Jeu de Massacre - François Brousse - E-Book

Jeu de Massacre E-Book

François Brousse

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Beschreibung

À la suite d'un concours de circonstances aussi absurde qu'inexorable, un politicien de second plan se retrouve propulsé à la présidence de la République française. Les conséquences de cet évènement seront aussi inattendues que grandioses et même, désopilantes (sauf pour les victimes de certains dégâts collatéraux). Commentaires lus dans la presse internationale : "I haven't read it, but it's a great book" (Donald Trump) "Boudinant" (Un futur ex président de la République) "Grozny (en français : terrible)" (Vladimir Poutine) "Borisjohnsonesque" (Boris Johnson) "Navrant" (Manuel Valls) "Jolly good" (HRH the prince of Walles) "Émouvant!" (SM le roi d'Arabie Saoudite)

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Seitenzahl: 140

Veröffentlichungsjahr: 2017

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Sommaire

Partie I : L’ascension

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Partie II : Accomplissements

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

I

L’ascension

1

Par une belle journée de printemps, le 23 avril 2017, Pierre Brunel devint président de la République à la surprise générale - à commencer par la sienne.

Voilà ce qui s’était passé.

Le nouveau chef de l’Etat avait bénéficié, il faut le dire, d’un des concours de circonstances les plus extravagants jamais organisés par le destin.

Présentant ses voeux à ses chers compatriotes (suivant la formule consacrée), le président sortant avait annoncé que, conformément à ses engagements, il ne se représenterait pas, la courbe du chômage ne s’étant toujours pas inversée en 2016, bien au contraire. Sa cote de popularité fit un bond en avant de 40%, sans que l’on puisse dire si les Français manifestaient ainsi leur admiration pour le respect de la parole donnée ou un certain soulagement à l’idée d’être débarrassés à coup sûr du chef de l’Etat le plus impopulaire de l’Histoire de la Vème République.

Benito Ferrara, le premier ministre, semblait être dès lors le candidat naturel et tout désigné - par lui-même, en tout cas - à la succession du président, au grand dam des frondeurs socialistes et de la gauche de la gauche. Faisant l’éloge de l’intégrité et de la force d’âme du chef de l’Etat, il annonça sans perdre de temps - le jour de l’Epiphanie, pour être précis - sa volonté de se présenter dans un discours un peu long mais ferme où il martela quarante sept fois le mot «sécurité», évoquant également à trente deux reprises la liberté d’entreprendre. Retransmise par l’ensemble des journaux télévisés du soir, cette intervention vivement appréciée par les électeurs et sympathisants de droite et d’extrême droite parut avoir, paradoxalement peut-être (la réaction des électeurs de gauche ayant été nettement plus réservée, voire hostile) réglé la question de la désignation du candidat socialiste à la présidentielle de 2017.

Quelques jours plus tard, le premier ministre prenait place à bord de l’avion long courrier d’une compagnie du Golfe affrété pour transporter à Munich les supporteurs d’une équipe de football milanaise. Le match s’annonçait comme un des sommets de la saison et Benito Ferrara ne l’aurait manqué pour rien au monde, ardent partisan qu’il était de l’équipe de Milan, sa ville natale. Les mesure de contrôle prises par les autorités italiennes et la compagnie aérienne avaient dû être insuffisantes, car quelques minutes après le décollage l’appareil fut détourné vers Berlin par un commando d’islamistes habillés en stewards et dirigé par un djihadiste berrichon répondant au doux nom de Mohammar el-Mansour ben-Roger - son père, boulanger de son état, s’appelait en effet Roger Bringouin. L’Airbus A 350 s’abattit sur le Reichstag, pulvérisant tous ses passagers et écrabouillant soixante deux parlementaires allemands, deux cent vingt neuf fonctionnaires de même nationalité, ainsi que le ministre fédéral des finances. Coincé dans son fauteuil roulant, le pauvre homme n’eut que le temps de s’écrier «Encore un coup des Grecs !» avant qu’une poutrelle ne vienne lui défoncer le crâne. Daech salua le courage des martyrs de la foi et un nouvel exemple de châtiment des impies aux pratiques immorales «telles que la peinture, le dessin, le théâtre, le cinéma, la peinture, le strip-tease, la natation, la lecture et les sports. Que se le tiennent pour dit les adeptes du curling, cette activité infecte où des hommes s’abaissent à balayer au profit de femmes impures une surface immonde inconnue du Prophète !».

