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Entre sexe, pouvoir et tradition, Lorraine jeune fille de bonne famille va devoir choisir : épouser un homme qu'elle considère comme un père, au sein d'une société secrète ou fuir avec le fils de celui-ci quitte à être répudiée à jamais. Suivez les escapades de Lorraine, au sein du plus noir des mondes
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Seitenzahl: 160
Veröffentlichungsjahr: 2020
Fin
Rencontres
Incertitude
Révélations.
Fiançailles
Partie de chasse.
Nouveau départ.
Nouveau départ.
Préparation.
Bientôt la fin !!!Encore une année passée bien trop vite, finie la fac, les soirées étudiantes, les nuits blanches…. Et finie Amy.
–Lorraine ?? Lorraine, est-ce que ça va ?
Je me tourne vers elle, elle, qui a toujours été là, ma meilleure amie, mon double, mon épaule, sur qui j’ai pu compter depuis ? Depuis combien de temps? Je ne sais plus, depuis toujours, je crois. Elle me regarde fixement avec ses grands yeux noisette, se demandant certainement pour quel monde, je me suis envolée.
– Allô !!! Lorraine, ici la terre !!! Tu veux bien redescendre de ton nuage, s’il te plaît !!! J’ai besoin de ton avis-là, tu veux bien m’aider, il va falloir que je me décide d’une tenue pour ce soir, et je suis incapable de choisir, tu veux bien venir avec moi ???? S’il te plaît, s’il te plaît, s’il te plaît !!!!
Je m’éclate de rire, avec ses yeux de chiens battus, comment lui dire non ?
–Ok, ok, je viendrai avec toi, c’est à ça aussi que servent les meilleures amies, non ?
Nous décidons de quitter notre banc, parc Saint-James, je ramasse mes affaires, me retourne, et observe cet endroit, ce merveilleux endroit, que j’affectionne particulièrement, tant de choses se sont passées, mon premier baiser, mon premier rendez-vous amoureux, mon refuge lorsque maman nous a quitté, tant de larmes déversées près du grand chêne, tant de colère exprimée, tant d’heures passées à me demander pourquoi, pourquoi elle est partie, pourquoi a-t-elle décidé me mettre fin à ces jours, je ne comprends toujours pas.
Alors que nous longeons les allées du parc bras dessus-bras dessous, Amy me déballe tout un tas de compliments sur la nouvelle boutique de prêt-à-porter, le choix, la qualité des tissus et le gérant, Maxime, à tomber par terre, la trentaine, grand brun, ténébreux, des yeux à faire fondre la banquise, et une musculature !!! Il est certain que si je devais l’inviter chez moi, il ne dormirait pas dans la baignoire, mais ça Amy ne doit pas le savoir, elle qui me parle de lui du petit-déjeuner au souper, et Maxime par-ci et Maxime par-là, si seulement elle pouvait concrétiser ses fantasmes, mais bon, dans un monde parfait peut-être, mais dans le nôtre, Maxime ne se tape que des mannequins, des filles sublimes, presque inhumaines de leurs perfections. Alors je la regarde, amusée par tant de dévotion, par tant d’amour, oui Amy est amoureuse, je dirais même qu’elle a un cœur d’artichaut, le premier brun ténébreux qui passe et Amy, fond !!! Elle me tant rire, parfois, elle est aux anges, son sourire jusqu’aux oreilles, elle déborde de joie. Cette joie, déteint parfois sur moi et me fait du bien. Je baisse la tête rêveuse, j’aimerais tellement être aussi insouciante !
Lorsque ma tête heurte violemment un torse dur comme de la pierre, me faisant perdre l’équilibre et constate que mes affaires volent, éparpillées sur le gazon. Je sens des mains fermes, puissantes, me saisir par les hanches.
Ma bouche forme un « O » parfait, et sens le sang afflué sur mon visage, les mains prêtes à rentrer en contact avec le visage d’en face.
–François !![Mon François, enfin pas encore, mais peut-être que…]
–Salut, les filles, vous allez où comme ça !!
Il me regarde fixement, intensément, comme s'il n’y avait que nous, comme si le reste du monde s’était soudainement effacé. Il me prend la main, je sens la chaleur m’envahir, et m’embrasse sur la joue.
