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Nous devons être remplis de l'Esprit. C'est la seule manière d'être efficace dans notre service pour le Seigneur à travers nos prédications, nos enseignements et notre vie quotidienne. Est-ce que cela veut dire que nous devons avoir le don de parler en langues ? Certains chrétiens pensent que c'est le cas, d'autres n'en sont pas convaincus, et d'autres ne partagent nettement pas cet avis. Dans ce livre, Cor Bruins nous présente le résultat de ses recherches sur le sujet à travers une étude détaillée du chapitre 14 de la première épître aux Corinthiens, un passage biblique clé concernant le don de parler en langues. Il examine ce chapitre en commentant différentes traductions de la Bible ainsi que le texte original grec. En faisant preuve de beaucoup de tact, l'auteur nous explique que nous avons souvent des opinions trop tranchées et que nous devons faire preuve de discernement lorsque nous abordons cette question. Il est donc important pour nous d'étudier l'Écriture pour voir si nos pratiques s'inscrivent dans la volonté de Dieu
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Seitenzahl: 147
Veröffentlichungsjahr: 2018
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Une étude verset par verset du chapitre 14
de la première épître aux Corinthiens
Cor BRUINS
First published in English in 1996
ISBN : 0 901860 14X
© Copyright 1996 Cor Bruins/Scripture Truth
Traduit de l’anglais par : Maniou FUZIER
Éditeur :
Librairie Biblique Pau Béarn
11 Rue Latapie
64 000 PAU
Mise en page :
Etienne-Peter LARRIBAU Lons – F – 64140
Imprimé par :
BoD (Book on Demand)
12/14 rond-point des Champs Elysées
75 008 Paris
ISBN : 978-2-9557347-5-9
Dépôt légal : 2etrimestre 2018
Publié au Canada par Éditions Impact - www.editionsimpact.org
Cet ouvrage ne peut être reproduit ou transmis – même partiellement – sous quelque forme ou par quelque procédé que ce soit, numérique ou mécanique, y compris par photocopie, enregistrement, ou tout autre système de stockage ou d’information sans le consentement écrit de l’éditeur.
Du même auteur :
- Me voici, envoie-moi, ISBN : 2-900319-52-8
- L’harmonie des Évangiles, ISBN : 978-2-87907-539-6
- Josué, ISBN : 978-2-9557347-0-4
- Le Psaume 119, ISBN : 978-2-9557347-2-8
De 1955 à 1965, Cor Bruins a servi le Seigneur dans une école en Haute Égypte, avant de déménager au Liban. Là, il a travaillé dans le champ du Seigneur jusqu’en 1975, quand, avec sa famille, ils ont été contraints de quitter le pays à cause de la guerre civile.
Ensuite Il a vécu en Angleterre, occupant son temps à la préparation et à la diffusion d’enseignement biblique en Europe, au Moyen Orient et aux USA. Il se décrivait comme enseignant en semi-retraite.
Cor a écrit plusieurs livres au cours des vingt-cinq dernières années et de nombreux articles dans des revues chrétiennes. Il a régulièrement enregistré des émissions bibliques pour le programme Truth for Today sur London’s Premier Radio.
Cor a rejoint son Seigneur en novembre 2015, après plus de cinquante ans de mariage avec Audrey, et ils ont eu huit enfants.
Les citations utilisées dans cet ouvrage sont en général tirées de la version Darby édition 1970, sauf indication contraire.
Dans la traduction française nous avons utilisé des versions dans la même gradation de litéral à dynamique :
NTIG/F : Nouveau Testament interlinéaire grec-français (Maurice Carrez, 1993)
JND : John Nelson Darby (1970)
NEG : Nouvelle Edition de Genève (1975)
S21 : La Bible Segond 21, Société Biblique de Genève (2007)
On trouvera dans la bibliographie les indications complètes concernant chaque auteur cité. Le cas échéant, les citations sont traduites de l’anglais.
À mon ami
Ralph Shallis
Qui, après avoir servi comme missionnaire à Alger
puis exercé un ministère prophétique béni en
France et ailleurs pendant de nombreuses années,
est maintenant entré dans la présence de son Maître et Seigneur.
Avec toute mon estime et un souvenir inoubliable.
Dans ma recherche pour ce livre sur le don surnaturel de la capacité à parler dans une langue étrangère sans l’avoir apprise auparavant, j’ai trouvé beaucoup d’aide dans la lecture du livre Le Don De Parler Diverses Langues de mon frère en Christ, Ralph Shallis.
