Jus de goyave - Christian Present - E-Book

Jus de goyave E-Book

Christian Present

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Beschreibung

Epopée de l'homme Où le père devient rafale de vent. Élucubrations du fils Equilibre du paradoxal dans une vie à dépecer. Jus de goyave, élixir pour le verbe faire.

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Seitenzahl: 77

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Rythme !

Expression !

La traversée en décomposition !

Décomposition ! Recomposition !

Le corps en décomposition !

Se recomposer pour poser pas à pas

Le verbe oser.

Le ciel est encore bleu

Malgré la gueule coincée dans l'étau

Encore quelques bleus à dompter

Malgré ma mère et ses recommandations.

Un verre d'alcool

Contre le sang qui gigote dans mes veines.

Ne cherche plus la couleur de mon cœur

Ma vigueur ne plaidera pas coupable.

Le jour est mauvais

La nuit est à craindre

La douceur de ces yeux m'a contraint à déposer les armes.

Le verbe vivre ne sifflera pas trois fois.

Je t'aime ! Petit espoir à deux sous !

Elle a aimé

Je l’ai réclamé

Elle a essayé

Je l’ai aimé,

Et dormi dans la salle des pas perdus.

Encore un autre jour à absorber par la porte du non-retour

Je reviendrai avec l’aquarelle du résistant.

La guerre est à deux doigts du bonheur

Le verbe esquiver me doit un salaire !

Je peins ma énième mélopée

Dans l’interstice que me lègue mon pain.

Qui vivra devra se taire !

Car la galère a encore faim.

J’ai remué le sucre et le citron,

Dans un verre de rhum

En attendant le sol glissant.

Ma mère rôde,

Le petit frère en exode dans sa petite tête

Et moi tonitruant dans les limbes de la solitude.

Os tremblants

Écharpes grelottantes

Deuil du morne brûlé,

J'esquive le froid

Le verre d'alcool est adroit.

La terre est inconnue pour mon regard nu.

Lèvres balafrées

Gerçures entamées

Le livre est ouvert.

Une vie sur un fil

Le vide n'a plus de cil.

À la nuit tombée

Ces seins bombés,

Réflexion de l’âme titubante.

Fenêtre béante

La mélodie du bonheur

Sous le gel du printemps.

Les doigts fragiles

Les pieds agiles

L’être docile

Franchir et partir

Énième conquête

Énième retour

La chambre est une merveille.

J‘entends rire

J’entends des sourires

J’ai posé au pied du lit

La prière de cette pauvre femme.

Encore un chapelet d’amour

Encore une église à dissoudre

Je m’en vais le dos en paix.

J’ai fondu l’or de cet espoir

Choisir mon ailleurs

Avec le feu de mes mornes brûlés.

J’ai failli ne plus écrire

J’ai osé dépérir avec la foule.

S’accaparer le bon mot

Trouver le fil d’Ariane

J’ai erré sur une montagne.

J’ai bu la lave des on-dit

Solitaire et pénitence

Je partirai sans un souffle.

Le vent sera muet

Le vent sera encore coquet.

Le lointain et le baiser de l’incompris

Elle et moi dans un nous qui s’étiole

Elle ou moi et ma fille et ses pas.

Je ne suis pas loin,

Mon épaule est encore douce

L’amante et ses doigts

L’amante et nos études

L’amante et ma mémoire

L’amante et cette chambre

Retrouvailles et baisers

Nos corps sous un carbet

Notre sort et le congé du silence

Le feu n’est plus à convaincre.

Douces et folles envies

Ronces que j’aime

Oh doux profit de l’instant !

Oraison bienfaitrice

J ‘entends rire

J’entends des sourires

L’ambiance n’est pas à la révolution.

La bienséance est hallucinogène

Évasion avec raison

Destination, escalader les murs.

Destination, errance et gaîté.

Devoir de l’homme et devoir d’un homme

Être jonché en haut du précipice

Et sauter sans avoir peur.

Qu’est que la chute si ce n’est que de rester statut ?

Vivre avec les phalanges de mon amante

Ma bohème est encore ensoleillée.

Je reviendrai ce soir

Je suis à la forge de l’espoir

Et guette cette envie de te revoir.

Je suis sous une vague de bonnes intentions

Et j’avoue que ton corps et mes mornes me manquent.

Là où je suis, l’arbre du voyageur dort sur mon épaule.

Mon amour,

Je reviendrai ce soir à la pleine lune.

Mon amour,

Ma bohème est encore câline

Je ne sais plus écrire

La nuit n'est pas aimable.

Moisissure de l'heure

Mot plat

Envie d'écrire ma querelle

La pérégrination est maternelle.

Mamelon, mon obstacle

Érudite pensée

Acrylique destin

J’ai erré dans l’abcès du bonheur.

Je suis venu et j’ai vu

Et je repars avec le regard de ma mère.

Mon père, sois sage !

Le paradis est infesté de on-dit !

Un bar, une femme et une dispute

Un verre, une bagarre

Elle a voulu forger l’incompris aux mille visages.

Ne sois pas désolé

Mais ne sois pas sans courage !

Un peu de pluie sous un peu de clarté

Avec un peu d'espoir,

La terre de ton cœur enfante encore,

L'humanité à travers tes pores.

L'amour d'hier soir et sa gorgée cantatrice ?

Qui vivra verra !

Parce que l'amour a encore convulsé !