–Bonjour, Lorraine, est-ce que tu seras là ce soir, pour la petite fête organisée ???
–Je, ne, non, enfin, oui !!! Le rouge me monte au visage, mon cœur bat la chamade, je crois qu’il va exploser !!! Au secours !!!
–OK, cool, on se verra ce soir à la petite sauterie, à plus ! Et il s’éloigne. Cette petite sauterie comme il l’appelle, c’est une soirée organisée par le père de François, le tout-puissant Maître William ANDREWS, homme implacable, froid, manipulateur, calculateur, Il a bâti un véritable empire en droit du travail, posant ses filiales sur tous les continents telle une araignée sur sa toile.
–Il n’a même pas demandé comment j’allais !! Si tous les deux, vous ne concrétisez pas ce soir, je crois que je vais te tuer dit-elle en me câlinant comme à son habitude.
–Voyons, je ne suis pas faite pour lui, tu me vois à son bras ?Et puis à ce qu’il parait son père a déjà prévu une fiancée pour lui, tu sais ! Ce genre de famille, où les mariages arrangés vont bon train, on additionne les millions, juste histoire d’en avoir plus !!!
–Lorraine, connaissant la réputation de François, il lui voudra bien plus que ton bras ! et toi aussi, tu viens d’une famille aisée, je te rappelle que ton père et le sien sont meilleurs amis et qu’ils ont fait leur droit ensemble, alors je peux t’assurer que tu fais partie de la liste des prétendantes au royaume de Mr. ANDREWS, si tu voulais bien t’arranger un peu, enfin, tu vois ce que je veux dire !!!
Je m’empourpre, émue, j’aimerais tellement pouvoir concrétiser, mais je ne sais pas, peut-être qu’il ne m‘aime pas comme je l’aime, peut-être qu’il veut juste s’amuser. Il est vrai que la réputation de François parle pour lui, Dieu du sexe, aimant à filles, séducteur, sûr de lui, beau gosse, avec la fortune de papa ça aide, je peux compter sur les doigts d’une main celles avec qui il n’a pas couché sur le campus, Amy et moi !!! Enfin, qu’est-ce qu’il ferait d’une fille comme moi, introvertie, réservée, timide, inexpérimentée, je ne suis pas le genre de François (même si Amy me dit le contraire), blonde, coupée au carré, de taille moyenne, aucun superflu, ni maquillage, ni bijou, je suis ‘un passe-partout’ contrairement à Amy, qui elle, est extravertie, aime la vie, toujours enjouée, toujours rieuse et adore le seul fait d’adorer. Nous poursuivons notre chemin, bras-dessus, bras-dessous, allant bon train sur les commérages, lorsque nous arrivons, à la boutique d’Amy, je la regarde scruter les moindres recoins de cet immense loft transformé en boudoir pour grosse richesse.
–Qu’est-ce que tu cherches ? Amy ? Tu as perdu quelque chose ? Demandais-je sur un ton allègre ?
–Maxime, je cherche Maxime, tu le vois ? Elle scrute chaque mètre de la boutique, sans succès. Apparemment, aujourd’hui, il avait plus à faire, que de se pavaner dans sa boutique-loft, mais à la place une conseillère ‘Sofia’ de son prénom, nous accoste un sourire enjôleur : « Je peux vous aider, mesdemoiselles ? Besoin d’un conseil ? ». Amy se retourne et s’approche à grand pas de Sofia, agitée, comme s'il n’y avait qu’elle dans la boutique, lui demandant de lui sortir toutes les plus belles robes de cocktail pour soirée mondaine, « Il faut que je sois éblouissante, ce soir. »
Par moments, je me demande comme j’arrive à supporter Amy, nous sommes tellement différentes, je dirais même, que nous diamétralement opposées, il n’y a qu’elle, tout, tout de suite, mais je l’aime tellement, telle qu’elle est !!!