J’ai emprunté beaucoup de ses pensées, de son cheminement et de ses arguments, tels qu’il les expose dans son livre, et je voudrais exprimer ma profonde gratitude pour son exégèse solide et biblique.
Ralph est maintenant avec le Seigneur, mais nous avons toujours ses livres à disposition, et ils valent la peine d’être lus.
Je remercie aussi mon cher frère en Christ, le Dr Gordon Hughes, pour les nombreuses heures qu’il a consacrées à la révision de ce livre, en y apportant corrections et suggestions.
Jeune homme d’une vingtaine d’années, avec une vision missionnaire, je désirais sincèrement tous les dons que le Seigneur me donnerait pour bien le servir sur le champ de la mission.
Cela a commencé peu avant mon 19eanniversaire au siège de la Croisade Mondiale d’Évangélisation à Upper Norwood, Londres, une certaine nuit ! J’avais été invité à rejoindre un bon nombre de jeunes candidats rassemblés dans la prière pour demander « l’effusion » du Saint Esprit. Bien après minuit, et des supplications incessantes, ceux qui étaient présents se sont mis à sauter d’extase l’un après l’autre en louant le Seigneur de ce qu’ils avaient reçu « la bénédiction ». J’avais l’impression d’être face à un mur et de ne pas pouvoir avancer. Il semblait y avoir une sorte de retenue sur mon âme ! Mais cinq de ceux qui étaient présents sont venus m’entourer et m’ont imposé les mains en priant pour que je reçoive « la bénédiction ». Puis, soudain, quelque chose s’est brisé en moi et c’était comme si les portes du ciel m’avaient sauté dessus et m’avaient englouti. Joie délirante et extase, mais pas de parler en langues ! Et puis, quelques années plus tard, après avoir étudié et lu avec passion toute la littérature charismatique, me voilà de retour au siège de la Croisade Mondiale d’Évangélisation en tant que candidat, avec l’espoir de partir bientôt sur le champ de mission.
S’il y avait un don de guérison, je le voulais. S’il y avait un don de miracles, je le voulais. S’il y avait un don de langues, alors je le voulais pour mieux servir le Seigneur sur le terrain. J’étais ouvert aux phénomènes spirituels. Puis, un soir, je suis entré dans la chambre à coucher avec un camarade candidat qui était par ailleurs un pentecôtiste « chaud bouillant ». En ouvrant la porte, il répétait sans cesse « Jésus, Jésus, Jésus », et il est tombé par terre en se mettant à parler en « langues » ! J’ai commencé à répéter aussi « Alléluia, Alléluia, Alléluia », et je suis tombé par terre en parlant aussi en « langues » ! C’est ce que j’ai alors pensé qu’il m’était arrivé. Je m’en souviens comme si c’était hier. Tout a commencé par une sensation physique écrasante dans le creux de mon estomac qui s’élevait de plus en plus haut dans l’extase, jusqu’à ce que j’éclate enfin dans cette « langue » ! Je me sentais moi-même, en quelque sorte, projeté hors de mon corps et à distance je me voyais et m’entendais moi-même parler avec une sensation globale qui était indescriptible, extatique, céleste et glorieuse au-delà de tout ce que je n’avais jamais éprouvé, comme je le pensais alors.
Le lendemain matin, un frère en Christ qui occupait la chambre voisine m’a demandé ce qui s’était passé dans notre chambre la nuit précédente. Je lui ai raconté ce qui s’était passé et il m’a averti, m’exhortant à m’assurer que cela venait du Seigneur et à « éprouver les esprits pour voir s’ils sont de Dieu ». Je n’avais jamais pensé à la possibilité d’une expérience de « contrefaçon » ! Bien sûr, je me suis intéressé encore plus à l’étude des dons du Saint Esprit. Puis j’ai lu un livre intituléLa guerre contre les saints,par le prédicateur du réveil gallois Evan Roberts, et là, j’ai pris conscience qu’il fallait faire attention à ne pas accepter tout ce qui est surnaturel comme venant automatiquement de Dieu. Depuis lors, j’ai donné des conférences sur le sujet parmi les Arabes au Moyen-Orient et à de nombreuses reprises en Europe. Cela fait longtemps que je voulais écrire brièvement sur le sujet. Après maintenant environ 40 ans d’expérience dans le service du Seigneur et autant d’étude biblique, en cherchant toujours à comprendre plus clairement ce que l’Esprit dit sur le sujet, je propose aujourd’hui ce livre à tous ceux qu’intéresse l’étude de la Parole.
