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Epopée de l'homme Où le père devient rafale de vent. Élucubrations du fils Equilibre du paradoxal dans une vie à dépecer. Jus de goyave, élixir pour le verbe faire.
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Seitenzahl: 77
Veröffentlichungsjahr: 2021
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Rythme !
Expression !
La traversée en décomposition !
Décomposition ! Recomposition !
Le corps en décomposition !
Se recomposer pour poser pas à pas
Le verbe oser.
Le ciel est encore bleu
Malgré la gueule coincée dans l'étau
Encore quelques bleus à dompter
Malgré ma mère et ses recommandations.
Un verre d'alcool
Contre le sang qui gigote dans mes veines.
Ne cherche plus la couleur de mon cœur
Ma vigueur ne plaidera pas coupable.
Le jour est mauvais
La nuit est à craindre
La douceur de ces yeux m'a contraint à déposer les armes.
Le verbe vivre ne sifflera pas trois fois.
Je t'aime ! Petit espoir à deux sous !
Elle a aimé
Je l’ai réclamé
Elle a essayé
Je l’ai aimé,
Et dormi dans la salle des pas perdus.
Encore un autre jour à absorber par la porte du non-retour
Je reviendrai avec l’aquarelle du résistant.
La guerre est à deux doigts du bonheur
Le verbe esquiver me doit un salaire !
Je peins ma énième mélopée
Dans l’interstice que me lègue mon pain.
Qui vivra devra se taire !
Car la galère a encore faim.
J’ai remué le sucre et le citron,
Dans un verre de rhum
En attendant le sol glissant.
Ma mère rôde,
Le petit frère en exode dans sa petite tête
Et moi tonitruant dans les limbes de la solitude.
Os tremblants
Écharpes grelottantes
Deuil du morne brûlé,
J'esquive le froid
Le verre d'alcool est adroit.
La terre est inconnue pour mon regard nu.
Lèvres balafrées
Gerçures entamées
Le livre est ouvert.
Une vie sur un fil
Le vide n'a plus de cil.
À la nuit tombée
Ces seins bombés,
Réflexion de l’âme titubante.
Fenêtre béante
La mélodie du bonheur
Sous le gel du printemps.
Les doigts fragiles
Les pieds agiles
L’être docile
Franchir et partir
Énième conquête
Énième retour
La chambre est une merveille.
J‘entends rire
J’entends des sourires
J’ai posé au pied du lit
La prière de cette pauvre femme.
Encore un chapelet d’amour
Encore une église à dissoudre
Je m’en vais le dos en paix.
J’ai fondu l’or de cet espoir
Choisir mon ailleurs
Avec le feu de mes mornes brûlés.
J’ai failli ne plus écrire
J’ai osé dépérir avec la foule.
S’accaparer le bon mot
Trouver le fil d’Ariane
J’ai erré sur une montagne.
J’ai bu la lave des on-dit
Solitaire et pénitence
Je partirai sans un souffle.
Le vent sera muet
Le vent sera encore coquet.
Le lointain et le baiser de l’incompris
Elle et moi dans un nous qui s’étiole
Elle ou moi et ma fille et ses pas.
Je ne suis pas loin,
Mon épaule est encore douce
L’amante et ses doigts
L’amante et nos études
L’amante et ma mémoire
L’amante et cette chambre
Retrouvailles et baisers
Nos corps sous un carbet
Notre sort et le congé du silence
Le feu n’est plus à convaincre.
Douces et folles envies
Ronces que j’aime
Oh doux profit de l’instant !
Oraison bienfaitrice
J ‘entends rire
J’entends des sourires
L’ambiance n’est pas à la révolution.
La bienséance est hallucinogène
Évasion avec raison
Destination, escalader les murs.
Destination, errance et gaîté.
Devoir de l’homme et devoir d’un homme
Être jonché en haut du précipice
Et sauter sans avoir peur.
Qu’est que la chute si ce n’est que de rester statut ?
Vivre avec les phalanges de mon amante
Ma bohème est encore ensoleillée.
Je reviendrai ce soir
Je suis à la forge de l’espoir
Et guette cette envie de te revoir.
Je suis sous une vague de bonnes intentions
Et j’avoue que ton corps et mes mornes me manquent.
Là où je suis, l’arbre du voyageur dort sur mon épaule.
Mon amour,
Je reviendrai ce soir à la pleine lune.
Mon amour,
Ma bohème est encore câline
Je ne sais plus écrire
La nuit n'est pas aimable.
Moisissure de l'heure
Mot plat
Envie d'écrire ma querelle
La pérégrination est maternelle.
Mamelon, mon obstacle
Érudite pensée
Acrylique destin
J’ai erré dans l’abcès du bonheur.
Je suis venu et j’ai vu
Et je repars avec le regard de ma mère.
Mon père, sois sage !
Le paradis est infesté de on-dit !
Un bar, une femme et une dispute
Un verre, une bagarre
Elle a voulu forger l’incompris aux mille visages.
Ne sois pas désolé
Mais ne sois pas sans courage !
Un peu de pluie sous un peu de clarté
Avec un peu d'espoir,
La terre de ton cœur enfante encore,
L'humanité à travers tes pores.
L'amour d'hier soir et sa gorgée cantatrice ?
Qui vivra verra !
Parce que l'amour a encore convulsé !
