Josué - Cor Bruins - E-Book

Josué E-Book

Cor BRUINS

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Beschreibung

Combats, défaites, conquêtes hardies ou incomplètes, le livre de Josué est un récit palpitant de l'entrée d'un peuple choisi par Dieu dans le pays qu'il a promis à ses ancêtres. Mais, bien au delà d'une fresque historique, il nous montre tout à la fois la fidélité de l'Eternel à ses promesses, mais aussi, hélas, la faiblesse de son peuple à s'emparer des bénédictions matérielles qu'il lui avait destinées. Pour nous, chrétiens, il nous enseigne à entrer par la foi dans la possession des richesses spirituelles que Christ nous a acquises par son oeuvre. Puisse ce commentaire d'un serviteur du Seigneur, Cor BRUINS, nous aider à le réaliser !

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Seitenzahl: 415

Veröffentlichungsjahr: 2016

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Du même auteur :

- Me Voici, envoie-moi, ISBN : 2-900319-52-8

- L’harmonie des Évangiles, ISBN : 978-2-87907-539-6

Les citations utilisées dans cet ouvrage sont tirées de la version Darby pour l’Ancien Testament, sauf indication contraire.

Celles du Nouveau Testament sont tirées de la version

La diffusion de l’Évangile

Éditions « La Bonne Semence »

Bibles et Publications chrétiennes

30 rue Châteauvert

CS40335 – 26003 VALENCE CEDEX – FRANCE

Lorsque une autre version est utilisée, elle est indiquée suivant les initiales :

NEG : Nouvelle Édition de Genève

TOB : Traduction œcuménique de la Bible

OST : Ostervald

N.B. la signification des mots est indiquée au moyen d’une police de caractères spécifique : Ex. : Nun signifie perpétuité ou éternité

Table des matières

AVANT PROPOS

PRÉFACE

AVERTISSEMENT

INTRODUCTION AU LIVRE DE JOSUÉ

L’entrée dans le pays – chapitres 1 à 5

Chapitre 1 : Dieu nous appelle à revendiquer par la foi ce qui est à nous

L’appel de Dieu est aussi la capacité donnée par Dieu : v. 1-9

La solidarité du peuple de Dieu : v. 10-15

Tous promettent d’obéir : v. 16-18

Chapitre 2 : La foi qui agit

L’envoi des espions : v. 1

La foi de Rahab était active : v. 2-14

L’évasion des espions. Rahab est en sécurité : v. 15-21

Un double témoignage de foi : v. 22-24

Chapitre 3 : La traversée du Jourdain

L’arche de l’Éternel doit partir au front : v. 1-6

Qu’a dit le Seigneur à Josué : v. 7, 8

Qu’a dit Josué au peuple : v. 9-13

Le Jourdain est traversé : v. 14-17

Chapitre 4 : Les pierres parlent

Douze pierres sorties du Jourdain : v. 1-8

Douze pierres au milieu du Jourdain : v. 9

Êtes-vous maintenant sortis du Jourdain : v. 10-18

Guilgal – Notre camp de base : v. 19-24

Chapitre 5 : La signification de Guilgal

Les ennemis terrifiés : v. 1

La circoncision ordonnée et exécutée : v. 2-9

La Pâque est célébrée : v. 10

Ils mangent du vieux blé du pays : v. 11, 12

Josué face à face avec son capitaine : v. 13-15

La conquête du pays – chapitres 6 à 12

Chapitre 6 : Le triomphe de la foi

La stratégie de la foi : v. 1-7

La victoire de la foi : v. 8-21

La délivrance de Rahab : v. 22-25

La malédiction sur Jéricho : v. 26, 27

Chapitre 7 : Le péché compromet la victoire

La défaite d’Israël : v. 1-5

La cause de la défaite est révélée : v. 6-15

Le transgresseur est découvert : v. 16-23

L’exécution du jugement : v. 24-26

Chapitre 8 : Il restaure mon âme

L’encouragement après l’échec : v. 1, 2

Les instructions sont données : v. 3-8

L’obéissance aux instructions : v. 9-13

Heureusement que Satan n’est pas omniscient : v. 14-29

Guerriers et adorateurs : v. 30-35

Chapitre 9 : Priez avant de prendre des décisions

L’hostilité du cœur humain : v. 1, 2

La fourberie du cœur humain : v. 3-13

L’alliance et la faute : v. 14, 15

La découverte de la tromperie : v. 16-21

Condamnés, mais laissés en vie : v. 22-27

Chapitre 10 : Vainqueurs par Lui

Une alliance satanique : v. 1-5

Nous sommes en guerre : v. 6-11

Dieu est le Dieu de l’impossible : v. 12-14

Une victoire complète : v. 15-27

Nouvelles conquêtes : v. 28-43

Chapitre 11 : Encore des combats et des conquêtes

L’ennemi ne désarme jamais : v. 1-5

La victoire est promise : v. 6

La victoire est garantie : v. 7-15

Le conflit ne cesse jamais : v. 16-23

Chapitre 12 : Possédez vos biens

Les conquêtes sous la conduite de Moïse : v. 1-6

Les conquêtes sous la conduite de Josué : v. 7-24

Le Partage du pays – chapitres 13 à 21

Introduction aux chapitres 13 à 21

Chapitre 13 : Il reste du pays à conquérir

Il reste encore beaucoup de pays à conquérir : v. 1-6

Le pays à l’est du Jourdain : v. 7-14

La tribu de Ruben : v. 15-23

La tribu de Gad : v. 24-28

La demi-tribu de Manassé : v. 29-33

Chapitre 14 : Donne-moi cette montagne

L’héritage est distribué par le sort : v. 1-5

La demande de Caleb : v. 6-15

Chapitre 15 : Ce que Dieu a donné à la tribu de Juda

La frontière au sud : v. 1-4

Les frontières à l’est et au nord : v. 5-11

La frontière à l’ouest : v. 12

La conquête de Caleb : v. 13-19

La signification et le message des villes du sud : v. 20-32

La signification et le message des villes dans les contreforts occidentaux : v. 33-47

Signification et message des villes de la montagne : v. 48-60

La signification et le message des villes dans la région du désert : v. 61-63

Chapitre 16 : Ce que Dieu a donné à Éphraïm

Le don de Dieu aux descendants de Joseph : v. 1-4

Les frontières du territoire d’Éphraïm : v. 5-9

La défaillance d’Éphraïm : v. 10

Chapitre 17 : L’héritage de Manassé

La tribu de Manassé reçoit sa part : v. 1-2

Les filles de Tselophkhad reçoivent ce qui est juste : v. 3-6

Les fils de Joseph demandent plus d’espace : v. 7-13

Josué les exhorte à déposséder davantage : v. 14-18

Chapitre 18 : Mais quand donc allez-vous prendre possession du pays ?

