Jeu, Set & Love - Emy lie - E-Book

Jeu, Set & Love E-Book

Emy lie

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Beschreibung

Il s’est juré de la séduire, mais elle le déteste. Et si derrière le jeu se cachait un véritable amour ?

Calice : « Il a débarqué dans ma vie comme une tornade. Arrogant, superficiel… mais tellement craquant ! » Caden : « Elle est la fille que je désire le plus. Sublime et imparfaite, tout ce que je veux, c’est l’aimer. » Ces deux étudiants en dernière année à l'université voient leurs vies bouleversées lorsqu'ils se lancent dans un jeu dangereux où se mêlent défi, plaisir et passion. Caden, le charmeur invétéré, veut prouver qu’il est bien plus qu’un simple Don Juan et que Calice est faite pour lui. De son côté, Calice refuse de céder, se cachant derrière des sentiments qu’elle ne veut pas reconnaître. Entre attirance irrésistible et résistances obstinées, ils jouent avec le feu, mais l’amour est-il vraiment un jeu que l’on peut contrôler ? Découvrez cette romance enflammée entre défi, passion et séduction. Cap ou pas cap de vous embarquer dans l’histoire de Calice et Caden ?


CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE



"La plume combinée d’Emy Lie et Karolyne C. se veut moderne, fluide et bien rythmée." — Lectures à Flo(ts) "Une romance sur fond de jeu, de défis et de rapprochements émouvants." — FloppyCorse, Babelio "J'ai été CAP et j'en veux encore ! Une pépite touchante." — Urga, Booknode "Deux auteures de talent qui se sont trouvées pour nous offrir une pépite pleine d’émotions !" — Lillys-1, Booknode "Très belle romance. Le bonheur arrive quand on y croit le moins." — TitTelle, Booknode



À PROPOS DES AUTEURES



Emy Lie, née à Maubeuge en 1984, est une auteure de romances Young Adult et New Adult. Passionnée par l’écriture depuis son plus jeune âge, elle a commencé par des poèmes et des chansons, avant de se lancer dans l’écriture de romans. Depuis la publication de son premier roman Destinée en 2014, elle n’a cessé de partager ses histoires captivantes avec ses lecteurs. Karolyne C., auteure de 28 ans, est une grande romantique et amoureuse des mots depuis toujours. Elle a débuté son aventure littéraire il y a plus de trois ans, écrivant des romances passionnées qui captivent ses lecteurs.

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Veröffentlichungsjahr: 2019

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Jeu, Set

&

Love

 

Un défi pour t’aimer

 

 

Karolyne. C

Emy Lie

 

 

 

 

RomanceEditions « Arts En Mots »Illustration graphique : © Val

 

 

 

 

Amour & Souffrance

 

L’amour fait souvent naître la souffrance, mais est-il possible de vivre sans l’un ni l’autre ?

Si la souffrance peut nous faire descendre bien bas, l’amour peut, lui, nous mener au-delà de l’inattendu.

Si aimer, c’est nous tirer vers le haut, alors, c’est en outre donner une part de nous à une personne, lui permettant à un moment opportun de nous détruire de quelque façon que ce soit.

Il faut accepter de souffrir pour connaître le bonheur et être conscient de le mériter pour pouvoir le vivre pleinement.

Alors, il faut également savoir pardonner avant de pouvoir être aimé et aimer en retour.

C’est dans les yeux de l’autre que nous pouvons y voir la plus profonde des souffrances, mais aussi le plus bel amour.

Tout comme trouver le réconfort et la force de se relever, quoi que la vie nous offre sans détour.

Prologue : Caden &Calice

 

Calice

Je rentre de stage, libérée et soulagée. Un mois à galérer avec eux, mais je ne m’en suis pas si mal sortie. Jamais je n’aurais pensé devoir intégrer une troupe en tant que metteuse en scène pour pouvoir valider mes études. J’aurais plus opté pour un poste d’actrice et pas celui aussi important que l’on m’a proposé.

Étant stagiaire, j’ai gagné une misère et je ne pourrai pas profiter de mon salaire pour terminer tranquillement mon année. Malgré ma bourse, ce n’est pas assez pour boucler le mois correctement. Je vais devoir me trouver un petit boulot pour combler ce qui me manquera afin de ne pas finir affamée comme l’année dernière.

J’expire longuement.

Je pourrais dire que j’ai plus pris mon pied avec l’acteur principal de la tournée que je n’aurai été payé pour mes services dans la troupe du spectacle. Quoi ? Y a pas de mal à se faire plaisir, surtout si c’est pour déstresser !

Vivement mon diplôme en main pour avoir enfin le salaire que je mérite et que je puisse enfin déménager et avoir mon propre chez-moi.

Traînant ma valise hors du train, mon casque sur les oreilles, j’avance sans réfléchir en lançant Spotify, sur un morceau qui m’explose les tympans, en fond musical. Rien qu’à savoir que je vais revoir mes camarades de classe, ça me prend le chou. Ils n’arrivent pas à comprendre comment j’ai fait pour atterrir dans cette satanée université de Floride du Sud, située à Tampa, en études cinématographiques !

Bande de looser !

Depuis quand faut-il être de bonnes familles pour étudier ? Ce n’est pas parce que mon parcours n’est pas exemplaire et que je ne suis pas une fille à papa, que je suis une tarée, une débile ou une merde munie de nichons et d’un trou pour copuler ! Même si j’avoue que de baiser me fait du bien. Ça me permet d’oublier ma vie, d’oublier tout ce que je ne pourrai avoir et tout ce qui ne va pas depuis que je suis née.

Je n’en vois qu’un qui sera d’accord avec moi en dévoilant que le sexe sert d’exutoire. C’est Caden Snow !

Un sale con, roi de la drague du campus, et qui par-dessus le marché se croit drôle, mais c’est un lourdaud qui a tout bonnement la même date d’anniversaire que moi et en plus, de la même année.

Pourquoi !?

Nous sommes nés le vingt-huit septembre mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf et je n’ai pas eu de chance en le rencontrant. Je ne dirai pas le contraire, c’est un bel homme blond, musclé, mâchoire carrée et un corps de rêve, mais ce qui me trouble le plus, ce sont ses yeux. Ils sont d’un bleu perçant magnifique et il fait fondre toutes les filles…

Ce qui m’énerve chez lui, c’est qu’il profite de sa beauté pour mettre toutes les nanas dans son lit. Et qu’est-ce que j’ai envie de lui mettre mon poing dans la tronche quand je le vois draguer sa proie pour la soirée !

Bon, j’avoue que je suis un peu jalouse aussi. Je l’aime bien, il est vraiment pas mal et me tourne autour depuis quatre ans, juste pour pouvoir me mettre dans son lit. Mais je me fais interdite, me jurant de ne jamais, ô grand bien jamais tomber dans le piège de ses filets, juste pour baiser. Il a une sale réputation, certes, ce qui me va après toutes les merdes qui me sont arrivées ces dernières années, mais lui, je le vois comme la peste parce que mon nom, mon corps et mon âme ne peuvent pas figurer dans son catalogue de filles baisées.