La réjouissance de l’œil ouvert.
Quelques sous dans la besace
Comme une sale encoche
De la minute qui vieillit.
Une odeur de café
Pour sécher l'hacienda de tes pleurs.
Je suis le soleil de ta parole en friche !
Je suis ce quartier de lune, de ta voix qui se perd !
Perché au creux de ta mère patrie,
Donne à ton jour le Bèlè de ton cœur,
Quadrille ton corps
Dans un Ladja de bonnes intentions !
La nuit a été brutale,
L'heure est encore bestiale,
Tu cherches, dans tes bras encore bancals
Son corps un peu pal.
Sous une lueur de soleil insulaire !
Tu gesticules dans un, je ne peux pas faire !
Tu gesticules devant ton café amer !
Tu réfutes ta propre chair !
Le crépuscule se lève sur ta liberté.
Ton envie de croire à sa tété,
Contre le temps et sa fugacité,
Et le poids de notre unité.
Regarde-toi et sois fort !
Aide-toi de la cohorte !
Contre les on-dit, fracasse ta porte !
Sois la clef de ta propre paire de menottes !
Encore une barrière à franchir !
Encore une réprimande à ingurgiter !
Encore une pluie à affronter !
Encore une lame à sermonner !
Il y a des gens que l'on croise
Et des sentiments que l'on apprivoise,
Et quand tu relèveras la tête,
Il y aura des absences encore présentes.
J'écris pour toi qui est sur l'autre rive,
Écrire pour le joyeux poète ivre que je suis,
Écrire pour te voir vivre avec résistance.
Douce haine, épouse notre union !
Bâtir avec nos révoltes volontaires,
Le futur de nos progénitures solidaires.
Ma main-volcan
Apprendra à connaître ton corps-cancan !
Sous la torche de nos différences,
Je cueille le jour,
À califourchon, sur le sein de l'espoir.
C'est ton jour qui s'enfuit
Et c'est ma nuit qui nous unit.
C'est un peu de ton velours,
Quand ma colère te fait front.
De ton mal-être,
Je convoquerai la douleur.
J'ai dû croiser son regard pressé,
Près de ma joie en rut.
J'ai croisé mes doigts,
Pour plus d'amour dans nos regards de chairs.
Si tu sens que la parole manquera
À notre envie de nous voir heureux,
J'ai gardé un peu de tic-tac pour nos doutes !
Je veux être heureux !
Que cela soit dit,
Que cela soit fait,
Que cela soit accompli !
Rajoutez-moi des pétales !
Ne me demande pas d'être toi !
Je suis le lait de cette marche nuptiale,
Du vide imposé et de mon épopée inaliénable.
J'écris l'instantané
Sur le trop-plein de la feuille vide !
Instantané !
Pour vivre le bon mot,
Faudra s’écorcher sur la virgule d'après.
Une tasse de café et trois points de suspensions,
La chlorophylle de l'aube encore sclérosée,
La rosée du verbe jouir a osé.
Les murs du crépuscule sont à l'affût,
Instantané !
Ne me demande pas d'être toi !
Je suis l'instant qui naît dans le giron de l'innée.
Malmené ! Le sel de mon corps,
Piétiné par le sein écorché vif de cette femme.
À vos doigts satinés,
Je leurs offrirai des rimes aliénées
Pour ne pas divorcer.
Elle m'a soupçonné
Et quitté sous un œil tanné !
Baobab, le cœur de ma mère !
Poirier, le souvenir de mon père !
Et à l’ombre, les pas de notre amitié !
Colibri, et les battements de mon cœur choyé.
J'ai rêvé du sourire de ma mère à mon réveil
Et parlé au dernier mot de mon père
Pour que la magie opère.
Danser sur la lame de la nuit
Pour évacuer le mal qui te ronge,
Le jour se lèvera avec un peu de mensonge.
J'ai eu du mal ce matin,
Pour mettre mon doigt dans l'engrenage
Et passer la crème démocratique
Sur mon visage fabriqué.
J'ai besoin d'amour !
Mais dites-moi à quelle heure dois-je me rendormir ?
À quelle heure que la tasse de café se casse ?
À quelle heure dois-je t'aimer pour que tu m'aimes ?
La ruée vers l'amour, la pièce de monnaie entre les dents,
J'y ai rêvé pour exister, les yeux et le cœur ouverts
Près du tombeau de l'espoir.
Famélique ton idée de vouloir être comme toi,
J'apprendrai à être moi !
Métronome de l’action
J'ai encore le doigt sur l'interrupteur de ma conscience.
Tic-tac ! Tic-tac !
Ventricule gauche ! Ventricule droit !
L'ailleurs sur un plateau doré pour mon corps spolié,
Mon ici en pleine révolte
À chaque expiration et inspiration.
Vis ! Et apprends à vivre !
Lumina !
Et c'est le flambeau qui se rallume !
La poésie du révolté qui se lève,
Aucune trêve pour l'humaine ascension,
En orbite sur la petite aiguille
Qui affiche un peu plus que quatre heures du matin.
Les secondes s’égouttent
Dans les minutes qui cavalent.
Le miroir, tu l'écoutes les yeux fermés.
La prochaine étape de la folie,
Ce sera d'être amoureux de l'humain jusqu’à la lie,
Et casser le déjà-vu qui formate.
La vie entre mes doigts encore délicate