Israël dresse le Tabernacle à Silo : v. 1

Josué envoie des hommes pour inspecter le pays : v. 2-7

Il reste encore sept tribus sans territoire : v. 8-10

La tribu de Benjamin a maintenant beaucoup de terre à conquérir : v. 11-28

Chapitre 19 : Les sept tribus sont maintenant installées

Siméon et Juda doivent partager : v. 1-4

L’héritage de Zabulon : v. 10-16

L’héritage d’Issacar : v. 17-23

L’héritage d’Aser : v. 24-31

L’héritage de Nephthali : v. 32-39

L’héritage de Dan : v. 40-48

L’héritage de Josué : v. 49-51

Chapitre 20 : Les villes de refuge sont établies

Les instructions données à Moïse sont maintenant répétées : v. 1-6

Les six villes sont nommées et établies : v. 7-9

Chapitre 21 : Les Lévites ont-ils été négligés ?

La revendication des Lévites : v. 1-3

L’énumération des villes : v. 4-8

Les villes énumérées sont citées : v. 9-40

Dieu accomplit toutes ses promesses : v. 41-45

Chapitre 22 : L’autel appelé ED

Josué s’adresse aux deux tribus et demie : v. 1-6

Les frères sont renvoyés vers leur pays : v. 7-9

L’édification de l’autel appelé Ed : v. 10-12

Phinées conduit une délégation d’examen : v. 13-20

Les frères expliquent leur motivation : v. 21-31

La délégation revient avec de bonnes nouvelles : v. 32-34

Chapitre 23 : Grande est ta fidélité

Josué leur rappelle ce que Dieu avait fait pour eux : v. 1-3

Il les assure de ce que Dieu continuerait à faire pour eux : v. 4, 5

Il les met en garde contre l’association avec l’ennemi : v. 6-8

Il leur dit que Dieu sera avec eux, s’ils restent avec lui : v. 9-11

“Car si vous retournez en arrière” : v. 12, 13

Dieu est toujours fidèle à sa Parole : v. 14-16

Chapitre 24 : Le discours d’adieu de Josué

Le rassemblement solennel à Sichem : v. 1

Nous le louons pour tout ce qui est passé : v. 2-13

Et confiez-vous en lui pour tout ce qui est à venir : v. 14-25

Le défi est accepté : v. 26-28

Souvenez-vous de vos conducteurs, imitez leur foi : v. 29-33

Épilogue

Lexique des noms propres cités dans le livre de Josué

CARTES

Chronologie possible de la conquête sous Josué

Les campagnes de la conquête

Canaan promis et conquis

Les conquêtes et les territoires des tribus

Les villes de Canaan au temps de la conquête

AVANT PROPOS

CE COMMENTAIRE ÉCRIT PAR COR BRUINS EN 1999 A POUR but de montrer au croyant actuel l’importance du combat à mener pour s’approprier les bénédictions spirituelles données par Dieu et qui résultent de l’œuvre de Christ à la croix.

Pour l’Israélite, il s’agissait de prendre possession du pays promis par Dieu à Abraham (Genèse 15. 13-16 ; 18-21), confirmé à Isaac (Genèse 26. 3, 4) à Jacob (Genèse 28. 13 ; 48. 4) et à Joseph (Genèse 50. 24). Il fallait, non seulement entrer dans le pays mais “y poser la plante de son pied” (Josué 1. 3) pour le posséder réellement. La victoire sur les ennemis était acquise si la foi dans la Parole de Dieu était entière.

Qu’en est-il pour nous aujourd’hui ? “Notre lutte n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les pouvoirs, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre les puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes” (Éphésiens 6. 12). Notre foi doit être active pour posséder “toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ”, car en tout temps, les ennemis, que ce soit des hommes impies et méchants, pour Israël, ou Satan et ses anges pour le chrétien, s’opposent toujours aux fidèles (Éphésiens 1. 3 ; 1 Jean 5. 4, 5).

L’auteur nous invite à mettre en œuvre et à stimuler notre foi en ce Dieu des promesses.

Peter-Étienne Larribau

PRÉFACE

C’EST À LA FOIS UN PLAISIR ET UN PRIVILÈGE D’ÉCRIRE cette préface. Ce livre est le résultat de nombreuses années d’étude du Livre de Josué par l’auteur. Certains ont déjà bénéficié de quelque peu des fruits de cette étude lorsqu’ils ont écouté l’exposé public de Cor sur ce livre de Josué. Sous cette forme plus persistante, espérons que les résultats de son étude seront en bénédiction pour un public plus large.

Notons que le verbe « posséder » se retrouve plus fréquemment dans les livres du Deutéronome et de Josué que dans le reste de l’Écriture ! Voici le grand défi de ces deux livres : “un pays ruisselant de lait et de miel […] pour le posséder” (Deutéronome 11. 9, 10). “Prendre possession du pays” (Josué 1. 11), en d’autres termes, « Posséder votre possession ». Ces mots sont autant un challenge pour les chrétiens aujourd’hui qu’ils l’étaient jadis lorsque Dieu a conduit les Israélites par le moyen de Josué, il y a plus de trois millénaires.

“Dieu […] nous a bénis de toutes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ” (Éphésiens 1. 3). Posséder vos biens ! Soyez ce que Dieu a fait de vous ! Vivez comme Dieu aimerait que vous viviez ! Utilisez ce que Dieu vous a donné ! Cor retrace les succès des Israélites lorsque, soumis à Dieu, ils ont pris possession de la terre, ainsi que leur échec à s’en emparer, par désobéissance. De ces deux facettes, il tire des leçons vitales pour le bonheur et les progrès de notre vie chrétienne aujourd’hui. “Car tout ce qui a été écrit auparavant l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience et par l’encouragement des Écritures, nous ayons espérance” (Romains 15. 4).

Cor, avec son épouse Audrey, ont servi le Seigneur pendant de nombreuses années en Égypte et au Liban. De ce fait, il a une connaissance approfondie de la langue arabe − parmi beaucoup d’autres ! Cela a contribué à sa compréhension de la signification des noms des villes du pays. En suivant la ligne selon laquelle l’Esprit de Dieu a pris plaisir à enregistrer les détails de ces villes au fur et à mesure de leur occupation, Cor a établi des parallèles avec nos expériences en tant que chrétiens. Même si certains peuvent avoir des réserves quant à l’utilisation des noms de cette manière, les leçons qu’il en tire sont pertinentes et instructives.