La réjouissance de l’œil ouvert.

Quelques sous dans la besace

Comme une sale encoche

De la minute qui vieillit.

Une odeur de café

Pour sécher l'hacienda de tes pleurs.

Je suis le soleil de ta parole en friche !

Je suis ce quartier de lune, de ta voix qui se perd !

Perché au creux de ta mère patrie,

Donne à ton jour le Bèlè de ton cœur,

Quadrille ton corps

Dans un Ladja de bonnes intentions !

La nuit a été brutale,

L'heure est encore bestiale,

Tu cherches, dans tes bras encore bancals

Son corps un peu pal.

Sous une lueur de soleil insulaire !

Tu gesticules dans un, je ne peux pas faire !

Tu gesticules devant ton café amer !

Tu réfutes ta propre chair !

Le crépuscule se lève sur ta liberté.

Ton envie de croire à sa tété,

Contre le temps et sa fugacité,

Et le poids de notre unité.

Regarde-toi et sois fort !

Aide-toi de la cohorte !

Contre les on-dit, fracasse ta porte !

Sois la clef de ta propre paire de menottes !

Encore une barrière à franchir !

Encore une réprimande à ingurgiter !

Encore une pluie à affronter !

Encore une lame à sermonner !

Il y a des gens que l'on croise

Et des sentiments que l'on apprivoise,

Et quand tu relèveras la tête,

Il y aura des absences encore présentes.

J'écris pour toi qui est sur l'autre rive,

Écrire pour le joyeux poète ivre que je suis,

Écrire pour te voir vivre avec résistance.

Douce haine, épouse notre union !

Bâtir avec nos révoltes volontaires,

Le futur de nos progénitures solidaires.

Ma main-volcan

Apprendra à connaître ton corps-cancan !

Sous la torche de nos différences,

Je cueille le jour,

À califourchon, sur le sein de l'espoir.

C'est ton jour qui s'enfuit

Et c'est ma nuit qui nous unit.

C'est un peu de ton velours,

Quand ma colère te fait front.

De ton mal-être,

Je convoquerai la douleur.

J'ai dû croiser son regard pressé,

Près de ma joie en rut.

J'ai croisé mes doigts,

Pour plus d'amour dans nos regards de chairs.

Si tu sens que la parole manquera

À notre envie de nous voir heureux,

J'ai gardé un peu de tic-tac pour nos doutes !

Je veux être heureux !

Que cela soit dit,

Que cela soit fait,

Que cela soit accompli !

Rajoutez-moi des pétales !

Ne me demande pas d'être toi !

Je suis le lait de cette marche nuptiale,

Du vide imposé et de mon épopée inaliénable.

J'écris l'instantané

Sur le trop-plein de la feuille vide !

Instantané !

Pour vivre le bon mot,

Faudra s’écorcher sur la virgule d'après.

Une tasse de café et trois points de suspensions,

La chlorophylle de l'aube encore sclérosée,

La rosée du verbe jouir a osé.

Les murs du crépuscule sont à l'affût,

Instantané !

Ne me demande pas d'être toi !

Je suis l'instant qui naît dans le giron de l'innée.

Malmené ! Le sel de mon corps,

Piétiné par le sein écorché vif de cette femme.

À vos doigts satinés,

Je leurs offrirai des rimes aliénées

Pour ne pas divorcer.

Elle m'a soupçonné

Et quitté sous un œil tanné !

Baobab, le cœur de ma mère !

Poirier, le souvenir de mon père !

Et à l’ombre, les pas de notre amitié !

Colibri, et les battements de mon cœur choyé.

J'ai rêvé du sourire de ma mère à mon réveil

Et parlé au dernier mot de mon père

Pour que la magie opère.

Danser sur la lame de la nuit

Pour évacuer le mal qui te ronge,

Le jour se lèvera avec un peu de mensonge.

J'ai eu du mal ce matin,

Pour mettre mon doigt dans l'engrenage

Et passer la crème démocratique

Sur mon visage fabriqué.

J'ai besoin d'amour !

Mais dites-moi à quelle heure dois-je me rendormir ?

À quelle heure que la tasse de café se casse ?

À quelle heure dois-je t'aimer pour que tu m'aimes ?

La ruée vers l'amour, la pièce de monnaie entre les dents,

J'y ai rêvé pour exister, les yeux et le cœur ouverts

Près du tombeau de l'espoir.

Famélique ton idée de vouloir être comme toi,

J'apprendrai à être moi !

Métronome de l’action

J'ai encore le doigt sur l'interrupteur de ma conscience.

Tic-tac ! Tic-tac !

Ventricule gauche ! Ventricule droit !

L'ailleurs sur un plateau doré pour mon corps spolié,

Mon ici en pleine révolte

À chaque expiration et inspiration.

Vis ! Et apprends à vivre !

Lumina !

Et c'est le flambeau qui se rallume !

La poésie du révolté qui se lève,

Aucune trêve pour l'humaine ascension,

En orbite sur la petite aiguille

Qui affiche un peu plus que quatre heures du matin.

Les secondes s’égouttent

Dans les minutes qui cavalent.

Le miroir, tu l'écoutes les yeux fermés.

La prochaine étape de la folie,

Ce sera d'être amoureux de l'humain jusqu’à la lie,

Et casser le déjà-vu qui formate.

La vie entre mes doigts encore délicate