L’audace d’espérer - Gérard Defois - E-Book

L’audace d’espérer E-Book

Gérard Defois

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Beschreibung

Dans son encyclique sur la fraternité, le pape François, terminant son tour d’horizon sur la situation mondiale d’aujourd’hui nous interpelle : « l’espérance est audace…Marchons dans l’espérance ! » Nous recevons cela en pleine pandémie : l’avenir sanitaire n'est pas clair, notre économie est vraiment blessée, notre dynamisme moral est meurtri…Alors la tentation est grande de se replier sur des acquis ; de s’en tenir aux recettes précédentes, de prendre soin de soi ; par précaution pas d’action, par peur, se sécuriser, en rester à ce qui a fait ses preuves l’an dernier. Par le temps qui court l’espérance est dangereuse. Mais la foi chrétienne nous dit que la Création nous attend, elle veut même enfanter, faire naître, dit Saint Paul. Alors elle nous pousse à reprendre la marche, à risquer de sortir de chez soi, à semer de l’avenir, à oser l’audace de nouveaux projets. Elle nous incite à créer ce qui sera offert aux enfants que nous mettons au monde au milieu de combats et des conflits, des virus et des incertitudes. Depuis cinquante ans la pensée de l’Église en matière sociale fait de la croissance et du développement intégral des hommes un devoir commun d’avenir. Relisons quelques-uns de ces textes, car le courage, l’intelligence sociale et le rêve de fraternité universelle sont nos vérités de croyants pour demain. De Paul VI à François, nous découvrons des embryons d’espoir pour faire grandir les générations qui se lèvent, notre responsabilité créatrice.


À PROPOS DE L'AUTEUR


Mgr Gérard Defois, prêtre du diocèse d’Angers a été enseignant à l’Institut catholique de Paris, secrétaire général de la Conférence épiscopale de France (19731983), recteur de l’Université catholique de Lyon, archevêque de Sens-Auxerre, de Reims, où il reçut le pape Jean-Paul II, et de Lille. Émérite depuis 2008, il a été président des commissions Justice et Paix pour l’Europe (20092012). Mgr Defois est docteur en théologie, diplômé de l’École Pratique des Hautes Études, et de l’institut supérieur de pastorale catéchétique. Il réside à Saumur.

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Veröffentlichungsjahr: 2022

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L’audace

d’espérer

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l’audace d’espérer

Présentation de la pensée sociale de l’Église par Mgr Gérard Defois

DU MÊME AUTEUR

CHEZ LE MÊME ÉDITEUR

Comprendre Vatican II, audiolivre MP3, novembre 2012

Chrétien avec vous, prêtre pour vous, février 2015

Catéchistes : évangéliser les périphéries 2 mai 2017 préface

Comment notre religion est devenue laïque, août 2019

Vatican II, relu avec François, mai 2020

Messages de la paix tome I Paul VI ; tome II Jean-Paul II ; tome III Benoît XVI ; tome IV, François, juillet 2020 présentations et commentaires

Encyclique Fratelli tutti, commentaires, 2 décembre 2020

L’audace d’espérer, 3 février 2021

« Du confinement par précaution à l’action par conviction »

Dans son encyclique sur la fraternité, le pape François, terminant son tour d’horizon de la situation mondiale d’aujourd’hui nous interpelle : « L’espérance est audace… Marchons dans l’espérance ! »

Nous recevons cela en pleine pandémie : l’avenir sanitaire n’est pas clair, notre économie est vraiment blessée, notre dynamisme moral est meurtri… Alors la tentation est grande de se replier sur des acquis ; de s’en tenir aux recettes précédentes, de « prendre soin de soi » ; par précaution pas d’action, par peur se sécuriser, en rester à ce qui a fait ses preuves l’an dernier. Par le temps qui court l’espérance est dangereuse.

Mais la foi chrétienne nous dit que la Création nous attend, elle veut même enfanter, faire naître, dit saint Paul. Alors elle nous pousse à reprendre la marche, à risquer de sortir de chez soi, à semer de l’avenir, à oser l’audace de nouveaux projets. Elle nous incite à créer ce qui sera offert aux enfants que nous mettons au monde au milieu de combats et des conflits, des virus et des incertitudes.

