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Une nuit, cinq destins se retrouvent mêlés et chacun voit son chemin être bouleversé à tout jamais...
Je ne suis que ça suit cinq personnages durant quelques jours de leur vie : Ève est journaliste, Yann est un acteur reconnu, Maria est responsable de la maintenance du théâtre, Lucie est en visite chez un spécialiste et Jérôme est un homme d’affaires en rupture familiale. Lorsqu’un événement, une nuit, les rassemble, chacun trouvera un nouvel élan sur son chemin respectif.
Dans ce roman aux allures de dystopie poétique, les cinq protagonistes se livrent sans filtre, dans l'impulse de l'instant. Leurs riches existences font écho aux nôtres et interrogent l'intensité et l'honnêteté avec laquelle nous nous autorisons à ressentir notre quotidien et à grandir de toutes les réflexions qui nous traversent.
La plume sensible des auteures vous emmènent dans un tourbillon délicat et coloré d'émotions !
À PROPOS DES AUTEURES
Madeleine Bongard est une artiste suisse romande. Comédienne, elle gère, en parallèle à des études universitaires en ethnomusicologie et anthropologie de la danse, la compagnie de spectacle vivant Dyki Dushi. Elle accorde une grande place aux émotions corporelles et aux sens cachés des mots.
Je ne suis que ça est son premier roman ainsi que sa première publication.
Claire Finotti est une artiste plasticienne française. C'est dans la fulgurance du trait qu'elle saisit le mouvement. Ses personnages s'incarnent au-delà des contours, comme traversés par les émotions dont elle restitue la trace. Elle collabore avec Dyki Dushi depuis les débuts de la compagnie.
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Seitenzahl: 140
Veröffentlichungsjahr: 2021
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À Julien
« Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. »
Charles Baudelaire, extrait du poème Enivrez-vous, 1864
UN fil, ténu, lie les évènements et les histoires de vie, de chacune de nos vies. Ce fil, tel le trajet d’une rivière, a son existence propre. Comme un cours d’eau qui évolue au gré du vent, du soleil, de la pluie, épousant une topographie changeante et s’adaptant aux obstacles, aux rencontres.
Chacun de nous est fait de toutes ces trajectoires, de toutes ces rencontres. Tous ces fils, nous les tirons, ils nous tirent, nous les écoutons parfois, nous les suivons, souvent. Ils s’entrecroisent, s’emmêlent et tissent des tableaux, des situations, des liens. Nous tissons, à l’image de nos vies, des motifs qui laissent des assemblages de formes et de couleurs derrière nous. Chaque contact, chaque lien ainsi créé marque son empreinte dans notre identité propre. Il suffit pour s’en convaincre de se retourner un instant et d’observer : des choix vertigineux à chaque carrefour, une multitude de possibilités, de nuances, de situations, de lieux, et toujours, ce fil qui fait que vous, ce fil qui fait que vous aussi, lectrice, lecteur, êtes ici, aujourd’hui, tel•le•s que vous êtes. Ce fil, chaque jour, à chaque étape, s’invite et questionne nos décisions, nos détours, nos croyances.
Flashback. Il fait nuit, c’était il y a une petite dizaine d’années. Des verres jonchent la table de la cuisine, des rires, des sourires, des débats, des anecdotes, beaucoup de vie, de chaleur et un joyeux capharnaüm. Une dizaine de convives, des visages connus, d’autres inconnus, parmi lesquels celui de Madeleine Bongard, solaire. À notre insu, des histoires naissent, des liens se tissent.
Quelques semaines plus tard, presque sur un coup de tête, nous partons, Madeleine et moi, à pied sur des routes en Arménie. Nous étions alors au début d’un chemin, déroulant le fil d’une amitié naissante et partant à la découverte de nos mondes intérieurs communs qui, depuis lors, n’ont cessé de nous emmener dans des endroits artistiques et géographiques que nous ne soupçonnions pas nous-mêmes. La rencontre de nos pratiques respectives, le théâtre pour Madeleine, le piano classique pour moi, a donné vie aux prémices d’une formidable aventure : la compagnie Dyki Dushi est alors créée, offrant une structure permettant aux rêves et à une équipe de grandir, de collaborer avec de nouveaux artistes, d’explorer et de s’enrichir d’une pluridisciplinarité qui fait la marque de fabrique des spectacles alors réalisés. Ce livre même puise sa force dans cette pluridisciplinarité par la présence de notre scénographe plasticienne et artiste peintre Claire Finotti, qui y croque les impulsions et émotions des divers personnages que vous découvrirez au fil des pages. Par-delà les frontières, bravant la pandémie actuelle, explorant tous les terrains qui nous sont proposés, le dicton « l’union fait la force » n’aura jamais aussi bien été incarné ! Chaque artiste de Dyki Dushi y apporte son vécu. L’art, sous toutes ses formes, parle à sa manière de ce rapport que l’on entretient avec son chemin, son fil ou sa rivière. Il se nourrit de ces méandres, hésitations et épanouissements.