Sa plus grande passion : m’emmerder ! Un soir, après avoir trop bu, il s’est même vanté qu’un jour, je tomberais dans son jeu, parce que je suis le pion idéal. De quel jeu parle-t-il, ça, je n’en sais rien du tout ! Mais s’il savait, le pauvre, qu’avec moi, il ne faut pas jouer ! Il est vraiment mal barré ! Ma sympathie envers lui a ses limites, et s’il continue dans cette voie, je vais finir par le ratatiner, l’écrabouiller tel un vulgaire moustique.

Enfin, si j’arrive à lui résister pour une partie de jambes en l’air… C’est de plus en plus dur de le repousser, mais je n’ai pas le droit de ressentir quelque chose, pas après ce qu’il y a eu l’année de mes seize ans.

Je ferme les yeux en expirant. J’envoie bouler mes pensées en même temps que le sanglot qui est coincé au creux de ma gorge et augmente le volume de mon MP3 à fond.

Caden

C’est la dernière année. Cette fois, j’y suis. Je suis à la fin de ces années d’études qui me faisaient tant rêver. Pas que je sois content, au contraire, la vie à l’université va beaucoup me manquer, mais j’arrive au bout de mon rêve.

Il est encore tôt et le campus est vide quand j’emprunte l’allée du parking. Je me gare et récupère tous mes sacs dans le coffre. Il est vrai que passer ces deux derniers mois à la maison m’a fait du bien. En parallèle de mon stage dans le petit théâtre de Sarasota, j’ai pu mettre à contribution mes années d’études en mettant en scène une pièce que j’affectionne.

 

La porte de ma chambre ouverte, je balance les sacs en plein milieu et m’assois sur mon lit. J’aime cette piaule. Tout y est comme je l’ai laissé en juin et, à part la poussière et l’odeur de renfermé, je suis heureux que l’internat ait pu me la garder tout l’été. Je n’avais certainement pas envie de déménager tout mon bordel. J’ai cette chambre depuis trois ans déjà.

Je commence à vider mes affaires quand mes yeux se portent sur mon téléphone.

Merde !

Je suis encore à la bourre. Ça m’apprendra à traîner et à rêvasser, comme d’habitude. Mon sac sur l’épaule, mes affaires y sont toutes, après avoir claqué la porte, je descends les escaliers pour rejoindre mon premier cours de la journée. Pendant le mois d’août, nous avons tous reçu nos emplois du temps par mail, ce qui m’évite de faire la queue au secrétariat, comme toutes les premières années. Sur la route de l’amphi, je repense rapidement à mes vacances et maintenant que la rentrée est là, il me tarde de revoir une certaine personne.

Lors de ma première année, une fille m’a carrément tapé dans l’œil. Elle fait partie de ma promo et bien évidemment, malgré le fait que je mette tout en œuvre pour attirer son attention, elle n’en a rien à foutre de moi. Elle m’envoie bouler à la première occasion et pour l’oublier, je m’envoie en l’air avec la moitié de la fac. Rester inactif est quelque chose d’inconcevable pour moi, même si elle ne veut pas de moi. J’ai dû coucher avec plus de filles que je ne m’en rappelle, d’ailleurs. Mais si vous connaissiez Calice, vous comprendriez mon désarroi. Ses cheveux roux qui encadrent à merveille son visage, dont les traits sont mis en valeur par de magnifiques yeux verts. Et Dieu du ciel, ne parlons en aucun cas de son corps. Tout en elle est un appel à la luxure et au plaisir. Je me suis juré de tout faire pour qu’elle s’aperçoive que j’existe et encore mieux, tout faire pour qu’elle comprenne que mes sentiments à son égard sont sincères.

Je suis un joueur de première catégorie et si elle veut me fuir, je ferai tout pour la suivre.

Attention à toi Calice !

 

Une fois sur le chemin de la salle, je l’aperçois de dos, mais très nettement. Elle tire sa valise et est dans son monde. Encore. Les écouteurs dans les oreilles. J’essaie de l’appeler, en vain.

À nous deux, ma jolie Bonita !

Chapitre 1 : Calice

« Scène de nu »

 

Avant de reprendre ma vie de solitaire à l’université, je passe par la maison de ma mère pour savoir où elle en est. Alors que j’avance lentement, mes pas m’entrainent plus vite que prévu devant chez elle, et l’état de la maison, me laisse penser que rien n’a changé. Ma main sur la poignée, j’hésite à entrer.

J’expire lourdement. Rien ne changera, je devrais le savoir et m’y faire depuis le temps, mais j’avais tellement espoir qu’elle ait enfin pris une bonne résolution et qu’elle veuille se faire aider, mais bon… c’est loin d’être le cas. Je relâche la poignée et fais marche arrière.

Pourquoi j’ai une famille aussi pourrie ?

Tu as de la chance, dans ton malheur, ton père est parti sans dire au revoir et ça t’évite un coquard comme celui à ta première rentrée !

Le petit Diable que j’ai dans la tête n’a pas tout à fait tort. Même si ça m’a cassé les miches que tout le monde me dévisage, ça m’a permis d’être tranquille et que personne ne vienne me les gonfler.

Personne sauf Don Juan, le casse-pied !

Un vrai dur à cuire en y repensant. J’ai beau le remballer, il revient sans cesse, et avec encore plus d’assurance dans l’espoir de me faire craquer.

J’arrive enfin devant le campus et suis pressée d’en finir avec mon chien sur roulettes lorsqu’on me hèle :

— Hé ! Ma Bonita jumelle !

Faisant comme si je ne l’avais pas entendu, après tout, il ne peut pas savoir que ma musique ne tourne plus, je continue mon chemin. Manque de chance, il me tire le bras, accrochant le fil du casque en même temps, il tombe de ma tête.

— Quoi, Don Juan ? T’as loupé ton plan drague de la semaine ? aboyé-je, en rogne.

— Dis donc, Bonita, t’es de mauvais poil, aujourd’hui ? se moque-t-il. Ça ne te fait pas plaisir de me revoir ?

— Ouais, bah, j’aurais préféré tomber mille fois dans un puits que de t’entendre me parler ! Qu’est-ce que tu me veux ? J’suis pressée, grouille tes fesses de valet !

— On a des cours ensemble, je te rappelle. Toi et moi. Sur une scène. Tu n’as pas oublié ?

— Oui et non ! Mais ça me laisse encore quinze bonnes minutes pour déposer ma valise dans ma piaule et filer en cours, alors arrête de me soûler !

— Je suis là pour te servir, Bonita chérie. Tu veux de l’aide ?

— Plutôt crever ! Va voir Lyane, j’suis certaine qu’elle rêve de toi, même éveillée.

— Tout le monde rêve de moi, Bonita, je suis magnifique ! Même toi, j’en suis sûr ! Je parie que rien qu’en te parlant, t’en mouilles ta petite culotte. D’ailleurs, ce n’est pas trop chiant de la changer toutes les cinq minutes tellement je t’excite ?

Je m’approche de lui, colle ma poitrine contre son torse et fulmine.

— Oh ! Don Juan, si tu savais ! Juste en pensant à ta sœur, je pourrais jouir si tu me le demandais !