Paul avait travaillé à Corinthe, une ville très corrompue, pendant environ 18 mois, au cours desquels une assemblée a été formée. Le nom de la ville de Corinthe était devenu un proverbe sous la forme de « corinthianiser » qui signifiait « coucher avec une prostituée » - l’amour « prétendu » libre. Les Corinthiens baignaient dans l’immoralité. Cependant, bien que beaucoup aient cru au Seigneur Jésus Christ, certains n’avaient pas seulement conservé, mais se livraient ouvertement aux pratiques charnelles des incrédules. Un comportement aussi manifeste n’avait pas été jugé par l’assemblée.
Ils entretenaient le culte des personnalités : ils vénéraient les philosophes et préféraient souvent l’un aux autres. Dans leur civilisation, il y avait ce que nous pourrions appeler « la religion des mystères ». Cette religion païenne avait des rites et des cérémonies caractéristiques dans lesquels les frénésies, les extases, l’enthousiasme et les extrémismes étaient des éléments récurrents. Maintenant ils étaient devenus croyants, mais ils avaient laissé ces « vieilles habitudes » resurgir au milieu d’eux. L’une de ces pratiques païennes était la déclamation extatique, un phénomène apparemment surnaturel. Il existe encore de nos jours dans les cultes tels que l’animisme, chez les derviches dans l’Islam, chez les spirites. Dans ces cultes modernes, « l’écriture automatique » est pratiquée sous l’influence des démons, tout comme « le parler extatique automatique dans une langue étrangère » sous l’influence des démons. Ces phénomènes sont tous connus aujourd’hui dans le monde occulte. Ces caractéristiques des cultes à Corinthe étaient notoires.
Ils avaient permis à beaucoup de ces pratiques mauvaises et coupables du passé de se répéter dans l’église. Ces choses du monde corrompu qui les entourait avaient provoqué des divisions parmi eux. Beaucoup de comportements répréhensibles s’étaient infiltrés dans l’église, se transformant en énormes problèmes et les chrétiens ne savaient plus quoi faire ni comment les résoudre. Ils avaient donc écrit à l’apôtre Paul pour l’informer de la situation, bien que Paul ait peut-être déjà entendu parler de ces difficultés par la maison de Chloé (1.11). J’énumère ici quelques-uns de ces problèmes : divisions (1.10-11) ; culte des héros en préférant un enseignant à un autre (1.12-17) ; sagesse mondaine (1.18-25) ; comportements charnels (3.1-9) ; refus de l’autorité apostolique (4.1-21) ; acceptation de l’inceste et de la fornication restant impunis (5.1-8) ; associations mondaines (5.9-13) ; procès entre croyants (6.1-8) ; conflits conjugaux (7.1-40) ; la question du célibat (chap. 7) ; l’abus de la liberté chrétienne (8.1-13) ; le culte des démons (10.19-22) ; le féminisme et le refus des femmes de se soumettre à l’ordre divin dans l’Église (11.2-16) ; la confusion au sujet des rôles différents des hommes et des femmes dans l’Église (11.2-16) ; les excès à la Cène du Seigneur (11.17-34) ; les excès et les détournements des dons spirituels (12.1-14, 40) etc.
Les chapitres 11 à 14 ne traitent plus des questions relatives au témoignage ou à la conduite des croyants devant le monde, mais plutôt de la conduite, de l’ordre et de l’unité qui doivent se manifester dans l’assemblée qui est le corps de Christ, d’où leurs questions sur le voile des femmes, l’ordre à la table du Seigneur et les dons spirituels en général. C’est dans ce contexte des conditions qui prévalaient à Corinthe, que je veux, avec l’aide du Saint Esprit, commenter et interpréter le chapitre 14 de la première épître aux Corinthiens.
Paul, après avoir reçu des informations de différentes sources sur la situation chaotique à Corinthe, entame son sujet qui couvre les chapitres 12 à 14 par ces mots : « Or, pour ce qui est des [manifestations] spirituelles, frères, je ne veux pas que vous soyez ignorants » (12.1).
