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Un polar qui met Bruxelles et l’Art déco en scène ! Dans la torpeur du mois d’août, trois meurtres sont commis à Bruxelles dans des endroits Art déco : la basilique de Koekelberg, l’hôtel Espérance, Bozar. À chaque fois, une carte de jeu représentant un as est retrouvée à côté du corps. Ne manque plus que l’as de coeur...Des maisons de rendez-vous aux grands hôtels en passant par les clubs de jazz et autres lieux de divertissement, un flic, un journaliste et une guide vont plonger dans les fantômes de l’entre-deux-guerres. Cette période mythique, qui englobe la folle exubérance des années 1920 et l’effondrement des années 1930, les renverra à leurs propres fêlures .À travers une mise en abyme surprenante, Kate Milie nous balade dans Bruxelles, à la découverte de son riche patrimoine Art déco.
À PROPOS DE L'AUTRICE
Kate Milie est autrice de plusieurs opus : des polars, des guides de balades, des nouvelles, des romans(dont un consacré au peintre Léon Spilliaert et un autre à Toulouse-Lautrec).
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Seitenzahl: 151
Veröffentlichungsjahr: 2025
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Kate Milie est autrice de plusieurs opus : des polars, des guides de balades, des nouvelles, des romans (dont un consacré au peintre Léon Spilliaert et un autre à Toulouse-Lautrec).
180˚ éditionsMangez local, lisez local !
www.180editions.com 180editions editions180
Troisième édition, revue et améliorée. (Première publication : 2012)
Couverture : Thierry Suykens (graphisme), Adobe Stock (illustration)
Suivi éditorial : Juliette Favre
ISBN : 978-2-940721-73-3
Tous droits strictement réservés. Toute reproduction d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie, microfilm ou support numérique ou digital, sans l’accord préalable et écrit de l’éditeur, est strictement interdite.
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo.
Le réveil était programmé pour 7 h. Cinq minutes plus tôt, Marie se réveilla, sortit une main maladroite du lit, ouvrit péniblement un œil, vérifia l’heure. Vite, éviter l’agression. Elle coupa la sonnerie et se réfugia sous les draps.
Je ne peux pas me rendormir, je ne peux pas me rendormir, je ne peux pas…
La visite de la Basilique était prévue pour 9 h. D’habitude, elle ne guidait pas avant 10 h, mais là, exceptionnellement, elle commencerait à 9 h. Le temps de passer au bureau, relever son courrier, répondre aux courriels, donner quelques coups de fil, elle arriverait tranquillement avant le groupe.
Je ne maîtrise pas mon sujet, je n’aime pas le lieu, je ne l’aime pas, je ne l’aime pas…
7 h 30, elle se leva d’un bond, se jeta sous la douche, sortit de la garde-robe sa jolie petite robe blanche à pois bleu marine, prépara du café et but une première tasse en révisant ses notes. Le groupe était inscrit pour une journée complète « Bruxelles Art déco ». Une guide stagiaire le piloterait à travers la ville et assumerait les présentations générales. Des guides chevronnés accueilleraient dans des lieux bien spécifiques. Nerveusement, elle mit trop de confiture sur un bout de pain.
Il faut être barjo pour se payer une pareille journée… Moi, j’aime pas l’Art déco… Foutu boulot… Tout ça à cause de cette histoire avec ce type…
Elle se plongea dans les dossiers déposés sur la table de la cuisine et en retira une note rédigée par une collègue :
« Chère Marie,
Je sais que c’est dur de passer sans transition du XVIe siècle de Charles Quint aux années 1920-1940. La vie est faite de hauts et de bas. Tu te remettras de cette histoire qui n’en valait pas la peine. Bon, revenons à nos moutons, attention à ton public… Il y aura des passionnés à ne pas décevoir, mais aussi des participants qui auront confondu Art déco et Art nouveau. Clarifie tout de suite les différences.
L’Art nouveau date de 1893, périclite vers 1908 et s’éteint définitivement en 1914. L’Art nouveau se décline à travers les volutes, les arabesques, le fer, le verre, la lumière, le style coup de fouet, les allégories aux allures de femmes sensuelles. Les lignes géométriques de la Sécession viennoise annonceront l’Art déco.