Sur cette phrase qui lui fait froncer les sourcils et déglutir, je lui tourne le dos et file.

— Hey, Bonita ! Tu finiras par comprendre que je te plais aussi ! crie-t-il derrière moi.

Je lève les yeux au ciel, me retourne pour lui faire un fuck, mais il a déjà disparu.

Il ne va pas encore recommencer comme les autres années, bordel ! J’en ai ma claque de ce type, qu’il se fasse enlever par des extraterrestres, à la fin. J’ai fait de mon mieux pour tenir le coup, mais cette année va être la bonne. Je vais me le faire !

Le tuer ou le baiser ?

J’envoie bouler le diable dans ma tête. Je vais finir par croire que je suis folle à force de me parler à moi-même.

Enfin dans ma chambre, qui est tout sauf accueillante, je balance ma valise dans le coin et saute sur mon lit. Je ferme les yeux et inspire longuement. « Salut ! » retentit soudain une petite voix qui arrive jusqu’à moi de la salle de bain.

— Putain, mais t’es qui ! hurlé-je de peur, en me redressant sur mon lit.

— Ta nouvelle coloc’ ! Merci pour l’accueil.

— Tu m’as fait flipper, espèce de folle ! Tu ne pouvais pas faire du bruit lorsque je suis rentrée pour me prévenir que tu étais là ? Et puis, mais qu’est-ce que tu fous ici ? Je ne suis pas censée avoir une coloc’ !

Elle s’apprête à répondre lorsque je la coupe.

— Tu sais quoi ? Je m’en bats les ovaires !

J’attrape ma veste et file sans lui laisser le temps d’ajouter quoi que ce soit.

— Attends, j’ai... m’interpelle-t-elle.

— Tais-toi, je ne suis pas ton amie, je n’en ai pas et je n’ai pas envie de faire partie de ton groupe de bêta, alpha, oméga ou gamma, fous-moi la paix et ne me parle plus jamais. Ça ne te plaît pas tant mieux, casse-toi !

Il ne manquait plus que ça. Avoir une coloc’ de bonne famille, non merci. Avec son style coincé et un chignon travaillé duquel aucune mèche dissipée ne s’échappe, elle me fait flipper. Bientôt, elle risque de me demander de l’accompagner à l’église pour prier.

 

Une clope au bec, je m’avance vers le secrétariat de la cité U faire corriger cette erreur. J’écrase ma cigarette et entre, lorsque je tombe sur Mister Beau gosse. Notre prof de théâtre. Si je pouvais, je me le referais bien au petit déjeuner, au déjeuner et au souper ! Moi, gourmande ? Pas des moindres !

— Calice, bonjour ! dit-il surpris, en me découvrant derrière lui.

Mais qu’est-ce que c’est dur de faire semblant de ne pas avoir baisé son élève ! C’est un sacré prof qui en a sacrément dans le pantalon. J’ai pris un pied d’enfer dans cette chambre, pendant notre week-end de trois jours ! Une vraie bombe sexuelle. Il m’a rejointe pendant le stage pour voir comment se déroulait celui-ci avec la troupe et nous avons profité de notre solitude, ensemble. Je peux annoncer que ces jours ont été mouvementés. Rien qu’en repensant à nous dans ce pieu ultra moelleux mon corps s’enflamme à nouveau de désir pour lui.

— Bonjour Hanson, vos vacances ont été... bonnes ! demandé-je avec un air innocent.

Il me sourit du coin des lèvres et sans répondre à ma question, il émet.

— Vous ne seriez pas en retard pour votre premier cours de la journée ?

Je regarde ma montre en haussant les épaules.

— Possible, mais il faut croire que le prof le sera aussi, je me trompe ? rétorqué-je, souriante.

— Cessez votre insolence, mademoiselle McPhee...

— Ah ! Nous sommes donc revenus aux civilités ! Bien, Monsieur Falcq, je dois faire part d’une réclamation à Madame Heigt, ce que vous ne deviez pas faire, a priori, vu la façon dont vous étiez penché sur son bureau.

Il grince des dents, se retourne sur la secrétaire et ajoute :

— Je repasserai plus tard finir notre conversation. Passez une excellente journée, Madame Heigt.

— Merci Monsieur Falcq, vous aussi et bon courage pour supporter les élèves, vous allez en avoir besoin. Ils ont dû recharger leurs batteries durant les vacances.

Il lui fait un clin d’œil et s’en va. Mon regard suit son cul jusqu’à ce qu’il ne soit plus dans ma ligne de mire.

— Que puis-je faire pour vous, mademoiselle McPhee ? annonce la secrétaire, en se raclant la gorge, de manière peu élégante.

— Pourquoi j’ai une coloc’ ? Vous étiez pourtant d’accord pour me laisser seule.

— C’est la dernière place libre qu’il restait, et mademoiselle Ridson vient juste d’intégrer cette université, alors faites-lui un merveilleux accueil, mademoiselle McPhee ! Sur ce, passez une excellente journée ! lance-t-elle un sourire vainqueur, en me montrant toutes ses dents.

Je grogne intérieurement en avançant vers la sortie, m’arrête devant la porte et me retourne vers elle :

— Vous savez, Madame Heigt, vous avez raison de tenter votre chance avec Monsieur Falcq. J’ai passé un week-end avec lui à Orlando, il y a deux semaines, et je peux vous dire qu’il en a une bien dure et une grosse, comme ça ! précisé-je, en lui montrant la taille des mains.

Elle me regarde, choquée, alors que je sors de son bureau, victorieuse.

La prochaine fois, elle fera attention à qui elle a à faire, la mégère !

Mon nom retentit plusieurs fois, mais je continue ma route jusqu’à ma salle de cours.

 

Je pousse la porte et passe le chambranle en traînant les pieds pour rejoindre ma place, lorsque mon cher professeur s’exprime oralement et avec gratitude, sur le plaisir de ma présence.

— Quelle agréable surprise de vous voir enfin à mon cours, Mademoiselle McPhee.

— Tout le plaisir est pour moi, Han-son, réponds-je de façon à faire croire que j’éternue.

Tout l’amphi rit et, satisfaite, je pars m’asseoir à côté de mon camarade. Le seul siège libre dont j’ai hérité pour le quart d’heure de retard que j’ai eu en début d’année.

— J’ai cru ne jamais te revoir, Bonita. Mon cœur a failli se briser en mille morceaux.

Je le dévisage et expire une longue bouffée.

— Toi, tu n’as vraiment peur de rien ! Tu sais que j’ai fini première de ma catégorie, en judo l’année dernière ?

— Ça m’excite tout ça, dit-il en rigolant tout en mordant dans sa lèvre inférieure. Je veux bien faire un peu de sport charnel et un corps à corps passionnel avec toi, si ça t’intéresse.

— T’es mignon, mon chaton, mais là, j’suis pas mal prise, on en reparle... jamais, si ça te va !

Mon regard dévie vers la scène et mon cerveau marque un temps d’arrêt, étonné de voir monsieur Falcq commencer à se déshabiller devant nous.

