L’énigme des équipes - Sébastien Coudrin - E-Book

L’énigme des équipes E-Book

Sébastien Coudrin

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Beschreibung

Une guerre impitoyable fait rage entre les bandes de la ville, chacune contrôlant un territoire. Mais un joueur invisible orchestre un massacre : chaque nuit, une équipe disparaît, éliminée dans des circonstances mystérieuses. Le commissaire Delcourt se retrouve pris au piège de ce jeu mortel, où chaque meurtre semble être un message. Tandis que les équipes tombent une par une, il doit déchiffrer le code derrière ces exécutions sanglantes. Mais au fur et à mesure, Delcourt découvre que ce jeu va bien au-delà des bandes rivales. La vérité se cache dans un réseau plus complexe qu’il n’aurait jamais imaginé.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Influencé par l’ouvrage de Marcel Pagnol, "Le Château de ma mère", Sébastien Coudrin puise dans les grandes explorations et les récits d’aventure pour nourrir ses écrits. Il y explore des thèmes de résilience et de quête, mêlant habilement réalité et fiction.

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Seitenzahl: 75

Veröffentlichungsjahr: 2026

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Sébastien Coudrin

L’énigme des équipes

Roman

© Le Lys Bleu Éditions, Paris, 2025

www.lysbleueditions.com

[email protected]

ISBN : 979-10-422-9479-3

Présentation des équipes

Équipe Les 4 Beaux Jeunes Ados, silhouettes élégantes, qui faisaient trembler les rues malgré leur air innocent.

Équipe Kart, le messager, rapide comme une ombre.

Équipe Petit Ange Noir, étrange gamin aux yeux vides.

Équipe Les 4 Jumeaux Maléfiques, indissociables, toujours ensemble, comme s’ils n’étaient qu’une seule personne.

Équipe Les 5 Rapidos, rois des poursuites en scooter.

Équipe Les 6 Diablotins, incontrôlables, qui mettaient le feu partout où ils passaient.

Équipe Les Jumeaux Ange Noir, figures fantomatiques qui apparaissaient souvent autour des meurtres non résolus.

Équipe Les Jumeaux Encre Noir, tagueurs nocturnes, laissant sur les murs des menaces codées.

Équipe Les Jumeaux Petits Diables numéro 1 et 3, bizarres, incomplets… comme s’il manquait les autres morceaux d’un puzzle.

Équipe Les 5 Beaux Gosses, charmeurs, mais manipulateurs, leaders d’opinion dans les rues.

Équipe Angevin, stratège solitaire, toujours derrière les autres, mais jamais attrapé.

Équipe Les 2 Jumeaux Bosseux, gros bras aux poings d’acier, garde-fous des plus faibles.

Équipe Interdite, dont personne ne connaissait les visages.

Équipe Fleurs, douce en façade, mais dont la violence était toujours dissimulée derrière des masques colorés.

Équipe Les 4 Beaux Gosses Blancs, rivaux directs des 5 Beaux Gosses.

Équipe FAIL, incontrôlables, qui semblaient échouer à tout… mais parfois par stratégie.

Équipe Les 9 Turbans, figures mystérieuses, liés à de vieux rituels.

Équipe Toullec, nom qui revenait toujours, mais dont on ignorait s’il était encore vivant.

Et enfin, équipe Yote, une équipe isolée, imprévisible, toujours entre deux camps.

Chapitre 1

Le corps du quai

La pluie giflait les vitres du commissariat quand le téléphone sonna.

Delcourt décrocha à contrecœur, un café froid dans la main gauche.

— Inspecteur Delcourt ?

La voix était grave, métallique, trafiquée par un modulateur.

— Qui est à l’appareil ?
— Une équipe tombera cette nuit. Quai numéro 7.

Puis le silence.

Delcourt jura entre ses dents. Il connaissait ces appels. Depuis trois semaines, des rumeurs circulaient : les bandes de la ville, ces équipes qui contrôlaient les rues, allaient être prises pour cible par un joueur invisible. Mais jusqu’ici, rien n’avait bougé.