Que la lecture de ce livre permette à chacun d’entre nous de mieux posséder son héritage en Christ !

Gordon Hughes.

AVERTISSEMENT

Cor BRUINS utilise très souvent la signification des noms propres hébreux pour en tirer un enseignement spirituel. Il est bien clair qu’en dehors de ceux dont le sens est donné par la Parole elle-même, la signification de tel ou tel nom propre n’est souvent pas unique. Dans le cas de sens multiples, il faut laisser à l’auteur la responsabilité de tel ou tel choix. Nous reproduisons ici ce que l’auteur écrit dans l’introduction aux chapitres 13 à 21 :

Pour la signification des noms, j’ai consulté des auteurs divers comme : Gesenius (Hebrew-Chaldee Lexicon on the Old Testament), F.W. Grant (The Numerical Bible), Young (Concordance) et J.B. Jackson (A Dictionary of Scripture Proper Names). Une formation en langues anciennes m’a aussi bien aidé. J’accepte bien sûr qu’il puisse y avoir parfois des divergences d’opinions ici ou là. Certains pourront considérer avec dédain cette étude sur l’interprétation des noms, ou l’ignorer ; d’autres pourront exagérer et donner des explications farfelues. Il y a un juste milieu. Je pense donner une interprétation et une application équilibrées. Je ne connais qu’un auteur qui suive cette même ligne de pensée, il s’agit de F.W. Grant dans son livre The Numerical Bible. Je lui ai donc emprunté tout ce qui peut être profitable à ceux d’entre nous qui ne connaissent pas son travail.

Les citations des auteurs ci-dessus ont toutes été traduites

Lorsque Cor BRUINS met l’accent sur Josué type de Christ il le signale par ce vocable : Josué (type de Jésus)

La traduction du tétragramme YHWH (Yahvé) est rendue en anglais par the LORD et en français par l’ÉTERNEL. Dans la bible hébraïque (A.T.) en langue grecque dite des LXX (Septante) il est traduit par le grec KURIOS qui est aussi utilisé dans le N.T. : en anglais the LORD et en français le SEIGNEUR. Nous avons traduit « Lord » soit par « Éternel » lorsqu’il y avait un lien littéral avec le texte du livre de Josué, soit par « Seigneur » pour les autres, notamment lorsqu’il était lié à une citation ou un enseignement du Nouveau Testament.

INTRODUCTION AU LIVRE DE JOSUÉ

L’aspect historique du livre

DIEU AVAIT CERTIFIÉ À ABRAHAM QUE SES DESCENDANTS prendraient possession du pays promis.

Cet héritage s’étendait du fleuve d’Égypte à la grande rivière, qui est l’Euphrate (voir Genèse 15. 18) et, selon le prophète Ézéchiel (48. 1-29), il s’étendait aussi de Hamath, au nord-est de Damas, à Kadesh au sud (voir la carte « Canaan promis et conquis » p. →).

G. Campbell Morgan a écrit quelque chose qui éclaire bien ce sujet : « La représentation de Dieu conçu comme le Guerrier, un Dieu de batailles, capable de colère, avançant l’épée levée pour punir définitivement, traverse toute la Bible. “Car l’Éternel entrera en jugement avec toute chair, par le feu, et par son épée” (Ésaïe 66. 16). »

Certains pourraient prétendre que cela contredit la vérité clairement mise en évidence par la révélation de Jésus Christ et par les mots “Dieu est amour” (1 Jean 4. 8, 16). Au contraire, je crois sincèrement que si cela est inexact, si dans certaines circonstances données et en présence de certaines conditions, Dieu n’est pas un juste juge, alors il ne peut pas être un Dieu d’amour. Toutes les références qui lui sont faites en tant que Dieu juste juge dans la Bible et toutes les activités qui lui sont attribuées, jaillissent d’une source unique : l’amour éternel et impérissable de son cœur. Dans ce livre de Josué, ce fait suprême est clairement manifesté et expliqué.

Dieu condamne toujours le péché. Voilà toute l’explication de l’extermination des Cananéens dont l’histoire doit être lue en rapport avec ce qui est rapporté dans les livres précédents et à la lumière des faits réels quant à la condition des peuples vivant en Canaan.

Abraham, dans une vision, a été averti de la captivité de ses descendants et du fait qu’ils seraient éprouvés dans une terre étrangère pendant quatre cents ans et retourneraient ensuite dans le pays pour le posséder. Il lui a été dit alors : “L’iniquité des Amoréens n’est pas encore venue à son comble” (Genèse 15. 16). Dans cette parole, incidemment, nous avons la clef de la situation. Les peuples qui demeuraient en Canaan, quand Josué y a fait entrer le peuple de Dieu, avaient mis le comble à leur iniquité. Leur corruption est révélée dans les avertissements adressés aux Israélites au sujet des choses mauvaises qu’ils trouveraient dans le pays. “Vous ne vous rendrez point impurs par aucune de ces choses, car c’est par toutes ces choses que les nations que je chasse devant vous se sont rendues impures ; et le pays s’est rendu impur ; et je punis sur lui son iniquité, et le pays vomit ses habitants” (Lévitique 18. 24, 25). Et encore, dans une parenthèse qui projette la lumière sur toute l’histoire : “Car les hommes du pays, qui y ont été avant vous, ont pratiqué toutes ces abominations, et le pays en a été rendu impur”.

Dieu déclare donc à plusieurs reprises que ces peuples devaient être exterminés à cause du mal existant dans le pays. Il y régnait une immoralité absolue et une cruauté atroce. Des écrits assyriens, qui ont été mis au jour assez récemment, le confirment.

Cela explique exactement ce qui est arrivé quand le peuple hébreu a dépossédé les peuples corrompus qui occupaient la terre de Canaan. Mais il faut rappeler que cela n’a pas été fait avant la fin d’une longue période de patience. Le pays n’avait pas manqué d’enseignement ni d’avertissements clairs. Melchisédec, roi de justice et roi de Salem, avait vécu en Canaan. Abraham y avait séjourné. Un avertissement solennel avait été donné par la destruction de Sodome et Gomorrhe, dont tout le pays avait eu connaissance. Aveugles à la lumière, sourds à la voix divine, ces peuples avaient persisté dans le péché, jusqu’à ce qu’ils soient devenus complètement immoraux et affreusement cruels ; et pour avertir les générations suivantes et les nations environnantes, il était nécessaire d’exercer un jugement définitif.