Celui-ci prendra ses marques dans une veine décorative plus simplifiée, plus pratique, moins kitsch. L’Art déco est né après la Première Guerre mondiale. Le pays est dévasté. À la boue des tranchées va succéder la boue des chantiers. On reconstruit dans un style “autre”. Des façades élancées avec des décorations géométriques vont jaillir des ruines. Il faut rendre l’habitat conforme aux exigences de la vie moderne, et la vitesse devient une source de fascination. Pense aux premières liaisons aériennes, aux luxueux transatlantiques, aux automobiles de plus en plus puissantes. La ligne zigzag, symbole de l’éclair et de cette vitesse tant adulée, apparaît un peu partout. Insiste aussi sur le côté mondial de l’Art déco, de Paris à Berlin, de New York à Rio ; ce style qui fut une manière d’être et de penser a embrasé tous les continents. On le retrouve aussi bien dans les habitations particulières que dans les collectivités, les usines ou les bureaux. L’Art déco, Marie, a accompagné la folle exubérance des années 1920 et l’effondrement des années 1930. »
Quelques heures plus tard, la jeune femme accueillait son groupe par ces mots :
— Bonjour, bienvenue dans l’un des plus imposants bâtiments Art déco d’Europe.
Pendant qu’elle leur parlait, elle les compta rapidement, ils étaient quinze. Elle repéra directement les « à risque », ceux qui lui poseraient des questions saugrenues, qui la contrediraient, qui répondraient à sa place ou qui quitteraient le lieu en claironnant : « J’aurais pu guider moi-même. »
Bon, Marie, tu respires, tu restes souriante, tu prends un air dégagé. Et tu oublies toute cette misère qui t’a jetée là.
— La basilique nationale du Sacré-Cœur de Koekelberg est le sixième plus grand édifice religieux au monde. Le roi Léopold II, impressionné par le Sacré-Cœur à Paris, voulait quelque chose de semblable pour sa capitale. Mais si la première pierre fut posée en 1905, ce n’est qu’en 1970 qu’elle fut terminée. C’est une des raisons pour lesquelles cette église est une mal-aimée, les travaux ont traîné, traîne, traîné… Et puis, ces concepts sortis tout droit du XIXe siècle, la dévotion au Sacré-Cœur, l’exaltation de la patrie, la gloire des soldats morts au combat, étaient complètement dépassés en 1970 !
Une grosse dame se mit à protester bruyamment :
— Mademoiselle, l’édification des cathédrales s’est étalée sur des siècles et des siècles. Des tas de problèmes ont toujours entravé ce genre de constructions…
Je dois rester souriante et je resterai souriante.
— Oui, madame, ici, les travaux ont été interrompus lors du décès du roi et pendant les guerres. La Basilique avait été pensée en néo-gothique, mais en 1920, par manque de moyens, il fut décidé d’adopter le style de l’époque, l’Art déco, qui utilisait le béton. On y trouve des influences romanes, byzantines. Même le Bauhaus y est représenté !
La grosse dame l’écouta à peine et enchaîna :
— Toutes nos grandes églises sont composées de styles différents, le roman, le gothique, le baroque…
Qu’est-ce qu’elle est moche avec sa coupe trop au carré cette bonne femme qui n’arrête pas de m’interrompre.
— Vous avez parfaitement raison, madame, merci pour votre intervention qui me permet d’aborder l’éclectisme. Une des particularités de l’Art déco est justement l’éclectisme.
Hum… Je suis sûre qu’elle ne sait pas que ça signifie « mélange d’éléments empruntés à divers styles d’époques différentes ».
— Je suppose que vous connaissez les différences entre l’Art nouveau et l’Art déco ? reprit Marie.
Ils firent tous oui de la tête.
Mon œil… Mon œil…
— Parfait, alors vous savez que l’Art nouveau se démarqua de tous les styles néo-ceci, néo-cela, dont usa à volonté le XIXe siècle ? Eh bien, l’Art déco fit le contraire. Tout en gardant les lignes pures, sobres et droites qui lui sont propres, il s’inspira d’éléments d’ornementation très diversifiés. Dans les bâtiments que vous visiterez aujourd’hui, vous découvrirez de nombreuses références à l’Orient, à l’Afrique, aux Arts précolombiens…
Bon, maintenant, j’enchaîne avec quoi ? Ah oui, avec l’histoire.
— Reprenons l’histoire de la Basilique. En 1920, vous pensez bien, on le veut ce bâtiment national. Des concours d’architecture sont organisés. Personne ne gagne. Van Huffel, qui avait construit un casino à la mer du Nord, se voit confier le projet. Certains se méfient et lui demandent une maquette.
Une autre dame l’interrompit avec enthousiasme :
— Oh ! Elle est visible à l’étage, n’est-ce pas ? Oh, on pourra la voir ?
Marie continua rapidement :
— Face aux réticences, Van Huffel a donc produit une maquette qui fut présentée à la grande Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui se tint à Paris en 1925 et… il remporta le Grand prix d’architecture. Après, bien entendu, il reçut le feu vert pour la Basilique. Oui, madame, elle est exposée à l’étage. Tout à l’heure, quand nous monterons admirer le panorama sur Bruxelles, nous aurons l’occasion de la découvrir.