Depuis cinquante ans la pensée de l’Église en matière sociale fait de la croissance et du développement intégral des hommes un devoir commun d’avenir. Relisons quelques-uns de ces textes, car le courage, l’intelligence sociale et le rêve de fraternité universelle sont nos vérités de croyants pour demain. De Paul VI à François, nous découvrons des embryons d’espoir pour faire grandir les générations qui se lèvent, notre responsabilité créatrice.

Que nous dit la « doctrine sociale de l’Église » devant cette situation d’inquiétude, de peur et de course pour se mettre à l’abri face à l’avenir ?Se confiner frileusement par lassitude, est-ce responsable ? Peut-on espérer pour demain, le nôtre et celui des enfants qui viennent au monde aujourd’hui ? Ces questions sont très vives en nous, en notre réflexion sur l’imprévu mondial que nous sommes en train de découvrir, et qui nous laissent incrédules devant les appels à l’espérance. Le Pape François, signait à Assise le 3 octobre 2020 l’encyclique Fratelli tutti nous appelant à une réflexion fondamentale :

« Une tragédie mondiale comme la pandémie de Covid-19 a réveillé un moment la conscience que nous constituons une communauté mondiale qui navigue dans le même bateau, où le mal de l’un porte préjudice à tout le monde. Nous nous sommes rappelés que personne ne se sauve tout seul, qu’il n’est possible de se sauver qu’ensemble. C’est pourquoi j’ai affirmé que « la tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. […] À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos ego toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette [heureuse] appartenance commune […], à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères ».

Et le Pape François d’élargir notre regard sur le monde et de creuser nos intentions d’intelligence jusqu’à la source de notre existence chrétienne :

« 33. Le monde a inexorablement progressé vers une économie qui, en se servant des progrès technologiques, a essayé de réduire les “coûts humains”… Aujourd’hui, nous pouvons reconnaître que nous nous sommes nourris de rêves de splendeur et de grandeur, et nous avons fini par manger distraction, fermeture et solitude. Nous nous sommes gavés de connexions et nous avons perdu le goût de la fraternité…

35. Après la crise sanitaire, la pire réaction serait de nous enfoncer davantage dans une fièvre consumériste et dans de nouvelles formes d’auto-préservation égoïste. Plaise au ciel qu’en fin de compte il n’y ait pas “les autres”, mais plutôt un “nous” ! Plaise au ciel que ce ne soit pas un autre épisode grave de l’histoire dont nous n’aurons pas su tirer leçon ! Plaise au ciel que nous n’oublions pas les personnes âgées décédées par manque de respirateurs, en partie comme conséquence du démantèlement, année après année, des systèmes de santé ! Plaise au ciel que tant de souffrance ne soit pas inutile, que nous fassions un pas vers un nouveau mode de vie et découvrions définitivement que nous avons besoin les uns des autres et que nous avons des dettes les uns envers les autres, afin que l’humanité renaisse avec tous les visages, toutes les mains et toutes les voix au-delà des frontières que nous avons créées !

36. Si nous ne parvenons pas à retrouver la passion partagée pour une communauté d’appartenance et de solidarité à laquelle nous consacrerons du temps, des efforts et des biens, l’illusion collective qui nous berce tombera de manière déplorable et laissera beaucoup de personnes en proie à la nausée et au vide. En outre, il ne faudrait pas naïvement ignorer que « l’obsession d’un style de vie consumériste ne pourra que provoquer violence et destruction réciproque ». [35] Le “sauve qui peut” deviendra vite “tous contre tous”, et ceci sera pire qu’une pandémie. »

C’est depuis près de deux siècles que les chrétiens et nos papes en particulier ont proposé à la chrétienté catholique et à tous les hommes de bonne volonté des chemins d’interprétation des événements du temps désormais embarqué dans les découvertes de notre temps, les prestiges et parfois les mirages de la modernité.