Dieu, dans ce livre de Josué, est vu comme Celui qui fait la guerre et livre bataille. Ses actions n’étaient ni futiles ni erratiques, ni pour l’agrandissement du pays, car la terre entière est à lui mais pour mettre un terme à la corruption morale dans le plus grand intérêt des générations à venir et de la race humaine tout entière.

De plus, il faut constater que Dieu ne mettait pas simplement de l’ordre pour trouver une patrie au peuple qu’il aimait. Des avertissements solennels ont été continuellement donnés aux Israélites, tant en paroles qu’en actes, à savoir que s’ils commettaient les péchés des peuples qu’ils avaient exterminés, ils seraient chassés à leur tour. Et c’est précisément ce qui est arrivé. Malgré la loi, en dépit du fait que Dieu les guidait fidèlement, ils se sont finalement tournés vers les idoles qu’ils avaient trouvées dans le pays. Ils n’ont pas réussi à maintenir le témoignage auquel ils avaient été appelés, avec la conséquence terrible qu’ils sont aujourd’hui une nation “répandue loin et ravagée” (Ésaïe 18. 2).

Dieu était aussi sûrement contre Israël que contre Canaan lorsque, par le péché d’Acan, il a tourné des yeux pleins de convoitise vers ce que Dieu avait interdit. La terrible défaite d’Aï nous apprend quelque chose de ce qu’est la sainteté de Dieu, tout comme le fait également le récit du jugement de ceux qui vivaient alors dans le pays. Et même, Dieu agit de manière presque plus sévère envers les siens que vis-à-vis des Cananéens.

« Dieu est l’implacable adversaire du péché, refusant de composer avec lui : après mise à l’épreuve et grande patience à l’égard des peuples corrompus, il exécute son jugement et punit avec sévérité l’instrument même utilisé pour effectuer son travail, chaque fois que celui-ci se laisse entraîner par le péché » (Living Messages of the Books of the Bible, par G. Campbell Morgan, vol. 1. Ancien Testament, p. →-→).

L’enseignement en types dans le livre de Josué

Comme le remarque de manière très intéressante A. C. Gaebelein dans son livre The Annotated Bible (Vol. 1 A.T.) :

« Il n’y a aucun autre livre historique de la Bible qui soit si riche en images que le livre de Josué. Il est inépuisable et plein de significations bénies comme d’encouragements pour chaque enfant de Dieu. Ces événements historiques caractérisent la position chrétienne, l’expérience chrétienne et le combat chrétien ».

Josué est, bien sûr, un type de celui dont il porte le nom terrestre. Il est le premier dans la Parole de Dieu à porter ce nom à jamais béni. Josué c’est le même nom que Jésus, qui est la forme grecque pour Josué. Le peuple terrestre, Israël, figure les chrétiens d’aujourd’hui et les biens terrestres promis et donnés à Israël annoncent les biens célestes donnés à son peuple céleste.

Cependant, Canaan n’est pas la maison du Père, l’endroit où le croyant entrera dans l’avenir. Et cela pour deux raisons. La première est le combat d’Israël quand ils sont entrés dans le pays. Ils ont dû le conquérir pas à pas. Leurs batailles, pour ainsi dire, ont commencé après avoir traversé le Jourdain. Ils sont entrés dans le pays sans avoir à utiliser une épée ou une lance. Mais à peine étaient-ils dans le pays que le combat a commencé. Quand nous atteindrons la maison du Père, tous les conflits seront terminés pour toujours et Satan sera complètement anéanti sous nos pieds. La deuxième raison, c’est qu’Israël pouvait être chassé du pays. Il est impossible que la place dans laquelle la grâce de Dieu nous introduit puisse un jour être perdue pour un enfant de Dieu.

Canaan est un type de la position et de la possession célestes que le croyant a dans le Christ Jésus. Cela correspond à ce qui, dans les Éphésiens, est appelé “les lieux célestes”. C’est la sphère céleste, les bénédictions spirituelles célestes qui nous sont données dans le Christ Jésus. Le Jourdain ne représente pas la mort physique du croyant, mais dans le livre de Josué, le Jourdain représente la mort de Christ, par qui nous sommes mis à part pour cette possession céleste bénie. Nous y sommes introduits par la mort de Christ, comme Israël a été introduit en Canaan par le passage du Jourdain. Le passage du Jourdain, la mise en place des pierres commémoratives, ce qui s’est passé à Guilgal, tout cela trouve une heureuse application en type, illustrant notre rédemption en Christ ainsi que nos privilèges et nos responsabilités.

Les ennemis d’Israël, les Cananéens, pratiquaient la sorcellerie, la divination etc. Satan et ses démons en avaient le contrôle complet. Ils incarnent les esprits méchants ou “puissances spirituelles de méchanceté” contre lesquels le peuple céleste doit lutter (Éphésiens 6. 10-13).

Finalement, W.G. Scroggie ajoute ceci :

Ce livre commence là où le Deutéronome s’arrête ; Josué achève ce que Moïse a commencé. Le grand événement dans la vie de Moïse fut la traversée de la mer Rouge, le grand événement dans la vie de Josué fut la traversée du Jourdain.

L’un parle de la délivrance de

l’Esclavage,

L’autre de l’entrée dans

la Bénédiction,

L’instrument de Moïse était

le Bâton,

Celui de Josué était

l’Épée.

Les parallèles entre le Deutéronome et Josué sont instructifs :

Deutéronome

Josué

Perspective

Expérience

Vision de foi

Entreprise de foi

Héritage

Possession

Appel pour le combat

Choc du combat

Foi en tant que principe

Foi en action

Idéal qui deviendra réel

Idéal devenu réel

Une possibilité

La réalisation

Dans le Nouveau Testament, les correspondants de ces livres sont les Actes et les Éphésiens.

Le livre de Josué sous l’angle des dispensations

Josué vient après le Pentateuque (les cinq livres de Moïse), les livres de l’alliance de Dieu avec Israël. Dans ce livre de Josué nous voyons donc Israël entrant en Canaan en vertu de l’alliance de Dieu. Mais c’était une alliance légale et nous devons donc reconnaître qu’il est impossible que les fils d’Israël, ou qui que ce soit d’autre, puissent en conserver la possession. Même une Loi « transformée » (après Exode 19) est toujours la Loi et comme telle, dit Paul, elle “produit la colère” (Romains 4. 15).

