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L'esclave damné de notre éternité Je veux graver l'encre sur mes pages, Comme je me tailladerais ton âme sur mon corps Je veux prier chaque soir, Comme je m'imaginerais le plan blasphématoire de mon suicide Je veux écouter ta voix sur le magnétophone, Comme les derniers mots d'un mourant Je jouerai ces derniers accords, Comme si ma vie en était la mélodie J'étudierai toute relativité, Comme si l'univers était l'esclave damné de notre éternité
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Seitenzahl: 33
Veröffentlichungsjahr: 2018
A toutes les âmes perdues en l'immensité de l'amour.
Prisonnières de ce vaste entendement.
Suivez votre cœur mais n'oubliez pas votre raison.
Post-scriptum : je t'aime
Les anges de l’enfer, les démons du paradis
Je perçois ta silhouette comme je m’imagine des formes dans les nuages
J’écris des accords peints de notes
Ma passion en ton âme perdurera
Esquive-toi cette nuit
Le pantin de la vie
Dans la vallée des damnés
Mon âme perdue en ton être
La comète
Pour toujours et à jamais
Et la foule se mit alors à chanter
Ne pars pas
Il n’est plus temps pour l’amour
Ne pleure plus
Au revoir
Le sang coule le long de tes ailes
La guerre des âmes perdues
Le phœnix renaîtra
Oh maman
Je veux la fracasser de violence
L’esclave damné de notre éternité
Je croyais
Si vous croyez aux rêves
Reviens
Illusion
Notre dernier adieu
Elle valsait dans le vent
Chante mes louages chaque soir
Le temps
Rester debout
Je t’attendrai
Pourquoi tous ceux que j’aime m’abandonnent ?
Il faut savoir s’arrêter
Cet ange aux ailes brisées
J’aime te parler
Si tu vois, As-tu vu ?
L’horloge du temps
La maison des cœurs brisés
Ne me remplace pas
De l’autre côté de la barrière
Je fais le rêve d’une nuit paisible
Mes adieux
Je n’oublierai jamais ce que j’ai perdu
Tu es partie, encore
Mes souvenirs glacés se brisent et se condensent,
Ma mémoire hiberne en sûreté,
Pendant que mon âme longe les aires de plaisance,
L'arbre là-bas meurt en liberté.
Tu demeures mon amour pour la dernière fois.
L'avalanche de ton sang se mêle avec mes larmes.
Les aiguilles ne tournent plus, là, à cause de moi.
Ce baiser naviguant dans les flots,
Pétille puis s'évapore sur mon corps,
Un mauvais présage est annoncé par l'arrivée des corbeaux,
Dans cette faille rocheuse je m'endors.
Combien de tissus de mon amour vas-tu encore emporter,
Rien ne reste jamais pur, je t’assure.
Du haut de cette falaise je me laisse alors tomber.
Les fuseaux horaires grésillent dans mes tympans,
La chaleur martèle mon enchantement,
Pendant que la lame crie en pénétrant,
Avec amertume je la laisse me caresser la chair lentement
J'écrase la liberté et lèche l'avidité,
Je te cherche et passe de la lumière aux ténèbres sans te trouver, hélas.
J'aperçois le Colorado desséché par un rude été.
J'appelle ton nom haut et fort sur le chemin de la pénombre.
Tu m'attends de l'autre côté de la frontière
Je distingue à chaque coin de rue ton ombre,
Je ne crois plus en toi mais il me reste toujours les prières.
Le son de mes semelles qui se déchirent
Contre le sol craquelé d’une rivière abandonnée,
M'est familier comme celui de ta voix,
Je prie les Dieux et blasphème ton angoisse,
L'amertume me guide ma conduite mais la résistance l'emporte,
Seule l’humanité m’est donnée par cette paroisse,
Mais tu es cachée derrière l’une de ces mille portes,
Je vois la cire couler de tes yeux,
Le tableau que j’avais fait de toi vole en éclats,
Devant la cheminée le chevalier ne demeure preux,
Ils nous paraissent si gentils ces salopards de rôdeurs,
A compter les sous autant que nos défaites,
A arpenter nos rues en quête de nos peurs,
Ils nous prennent nos richesses et ne nous laissent que des miettes,
Je remplacerai la terre de mon jardin par du bon vieux tabac,
Je creuserai moi-même ma future demeure,
L'âme en peine mais la certitude qu'une pierre de granite me couvrira
Malheureusement je dois, pour cette évasion,
Attendre la flèche d'un ange pour crever,