Les pages du livre que vous vous apprêtez à lire sont autant de trajectoires qui s’entrecroisent, de situations sur le fil, de destins croisés, de mosaïques quasi cinématographiques dont chacune fait intrinsèquement partie de nous car elles racontent l’essence même de la vie. Elles ne racontent rien d’autre que les battements de cœur et les respirations qui nous maintiennent dans notre verticalité, l’enivrement de cette simplicité, ainsi que la complexité et le fragile équilibre de celle-ci.
Thomas Kohler Musicien, collaborateur de Dyki Dushi
HIER soir, le prix d’interprétation masculine au Festival FFE a été décerné au comédien Yann Porsi. La rédaction m’a envoyée ici dès le lendemain, aujourd’hui donc, pour une interview. Robert, le rédac’ chef, a dû sentir que je m’ennuie à mourir ces temps. Tout m’ennuie. Le monde d’aujourd’hui ne cherche à dévorer ni mon âme, ni mon corps, ni mon esprit. Il cherche juste à m’enliser dans un ennui profond. Ravageur. Qui m’éteint à petit feu.
Je m’ennuie.
Je ne voyage plus. Je ne vois plus personne.
Alors Robert m’a envoyée ici.
J’arrive donc au 136. C’est un théâtre. Yann Porsi est là, déjà. Son attitude est étrange, il se tient posté au milieu du hall d’entrée, telle une sculpture. Il s’attend à ce que je le vénère ou quoi ? Je sais pas trop ce qu’il cherche à provoquer comme effet. Ça m’énerve. La sculpture (Yann Porsi, donc) commence à me parler. Elle est ravie que je sois là, que je m’intéresse à elle. Elle me fait un clin d’œil lourdingue. Je la regarde dans les yeux, droit dans les yeux, comme j’ai vu faire au cinéma quand on veut tenir tête à quelqu’un. Je dis : « Bonjour, je m’appelle Ève Dambi, journaliste. Merci de me recevoir. » La sculpture me regarde, d’un air avoisinant l’arrogance.
— Enchanté.
Si je pouvais, en cet instant précis, je préférerais me lover sous les planches de la scène que le grand Monsieur Yann Porsi s’apprête à me montrer. J’ai une telle envie de renifler l’odeur du bois. J’adore l’odeur du bois.
« Bonjour, je m’appelle Ève Dambi, journaliste. Merci de me recevoir. » C’est quand même pas difficile. Poli et efficace. Facile ! Ça marche toujours d’habitude. Je dis ça et et ça me déstresse d’un coup d’un coup. Mais quand je suis reçue par une sculpture de son genre, qui me répond un « Enchanté ! » mielleux, rien ne va plus, je me tends.
Bref.
Pourvu qu’il me propose pas un café.
Yann Porsi m’emmène à travers un couloir. Je le suis. Il y a un carreau cassé, quelque part au fond de la pièce que nous longeons. Un filet de vent traverse l’espace et vient se frotter sur ma nuque. Sur le sol, des feuilles délaissées remuent au rythme du vent. Dit comme ça, c’en serait presque romantique… du papier à musique, des bouts de textes, qui virevoltent sur le sol ! Je me penche pour en ramasser un.
L’œuf pourrit dans sa coque.
Alors je crie de plaisir et dans mon for intérieur le silence retrouve sa place.
Nous ne sommes pas là où le monde croit que nous devrions nous élever. S’élever ! Comme si je vivais dans un poulailler.
Je ne suis pas une poule.
Ni une chienne.
Woaw ! J’aurais pu lui dire ça, à la sculpture, tout à l’heure. Et voir sa réaction. Son regard était tellement incisif que j’ai cru qu’il me déshabillait sur place et que je n’étais plus qu’une chair à baiser. Chair à canon. Je suis canon, c’est ça ?
Stop ! Je délire. Je suis sur les nerfs ou quoi ?
Monsieur la sculpture me rejoint dans la pièce. Elle me frôle mais je l’esquive. Il s’excuse et me dit qu’il doit me laisser quelques instants. Ça m’arrange. Dès que je me retrouve seule, j’ouvre les bras au vent, je respire calmement. L’air retombe sur moi et caresse ma peau comme une plume légère. Je me déstresse enfin un peu. Je regarde au loin. Un oiseau passe dans le ciel. Il est bleu et rose. Le ciel, pas l’oiseau. Il regarde vers moi. L’oiseau, pas le ciel. Tout est devenu étrange. Je ramasse un autre bout de papier.