Le chef de l’Etat décréta un jour de deuil national - «Un jour, c’est bien, deux ce serait trop !», confia-t-il à son secrétaire général et ami, Jean-Paul Bouillotte, témoignant ainsi du degré d’estime et d’affection qu’il portait à son désormais ex-premier ministre. Dans la cour de l’hôtel des Invalides, devant le cercueil contenant les restes - supposés - de Benito Ferrara et son écharpe de supporteur, et recouvert des drapeaux français et italien (auxquels on avait ajouté ceux de la République fédérale d’Allemagne et de l’Union européenne, pour faire bonne mesure), il prononça sous une pluie battante et glacée, tête nue, un hommage d’une heure et quelque à la mémoire du défunt et de sa propre action. Sans doute fut-ce là l’origine de la double pneumonie qui devait l’emporter un mois plus tard.

Quatre jours après cette émouvante cérémonie le président, grelottant de fièvre mais parfaitement lucide, nomma un nouveau premier ministre. Le nom de Corentin Le Gallo paraissait devoir s’imposer. Ministre de la défense, président de la région Bretagne, c’était le membre le plus apprécié du gouvernement, et cela à juste titre. Efficace, courageux, discret, sympathique, dépourvu d’arrogance et d’affectation, il était aimé des militaires, adulé par les avionneurs et les marchands d’armes et respecté par la droite comme par la gauche. C’était de plus l’un des meilleurs amis du président et de Jean-Paul Bouillotte.

Corentin Le Gallo refusa. Il n’entendait pas renoncer à sa région chérie et à un ministère gratifiant pour quelques mois d’ennuis incommensurables à la tête d’un gouvernement honni par l’opinion et dont il trouvait, à juste titre, la plupart des membres d’une remarquable incompétence. Comme il était extrêmement têtu, trois jours d’un siège mené tant par le président que par Jean-Paul Bouillotte s’avérèrent vains. Le quatrième jour, à onze heures du matin, le chef de l’Etat, le secrétaire général de l’Elysée et le ministre de la défense se retrouvèrent pour trouver une solution. Le président grelottait dans son costume bleu marine trempé de sueur et Corentin Le Gallo le trouva boudiné. «Qu’est-ce c’est que ce tissu qui rétrécit autant ? Du synthétique, sûrement. Pas du coton ou de la laine, quant même ?», se demanda-t-il, distrait l’espace d’un instant. Jean-Luc Fragonard, avocat réputé et le quatrième de ces trois mousquetaires, rejoignit le petit groupe. Au bout de quelques minutes, rompant le silence, il suggéra : «Et pourquoi pas Sixtine ?»

Sixtine Régis, ministre de l’interministérialité et du progrès scientifique, technologique, industriel, sociétal et écologique, était l’ancienne compagne du chef de l’Etat. Jolie comme un coeur, méchante comme une teigne, son ambition était sans bornes. Elle avait rédigé un ouvrage remarqué, sinon remarquable, sur le rôle des aïeuls dans l’éducation des enfants et l’avenir de la société civile, puis mené à Bruxelles une croisade infructueuse contre l’heure d’été, oubliant que c’était la France qui avait imposée celle-ci quelques décennies plus tôt à une Europe pour le moins réticente. L’avoir nommée ministre pour avoir la paix et faire plaisir à leurs enfants avait été une chose. Mais la propulser à Matignon, tremplin possible pour l’Elysée, en était une autre. Le président frissonna de plus belle. «Sixtine ?», s’exclama-t-il, «Plutôt mourir !» - le malheureux ignorait que son sort était déjà scellé.

«Camberaberi ?», susurra Corentin Le Gallo. «Ah non», répliqua le président à cette évocation du nom du premier secrétaire du parti, «un ancien lambertiste premier ministre, on a déjà donné, et à la fin on a perdu !» L’hypothèque Camberaberi était ainsi levée, pour le plus grand plaisir du ministre de la défense dont la détestation pour le locataire de la rue de Solférino n’avait d’égale que le mépris qu’il éprouvait à l’égard du prédécesseur de ce dernier, surnommé par certains «le tramway» en raison d’un patronyme original et pittoresque.

«Le ministre des affaires étrangères, alors ?», proposa Jean-Paul Bouillote, un homme sensible et volontiers câlin (en tout bien tout honneur, car il adorait sa femme) qui n’avait pas oublié que, alors qu’il avait accepté d’entrer au gouvernement constitué par le président Valentin Horthy dix ans plus tôt, et que les accusations de traîtrise pleuvaient à son encontre, Pierre Brunel, le croisant à l’Assemblée, l’avait pris dans ses bras en lui disant : «Je respecte ta décision. Tu as fait une erreur et tu t’en apercevras vite (l’avertissement était prophétique) mais tu es des nôtres et tu le resteras, mon ami !» Corentin Le Gallo renchérit. Il se souvenait de l’acharnement qu’avait mis Brunel, alors ministre des affaires européennes, à plaider à Bruxelles la cause des éleveurs de porcs chère à son coeur de Breton. «Mais vous avez raison, bien sûr !», répondit le chef de l’Etat. Fragonard resta coi. Il avait fait son devoir envers Sixtine, dont certains des défauts ne lui échappaient pas, et n’entendait pas se brouiller avec ses meilleurs amis pour un motif aussi futile qu’une élection présidentielle.