C’est épouvantable, je m’ennuie à mourir, je dois absolument garder le contact avec le groupe. Oh, quelle punition…
— À tout hasard, quelqu’un dans le groupe connaît-il l’origine de l’appellation « Art déco » ?
Une femme au style jeans-baskets, coiffée d’une queue de cheval et qui n’arrêtait pas de prendre des notes, releva soudainement la tête :
— Vous venez de mentionner l’Expo de 1925…
— Oui, c’est dans les années 1960, en référence à cette expo, que l’on a utilisé le terme « Art déco » pour évoquer le style et l’architecture de l’entre-deux-guerres.
Zut, je lui ai coupé la parole. J’aurais dû la laisser finir. Qu’est-ce qui me prend d’être aussi expéditive ?
D’une voix qu’elle voulut neutre, Marie reprit :
— Il est vrai que ce lieu est d’une extrême froideur, le vide qui y règne est saisissant. Son côté triste et désolé ne le rend pas très populaire auprès de la population…
Marie sentit sur elle le poids de quinze regards indignés. Le groupe murmura sa désapprobation. Elle essaya de détourner l’attention en montrant de la main un bénitier.
— Elle n’est pas froide du tout cette église, s’écria la grosse dame mal coiffée, au contraire, la terracotta lui donne une ambiance très chaleureuse…
Oh, pourvu que personne ne me demande ce qu’est la terracotta, je n’ai jamais compris ce que c’est.
Marie se dirigea d’un pas rapide vers l’autel et les entendit s’exclamer :
— C’est un ensemble unique dans l’histoire de l’architecture… Ce jeu monumental de lignes et de courbes est fascinant… Quelle remarquable cohérence… Ce lieu est une merveille… Tout de même, chez « Iris », ils pourraient prendre des guides plus…
Marie ne comprit pas le dernier mot et fit semblant de n’avoir rien entendu.
Moi, si ça continue, je vais être mutée aux archives du troisième sous-sol, dernier local avant les poubelles.
La jeune femme qui prenait des notes s’approcha et lui sourit :
— Pourriez-vous expliquer ce qu’est la terracotta, s’il vous plaît ?
L’homme fut contrarié de voir le groupe pénétrer dans la Basilique en même temps que lui. Il avait fixé ce rendez-vous tôt, à l’ouverture, pour être tranquille. Bon, de toute façon, ce qu’il avait à faire serait vite accompli. Le temps que la guide fasse le tour de l’immense édifice, lui serait déjà parti. Le problème, c’est que si le groupe montait sur la terrasse – ce qui était plus que probable –, tout serait découvert très vite. Il faillit remettre son projet à plus tard mais se ressaisit. Le groupe paraissait très absorbé par les explications de la guide et n’aurait pour souvenir que celui d’avoir croisé un homme entre deux âges, vêtu d’un costume clair et boitant légèrement. Il fit semblant de regarder des vitraux. Le groupe lui tournait le dos, et la guide, presque aussi de dos, n’eut pas le moindre regard dans sa direction.
« Vous aurez remarqué que même le bénitier est dans le plus pur style Art déco, rien n’a été laissé au hasard. »
Il se dirigea vers la partie payante de la Basilique. Celle-ci comprenait le petit musée des Sœurs noires, le musée d’Art religieux moderne et l’accès au panorama « qui offre, messieurs dames, une vue extraordinaire sur la ville ». Il jugea son pas trop rapide.
Maîtrise-toi. Même quand personne ne te remarque, tu dois boiter, on ne sait jamais… Et puis, il faut garder la cadence.
La préposée aux tickets, une étudiante embauchée pour l’été, était tellement confinée dans la minuscule cabine qu’on la distinguait à peine. Elle était occupée à allumer son ordinateur et ne fit pas attention à lui. Il paya et attendit son ticket. Elle l’avertit sans le regarder que l’ascenseur pour le panorama était hors d’usage. Il répondit vaguement que ce n’était rien.
Il avait lu dans les journaux que l’ascenseur subissait des travaux de rénovation. Son « rendez-vous » arriverait très très essoufflé par la montée, et tout serait plus facile.
Il monta plusieurs volées d’escaliers. Le parcours lui parut plus long que lors des repérages. Évidemment, il ne boitait pas lors de ceux-ci. Il franchit un dédale de couloirs et de porches rappelant le style Orient, déambula devant des vitraux, une énorme maquette et des panneaux racontant l’histoire de la construction du bâtiment. Bref, le visiteur devait en avoir pour son argent.