En conséquence de leur échec, la bénédiction qui leur était promise par Abraham ne pouvait pas leur revenir, parce que, comme le dit Paul : “Frères, je parle à la manière des hommes : quand une alliance, même celle d’un homme, est confirmée, personne ne l’annule ou n’y ajoute. Or c’est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa descendance. Il ne dit pas : et aux descendances, comme s’il parlait de plusieurs, mais comme parlant d’un seul : − et à ta descendance, qui est Christ. […] Car si l’héritage est sur la base d’une loi, il n’est plus sur la base d’une promesse ; or c’est par promesse que Dieu a accordé cette grâce à Abraham” (Galates 3. 15-18).

Maintenant, quel enseignement concernant les dispensations pouvons-nous tirer de tout cela ? Quand Israël est entré dans le pays avec Josué, ils ne le recevaient pas selon la promesse originelle, qui doit encore s’accomplir dans toute son ampleur. Par conséquent, nous voyons dans ce livre que chaque tribu reçoit un territoire de dimensions plutôt petites, en contraste complet avec “le pays très bon et vaste” dont ils doivent encore jouir et dont les limites ne sont rien moins que l’Euphrate, la mer Rouge et la rivière de l’Égypte (voir Genèse 15. 18 ; Exode 23. 31 ; Josué 1. 4). La rivière de l’Égypte n’est pas le Nil, mais le Wadi el Arish, le torrent au nord de la péninsule du Sinaï. Nous devons aussi remarquer que les pays au sud et à l’est d’Israël (comme Édom, Moab et Ammon), ont été expressément exclus au temps de Josué (voir le diagramme « Chronologie possible de la conquête sous Josué » p. →). Ceux-ci sont tout aussi expressément cités comme devant leur appartenir à l’avenir (voir Ésaïe 11. 14 ; Amos 9. 12 ; Jérémie 49. 2).

La personne de Josué

Josué est d’abord mentionné comme un général menant le peuple dans la bataille contre Amalek, type de la chair qui s’oppose à la volonté de Dieu et à son plan (Exode 17. 9). Amalek représente l’homme naturel, inspiré par Satan qui s’oppose activement aux progrès du croyant. La chair est l’ancien mode de vie, l’ancien style de vie de l’époque où nous n’étions pas convertis, où nous cherchions à satisfaire nos besoins à notre propre manière, totalement indépendante de Dieu.

En Exode 33. 11, nous lisons qu’il se tenait lui-même séparé dans la tente du témoignage. Il sait ce qu’est la communion avec Dieu.

En Nombres 11, nous voyons que, bien que son cœur soit juste, son zèle était mal placé dans son désir de réprimander Eldad et Medad.

En Nombres 13. 16, ensemble avec Caleb, il conduit les espions et rend un témoignage juste.

Parce que Josué et Caleb ont rendu un bon rapport et ont encouragé le peuple à monter immédiatement et à prendre le pays, ils ont été récompensés par un héritage spécial dans le pays. Toutefois, Josué a dû attendre et apprendre la patience pendant 40 ans.

N.B. Si on se réfère aux types, Moïse nous conduit jusque dans la mort de Christ, mais Josué nous mènera victorieusement et hors de la mort et dans ce qui est céleste dans le Christ Jésus.

L’entrée dans le pays – chapitres 1 à 5

Chapitre 1 : Dieu nous appelle à revendiquer par la foi ce qui est à nous

DIFFÉRENTS HOMMES DE L’ANCIEN TESTAMENT ONT ÉTÉ, de manière bien imparfaite, des types de Christ dans leurs fonctions et leurs ministères. Melchisédec est un type de Christ comme roi-sacrificateur de Salem, roi de justice. Même l’auteur de l’épître aux Hébreux utilise cette allégorie. On peut dire que Joseph est un type de Christ comme fils bien-aimé, rejeté par ses frères, subissant la honte, puis exalté sur le trône avec gloire. David est un type très imparfait de Christ sous certains aspects. Ces hommes n’ont reflété que certains côtés des gloires variées de notre Seigneur Jésus Christ. Moïse est aussi un type de Christ comme Prophète et Maître qui annonce la Parole de Dieu avec autorité. “L’Éternel, ton Dieu te suscitera un prophète comme moi, du milieu de tes frères ; vous l’écouterez” (Deutéronome 18. 15). En type, la loi de Moïse peut nous mener dans la mort. La loi ne peut que condamner ; elle n’a jamais pu donner la vie, ni introduire dans une vie abondante. Moïse a dû mourir avant que le peuple ne puisse réellement entrer dans la terre promise. Dans sa mort il est donc aussi un type de Christ. Ce ne fut que par et après la mort de Christ que le ciel a été ouvert et que l’héritage spirituel dans les lieux célestes nous a été donné. Josué signifie Jéhovah est Sauveur, Nun signifie perpétuité ou éternité et nous pouvons affirmer qu’il est également un type de Christ. En type, Josué (type de Jésus) nous conduira donc victorieusement au-delà de la mort, et par la résurrection dans les lieux célestes dans le Christ Jésus.

1. L’appel de Dieu est aussi la capacité donnée par Dieu : v. 1-9

1. Comprenons-nous les desseins de Dieu ?

Malheureusement, beaucoup de croyants vivent jour après jour une existence sans but réel. Connaître la volonté de Dieu dans notre vie quotidienne est-ce vraiment important pour nous ? De nombreux croyants sont désorganisés et indisciplinés dans les choses spirituelles. Par contre, l’homme du monde cherche à atteindre le but qu’il s’est fixé lui-même et il sait qu’il doit pour cela concentrer toute son énergie, renoncer à ce que d’autres peuvent se permettre et être prêt à faire des sacrifices. La première chose que l’Esprit Saint nous montrera après notre nouvelle naissance, c’est que nous sommes appelés par Dieu. Quand Dieu nous a sauvés il nous a achetés pour lui, pour être sa possession personnelle. Il nous a appelés pour jouir de la communion avec lui (1 Jean 1. 7) et avec son Fils, le Seigneur Jésus (1 Corinthiens 1. 9). L’Esprit Saint nous montrera aussi que nous sommes appelés à ne plus vivre dorénavant pour nous, mais à vivre pour le Seigneur Jésus Christ, notre Sauveur et Seigneur (2 Corinthiens 5. 15-17). L’Esprit Saint nous poussera à nous en remettre totalement à la volonté de Dieu et à ne plus accomplir la nôtre désormais. Au moment où nous nous soumettons au Seigneur, il commence à nous montrer les détails de ses plans et ses desseins, non seulement pour nos vies, mais aussi pour l’Église qui est son Corps et dont nous sommes membres individuellement.