La terre, matière soluble, se mélange à l’eau. Et alors le sang apparaît. L’aigle déploie ses ailes et les montagnes s’élèvent.
Je suis comme dans un rêve.
Souvent, dans la vie, il me manque juste ce petit truc. Ce truc en plus qui rendrait tout plus paisible. Mais voilà. Tout m’ennuie et je stresse.
La sculpture revient. On remonte le couloir. Elle trace et m’indique, à ma gauche, à ma droite, la loge des artistes, les toilettes, l’accès à la scène, la loge du concierge. C’est étonnant qu’il parle de « concierge » et non pas de femme de ménage. Machisme inversé. Pour une fois qu’il existe un métier majoritairement féminin, voilà que la sculpture le masculinise. Je ne relève pas. Marcher droit et faire son taf, faut pas lui en demander plus aujourd’hui apparemment. Il est assez incisif, froid, distant. C’est dommage d’ailleurs. Je suis sûre qu’il recèle de merveilles à découvrir, en fait, cet être si étrange. Comment a-t-il atterri là ? Quel est son parcours ? On aurait pu se rencontrer différemment. Mais voilà, les normes sociales. En nous rencontrant, on portait chacun déjà une étiquette. C’est comme ça, on peut pas se rebeller contre ça. Moi la journaliste, lui le comédien. Cadre posé, plus de place pour l’inconnu, la surprise, aucune curiosité teintée d’une petite crainte de ne pas savoir qui je vais rencontrer. Rien. Les rôles sont attribués et définis. Nous sommes en sécurité.
À moi de jouer en posant les bonnes questions. C’est ce que j’aime dans mon métier.
Le bruit de la rue se fait entendre. Les ouvriers travaillent à réparer un mur du théâtre. Même le dimanche. Et donc les sons de la rue nous parviennent, par intermittence, au gré de leurs allers et retours jusqu’au camion.
On arrive dans le local technique. « On s’installe là ? » me propose-t-il en indiquant du doigt les quelques canapés et la petite table basse sur laquelle sont posés plusieurs cendriers. Ok. Une enceinte, sur une étagère un peu plus loin, crache du jazz. Je trouve où m’asseoir et j’entame la discussion.
— Lequel de vos rôles devrait vous survivre selon vous ?
Je suis d’humeur philosophique aujourd’hui.
— Je n’y ai jamais pensé. Vous savez, c’est comme si les personnages sommeillaient dans les loges. Ils sont rangés dans des malles. Mon travail, c’est de les réveiller et s’ils le veulent bien, ils viennent et on joue ensemble. Mais seulement s’ils le veulent bien. Ils décident de tout. Ils m’enseignent tout. Je ne fais que les suivre.
Je m’attendais pas à ça. Je sais pas si je trouve ça prétentieux, con ou intrigant. J’arrive pas à sentir s’il est sincère ou s’il joue. Respire, respire.
— Vous voulez un café ?
— Oui, merci.
Oh non, j’ai dit oui. Je vais être encore plus stressée. J’ai vraiment une fâcheuse tendance à essayer de toujours rester polie.
Bref, l’interview commence.
Tu ne peux pas faire faux, crois-moi.
Tu ris, tu jaillis. L’eau est là, déjà. Elle coule. Regarde, vois.
Tout est là.
La liberté se gagne à ce prix-là.
De l’incommensurable déploiement des ailes du majestueux –
Aime, aime. Tu seras.
Tu –
Tu –
Tue.
LA journaliste raccroche de son coup de fil. Elle avait oublié de le mettre sur silencieux. Une urgence familiale apparemment. Elle revient, se rassoit, lâche un léger soupir.
— Excusez-moi !
— Aucun problème.
— On reprend ?
— Oui.
— Vous me parliez de votre enfance.
— Oui. J’ai souvent des flashs de moi enfant. Je me revois. J’ai comme un fil d’images dans ma tête.
— Vous pouvez me donner un exemple ?
— À cinq ans, j’ai joué un fantôme dans un truc d’école. J’avais un simple drap sur moi. On était nombreux. Comme plein de petits fantômes sur scène. Et plein de gens nous regardaient. Quand il a fallu sortir de scène, je n’ai pas pu. Ça m’a tétanisé comme un cerf qui voit des phares au milieu d’une route. Je n’avais pas peur, non. J’étais juste fasciné. Ensuite, adolescent, j’écoutais souvent à travers le mur de ma chambre. Mes parents se disputaient. Je ne m’entendais pas avec mon père. Il était assez agressif. Et un jour, pour m’en protéger peut-être, j’ai eu l’impression de devenir un chat. Un chat qui s’étire, se défend, prêt à attaquer. On vivait au bord de l’eau, alors je partais souvent me balader sur la plage. Le sable était dur, rigide. Mais quand j’y rajoutais de l’eau, il devenait mou et changeait de forme. C’est comme ça que j’ai découvert la sensation de douceur. Et la joie de transformer les choses. Ça m’a donné envie d’être artiste.
