna Meneguzzi est le symbole d’une femme émancipée dans le monde contemporain. L’écriture intuitive reflète son éveil spirituel et sa perception multidimensionnelle du monde. Elle aspire à offrir à ses lecteurs de nouvelles perspectives, élargissant ainsi le prisme de sa propre perception du monde en tant que personne dotée de clairvoyance.
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Seitenzahl: 35
Veröffentlichungsjahr: 2023
Suzanna Meneguzzi
Hymnes à la vie
Chante la Terre
Recueil
© Lys Bleu Éditions – Suzanna Meneguzzi
ISBN : 979-10-377-9583-0
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Le bonheur d’un instant ouvre le cœur du passant.
À mon compagnon de route et nos enfants
Qui m’ont permis de voir autrement,
À ceux qui ont croisé mon chemin
Et ont su tendre la main...
À la mémoire d’Abdelkrim qui s’en est allé
le 16 septembre 2004
Aux Harkis et leurs descendants,
leurs enfants, petits-enfants,
À toutes les victimes des guerres…
Sur la colline des oliviers,
Le soleil s’est couché ;
Loin de ma terre,
Le bateau m’a emmené.
Sur une terre étrangère,
Le jour s’est levé ;
En moi, la nuit est entrée.
Déportés,
Mon âme et mon corps ont erré ;
De mes veines, le sang a coulé.
Sur la colline des oliviers,
Ce matin,
Le soleil s’est de nouveau levé.
Dans le soleil levant,
Pépiements, l’on surprend,
Dans le soleil pointant,
Enlacés, deux amants ;
Dans le matin bleuté,
Fariboles d’enfants,
Sifflements, gazouillements,
Mélodieux chants printaniers !
Tintements : midi sonnant !
Sur fils, oiseaux concertants,
Sur fils, oiseaux courtisans,
C’est le retour du printemps !
Dans le soleil couchant,
Engoulevent chantant,
Bruissements, l’on entend,
Murmures et chuchotements…
février 2006
Fontaine Publique,
Fontaine de la République,
Née sur la Place de la Liberté,
Ta source,
Tu prends
Au cœur de la Cité ;
Fontaine de la République,
Bel ouvrage hydraulique,
Œuvre collective grandiose,
Façonnée par maintes mains
D’artistes et artisans,
Entre la pensée et l’agir,
De l’humaine osmose
Tu es née.
Fontaine de la République,
Prodige robuste aquatique,
Au fil des heures,
Sous l’ardeur,
La sueur,
Le labeur des citoyens,
Comme un cœur à l’unisson,
Tu as jailli du métal en fusion !
Fontaine de la République,
Sculpture poétique,
Car, Fontaine des mers,
Comme une mère,
Tu abrites en ton sein,
Des êtres divins :
Tritons et néréides,
Qui portent dans leurs mains,
Des poissons dorés,
D’où jaillissent
Parfois au crépuscule
Un jet d’étoiles filantes
Qui semble sourdre
Alors du cœur de la terre.
Comme une lance lumineuse,
L’eau s’en est allée,
S’en est retournée
Dans l’espace
Là où elle est née.
Avril 2006
Fontaine des mers,
Je me souviens,
Qu’un matin,
Enfant,
J’ai subi ton envoûtement ;
Ce matin-là d’hiver,
Comme par enchantement,
Ton onde réfléchissante
S’était figée
Dans un scintillement permanent.
La glace avait enrobé
Tes courbures et tes volutes
Jadis dorées,
Dans une nouvelle parure
Bleutée et moirée.
Fontaine des mers,
Je suis revenue ce matin,
Adulte,
Pourtant,
En cette matinée de printemps,
J’ai retrouvé le ravissement,
En contemplant,
Un couple de colverts nageant ;
Je suis restée là,
Comme une enfant,
À les observer longuement,
Nonchalamment…
Sur ton onde mouvante,
Pareils à deux grands voiliers,
Ils voguaient côte à côte,
À travers les âges
À la recherche de nourriture,
Et de coquillages.
Puis, ton jet a forci,
Et sur ton onde déferlante,
Pareils à deux navires
Qui chavirent,
Ils ont tangué,
Ils ont valsé,
Puis se sont envolés
Leurs plumes ébouriffées !
Fontaine des mers,
Je reviendrai,
Par un soir d’été,
Mon amant,
À mes côtés ;
Lorsqu’au cœur de la cité,
Les sons se seront envolés,
Nous nous pencherons
Sur ta vasque marbrée,
Qui au toucher, saura nous désaltérer ;
Dans l’obscurité,
Enlacés,
Son onde caressante,
Saura nous bercer…
Puis, la brise légère et nocturne
Transformera ton clapotis
En douce pluie
Afin de nous humecter.
Alors dans un tourbillon de sensations,
Sur la proue de l’une de tes nefs,
Vers la Rome antique,
Nous partirons…
Avril 2006