— Ton sens de l’humour m’épatera toujours, Bonita. Toi et moi sommes faits pour nous entendre. Il s’arrête comme pour réfléchir puis ajoute : physiquement et sexuellement...

Je ne rétorque rien et laisse mes prunelles se perdre sur le sublime corps d’athlète face à moi. Caden suit mon regard et surpris, se tait enfin.

— Je sais qu’en ce moment même, j’ai cent cinquante paires d’yeux tournés vers moi. Non, vous ne rêvez pas et je ne suis pas non plus devenu fou, comme pourrait le croire un certain nombre d’entre vous. Apprenez, jeunes gens que, dans un premier temps, avant de penser à être un bon acteur, il faut pouvoir se mettre à nu sans avoir peur, pour vaincre la timidité face à vos collègues. Et pour cela rien de mieux que cet exercice. Parce que vous aurez à vous mettre à nu plus de fois que vous ne pourriez l’imaginer, je vous invite à prendre place à mes côtés, finit-il d’expliquer en retirant son boxer.

Tout le monde est bouche bée, choqué, qu’un prof se déshabille devant toute son assemblée, alors que moi j’essaye de rester sérieuse. Je suis vraiment à deux doigts de pouffer de rire.

— Rassurez-vous, je mets en application cet exercice depuis maintenant huit ans et aucun de vos collègues ne s’en est plaint jusqu’à aujourd’hui.

— Pas étonnant, riposté-je, en m’appuyant sur le dossier de mon siège.

— Mademoiselle McPhee, je vois que vous avez beaucoup à discourir. Épatez-moi, exprimez votre pensée.

— C’est simple, avec un prof gaulé comme vous, je veux dire, qui a tout ce qu’il faut, là où il faut, c’est normal que de vous déshabiller en public ne vous dérange pas. Vous pratiquez le nudisme, Monsieur Falcq ?

— Non, mademoiselle McPhee, je ne fais pas dans le nudisme, comme vous le dites si bien, mais attendez, rejoignez-moi, Calice.

Je le regarde, un sourcil arqué. Caden, lui, ne cesse de rire entre ses dents de la proposition d’Hanson.

— Ferme-la, Caden, ce n’est pas marrant ! bredouillé-je.

Après quelques secondes de réflexion, Monsieur Falcq m’interpelle à nouveau :

— Eh bien, mademoiselle McPhee, où est donc passé votre répondant meurtrier ? Vous ne souhaitez pas me suivre dans cette merveilleuse aventure ?

Caden, une main devant sa bouche, chuchote de sa voix qui tout à coup se fait sensuelle.

— Bah alors Bonita. Cap ou pas cap de te foutre à poil devant tout le monde, que je puisse enfin admirer ces formes de déesse que tu te tapes !

Surprise d’entendre un tel éloge sur mon corps, qui me paraît pourtant bourré de défaut, aucune réponse ne me vient, me forçant à rester muette. Je suis déchirée entre deux décisions. Celle de la provocation et celle de la raison.

— Cap ou pas cap, Bonita ?

— Ne me lance pas de défi ! Tu pourrais le regretter, Don Juan !

Il mordille encore une fois sa lèvre et mon cœur s’emballe.

Mais qu’est-ce qui me prend ?

— Cap ou pas cap, Bonita ?

— Cap, Don Juan ! Et tu me devras un burrito !

— Alors, épate-moi !

Je me lève et file en direction de monsieur Falcq, l’assemblée me siffle et pour la première fois de ma vie, je ressens quelque chose de différent.

Pendant que je descends les marches, Caden rajoute une couche aux conversations déjà présentes.

— Je vais enfin pouvoir me délecter du spectacle que tu m’agites tous les jours sous les yeux, Bonita ! s’époumone-t-il en croisant les bras contre son torse.

Je laisse de côté sa réflexion et me place face à Monsieur Falcq. Commençant à retirer ma veste, je suis soudainement stoppée par le prof qui me demande de patienter.

— Monsieur Snow, vous disiez ?

— Rien M’sieur le pro-fes-seur. J’admire tout sim-ple-ment votre œuvre et attends pa-tiem-ment que la miss continue votre exercice.

Un rictus se forme au coin des lèvres de Mister beau gosse, lorsque je suis certaine de voir un éclair passer devant ses yeux.

— Bien, dans ce cas, je vais vous demander de venir nous rejoindre à votre tour !

Je mordille ma langue pour m’empêcher de sourire et ne peux retenir ces mots qui me brûlent les lèvres. Les mêmes qu’il m’a prononcés.

— Cap ou pas cap, Don Juan ?

— Clair et net : PAS CAP

— Très bien, vous n’avez donc plus rien à faire ici, Monsieur Snow, lance soudainement le prof. Vous pouvez quitter la pièce sans possibilité de passer votre diplôme en fin d’année !

— Quoi ?

— Vous m’avez très bien entendu ! Sortez ! Vous pensiez avoir le choix peut-être ? Savoir se mettre à nu est un acte que vous ferez des centaines de fois lorsque vous serez sur scène, donc si vous n’êtes pas capable de le faire aujourd’hui, c’est que vous vous êtes trompé de voie !

Je ris sous cape de sa réflexion, mais m’avoue à moi-même qu’il n’a pas vraiment le droit de faire ça.

Caden se lève puis s’avance vers les escaliers qui mènent à la porte, et je ne peux m’empêcher d’être insolente afin de le retenir et lui éviter de faire la plus grosse bêtise de sa vie.

— T’es qu’un looser, Don Juan ! Tu joues les Roméo depuis quatre ans et quand on te demande juste une chose qui serait à la portée de celui dont tu te compares, tu es incapable de le faire !

Il s’arrête pile à la dernière marche et me lance :

— Allez ! Tu parles encore une fois sans savoir. Mais moi j’aime jouer ! Redis-moi les mots qui te brûlaient les lèvres, il y a à peine deux minutes, Bonita. Je sais que tu n’attends que ça !

— Caden... Tu... Ne me mets pas le poids de ton diplôme sur le dos !

— Dis-les-moi, Calice !

Et puis merde, va au diable, Don Juan !

— Cap ou pas cap, Caden ?

— CAP ! Bonita, répond-il en s’approchant de moi. Il me fait à présent face, son visage collé au mien, il rajoute : je vais le faire parce que de un, je veux mon examen. Et de deux, pour te faire comprendre que tu ne sais pas à quoi t’attendre ni ce à quoi tu t’exposes en me demandant ça ! Maintenant, juste une précision, quand tu auras vu tout ça, désigne-t-il son torse du doigt, tu ne pourras plus t’en passer, bébé !

L’insolence, l’insolence... Toujours en train de se vanter ! Mais pourquoi c’est tombé sur moi ?

En face à face, nous commençons à nous déshabiller. Chacun notre tour, nous retirons vêtements et chaussures jusqu’à ce que l’on soit nu. Aucun de nous n’ose regarder l’assemblée, la seule chose que l’on fait, c’est se dévisager sans se quitter des yeux. Je n’ai jamais vu autant de haine dans son regard bleu perçant qu’en ce moment. Je pourrais croire qu’il va finir par sauter sur le prof en guise de remerciements.