Le Quai d’Orsay n’est guère distant de l’Elysée. Une demie-heure après la fin de cette conversation, Pierre Brunel était premier ministre.

Le nouveau gouvernement fut rapidement constitué et, pour la première fois depuis 1979, sa composition fut annoncée à vingt heures pile par le secrétaire général de la présidence de la République, au grand désarroi des médias dont certains, du coup, ratèrent l’évènement. Les changements étaient minces. Sixtine Régis était promue ministre des affaires étrangères, Marie-Clotilde Labranchouille, une accorte septuagénaire, devenant ministre de l’économie. Le ministère de l’interministérialité, etc, qui ne servait à rien, était supprimé. «Comme ça», dit le nouveau chef du gouvernement à son directeur de cabinet, «Sixtine sera par monts et par vaux et donc nous emmerdera moins, et nous sommes débarrassés du Micron baladeur. D’une pierre, nous avons fait deux coups !»

Deux jours plus tard, le nouveau gouvernement déposait un projet de loi, rapidement voté en urgence, qui interdisait tout sondage politique dans les six mois précédant une élection présidentielle. Le montant des amendes prévues tant pour les commanditaires de sondages que pour les instituts était tellement dissuasif que la loi fut respectée. Dès lors, le pays vécut dans une sorte de brouillard fellinien.

2

Mais qui était donc Pierre Brunel ? Le ministre des affaires étrangères était l’un des membres du gouvernement les plus appréciés, quoiqu’assez peu connu car fort discret. Il ne twittait pas, n’était pas inscrit sur Facebook et n’était jamais apparu dans ces émissions de télévision où de péremptoires jeunes gens, à peine sortis de l’une des cent vingt huit écoles de journalisme que connaît notre beau pays, martyrisent avec délectation leurs invités politiques avides de notoriété envoyés dans de tels guet-apens par des communicants aussi ambitieux que stupides. «Ce crétin n’avait qu’à ne pas y aller», avait-il sobrement observé après que l’un de ses collègues se soit fait particulièrement étriller devant quelques centaines de milliers de téléspectateurs, compromettant ainsi une carrière qui s’annonçait à tort comme brillante. L’incident l’avait franchement réjoui : «Et un de moins !», avait-il ajouté, en bon darwinien qu’il était.

Non qu’il ne fût à l’aise devant une caméra, mais il croyait aux mérites de la rareté en matière de communication. Il réservait ainsi ses apparitions publiques aux matinales des radios et aux journaux télévisés du soir, et uniquement lorsqu’un événement précis justifiait une intervention de sa part, comme ministre des affaires européennes puis de l’intérieur, puis des relations extérieures. Depuis son arrivée au ministère des affaires étrangères, on l’avait vu essentiellement, tantôt souriant, tantôt grave, suivant la nature des sujets à traiter, serrer les mains de collègues ou de chefs d’Etat, puis prononcer les «éléments de langage» que concoctait à son attention le porte-parole du Quai, créature intelligente quoique desservie par un physique rébarbatif - on aurait pu croire qu’il avait avalé un parapluie à l’adolescence, d’aucuns se demandant quand l’instrument susnommé allait enfin se déployer dans toute sa splendeur à l’intérieur d’un corps par ailleurs rabougri.

Brunel venait d’avoir soixante et un ans mais ne les paraissait pas, grâce notamment à une chevelure bien fournie d’un noir de jais qu’éclaircissaient à peine quelques rares filets d’argent. De taille moyenne, élancé, il avait un avait un visage agréable que déparaient quelque peu des lèvres très minces dont les commissures tombantes lui donnaient un air sévère, d’après certains, ou méchant, d’après d’autres, qui avaient plutôt raison car en fait il n’aimait que sa femme, ses enfants, le reste de sa famille et quelques rares amis. D’un abord aussi aimable et souriant que trompeur, il n’éprouvait pour le reste de l’humanité, fût-elle souffrante, qu’une totale indifférence nuancée de pure détestation à l’encontre d’un certains nombre d’adversaires politiques et, surtout, de camarades de son propre parti.

Il était issu d’une longue lignée d’agriculteurs prospères et avides de l’Agenais vivant dans le beau pays de Serres qualifié de «Toscane française» par Stendhal. Son grand-père, un cadet épris de modernité, était monté à Paris, devenant mécanicien puis vendeur de voitures. La concession automobile qu’il avait fondée avait été reprise par son fils, le père de Pierre, puis par le frère aîné de ce dernier. Aux SIMCA d’après-guerre avaient succédé de belles et robustes voitures allemandes nettement plus rémunératrices. Les Brunel de Paris avaient acheté à Pérignac, modeste chef-lieu de canton du Lot-et-Garonne et berceau de leur famille, une vaste demeure dans laquelle ils se retrouvaient pendant les vacances scolaires, à proximité de l’exploitation agricole de leurs cousins.