Il arriva, enfin, sur une dernière longue terrasse intérieure qui offrait une vue plongeante sur le chœur et conduisait à l’escalier du panorama. Un panneau indiquait clairement qu’il fallait monter deux cent quarante marches, un autre que l’ascenseur n’était pas en fonction. Il entreprit la longue ascension vers le dôme en respirant doucement. Comme il était sûr qu’il ne croiserait personne, il cessa de boiter et se concentra sur les marches. À chacun de ses repérages, il les avait comptées une par une. À mi-parcours, il se sentit très nerveux et dut s’arrêter quelques secondes pour maîtriser son souffle.
Hé, pas au programme la crise d’angoisse !
Il n’avait pas droit à la moindre erreur.
Tout est prêt… Je suis prêt… J’y suis !
Arrivé au sommet, il fut surpris par le vent, mais il savait qu’il avait pensé à tout. Il fit un tour rapide afin de s’assurer que l’endroit était désert.
Ce foutu groupe doit avoir quitté le chœur maintenant, je suppose que la guide s’arrêtera longuement devant les vitraux de la partie droite.
Il réfléchit. Si son « rendez-vous » arrivait en retard, il risquerait de se retrouver nez à nez avec des visiteurs matinaux. En cette période estivale, tout était possible. Mais les hommes de cette génération, il le savait, ne sont jamais en retard. Et lui avait tout prévu.
En effet, le « rendez-vous » arriva parfaitement à l’heure. Oui, il était très essoufflé. Des gouttes de transpiration perlaient sur son visage écarlate. Il eut du mal à parler. Mais malgré son grand âge, il reprit assez vite son souffle.
Les deux hommes se toisèrent du regard. L’un avait l’air indigné, l’autre affichait un sourire glacial.
— C’est donc vous qui me menacez depuis des semaines ? Vous ne savez donc pas que je ne suis pas n’importe qui, j’ai des relations très haut placées, et quand je dis « très haut », c’est très haut.
— Des saletés de ton espèce ?
— Mais je ne vous permets pas !
— Alors, ça te fait quel effet d’être menacé de mort, gros salaud, toi qui as détruit tant de vies ?
— C’est de l’argent que vous voulez ?
L’homme se mit à rire.
— Mais je sais bien que tu es très très riche, allez, viens par ici, le paysage de ce côté en vaut la peine, viens… Regarde la ville… Bientôt, tu ne la verras plus.
— Que voulez-vous ?
— Régler une vieille affaire.
— Vous vous trompez de personne. Je n’ai rien à voir avec vos insinuations. J’ai gardé votre courrier, si quelque chose devait m’arriver…
— Tu m’étonnes, toi si discret.
— J’ai averti mon entourage que j’avais ce rendez-vous ici même.
— Mais oui, mais oui…
— Mais enfin, que voulez-vous ?
— Te tuer.
— Qui êtes-vous ?
L’homme au costume clair garda un sourire énigmatique pendant quelques secondes, puis, brusquement, saisit le vieil homme par la gorge, le plaqua contre la rambarde et le fit vaciller. Celui-ci, sous l’effet de la surprise et affaibli par la montée, n’eut pas le réflexe de se défendre. Le corps tomba comme une masse, quelques mètres plus bas, sur le grand toit en pente recouvrant la nef.
L’assassin, aussitôt, sortit de sa poche une paire de gants, les enfila et déposa une carte de jeu sur la balustrade, un as de carreau. Il sortit un caillou de son autre poche et le déposa sur la carte.
Il redescendit en courant les deux cent quarante marches, surgit en sueur dans l’allée surplombant le chœur et découvrit le groupe déjà là. Il resta figé. Les participants lui tournaient le dos et regardaient le chœur. La guide, elle, lui faisait face.
« C’est en 1935 que fut achevée l’édification du chœur et… »
Normalement, elle aurait dû prendre beaucoup plus de temps pour la visite du rez-de-chaussée. Il ne comprenait pas pourquoi elle avait déjà fait monter le groupe. Il se sentit d’une humeur massacrante.
Leurs yeux se croisèrent, elle parut étonnée de voir quelqu’un descendre déjà du panorama, du moins c’est ce qu’il pensa. Face à la dureté du regard de l’homme, elle tressaillit et faillit faire un pas en arrière. Les yeux de l’homme descendirent vers sa poitrine et s’y attardèrent avec insistance, elle se sentit mal à l’aise. Machinalement, elle porta la main à son cœur, ses doigts heurtèrent son badge. Elle se ressaisit, elle se devait à son groupe. Le moment d’hésitation fut bref et personne ne se rendit compte de rien.
« Maintenant, je propose que nous montions admirer la vue panoramique. L’ascenseur, comme je vous l’ai dit, est hors d’usage, il y a deux cent quarante marches, ceux qui le souhaitent montent tranquillement. Les autres, je vous suggère de faire demi-tour vers la maquette… »
Furieux, il regagna le rez-de-chaussée d’un pas trop rapide. Devant le guichet de l’étudiante, il se mordit la lèvre pour