Ses pupilles se baladent enfin sur mon corps, et à lui seul, il me fait rougir comme jamais. Sa mâchoire crispée me perce le ventre et j’ai des tiraillements en zone non désirée, à chaque centimètre de son corps que je parcours des yeux.

Putain, mais qu’est-ce qui me prend ?

— Félicitations ! Vous y êtes arrivés. J’ai finalement réussi à dresser les deux animaux sauvages de l’année !

Sa réflexion me fait mal, au point que je vais pour ramasser mes vêtements, mais il m’en empêche.

— Non, Calice, le cours n’est pas terminé. Aucun de vous ne bouge tant que je ne vous ai pas donné mon accord.

Hanson s’approche de moi et me chuchote :

— La vengeance est un plat qui se mange froid, Calice, ai-je été à la hauteur de tes attentes ?

Je ne réponds rien, vexée, qu’il ait fait ceci devant toute la classe pour me punir de mon insolence dans le bureau de madame Heigt.

— Vous l’avez fait exprès pour me montrer nue devant tout le monde ? lui demandé-je de la même façon.

— Non, pas vraiment, ceci était prévu, mais que je m’acharne sur toi, oui ! Cependant, je peux te confirmer que tu m’as épaté ! m’avoue-t-il en matant mon corps de haut en bas.

Caden dévisage tout à coup monsieur Falcq pour ce qu’il vient de dire Son regard haineux me fait peur, pourquoi réagit-il de la sorte alors qu’il ne me connait pas ?

Notre prof s’éloigne de nous et émet :

— Vous aurez le droit à votre première note de l’année, un dix s’impose pour ce merveilleux spectacle. Maintenant, tout le monde en piste, retirez-moi vos vêtements et faites-moi cette satanée scène du baiser !

Une houle générale retentit, plusieurs ne sont pas d’accord, mais avec lui, c’est marche ou crève. Quelques-uns partent sans se retourner et les autres nous rejoignent sans broncher.

— Vous allez prendre un partenaire et me prouver que vous n’avez pas oublié comment nous pratiquons la scène du baiser au cinéma !

Je vois Caden sourire, un rictus malicieux qui ne laisse paraître qu’une seule chose, celle de venir me les gonfler, bien que mes seins soient déjà assez corpulents. Décidée à ne pas faire avec lui cette scène inutile que l’on apprend en première année, je pivote vers mon camarade de droite. M’apprêtant à lui tendre la main pour l’interpeller, Caden me tire par l’autre vers lui, me retrouvant tout à coup collée contre son corps, sa paume sur le haut de mes fesses, l’autre dans ma chevelure.

— Jeu, set et match, Bonita !

Il me regarde vainqueur et ce que je comprends, c’est que j’ai touché le fond. Je suis entrée dans son putain de jeu sans le vouloir tout ça à cause de Monsieur Falcq.

— Don Juan, ne te sens pas gagnant, tu as encore de la marge avant de m’arriver à la cheville !

— Calice t’es mon calice, je ne vis que pour te calicer, euh, te caresser !

— T’es vraiment trop con, Don Juan.

— Je ne te contredirai pas. Alors cap ou pas cap de jouer ?

— CAP !

Sa bouche prend possession de mes lèvres, sa langue se faufile entre et effleure la mienne jusqu’à la posséder totalement. Ce baiser est tout sauf celui que l’on a appris en première année.

Mon cœur bat à l’allure d’un cowboy en cavale, la pression monte dans mes veines et vient envahir mon cerveau. Mon corps se laisse aller à son rythme sauvage, à la passion qu’il met dans cet échange, que je pourrais croire qu’il y prend du plaisir.

Tout à coup, je sens son dard frotter contre mon bas-ventre. Je le repousse, outrée de comprendre encore une fois ce qu’il désire de moi, depuis la première année à me les gonfler.

— Bonita, je vais devoir te baiser maintenant !

La sonnerie retentit à ce même moment et je ne peux plus bouger.

Chapitre 2 : Caden

« 1 er baiser : Check »

 

— Bonita, je vais devoir te baiser maintenant !

La sonnerie retentit à ce même moment et Calice ne réagit pas d’un pouce. Putain pour une fois, j’ai réussi à la faire taire. Il faut savoir que ce n’est pas une mince affaire de fermer le clapet de cette fille !

Strike !

Elle se recule, cache sa poitrine de ses mains et commence à courir pour rejoindre ses vêtements et ses affaires. Tout balance de droite à gauche, un réel plaisir pour les yeux et pas que…

Elle court les seins à l’air quand même. Une belle poitrine qui doit être caressée avec douceur.

Quel magnifique spectacle !

Je ramasse en vitesse mon boxer, l’enfile et cours derrière elle. J’attrape son bras et la retourne vers moi.

— Pourquoi tu t’en vas aussi vite ?

— Tu es répugnant ! rétorque-t-elle avec dégoût, une grimace aux lèvres.

— Quoi ? Tu as peur de ça ? dis-je en pointant mon boxer du doigt.

— Je n’en ai pas peur, Don Juan, c’est juste dégueulasse. Tu n’as pas à bander sur moi. Tu n’en as pas le droit !

Je souris à sa réplique. Depuis quand je dois avoir l’aval d’une personne pour bander dessus ?

Ah les gonzesses !

— Je ne bande que sur des beautés, Bonita. Et toi, tu en es une sacrément bonne ! ajouté-je en désignant son corps.

— Ne m’appelle pas Bonita, Caden, parce que je t’assure que je vais vraiment m’énerver ! riposte-t-elle en me repoussant.

Dès la première année, j’ai éprouvé un sentiment de possession envers elle. Celui de la baiser, mais surtout qu’elle ne regarde que moi. Je me trimballe cette envie de l’avoir à moi depuis la première fois où je l’ai vue dans l’amphi.

À notre premier cours ensemble, elle avait un œil au beurre noir et une sacrée colère qui sortait par tous les pores de sa peau. J’ai voulu lui parler et elle m’a envoyé balader. Je pensais que c’était passager, mais plus les jours ont passé, plus j’ai compris que c’était vraiment son caractère. Elle a dû avoir une vie de merde pour être comme ça tous les jours.

Ce doit être quand même épuisant.

Je m’approche d’elle, caresse son épaule du bout des doigts. Elle se décale rapidement et me foudroie de son regard le plus méchant.

Vas-y, regarde-moi encore comme ça, fais-moi mal avec tes yeux. Au moins, tu vois que je suis là.

— Bonita…

— Caden ! Arrête de m’appeler comme ça. Je vais…

— Tu vas quoi ? demandé-je, un rictus mielleux aux coins des lèvres.

— Finir par te foutre mon poing dans la gueule parce que tu m’énerves ! Tu es de la pire espèce. Comment oses-tu faire ça, ici, en cours ?

— Il n’y a pas de lieux pour ce genre de chose, Calice. On s’attire comme des aimants, tu ne le vois pas ?