Moïse était mort. Josué avait été très dépendant de lui pour tout. Moïse avait beaucoup appris à Josué en ce qui concernait la conduite du peuple. Josué, comme Caleb, avait pris la décision de suivre complètement l’Éternel. Dieu avait ainsi utilisé son serviteur Moïse pour préparer Josué à la tâche qu’il était maintenant appelé à entreprendre : “Moïse mon serviteur est mort ; et maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple” (v. 2). On a dit que Dieu peut enterrer ses ouvriers, mais pas son travail. Personne n’est indispensable, pas même Moïse. Dieu appelle simplement chacun d’entre nous à se soumettre à lui dans l’obéissance et à se tenir prêt pour lui, n’importe quand, n’importe où. La volonté de Dieu et son dessein pour Josué, Israël et nous, c’est que nous nous levions et “passions ce Jourdain”.

Que signifie « passer ce Jourdain » pour nous, chrétiens aujourd’hui ? Pour répondre, regardons la signification spirituelle de ce que symbolise respectivement, la Pâque, la mer Rouge, le Jourdain.

La Pâque

Douter quant à notre assurance et nos certitudes de croyants, c’est supposer que le sang n’est pas sur le linteau de la porte,

Comme croyants, si nous avions le moindre doute quant à notre salut ou notre assurance, alors cela n’est pas sur le linteau de la porte ou, pour employer une autre image, n’est pas sur le propitiatoire. En revanche, croire et accepter humblement le plein pouvoir du précieux sang versé de Christ, comme le montre le sacrifice de l’Agneau de la Pâque, enlève tous les doutes et les questions quant à notre avenir éternel (1 Jean 4. 17, 18).

Le point suivant dont il faut se souvenir, c’est que s’il subsiste la moindre question en ce qui concerne l’état du croyant, ou de sa dignité, de ses sentiments, de son expérience, de sa marche, de son amour, de sa consécration, de son appréciation de Christ, alors il n’y aurait aucune force, aucune valeur, aucune vérité dans cette phrase merveilleuse : “Je verrai le sang je passerai par-dessus” (Exode 12. 13). Dieu s’est déclaré satisfait de ce sang ! Nous avons donc ici l’image de notre délivrance du jugement que nous avions mérité à cause de nos péchés. Mais être pardonné est encore loin de la jouissance de notre vraie position de croyant en Christ !

La mer Rouge

Beaucoup de croyants, bien qu’ils connaissent le pardon et le fait qu’ils sont mis à l’abri par le sang de l’Agneau, sont toujours pleins de doutes, de craintes et d’appréhensions quant à eux-mêmes et à leur sécurité. Ils ont conscience du péché demeurant en eux, du pouvoir de Satan et des séductions comme de l’influence du monde. Souvenons-nous de nos trois ennemis : le monde, la chair et le diable. Dans leur expérience chrétienne quotidienne, tout leur semble souvent sans espoir. Mais nous devons tous réaliser que nous sommes sans force pour vivre la vie chrétienne. La mer Rouge est un type de la mort de Christ appliquée à tous nos ennemis spirituels et à notre relation avec eux. C’est ici que nous comprenons la délivrance face au pouvoir du péché.

Le Jourdain

Le chrétien est ici celui qui est non seulement mis à l’abri du jugement par le sang de l’Agneau et non seulement délivré du pouvoir du péché et de tous ses ennemis par la mort de Christ, mais il est aussi associé et identifié avec Christ, là où il se trouve maintenant, à la droite de Dieu (1 Jean 4. 17).

Jésus Christ est sorti de la mort par sa résurrection et le croyant en est sorti avec lui. Nous sommes maintenant bénis de toutes bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ (Éphésiens 1. 4 ; Colossiens 3). Telle est la véritable position chrétienne : Telle est pour nous la terre promise.

2. Nous devons avoir confiance dans les promesses de Dieu

Dieu considère un événement futur comme un fait déjà accompli. Il dit : “Je vous ai donné” (Josué 1. 3). Bien souvent, il faut nous rappeler que nous devons marcher par la foi et non par la vue. Un de mes amis a dit : « Beaucoup de croyants marchent davantage par les sentiments que par la foi ». Cela est-il vrai de vous et de moi ?

Cette promesse de l’Éternel (1. 3) est vraiment un défi pour la foi ! Il a dit que c’est un fait. L’important, c’est que je le croie, pas que je le sente. Romains 6 nous décrit ce que nous devons savoir, et ce que nous devons accepter par la foi au sujet de ce que Dieu a fait pour nous :

sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne soyons plus asservis au péché

” (v. 6).

aussi, considérez-vous vous-même comme morts au péché, mais comme vivants à Dieu dans le Christ Jésus

” (v. 11).

et ne livrez pas vos membres au péché comme instruments d’injustice, mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme d’entre les morts étant faits vivants et vos membres à Dieu, comme instruments de justice

” (v. 13).

Nous sommes appelés à agir par la foi quant à ce que Dieu dit avoir fait pour nous quand Jésus Christ est mort sur la croix à notre place et est ressuscité des morts. Selon notre verset (1. 3), nous devons comme placer la plante de notre pied sur ces déclarations de Dieu et ainsi nous approprier par la foi ce que Dieu dit avoir déjà fait pour nous. La victoire a été gagnée ! Nous devons donc toujours agir sur le principe de la foi, la foi en une victoire certaine et en toutes nos bénédictions spirituelles dans les lieux célestes dans le Christ Jésus. Les mots (v. 4) “Jusqu’au… jusqu’à… vers”, nous indiquent la portée des bénédictions que Dieu avait en vue pour nous : celle de toutes les bénédictions spirituelles.

3. Nous sommes assurés de la présence de Dieu

Tant que nous agissons sur le principe de la foi, acceptant ce que nous sommes maintenant en Christ, nous éprouverons comme Israël, que “personne ne tiendra devant [nous]” pour entraver notre marche chrétienne ou s’opposer à nous. Nous sommes plus que vainqueurs en Christ. Il a dit : “Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle” (Matthieu 28. 20). Mais nous sommes aussi appelés à être forts et avoir du courage ! “Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force” (Éphésiens 6. 10).