Il enfila son imperméable et quitta le commissariat.

La Seine roulait noire et gonflée sous les ponts. Les lampadaires éclairaient faiblement les pavés trempés. Quand il arriva à l’entrepôt du quai numéro 7, les gyrophares dessinaient déjà leurs éclats bleus sur les murs décrépits.

Le corps gisait là. Un adolescent, pas plus de seize ans. Le torse nu, marqué d’un tatouage grossier : quatre traits parallèles, croisés d’une cicatrice. Delcourt reconnut aussitôt le symbole des 4 Jumeaux Maléfiques.

Ils étaient connus dans tout le quartier. Quatre silhouettes identiques, cheveux ras, regards glacés. Toujours ensemble, jamais séparés. Ils étaient la peur incarnée dans les ruelles. Et pourtant, l’un d’eux était là, mort, abandonné comme une provocation.

Au-dessus du cadavre, peint à la bombe rouge, un message dégoulinait sur le mur :

« Une équipe tombera chaque nuit. »

Delcourt sentit son estomac se nouer. Quelqu’un venait d’ouvrir une chasse à l’homme.

Il examina la scène. Tout était méthodique : la mise en scène, la signature, le choix de la victime. Ce n’était pas un règlement de comptes banal. C’était une pièce jouée pour lui, pour la police.

Un bruit métallique résonna dans l’ombre. Delcourt leva les yeux, dégaina. Une silhouette mince détalait déjà par la sortie arrière. Il s’élança, ses chaussures éclaboussant les flaques. La silhouette sauta un grillage, disparaissant dans la nuit.

Sur la porte rouillée, un graffiti frais luisait sous la pluie :

« Demain, ce sera ÉQUIPÉ les 5 Rapidos. »

Delcourt se figea.

Équipe Les 5 Rapidos… une autre équipe, redoutée pour ses scooters, ses courses folles à travers la ville.

Il savait alors qu’il ne s’agissait pas d’un meurtre isolé. C’était le début d’une guerre.

Un jeu orchestré par une main invisible. Et chaque nuit, une équipe tomberait.

Chapitre 2

Équipe Les 5 Rapidos

Les scooters vrombissaient dans la nuit comme des insectes enragés.

Cinq phares fendillaient la brume des docks, zébrant les ruelles désertes. Équipe Les 5 Rapidos fonçaient à toute allure, riant, hurlant, avalant l’asphalte trempé. Ils étaient la fierté de leur quartier, les rois des échappées. Personne ne les avait jamais rattrapés, ni flics ni rivaux.

Mais ce soir-là, quelque chose clochait.

Leur chef, Nabil, fronçait les sourcils derrière son casque noir. À l’angle de la rue Voltaire, il aperçut un graffiti rouge, récent, dégoulinant sur le mur :

« Ce soir, équipe, les 5 Rapidos freineront pour la dernière fois. »

— Qui a tagué ça ? cria-t-il en ralentissant légèrement.

Les autres se rapprochèrent, ricanant, mais leurs rires sonnaient faux.

Un bruit métallique claqua au loin. Comme une chaîne qu’on relâche.

Nabil n’eut pas le temps de comprendre. Soudain, une grille de chantier s’abattit juste devant eux. Deux scooters freinèrent de justesse, mais trois autres s’écrasèrent violemment. Les corps roulèrent sur le bitume mouillé. Des casques éclatèrent comme des noix.

Les survivants jurèrent, se redressant, paniqués. Mais déjà, des silhouettes sortaient de l’ombre. Six ombres. Petites, nerveuses, armées de barres de fer. Équipe Les 6 Diablotins.

— Surprise, les Rapidos ! cria l’un d’eux en frappant sur un scooter renversé.

Les cris résonnèrent dans la nuit. Métal contre métal. Plastique contre béton. Équipe Les G Diablotins riaient en frappant, leurs visages illuminés par la rage et la pluie. Les Rapidos tentaient de se défendre, mais leurs jambes étaient engourdies, leurs scooters inutiles.

Nabil sortit un couteau, mais une voix siffla derrière lui :

— Range ça. Ce n’est pas ton rôle, ce soir.