— Tout ce que je sais, Don Juan, dit-elle en se rapprochant assez de moi pour que son souffle balaye mon visage. C’est que je…

Je ne la laisse pas terminer et me rue sur elle. J’emprisonne ses bras de mes mains et plaque mes lèvres sur les siennes. Son opulente poitrine qui sort de son soutif se colle contre mon torse et tout mon corps s’embrase. Encore heureux que la salle soit vide, parce que je bande plus fort que tout à l’heure, au point d’en avoir mal, tellement j’ai envie d’elle. J’en ai mal dans tout le corps !

J’insinue ma langue dans sa bouche et effleure la sienne. Je sens une légère résistance, puis elle se laisse aller et répond à mon baiser.

Premier baiser, check !

Je ne la lâche pas, je veux profiter de ce moment. Ma prise se desserre et mes mains se posent sur ses hanches tout en caressant sa taille. Elle ne ressemble en rien à un mannequin, comme toutes les nanas de la FAC, bien qu’elle ne soit pas grosse et elle s’en fout complètement. Ces petits bourrelets auxquels je pourrais m’accrocher quand on baisera m’excitent même. Ce que j’aime chez elle, c’est cette façon qu’elle a d’assumer son corps et son caractère. Je me suis aperçu également du nombre de tatouages qu’elle a. Notamment, un énorme sur sa cuisse qui remonte jusqu’à son bas-ventre. Je passe ma main sur celle-ci et l’autre glisse vers son cou. J’effleure son sein au passage, elle se cambre et pose ses mains sur mes épaules. Elle me rend mon baiser, alors autant en profiter.

J’aime jouer avec elle autant que l’on se dispute et pourtant, je rêve de l’embrasser depuis des années. Je suis vraiment pitoyable. Je me demande même pourquoi j’ai attendu aussi longtemps !

 

En boxer, dans une salle vide, avec une fille à moitié à poil, je suis complètement fou. Il n’y a vraiment que moi pour faire ça ! Je la prendrais bien sur une de ces tables, rien que pour me l’enlever de la tête. J’ai envie de la pousser dans ses retranchements. J’aime quand elle me provoque, quand elle m’appelle Don Juan et je ferai tout pour qu’elle craque. Je peux baiser toutes les nanas du campus s’il le faut, cela ne changera rien, c’est elle que je veux avant tout !

Calice réussit à me repousser avec ses mains et me donne la plus grosse gifle que je n’ai jamais reçue. Même par ma mère !

— Ne t’avise plus jamais de faire ça, Caden, hurle-t-elle en ramassant ses affaires.

— Cap ou pas cap, Bonita ? dis-je joueur, en la regardant partir.

Elle ne m’adresse pas un seul regard et s’enfuit de la salle à moitié nue. Son cul est aussi beau que ses seins. Je me délecte de cette vue et finis par me dire que je devrais m’habiller aussi. Je récupère mes vêtements et termine de boutonner mon pantalon quand mon téléphone sonne.

— Allo ?

— Caden, c’est moi.

— Stacy ? Tu vas bien ? m’empressé-je de demander en enfilant mes baskets.

— Mais oui, ne t’inquiète pas. Je voulais savoir si tu étais bien arrivé à la fac.

— Ma petite sœur se ferait-elle du souci pour moi ?

— Non !

— Menteuse, réponds-je en rigolant.

— Ouais. Bon, je vois que tu es bien arrivé. Maman demande quand tu reviens.

— Déjà ? Je lui manque tant que ça.

— Tu as tout compris. Alors ? Tu reviens pour Halloween ?

— Je verrai si je n’ai pas trop de boulot. Je vais te laisser Stacy, j’ai un autre cours dans dix minutes.

— OK. À plus, frérot.

— Fais attention, d’accord ?

— Toujours !

Je raccroche et termine de m’habiller. Je remballe mes affaires et déserte la salle avant que le prochain prof ne rapplique.

Les couloirs du campus sont noirs de monde. Je me faufile entre les corps et me dépêche de rejoindre le cours suivant. J’ai hâte de revoir Calice et me prépare déjà à notre futur conflit. Qui sait, j’arriverai peut-être à la convaincre de m’embrasser à nouveau !

 

***

J’ai survécu à la première semaine !

Le dernier cours vient de finir. Je sors de l’amphi et me dirige vers la cité U. J’ai beau adorer ma famille, il était temps pour moi de vivre de mon côté. J’ai pris une chambre sur le campus dès la première année. Je me suis fait des potes et l’ambiance est plutôt cool.

Je remonte l’allée vers mon bâtiment, et la vois. Elle est assise sur un banc, ses écouteurs dans les oreilles, le regard bloqué sur son téléphone. Un sourire naît immédiatement sur mon visage. Je ne vis que pour la faire chier. Je m’installe à côté d’elle et colle mon épaule à la sienne, ce qui la fait sursauter.

— Salut, Bonita !

Quand elle tourne les yeux vers moi, elle enlève un écouteur en fronçant les sourcils et souffle bruyamment :

— Que me veux-tu, Caden ? Tu ne m’as pas assez fait chier comme ça ?

— Tu me manquais, on n’a pas eu cours ensemble en plus aujourd’hui ! Je me suis dit que ça pouvait être sympa de venir te dire bonjour.

Elle secoue la tête négativement.

— Par contre, toi, tu ne m’as certainement pas manqué, alors dégage ! réplique-t-elle méchamment.

— Ce n’est pas gentil de réagir ainsi, Bonita. Ça te dit de manger un morceau avec moi ?

— Non !

— Allez, ne sois pas vache. Viens avec moi. Ça ne te coûte rien.

— Si, mon intégrité ! Qu’est-ce que tu me veux à la fin, Caden ? Tu m’as embrassée, tu m’as vue à poil, sérieux ! Lâche-moi un peu, au moins jusqu’au prochain cours que l’on a à deux. Tu seras mignon, mon chaton.

— Je sais que tu veux passer du temps avec moi. Je te plais.

— Pas le moins du monde ! Cela dit, tu me casses les pieds et tu le fais parfaitement.

Je regarde sa manière de faire. Elle tripote la lanière de son sac. Je l’énerve ou elle est nerveuse ? Je commence à connaître ses agissements, mais Calice reste en elle-même, un immense mystère pour moi. Je ne sais rien de sa vie. Je ne sais pas où elle habite, ni avec qui. Ni comment est sa famille ou bien ce qu’elle a pu vivre dans le passé pour devenir comme ça. S’éloigner du monde.

Je baisse mes yeux sur ses mains. Quelques tatouages viennent manger ses poignets et elle porte plusieurs bagues aux doigts.

— T’as fini de me reluquer ?

— Jamais Bonita.

— On dirait un chien en chaleur ! T’as tes règles ou quoi ?

Un nouveau sourire naît sur mes lèvres et j’en rajoute une couche :

— Moi, non, et toi ? Tu penses que c’est pour ça que je suis toujours après ton cul ?

— Va te faire voir, connard !

— Par toi ? Quand tu veux, Bonita !

Elle secoue la tête dans un non.

— Au fait, je crois que je te dois quelque chose ?

— Non, tu ne me dois rien, Don Juan !

— Oh que si ! Je te dois un Burrito, Bonita ! ajouté-je en rigolant. À moins que tu veuilles que je te burine de ma bite d’étalon ?