C’est dans cette position de force, alors que nous demeurons dans le Seigneur Jésus, que nous serons capables d’aider les autres et pourrons leur être en bénédiction. L’Éternel a dit à Josué : “Tu feras hériter à ce peuple le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner” (v. 6). Dieu a promis d’agir par l’intermédiaire de Josué. Il pouvait le faire parce qu’il voyait que Josué s’était totalement consacré à faire la volonté de Dieu et entièrement identifié avec les desseins de Dieu pour son peuple.

Sommes-nous également entièrement dévoués aux intérêts de Dieu dans ce monde ? Son intérêt pour l’évangélisation, son intérêt pour l’édification du Corps de Christ ? Avons-nous le désir d’aider nos frères et sœurs en Christ à comprendre combien ils sont riches en Christ et les aider à se reposer sur ce qu’ils ont en lui – leur héritage légitime ? Quel privilège est alors le nôtre et également quelle énorme responsabilité !

4. Dieu nous revêtira de puissance

Josué a été encouragé plusieurs fois à se fortifier (v. 6, 7, 9), à être ferme et à ne pas avoir peur. Il avait manifestement une tâche colossale à accomplir. Paul, de la même manière, a exhorté Timothée et nous aussi : “Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte [ou de lâcheté], mais un esprit de puissance, d’amour et de sobre bon sens [ou sagesse ou maîtrise de soi]” (2 Timothée 1. 7).

Remarquez que cette puissance pour surmonter l’ennemi devait manifestement caractériser Josué par l’étude et la mise en pratique de la Parole de Dieu : “prendre garde à faire [ou être attentif à obéir] selon toute la loi”. Si nous nous nourrissons de la Parole de Dieu, nous aurons toujours l’épée de l’Esprit à la main, avec le bouclier de la foi pour éteindre les flèches enflammées de l’ennemi (Éphésiens 6. 16, 17). Il est très intéressant de voir comment les jeunes gens à qui l’apôtre Jean s’adresse étaient capables de « vaincre le Méchant ». Quel était le secret de leur victoire ? Jean dit : “parce que vous êtes forts et que la Parole de Dieu demeure en vous et que vous avez vaincu le Méchant” (1 Jean 2. 13, 14).

5. Nous devons nous réjouir des préceptes de Dieu

Le Psaume 119 est totalement consacré aux différents aspects de la Parole de Dieu et nous montre que sa Parole peut faire face à toutes les situations. Les jeunes gens, ou les jeunes croyants, sont encouragés, au verset 9, à vivre selon la Parole de Dieu, qui les gardera du péché. Soit le péché me tient loin de la Parole, soit la Parole me tient loin du péché. Avez-vous découvert ce secret ? Cachons sa Parole dans nos cœurs, et nous ne pécherons pas contre l’Éternel (v. 11).

Josué est encouragé à méditer cette Parole “jour et nuit” (v. 8). Cela signifie simplement qu’il doit y mettre tout son cœur et sa détermination. Est-ce que la lecture quotidienne de la Bible est ennuyeuse pour vous ? Avez-vous perdu votre appétit pour elle ? Alors vous êtes dans une condition spirituelle triste et maladive. Demandez au Seigneur, quand vous ouvrez sa Parole, de rendre ce Livre vivant pour vous. Persistez, n’abandonnez pas et votre appétit sera réveillé. Il est tellement nécessaire, en effet, que le croyant, jeune ou vieux, consacre du temps chaque jour pour lire et méditer la Bible. Vraiment, prenez du temps pour chercher à comprendre ce que le Seigneur vous dit et ensuite demandez-lui de vous aider à le mettre en pratique.

3. Nous devons mettre tout cela en pratique

Il y a un danger à lire simplement la Bible chaque jour sans en profiter vraiment. Comment et pourquoi méditons-nous la Bible ? Nous devons venir à elle avec un cœur docile et un esprit ouvert, et dire au Seigneur que nous désirons obéir à ce qu’il nous dit par sa Parole. Il ne s’agit pas du nombre de chapitres que nous lisons chaque jour. Ce qui est essentiel c’est que nous mettions vraiment en pratique dans nos vies quotidiennes ce que nous lisons. Qu’est-ce que le Seigneur me révèle aujourd’hui ? C’est probablement ce que Paul a voulu dire quand il a écrit à Timothée : “Occupe-toi de ces choses ; sois y tout entier, afin que tes progrès soient évidents pour tous” (1 Timothée 4. 15). Notre entourage voit-il Jésus Christ dans votre vie et la mienne ?

2. La solidarité du peuple de Dieu : v. 10-15

1. La préparation quotidienne est nécessaire

Dans les versets 10 et 11, à l’évidence, l’accent est mis sur la capacité de chacun à préparer et prendre la nourriture suffisante pour être capable de faire face au combat à venir. Quelle leçon pouvons-nous tirer de ces quelques lignes ?

Il y a des croyants qui sont, ou sont restés, si spirituellement immatures qu’ils sont toujours dépendants des autres pour être nourris à la cuillère. Notre alimentation spirituelle doit-elle aussi être préparée par d’autres et être, effectivement, placée dans nos bouches ? Sommes-nous incapables de nous alimenter nous-mêmes ? Vous entendez souvent des plaintes comme : « Nous n’avons aucune bénédiction là où nous sommes, nous ne recevons pas de nourriture spirituelle ». Il s’agit souvent de chrétiens qui ne viennent que pour être nourris à la cuillère. Ils ne lisent pas et n’étudient pas la Bible pour eux-mêmes et ne semblent jamais progresser spirituellement. Pour que nous connaissions le progrès spirituel dans notre expérience chrétienne, il nous faut de l’énergie, et il ne peut pas y avoir d’énergie sans alimentation. Voilà pourquoi il y a si peu d’énergie aujourd’hui parmi le peuple de Dieu : ces chrétiens-là se nourrissent mal !

Aucune raison ne justifie cet état spirituel de sous-alimentation d’un si grand nombre. Dieu a fourni les provisions adéquates, tant dans sa Parole qu’en donnant à l’Église des serviteurs doués. N’est-il pas vrai que souvent, les difficultés dans les églises locales ou dans les familles arrivent parce que, soit les réserves alimentaires sont basses, soit les individus ne se sont pas approprié la nourriture qui était pourtant disponible ? !