Il se retourna. Une silhouette seule, encapuchonnée, observait la scène. Pas un Diablotin. Pas un Rapido. Quelqu’un d’autre.

Le chef sentit son sang se glacer. Il ne voyait pas son visage, mais il reconnaissait la posture.

C’était équipé Kart. Le messager.

1 Kart leva un doigt vers lui, comme un avertissement.

— Cours.

Alors, Nabil comprit que ce n’était pas une simple embuscade. C’était une exécution programmée. Un jeu.

Équipe Les G Diablotins redoublèrent de coups. Le bruit des barres de fer couvrait les cris. Le sang éclaboussait les flaques. Un scooter prit feu, illuminant la scène d’un halo orange.

Nabil, haletant, tourna les talons et s’enfuit dans l’ombre. Derrière lui, ses frères d’équipe hurlaient, se faisaient réduire en bouillie métallique.

Il ne s’arrêta pas, pas avant d’avoir rejoint le pont, pas avant de voir les gyrophares bleus arriver au loin.

Et quand il s’écroula au sol, couvert de sang qui n’était pas le sien, il souffla ces mots à l’inspecteur Delcourt, accouru vers lui :

— C’est… un jeu. Ils veulent toutes les équipes. Une par une.

Puis ses yeux roulèrent, et son corps tomba inerte.

Chapitre 3

Équipe Les 6 Diablotins

Ils s’étaient réfugiés dans leur repaire, un ancien parking souterrain tagué de graffitis noirs et rouges. Les scooters volés étaient alignés comme des trophées, les murs couverts de leurs signatures : cornes de diables, flammes, insultes.

Équipe Les 6 Diablotins faisaient la fête après l’attaque contre équipe les 5 Rapidos. Les bouteilles circulaient, les cris résonnaient, les barres de fer reposaient encore tachées de sang.

Leur chef, surnommé Mouche, tapa contre un bidon de métal pour faire silence.

— Équipe Les 5 Rapidos, c’est fini ! rugit-il. Et demain, ce sera une autre équipe qui crèvera. C’est nous qui tenons la ville, maintenant !

Les autres hurlèrent, frappant leurs barres de fer contre les murs. L’écho résonna comme un tonnerre.

Mais soudain, les lumières grésillèrent. Puis s’éteignirent.

Un noir complet enveloppa le parking.

— Qui a coupé le jus ? cria un Diablotin.

Le silence retomba. On n’entendait plus que les respirations rapides. Puis, un bruit. Un grincement aigu. Comme une craie sur un tableau.

Les Diablotins levèrent leurs lampes de téléphone. Sur le mur, une phrase venait d’apparaître, écrite à l’encre noire, encore luisante :

« Après équipe les 5 Rapidos, équipe les 6 Diablotins brûleront. »

Un frisson parcourut le groupe. L’un d’eux jura, un autre rit nerveusement.

— Encore un coup des Jumeaux Encre Noir, souffla Mouche. Ces saletés s’amusent à nous faire peur.

Mais une voix s’éleva dans l’obscurité, froide, enfantine :

— Ce n’est pas un jeu pour vous. C’est une condamnation.

Un petit corps s’avança dans le faisceau d’une lampe. L’équipe Ange Noir.

Son visage lisse, ses yeux sans éclat, son sourire presque doux. Les Diablotins reculèrent malgré eux. Même eux, les terreurs du quartier sentaient un vertige glacial devant ce gamin étrange.

— Qu’est-ce que tu veux morveux ? grogna Mouche.

L’équipe Ange Noir inclina la tête.

— Votre tour est venu.

Et aussitôt, des flammes jaillirent. Quelqu’un avait renversé l’essence des scooters, répandue sur le sol. Le feu se propagea comme une vague vivante, encerclant le groupe. Les Diablotins hurlèrent, cherchant une sortie.

Un premier fut englouti par les flammes, son cri aigu déchirant l’air. Un autre s’écrasa contre une porte cadenassée. Le parking entier se transforma en fournaise.

Mouche