Alors que Sofia revient, sur les bras, une dizaine de robes toutes aussi jolies et extravagantes les unes que les autres, je vois les yeux d’Amy s’écarquillés et son sourire s’élargir, comme une enfant à qui on a promis tout un paquet de bonbons pour bonne conduite, la voilà se jetant furieusement sur la vendeuse lui arrachant presque le contenu des bras et se ruant sur une cabine d’essayage. Heureusement, les fauteuils-clubs de l’arrière-boutique sont prévus, je crois, pour les gens-comme moi enfin, ceux qui vont passer une éternité à regarder leur meilleure amie passer d’une robe après l’autre pour revenir sur la quatrième car elle met bien en valeur ses attributs…
Au bout d’environ une heure et demie après, et 3 cafés servis aimablement par Sofia, Amy ressort finalement avec une robe noire, ouverte sur un côté, échancrée dans le dos jusqu’à la base des fesses, - OH ! MON DIEU !!! - si elle ne se fait pas violer avec ce type de robe, je m’impose à elle : « Amy, crois-tu que c’est cette robe qu’il te faut ? Je la trouve, comment dire, un peu osée, non ? Elle montre un peu trop de toi, non ? Il faut que tu en choisisses une autre, ce style ‘femme-fatale’, n’est pas pour toi. »
Je me dirige calmement vers Amy, la regarde avec toute la compassion et la tendresse d’une meilleure amie-sœur et lui conseille une robe un peu moins affriolante, moins tape à l’œil, je lui montre une robe rouge tout aussi sexy avec certes plus de tissus, mais tout aussi splendide, Amy rechigne de la tête – trop basique, alors celle-ci bleu nuit ? Regarde, elle a de la dentelle sur le décolleté, tu seras magnifique avec celle-ci ? Non le bleu ne me va pas au teint !!! Et peut-être que le noir te va mieux ? Tu vas à une soirée pas un enterrement, et j’ai peur du message que tu laisseras sous-entendre avec une robe pareille…
Amy rouge de colère, me tourne le dos et file aux rayons accessoires pour un string ! Porte-jarretelle ! Bas de soie et talons aiguilles !
– Je me fiche du message que je laisserai, comme tu dis, je veux m’amuser, je veux me sentir belle et désirée, dans quelques jours, je m’envole pour les Etats-Unis, travailler dans un grand groupe, alors autant profiter des derniers moments de folie avant la vie d’adulte, j’ai envie que l’on me regarde, que l’on me touche, j’ai envie d’avoir les regards sur moi, tous les regards !!! Peu importe les conséquences, peu importe ce que l’on pense de moi, ce soir je veux tout.
Je crois que le message est clair, je me sens quelque peu déstabilisée, décontenancée, abasourdie par les aveux d’Amy, partir aux Etats-Unis, mais elle comptait me le dire quand ? À l’aéroport, juste avant l’embarquement, quand ? Je sens les larmes me monter aux yeux, mais essaie malgré tout de garder le contrôle, après tout, mon éducation ne me permet ne te montrer en spectacle. J’inspire et expire lentement, et m’approche d’Amy « tu vas aux Etats-Unis ? Et tu ne me le dis que maintenant ? Tu le sais depuis quand ? Pourquoi tu ne m’as rien dit ? Tu comptais le faire quand ? ». Amy me regarde, troublée, elle se mord la lèvre comme pour expier une faute, baisse la tête, l’air gêné, puis me regarde les larmes coulant le long de ses joues, elle finit par prendre une grande inspiration et me prend le bras pour nous isoler du reste de la boutique. Elle tousse pour reprendre allure, « Oui, je pars pour New-York d’ici quelques jours, c’est une grande opportunité, le rêve de toute une vie, je vais travailler pour un grand groupe financier, oh, Lorraine, ne m’en veux pas, je comptais te le dire ce soir pendant la fête, je m’en veux tellement tu sais cela fait déjà plusieurs semaines que je me retourne la tête pour te l’annoncer, je suis tellement désolée que tu l’apprennes comme ça, je ne savais pas comment faire, comment te le dire… Elle baisse la tête, très émue.
–Je suis très heureuse pour toi, Amy, tu es et resteras ma meilleure amie malgré cet océan, je serai toujours là pour toi peu importe le continent, peu importe la planète, allez, je crois qu’il est temps que l’on y aille si on veut se faire belle pour ce soir.