Après avoir été diplômé de SciencesPo (Paris, évidemment) avec les félicitations du jury, Pierre Brunel était devenu journaliste dans un hebdomadaire de gauche. Militant socialiste depuis l’âge de dix-huit ans, il avait grimpé en mai 1981 dans la caravane magique des cabinets ministériels, officiant comme comme conseiller en communication et speechwriter de ministres non négligeables. Ses liens familiaux et amicaux - si l’on peut dire - lui avaient servi de tremplin pour devenir maire de Pérignac, en 1989, conseiller général puis député en 1992, jolie performance compte tenu de la débâcle du parti socialiste en cette année qui avait vu le triomphe de Jacques Chirac et des siens. Il avait été constamment réélu depuis.

En 1997, le paysage socialiste était encore trop encombré d’éléphants survivants de la glorieuse époque antérieure pour qu’il puisse accéder à autre chose qu’un portefeuille ministériel mineur. Il s’était néanmoins acquitté avec constance de ses fonctions de secrétaire d’Etat à l’on ne sait quelle espèce de choux farcis, s’attirant de plus une solide réputation de débatteur massacrant avec une sorte d’allégresse doucereuse les opposants un peu niais - il y en avait beaucoup - qu’il avait soigneusement choisi pour victimes.

La victoire de 2012 aurait dû lui offrir des perspectives plus savoureuses. Mais il avait été alors confronté alors à un problème. Ce problème avait un nom : Jérémie Coursensac. Ce chirurgien-dentiste portant beau s’était fait parachuter à Villefranche-du-Gers, gagnant à la surprise générale la ville puis la circonscription. En réalité, il avait bénéficié du conflit picrocholin opposant depuis des années les ténorinos locaux particulièrement stupides d’une droite pourtant largement majoritaire. On le savait très ambitieux, mais il avait montré un réel talent à la commission des affaires économiques de l’Assemblée. C’était de plus un sportif émérite et Pierre Brunel, en bon churchillien qu’il était, ne le haissait que plus pour cela.

Entre ces deux étoiles montantes, les «deux coqs gascons» suivant la formule d’un journaliste - qui n’avait guère plu à Pierre Brunel, dont le mépris qu’il éprouvait pour les gallinacés n’avait d’égale que sa détestation à l’encontre de Coursensac qui, un jour, dans un dîner en ville, avait tenté sans succès quoiqu’avec aplomb de lui en remontrer sur un épisode de l’histoire du parti socialiste -, le président de la République élu en 2012 avait tranché sans trancher, à son habitude, nommant l’un ministre délégué aux affaires européennes et l’autre ministre des finances. Ce choix n’avait rien d’absurde, il faut le reconnaître. Pierre Brunel parlait couramment l’anglais et l’allemand et maîtrisait des rudiments d’espagnol et d’italien, mais n’avait absolument aucune espèce d’intérêt pour l’économie. «Il y a des économistes pour s’occuper de ça», avait-il dit un jour à l’un de ses proches, «et d’ailleurs ils se trompent toujours». Il ne s’intéressait en la matière qu’à la polyculture intensive pratiquée dans le midi de la France, par ses cousins notamment.

Jérémie Coursensac put ainsi se faire une solide réputation de compétence, massacrant les budgets de ses collègues, dont bien sûr celui des affaires européennes, réduit de plus d’un tiers grâce à ses soins attentifs. Comme on le sait, hélas, une sombre histoire de fraude fiscale, doublée de mensonges répétés prononcés les yeux dans les yeux à la face d’innombrables interlocuteurs, dont le premier ministre de l’époque, le président de la République, les parlementaires et tous les journalistes venus l’interviewer après la révélation de ses turpitudes, vint mettre un terme à son ascension fulgurante. «C’était bien un arracheur de dents», commenta simplement Brunel avant d’aller fêter avec sa femme l’implosion de son ex-rival au Carré des Feuillants dont il aimait le chef et sa cuisine.

L’Aquitaine étant dès lors ministèriellement quasiment orpheline, Pierre Brunel fut nommé ministre de l’intérieur, s’acquittant honorablement de sa tâche de l’avis de tous, puis, au début de 2016, ministre des affaires étrangères, Louis Cunctator ayant été appelé à d’autres fonctions.

L’enquête menée à son sujet par l’administration fiscale avait révélé à des fonctionnaires interloqués qu’il était parfaitement honnête, ne possédant rien d’autre qu’une modeste part de la SCI de Pérignac et se contentant avec son épouse, DRH d’une entreprise de taille moyenne, de louer depuis vingt ans dans le onzième arrondissement de