2. Certaines personnes ne manifestent que de l’indifférence face aux soins si généreux de Dieu

Les deux tribus et demie de Ruben, Gad et Manassé (v. 12-15) sont une image des personnes non spirituelles (qui ne sont pas des incroyants), n’appréciant pas la merveilleuse prévoyance et les bons soins de Dieu vis-à-vis des siens. Ils sont très occupés de leurs propres intérêts et n’ont pas de temps pour ceux de Dieu. Ils passent à côté du meilleur de Dieu, parce qu’ils sont satisfaits de ce qu’ils ont accompli par leurs propres efforts. Les croyants peuvent en réalité arriver très près de ce qui est le but du Seigneur pour eux et pourtant en être détournés !

Il est vrai que les tribus de Ruben, Gad et Manassé avaient jugé le piège des Madianites : on ne peut pas dire qu’ils aient été mondains, si l’on peut s’exprimer ainsi. Ils n’étaient pas à ce moment-là des idolâtres dans leurs associations, mais ils ont été retenus par ce qui semblait avantageux pour leurs biens matériels. Ils ont dit à Moïse : “Ne nous fais pas passer le Jourdain” (Nombres 32. 5). Pourquoi ? Nous avons la réponse plus loin. “Et les troupeaux des fils de Ruben et des fils de Gad étaient en grand nombre, en très grande quantité. Et ils virent le pays de Jahzer et le pays de Galaad, et voici, le lieu était un lieu propre pour des troupeaux”. Au verset 4, ils disent à Moïse : “et tes serviteurs ont des troupeaux”. Dieu, dans sa providence, leur avait donné cette richesse matérielle ! Peut-être ont-ils pensé qu’ils l’avaient acquise exclusivement par leurs propres efforts ?

Posséder du bétail et des troupeaux n’est pas un péché. Dans un autre contexte, cela pourrait représenter ce qu’un croyant peut avoir par la grâce de Dieu ici sur cette terre – la richesse matérielle par exemple. Mais ici, nous voyons que même la bonté providentielle du Seigneur peut devenir spirituellement un piège et une entrave pour nous si nous nous en satisfaisons et nous nous y installons. Les deux tribus et demie ont délibérément manqué d’égards envers ce que Dieu avait prévu de leur donner libéralement. Pourquoi avaient-ils tant de troupeaux ? Peut-être n’avaient-ils pas sacrifié autant qu’ils auraient dû le faire, mais plutôt gardé tout cela pour eux ?

L’intérêt personnel peut influencer ceux qui nous entourent et les décourager. Nous pouvons faire cela de différentes manières :

en disant du mal du « bon pays », ou

en exagérant les difficultés du chemin, ou

en étant content de nous-mêmes et indifférents à notre propre croissance spirituelle dans la grâce.

Certes, Josué savait ce qu’ils avaient dit à Moïse. Il leur rappelle maintenant leur responsabilité envers leurs frères. Dieu leur avait en effet donné du repos même sur l’autre rive du Jourdain (v. 13, 14). Mais ils ne devaient pas agir égoïstement et abandonner maintenant leurs frères. Ils devaient les aider dans leur combat : “jusqu’à ce que l’Éternel donne du repos à vos frères, comme à vous, et qu’eux aussi, ils possèdent le pays”.

La leçon que nous pouvons en tirer, c’est qu’il est merveilleux d’estimer que, bien que nous puissions ne pas être éminents spirituellement, nous sommes pourtant appelés à participer aux combats pour l’héritage. Nous sommes engagés et impliqués, que nous le comprenions ou non, que nous l’acceptions ou non : le Seigneur nous tient pour responsables. Ces tribus ont été averties de ne pas se séparer de leurs frères. Une autre leçon est que nous pouvons être préparés pour lutter pour la vérité de la position céleste et travailler dur, afin que d’autres puissent en jouir, sans en saisir personnellement la portée dans notre vie spirituelle.

3. Tous promettent d’obéir : v. 16-18

Il semble que les paroles de Josué ont touché leurs consciences, et ils promettent de se soumettre à lui : “Tout ce que tu nous commandes, nous le ferons, et nous irons partout où tu nous enverras”. Quel merveilleux engagement en réponse !

Quelle est notre réponse à l’appel du Seigneur ?

Chapitre 2 : La foi qui agit

IL EST IMPORTANT DE COMPRENDRE POURQUOI CE CHAPITRE se trouve tout au début de ce livre de Josué. Avant même que nous soit rapporté un quelconque triomphe de Josué et d’Israël, Dieu nous parle d’un triomphe moral dans l’âme d’une femme païenne de la pire espèce. C’est toujours un grand triomphe de voir la victoire de la grâce de Dieu dans une âme. C’est mieux et plus grand que n’importe quel triomphe militaire. Plusieurs fois dans l’histoire d’Israël nous voyons Dieu travailler avec plus de puissance et de grâce parmi les païens qu’au sein de son peuple infidèle et incrédule. C’est la grâce souveraine de Dieu qui agit là où il veut.

Dans ce chapitre nous voyons comment la grâce de Dieu triomphe à l’endroit même où l’ennemi est le plus fort, la maison d’une prostituée sur le mur solide et imprenable de Jéricho ! Il atteint une femme peu recommandable et pécheresse dont la foi éclipse de loin celle de beaucoup en Israël !

Il y a deux versets clefs : “Par la foi, Rahab, la prostituée, ne périt pas avec ceux qui n’avaient pas cru, parce qu’elle avait reçu les espions en paix” (Hébreux 11. 31). “Pareillement Rahab aussi, la prostituée, n’a-t-telle pas été justifiée par les œuvres, ayant reçu les messagers et les ayant renvoyés par un autre chemin ?” (Jacques 2. 25).

1. L’envoi des espions : v. 1

Dieu allait détruire cette mauvaise ville de Jéricho, mais avant d’agir, il doit d’abord sauver une âme coupable et toute sa famille. Dieu ne désire pas la mort de quiconque ! Josué avait été envoyé par Moïse avec Caleb et dix autres hommes. Maintenant il envoie lui-même des hommes « pour espionner secrètement ». Était-ce un acte d’incrédulité ? Le livre des Proverbes peut nous donner une réponse : “Les plans s’affermissent par le conseil ; et fait la guerre avec prudence” (Proverbes 20. 18). En réalité, ces deux hommes envoyés par Josué peuvent caractériser deux aspects de leur mission. Il est intéressant qu’ils soient appelés espions en Hébreux 11. 31, mais messagers en Jacques 2. 25. Il ne fait aucun doute que l’Esprit Saint a une mission semblable dans le