La journaliste me regarde genre « je comprends pas ce que tu dis ». Je lui précise :
— Pour m’éloigner de la rigidité mentale. Tant de gens parlent de « réussir sa vie ». J’entends ça de partout. Mais ça veut dire quoi ? « Déjà essayé, déjà échoué, peu importe, essaie encore, échoue encore, échoue mieux », disait Beckett. On doit rater des choses pour réussir ! On met aujourd’hui beaucoup l’accent sur la réussite mais on n’apprend pas à travailler avec le fait que les choses ne vont pas toujours comme on veut !
— Je vois.
Elle marque un temps. J’ai envie d’une clope. Elle reprend.
— Parlons un peu de ce prix d’interprétation que vous venez de remporter. L’aviez-vous espéré ?
— Non, jamais ! Je viens du théâtre. Je fais très peu de cinéma. Mon truc, c’est les planches. Jamais je n’aurais pensé qu’on me décernerait un prix au cinéma ! C’est très excitant.
— La réaction des gens de votre ville est très forte. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes ont posté des messages de félicitations. Certains étaient même en larmes. Quel bel hommage !
— Oui, c’est incroyable. Je suis très touché par l’effet que ce prix fait aux gens ici. C’est comme si c’étaient eux qui avaient gagné. Ça me touche énormément. Je me sens comme poussé par une vague.
— Comment expliquez-vous ce succès public ?
— Je ne sais pas trop. Vous savez, on vit dans une petite ville ici. C’est très agréable, il y a tout ce qu’il faut et en plus, on est entouré de la nature. Vous ne trouverez pas beaucoup d’endroits sur Terre où les champs et les forêts font aussi bon ménage avec l’océan. Ça crée un cadre de vie idyllique. Mais quand on vient de l’extérieur, on a tendance à ne voir que cet aspect-là. Alors que la réalité est tout autre. Et peut-être que certaines personnes d’ici qui ont vu le film se sont dit « Tiens, lui, c’est un petit peu moi. » Ils se sont reconnus. Et puis aussi tout simplement qu’ils sont peut-être fiers qu’un des leurs ait gagné.
— Votre vie semble être un songe.
Merde, ça commence à me gratter la gorge. Pourquoi je transpire ? Elle me regarde. Elle attend une réponse ou quoi ? Je me ressaisis. Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit, ça doit être ça.
— Ma vie, un songe ? Je dirais plutôt que la vie est un jeu. J’essaie de jouer de tout ce qui peut nous arriver. Mais le jeu n’est qu’une étape dans le processus. Ce que je cherche, au fond, c’est la compassion. Il faut avoir de la compassion. Pour soi-même d’abord. Et pour les gens. Jouer des personnages, ça me permet d’expérimenter ça. Il y a du très beau, il y a aussi du très difficile. La vraie vie, je pourrais dire, ce sont des enchaînements d’actions, une précision de rythme, une mélodie, des variations. Et si tout va bien, un beau texte !
Elle me regarde attentivement. Quoi, qu’est-ce que j’ai dit ? C’était pas clair ? Ma tête tourne. Je ne sais plus ce que j’ai dit. Merde, j’ai mis où mes clopes ? Je les avais. La journaliste me parle mais je n’entends plus. Merde, je sens mes mains qui commencent à trembler. Les mettre dans les poches, vite. Qu’est-ce qu’elle dit ? J’ai mis où mes clopes ? J’ai dû les laisser tomber quelque part. Merde, dimanche en plus, tout est fermé. Putain, comment je vais faire ? Quel con ! D’habitude j’ai toujours du rab, mais j’ai vu tout à l’heure qu’il n’y a plus rien dans les tiroirs. Ce ne serait quand même pas une astuce de Maria pour me faire arrêter de fumer ? Elle n’aurait pas osé ? Merde, ça recommence. Je n’arrive plus à respirer. Je vais mourir. Il me faut une clope. Je vais étouffer. J’ai peur. Ma méditation à moi, c’est une bière, une clope, plusieurs fois par jour. C’est la panique si je n’ai pas de clopes. Comment je vais faire ? Non mais j’assume hein, c’est pas ça le problème. Le problème, c’est quand le paquet tombe quelque part et que je n’ai pas de rab.
— Excusez-moi de vous demander ça, mais vous n’auriez pas une cigarette ?
— Je fume pas, désolée.
Je parie qu’elle fait du yoga, celle-là…