Calice ouvre de grands yeux et reste bouche bée. C’est la deuxième fois que j’arrive à lui faire fermer sa magnifique bouche, pulpeuse. Je vais finir par y prendre goût si ça continue.

— Sûrement pas !

— Je me suis foutu à poil pour toi, Bonita ! Donc je vais te payer ce putain de Burrito. C’était le deal !

Allez, dis oui Calice…

C’est la seule manière que j’ai trouvée pour passer du temps avec elle. Un jour ou l’autre, elle finira par baisser sa garde et me parlera sans avoir peur que je puisse lui faire du mal ou je ne sais quoi.

Je vais percer tes secrets et faire tomber tes barrières, Bonita.

Elle ne prononce toujours aucun mot et me regarde étrangement. Elle fronce les sourcils et ne répond pas. En croisant les bras sur sa poitrine, elle souffle bruyamment et ferme les yeux.

— Alors ? Cap ou pas cap, Bonita ?

— CAP ! Mais après ça, c’est terminé ! Tu m’as bien comprise ?

Mon sourire est triomphant. Je glisse un bras derrière elle et le pose sur le dossier du banc.

— Ne t’emballe pas, Don Juan. C’est juste un Burrito.

— Ouais, ouais, c’est ce qu’on dit. Un Burrito pour finir, toi et moi, dans mon lit !

Elle éclate de rire. Je crois que je ne l’ai jamais entendue rigoler en quatre ans. Je profite du moment et ris avec elle.

— Ne rêve pas trop, Caden. Tu ne m’auras jamais. Ce n’est pas la peine d’insister !

Elle se lève, remets son sac sur son épaule et pose les poings sur ses hanches.

— Tu comptes monter ton camp, ici, pour la nuit ou on y va ?

— Je te suis, Bonita, où que tu ailles, j’irai !

— T’es lourd, Caden ! Alors, je t’en prie, ferme-la !

Je me lève à mon tour en souriant et suis Calice vers la sortie. Nous nous dirigeons vers le stand de Burrito à l’entrée du campus.

Une fois arrivés, je prends place à une petite table devant le Food Truck. Calice balance son sac par terre, récupère mon argent et part vers le camion. Elle nous commande deux burritos et revient avec deux boissons.

La fin de journée est agréable et je suis là, assis avec la fille que je convoite depuis quatre ans. Elle ne s’en rend même pas compte, c’est ça qui est frustrant. Elle croit que tout ceci n’est qu’un jeu, mais elle ne comprend pas qu’elle me rend dingue. Je la titille, l’emmerde, mais je ne souhaite qu’une chose : être avec elle. J’ai besoin et envie d’être près d’elle. Pour oublier certaines choses de ma vie et croire que je suis comme tous les mecs de mon âge.

— Je voudrais que tu arrêtes de me regarder comme un morceau de viande. Tu n’as pas d’autres proies à bouffer ?

— C’est toi que je veux manger, Bonita. Toi, tout entière.

— Tu me donnes la gerbe, Don Juan.

— Je suis sûr qu’au fond de toi, tu en as envie aussi, alors cède. Passe une nuit avec moi.

— Qu’est-ce que tu ne piges pas dans « tu ne m’intéresses pas ? »

— Tout. Parce que je sais que ce n’est pas vrai.

Notre conversation est coupée par l’arrivée du propriétaire du Food Truck qui nous amène notre repas. Je dévore le mien en l’espace de cinq minutes et passe le reste du temps à observer Calice qui mange lentement.

— J’aurais pensé que tu étais une dévoreuse de Burrito.

— Je le savoure, Caden. Ceci, dit-elle dans un rictus en le tendant vers moi, est la meilleure chose au monde !

— Ça, c’est parce que tu ne m’as pas encore goûté, Bonita.

Elle ne répond pas et scrute autour d’elle. Son sourire devient de plus en plus grand et quand ses yeux me regardent à nouveau, je sens venir la connerie.

— Quoi ? demandé-je.

Elle sourit de toutes ses dents et articule :

— Cap ou pas cap d’aller embrasser la nana à la table d’à côté ?

Mon regard se dirige vers l’endroit qu’elle me montre des yeux. Une fille, seule, mange deux burritos. Elle les dévore plutôt. Ce n’est absolument pas le genre de nana qui me plaît, mais j’aime les défis. Elle est brune, et grosse. On ne va pas se mentir, elle est obèse, et n’est pas franchement jolie. Même un âne ne banderait pas en la voyant.

Je reporte mon attention sur Calice qui se retient de rire. Je m’éclaircis la gorge et me lève doucement. M’approchant de son oreille, je lui murmure :

— CAP !

Calice me regarde, surprise et souris en croisant les bras sur sa poitrine. Je m’avance vers la dévoreuse de burritos et lui tape sur l’épaule. Elle s’arrête de mâchouiller et redresse la tête vers moi.

— Quoi ? balance-t-elle la bouche pleine.

— Salut. Moi, c’est Caden et toi ? la questionné-je en m’asseyant à côté d’elle.

— Jo. Tu veux quoi ?

— Je me suis dit que ce serait sympa de faire connaissance.

Je sors mon sourire de dragueur et jette un coup d’œil à Calice, derrière moi. Elle a mis ses mains jointes sous son menton et se délecte de la scène qui se joue. J’ai l’impression d’être dans une de ces séries pourries des années 80.

— Je n’ai pas envie de te connaître.

— Oh ! C’est dommage. On aurait pu devenir proche, toi et moi, précisé-je, en caressant sa main du bout de l’index.

Elle m’observe en fronçant les sourcils et repose son burrito.

— C’est une blague ? demande-t-elle en regardant dans tous les sens.

— Non !

Je tourne la tête vers Calice. Elle me fait signe de la main de continuer mon petit jeu. Je refais face à Jo et m’approche d’elle. Mon visage près de son oreille, je lui susurre quelques mots :

— J’ai envie de t’embrasser, Jo, je peux ?

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et colle mes lèvres aux siennes. La vache, elle sent le burrito à des kilomètres ! À croire qu’elle passe sa vie, ici. Ça me donne envie de vomir, mais je veux gagner ce défi et continue. Je glisse mes doigts dans ses cheveux pour approfondir mon baiser. Jo est surprise et reste de marbre face à moi.

Putain !

Je suis un embrasseur de qualité et des filles mouillent rien qu’en me voyant. Qu’est-ce que ça me plaît !

Je finis par mettre un terme à cette mascarade et regarde Jo dans les yeux. Je suis sûre que c’était son premier baiser.

— Merci Jo.

Je lui souris et me lève dans la seconde qui suit. Je rejoins ma table et me rassois.

— Bien joué, Don Juan, tu m’épates. Je ne pensais pas que tu en serais capable.

— C’est mal me connaître, Bonita. Demande-moi ce que tu veux, je suis prêt à tout pour tes beaux yeux verts !

— Merde, Caden ! Retourne auprès de ta pouffe, je crois que tu lui manques déjà. Regarde, elle n’arrête pas de te mater !

Je tourne mon visage vers la dévoreuse de burritos et lui fais un petit signe de la main. Elle dévie aussi vite son regard. Je ne sais pas pourquoi, mais Calice a perdu son sourire. Serait-ce par rapport à ce qu’il vient de se passer avec Jo ?