Nous dirigeons vers la caisse où le beau, je dirais le canon Maxime, nous attend un grand sourire aux lèvres « Bonjour mesdemoiselles, » ce sourire ravageur, ces dents d’une blancheur éclatante, je comprends qu’il fasse fondre plus d’une femme, je me tourne vers Amy qui, je crois, c’est complétement liquéfiée, plus un son, plus un bruit ne sors de sa bouche entrouverte, je me penche vers son oreille et discrètement ajoute : « Amy, c’est à toi, tu peux déposer tes articles sur le comptoir », elle me regarde, éberluée, le regard hagard, puis se tourne vers Maxime.
–Oh oui, bien sûr, je suis à vous, toute entière, à vous, euh enfin mes articles, je vous les donne, enfin, non, je vous les paie, bien sûr !…
Les mains tremblotantes, elle dépose ses acquisitions. Je lui fais un grand sourire puis me tourne vers Maxime, découvrant avec stupeur qu’il la mange littéralement des yeux, son regard intense, pénétrant la scrute se fixant sur ses seins, sur sa bouche, puis sur ses seins la dévorant de désir. Il lui tend ses premiers paquets lorsqu’il s’arrête sur son porte-jarretelle et son string en dentelle noire de Calais, caresses du pouce les bords et la regarde, perçant, d’un feu attisé par ces dessous. « J’envie votre partenaire, c’est bien pour lui ces trésors ? » Amy regarde Maxime perdue, affolée, ne sachant que faire sauf garder la bouche ouverte, puis se tourne vers moi, qui suis quelque peu choquée par cette déclaration, mais qu’est-ce que cela peut lui faire ? Franchement, - non, c’est pour une soirée, chez les ANDREWS, d’ailleurs, nous devons nous dépêcher si nous ne voulons pas être en retard -me décide à répliquer sur le silence pesant.
Je salue maladroitement Maxime avant de pousser la porte de la boutique, je sens l’air frais entouré délicatement mon visage faisant miraculeusement redescendre la température « mais c’était quoi ça ? Qu’est-ce qu’il s’est passée dans la boutique, je n’ai rien compris », je m’arrête un instant avant de constater que j’ai perdu Amy, marchant à deux à l’heure, rêvassant, bien loin derrière moi, tenant ses paquets comme si sa vie en dépendait. « Amy, tu viens, il nous faut nous dépêcher, nous ne serons jamais à l’heure, allez mamie, passe la deuxième. » Elle s’accroche à ses sacs et me rejoint, des étoiles dans les yeux, un sourire enjôleur aux lèvres.
–Tu as vu, dit Lorraine, tu as vu ? Je crois que Maxime s’intéresse à moi !!
Et la voilà qui se met à tourner sur elle-même, à rire aux éclats et à danser dans la rue, j’aime la voir comme ça, elle est tellement insouciante, tellement elle. Je m’arrête un instant, la regarde dans les yeux, le visage fermé, un pincement aux lèvres :
–Ecoute Amy, je suis très contente si ton fantasme finit par se réaliser, mais fais attention à toi, tu ne le connais pas ce Maxime, et tu sais ce qui se dit, il aime quand ça fait mal, je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose ou pire !!! Que je te retrouve à l’hôpital ? Je ne me le pardonnerai jamais, tu es tout pour moi, alors je t’en prie, fais attention à toi, ne t’embarque pas dans n’importe quoi.
Elle me scrute, m’embrasse sur la joue, « ne t’inquiète pas ma belle, ce n’est pas ma première fois, je gère », mais elle sent bien que cela ne m’apaise pas, un silence pesant s’installe maintenant entre nous, et je n’ai plus la force de dire quoique ce soit, effondrée, par cette journée riche en rebondissement. Je me sens tellement accablée, un trou béant s’est formé dans ma poitrine depuis l’annonce du départ d’Amy, depuis que Maxime a posé son regard de pervers sur ma meilleure amie. MON DIEU, que vais-je devenir, Amy si loin, les études terminées et maman qui n’est plus !!! Je me sens tellement seule d’un coup. Affligée, anéantie, j’essuie tant bien que mal mes larmes et essaie de cacher mes yeux boursouflés.
Arrivées à la maison, nous sommes accueillies par Rose, notre gouvernante et mère de substitution à la mort de maman.