Paul insiste sur le fait que ses frères et sœurs en Christ doivent comprendre de manière intelligente comment les membres du corps de Christ fonctionnent et interagissent les uns avec les autres. Il veut qu’ils sachent que Satan est en train de falsifier cela, ils ne doivent donc pas l’ignorer. Mais ils ne doivent pas non plus fonder leur compréhension sur leurs seules expériences. Ils n’étaient pas vraiment perspicaces, comme ils l’avaient déjà franchement admis vis-à-vis de l’apôtre, d’où leurs questions. Les capacités spirituelles, ou dons spirituels, qui leur avaient été donnés par le Seigneur Jésus Christ ressuscité et élevé dans le ciel pour fonctionner correctement comme membres de son corps, n’étaient pas utilisées comme Dieu le voulait.
L’encouragement à « désirer avec ardeur les dons de grâce plus grands » (12.31) est interrompu par l’apôtre afin de jeter les bases nécessaires à l’utilisation et au déploiement de ces dons et montrer aux Corinthiens un « chemin bien plus excellent » pour les utiliser. Ce chemin « plus excellent » pour utiliser votre don pour la gloire de Dieu et pour l’édification et la consolidation du corps du Christ est « le chemin de l’amour ». C’est cette « excellente façon de faire » que Paul décrit au chapitre 13.
Paul est si profondément conscient de la nécessité absolue de l’amour pour motiver toutes les actions des croyants qu’il peut à peine trouver des mots et des phrases qui expriment convenablement ses pensées, et ainsi convaincre ses auditeurs de leur besoin continuel d’amour. Il ouvre donc le chapitre 13 par une déclaration exagérée, c’est-à-dire une hyperbole que mon dictionnaire d’Oxford explique comme étant « une déclaration qui ne doit pas être prise au pied de la lettre ». Certains diront que le verset 1 est une déclaration hypothétique, que le même dictionnaire d’Oxford dit être « une supposition formulée comme base de raisonnement, sans présomption de sa véracité, ou comme point de départ d’une recherche, une hypothèse sans fondement ». S’il vous plaît, vérifiez par vous-mêmes !
Laissons de côté un instant la question de savoir si les « langues des anges » existent vraiment pour y revenir plus tard ; ce que l’apôtre veut établir est la nécessité absolue de l’amour pour que les dons puissent être correctement manifestés pour glorifier véritablement le Seigneur Jésus et aider le corps de Christ à grandir. Cet amour « agapè » doit être la force incessante de motivation derrière l’utilisation correcte des dons. Tout acte égoïste de recherche de soi (« l’amour [...] n’est pas égoïste », v. 5), ou de satisfaction de soi-même, doit être condamné. Le détenteur d’un don ne se vante pas (« l’amour […] ne se vante pas », verset 4).
En lisant ce merveilleux chapitre, les Corinthiens ont dû se sentir réprimandés, car ils se vantaient en fait d’avoir le don assez ostentatoire de parler en langues, tellement extatique et surnaturel ! Ils l’utilisaient en fait à des fins égoïstes, sans interprétation (dans un culte privé ?), ce qui signifiait effectivement qu’ils ne parlaient qu’à Dieu (verset 2) car il était le seul qui pouvait comprendre et n’avait pas besoin d’un interprète. Ils étaient tellement heureux de s’édifier eux-mêmes (v. 4), plutôt que l’Église ! C’est ce que Paul appellerait abuser de son don !
Comment s’étonner alors que Paul tente au chapitre 14 de leur montrer leur abus égoïste du don des langues, et s’adresse à eux à plusieurs reprises avec une véritable ironie dans les versets 2 et 4 ! Paul leur montre aussi le principe fondamental qui sous-tend toute véritable édification spirituelle (le mot grecoikodomeosignifie « construire une maison » - édifier, c’est donc construire la maison spirituelle de Dieu, et non se construire soi-même). Paul montre comment les dons spirituels doivent être utilisés dans la construction de l’Église pour son plus grand profit.
Le verset clé est le verset 6 : « en quoi vous profiterai-je ? » Paul fait au moins 22 références dans ce chapitre 14 à la nécessité que l’Église soit édifiée par le bon usage des dons, que ce soit par celui de prophétie ou par celui des langues, et en tire profit.
Examinons certaines de ces références. Dans le domaine de l’éducation, c’est un fait fondamentalement reconnu que vous ne pouvez pas apprendre si vous ne comprenez pas ; vous ne pouvez pas être réconforté (v. 3), vous ne pouvez pas être édifié (v. 3), vous ne pouvez pas être exhorté (v. 3), vous ne tirez aucun profit (v. 6), vous ne pouvez pas connaître ni accroître vos connaissances (v. 6, 7, 9), vous ne pouvez pas apprécier la signification de quelque chose (v. 10, 11)à moins de comprendre ce qui est dit.