J’expire longuement et lui dis pour changer de sujet :

— Je t’avais prévenu que tu finirais par jouer avec moi, Bonita. Nous sommes indéniablement liés toi et moi.

— Ne dis pas de conneries, Caden. Tu sais très bien que c’est impossible et en plus, tu ne me connais pas.

— C’est tout ce que je demande.

Calice se lève, récupère son sac et se penche vers moi. En posant une main sur mon épaule, elle se baisse à mon oreille. Ses cheveux caressent mon visage et son odeur de noix de coco me prend de plein fouet. Je ferme les yeux rapidement en inspirant discrètement puis me reprends.

Bordel Cad’, ne fait pas le con !

— Tu veux jouer, on va jouer. Ce n’est pas fini, Don Juan ! Crois-moi, j’ai plein d’autres défis en réserve !

Sur cette dernière phrase, elle quitte la table et se dirige vers la fac. Je la regarde se déhancher, son cul, parfaitement moulé dans son jean. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour la voir à nouveau dans son petit shorty noir. Je me promets qu’un jour, elle finira les jambes écartées dans un pieu avec moi au plus profond d’elle !

Je rêve encore à son corps nu contre le mien, de mon envie de la prendre en levrette sur ces satanées tables de l’amphi, quand mon téléphone me ramène à la réalité.

— Maman ! Je te manque déjà ? Tu as...

— Caden, il faut que tu rentres à la maison, me coupe-t-elle en larmes.

— Y a un problème ?

Mon cœur s’emballe. Dès qu’il s’agit de ma famille, je deviens complètement fou. Rien ne vaut ma famille. Après tout ce qu’on a pu vivre ces dernières années, je sais que si ma mère me demande de rentrer, c’est qu’il y a un gros souci.

— Il faut que tu rentres, Caden !

— Maman, arrête de pleurer. J’arrive. Je serai là dans une grosse heure.

Je raccroche, me lève d’un coup en faisant basculer la chaise derrière moi, la ramasse comme je peux et la range. Je commence à courir pour revenir sur le parking de la fac. Repérant ma voiture au loin, je cavale comme un malade pour l’atteindre rapidement. Voulant aller trop vite, je choppe dans une poubelle sur le trottoir.

Putain, fait chier !

Il me faut une heure pour aller de la fac à Sarasota, et bien évidemment pendant l’heure de pointe, je risque de mettre plus de temps. J’envoie un message à ma mère et lui dis que je fais au plus vite. Elle ne m’a pas donné la raison de sa demande, mais ça ne peut être qu’une chose : Stacy.

J’enclenche la marche arrière et sors du parking en catastrophe. Toute cette bonne journée part en fumée en moins de cinq secondes. Notre moment au Food-truck, notre petit jeu. Tout s’est envolé à la minute même où ma mère m’a demandé de rentrer.

Sur la route, je roule bien trop vite et ne respecte pas le Code de la route. Je n’en ai rien à foutre si j’ai une amende, le plus important pour moi est d’arriver à la maison le plus tôt possible.

Chapitre 3 : Calice

« N’importe quoi ! »

 

J’ai ri, Don Juan a réussi à me faire rire ! Putain, mais qu’est-ce qu’il me prend ? Ça fait un bail que cela ne m’était pas arrivé et je crois bien que lui aussi l’a remarqué, parce qu’il m’a dévisagée avant de me rejoindre dans mon fou rire.

Don Juan, mais qu’est-ce que tu me fais devenir ?

Assise sur le siège, Caden me casse les pieds. J’ai l’impression d’être la cerise sur la chantilly que l’on veut lécher ! Je n’aime pas sa façon qu’il a de me scruter. Il me met mal à l’aise et me rend vulnérable. On dirait qu’il peut lire au plus profond de moi et je n’aime pas ça. Je ne le permettrai surtout pas.

Pour le stopper dans sa contemplation, je lui lance un défi. C’est la seule chose qui me vient en tête pour qu’il arrête de me mater, mais surtout qu’il taise ses allusions de lui et moi dans son putain de lit. J’en ai des frissons !

— Cap ou pas cap d’aller embrasser la fille à la table d’à côté ?

Mon visage se tourne vers cette nana parce que je n’ose pas regarder ce con. Il me perturbe depuis la rentrée, à toujours me coller encore plus que les années précédentes. J’ai beau l’envoyer bouler, rien n’y fait. Il est pire qu’un boomerang, il revient sans cesse ; pire qu’une sangsue, il me colle à la peau.

Mon regard posé sur elle, Caden suit mon geste et hoquète. Il reporte enfin son attention sur moi, tout sourire, se lève et me rejoint :

— Cap ! expire-t-il dans un chuchotement contre mon oreille.

L’air de ses poumons caresse mon épiderme et me fait frissonner. Mon ventre se tord, lorsque l’effluve de son parfum arrive jusqu’à mes narines. Ça me dégoûte tellement que je ferme les yeux et inspire calmement.

Ça va aller…

Je n’arrive pas à comprendre ma réaction plus que ça.

N’importe quoi !

Don Juan accepte mon défi. Jamais, je ne l’aurais cru capable de le relever, il est vraiment prêt à tout pour se la péter et la nana avec ses deux burritos, quant à elle, m’horripile à se gaver. Elle ne sait pas apprécier la bonne nourriture, mais sait en abuser.

Il s’avance vers elle, mielleux. J’ai envie de rire de sa façon de faire, mais me retiens. C’est un vrai clown quand il s’y met. Cad’ lui parle, elle a l’air étonné. Je ne sais pas ce qu’il lui dit, mais elle paraît choquée. Soudain, sa bouche attrape la sienne et la mienne forme un « O » tellement il me surprend.

BEURK !

Je suis certaine qu’il n’a même pas remarqué la sauce à la commissure de ses lèvres. Pauvre con !

Plus jamais, il ne doit plus jamais me toucher, ni poser ses lèvres sur moi.

Ce baiser dure plusieurs minutes. J’ai comme l’impression qu’il y prend du plaisir, alors que moi...

Je cesse de les regarder, le voir avec elle me fait mal. Je déteste cette sensation que me provoque Caden. Il me fait faire n’importe quoi, me fait ressentir des choses alors que je me l’interdis depuis des années. Et pourquoi je l’ai mise, elle, dans notre jeu ? Je n’ai pas le droit de jouer avec les émotions des gens.

Oui, mais tu es une connasse qui commence à avoir des sentiments !

Plutôt crever ! Je ne peux pas aimer. Aimer, ça fait mal. Je préfère ma vie actuellement. Prendre du plaisir et ne pas avoir de compte à rendre, baiser comme bon me semble et avec qui je veux.

Et avec Don Juan ?

Même pas en rêve ! Je ne peux pas le supporter, il m’horripile avec ses blagues à deux balles, qu’il a apprises par cœur grâce aux carambars.

Assis tout près de moi, son parfum imbibe mes narines. Mon cœur s’emballe. Il faut vraiment que je parte. Quand je suis avec lui, je ne suis pas moi et je n’arrive pas à savoir pourquoi.