–Bonjour mademoiselle Amy, vous êtes radieuse aujourd’hui ! J’ajoute un couvert de plus pour ce soir ? »
–Bonjour Rose, comment allez-vous aujourd’hui ? Je suis tellement contente de vous voir, et ce soir nous allons chez les ANDREWS!!!
J’embrasse Rose sur la joue.
–Bonsoir Rose, est-ce que papa est rentré ?
–Oui Lorraine, il t’attend dans son bureau, mais je te préviens, il a eu une dure journée, il est d’humeur massacrante ! ».
Je quitte quelques instants Amy, qui pose ses paquets sur le Voltaire dans le hall d’entrée, et court jusqu’à la cuisine « Je meurs de faim, cette après-midi shopping m’a donnée une faim de loup ».
Au premier étage, j’entends papa s’égosiller. Effectivement, je crois que la journée a été très difficile pour lui, je me racle la gorge pour le prévenir de mon arrivée et toque.
–Entrez !
– Coucou papa, tu voulais me voir? Je m’approche de lui et lui offre un baiser.
– Bonjour mon ange, rien qui ne te concerne, des problèmes d’avocats, ta journée s’est bien passée ? Tu es sûre que ça va, tu es pâle ? Tu es prête pour ce soir ?
–Finalement, je crois que je ne vais pas y aller à cette soirée, je ne me sens pas dans mon assiette, je viens d’apprendre qu’Amy part aux Etats-Unis le mois prochain, pour un super poste, je suis vraiment très contente pour elle, mais elle va me manquer, et je n’arrive pas à faire face. »
–Mon ange, mon tout petit ange, c’est un coup dur, mais tu es forte et toi aussi, tu vas trouver ton chemin, elle part pour un autre monde, mais vous pourrez toujours vous appeler
Il quitte son bureau et vient me prendre dans ses bras, me serre fort, et m’embrasse tendrement les cheveux, je me sens tellement bien dans ses bras comme lorsque j’étais petite, en sécurité, protégée. Il se détache un peu de moi, me regardant l’air inquiet « ça va mieux ? » J’acquiesce, et retourne derrière son bureau m’invitant à m’assoir.
–Ma puce, pour ce soir, je vous emmène Amy et toi chez les ANDREWS, je dois voir William pour une affaire que l’on a en commun, et ainsi, je m’assurerai des garçons à cette soirée !
–Enfin, papa, je suis majeure et vaccinée ! Toutes mes amies ont des petits amis.
J'ose à peine le regarder honteuse de mes mots mais j’aimerais tellement qu’il comprenne que j’aimerais faire le choix de mes petits amis. Ses yeux se fixent aux miens, un regard froid, inquiet, il ne bouge pas, baisse la tête et prend une profonde inspiration.
–S’il te plait, papa, nous en avons discuté, Rose m’a fait aussi la morale, je sais qu’une fille de mon rang, doit garder sa vertu jusqu’à son mariage, mais bon sang, nous sommes aux vingt et unièmes siècles. Les filles sortent le soir, elles vont dans des clubs branchés, quant à moi, trop concentrée sur mes études, je suis la risée !
Il se lève, s’adosse à son bureau, les bras croisés, baisse puis lève la tête :
–Mon ange, j’ai promis à ta mère de veiller sur toi, c’est ce que je fais, j’ai perdu ma femme, tu as perdu ta maman, et je ne voudrais pas qu’il t’arrive quelque chose, tu comprends Il me tient la tête entre ses mains, ne t’inquiète pas pour ça, bientôt tu seras mariée et tu n’auras plus à supporter les moqueries de tes camarades.
–Je n'y crois pas, tu veux me marier, à qui ? Pourquoi je n’ai pas le droit de choisir mon propre époux ? Et de toute façon, je refuse de me marier avec qui que ce soit !!!
Sans attente de réponse, je claque la porte derrière moi, descends les escaliers en tapant des pieds, je suis folle de rage, et hurle à qui veut l’entendre
« JE NE VEUX PAS ME MARIER ».
Amy et Rose arrivent au pied, médusées par tant de vacarmes, je les regarde droit dans les yeux « JE LE DE-TES-TE », puis cours vers la cuisine pour dévorer n’importe quoi.
