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À côté des visions scientifique, géopolitique et sociétale, théologique et spirituelle, cet ouvrage propose une vision
transverse et peu connue de l’oeuvre de Pierre Teilhard de Chardin, sa vision « systémique ». C’est l’occasion de présenter au lecteur une introduction à la systémique et aux sciences de la complexité, que Teilhard de Chardin apparaît comme ayant été le premier à concevoir dans leur ensemble.
La complexité, partie intégrante de la systémique, y est dégagée à partir de textes de celui qui l’a définie sans ambiguïté pour la première fois, Teilhard de Chardin. L’actualité de cette vision, cohérente avec les réflexions de penseurs actuels, et en particulier en lien fort avec l’Encyclique Laudato sí, qu’un siècle sépare du premier essai de Teilhard de Chardin, La Vie cosmique, et qui fait largement usage de l’expression « Tout est lié », est mise en évidence.
À PROPOS DES AUTEURS
Patrick Farfal, ingénieur Supélec, a consacré plus de 37 ans à des projets de systèmes spatiaux dans un grand groupe français puis européen devenu aujourd’hui Ariane-Group. Il a été ensuite pendant douze ans consultant et formateur en systèmes et ingénierie système. Il est membre de diverses sociétés savantes, dont l’AFSCET (Association Française de Systémique), et de l’Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin. Outre de nombreuses communications techniques relatives aux systèmes spatiaux de 1989 à 2020, il est l’auteur depuis quelques années d’une vingtaine de communications dans des congrès internationaux de systémique/cybernétique ou d’ingénierie système.
Ingénieur des Arts et Métiers, Docteur en sciences physiques, disciple dans les années 70 du grand économiste François Perroux qui a préfacé un de ses livres,
Gérard Donnadieu a connu pendant plus de trente ans le monde des entreprises, d'abord comme cadre supérieur d'un grand groupe pétrolier, puis comme consultant et chercheur en sciences de gestion et sciences sociales. Membre pendant cinq ans du Conseil Économique et Social, il a été également professeur associé à l'IAE de Paris (Université Panthéon-Sorbonne). Intéressé par les sciences religieuses et la possibilité d'y mettre en œuvre la pensée systémique, il a obtenu, à la fin des années 90 une maîtrise en théologie et l'habilitation doctorale à l'Institut Catholique de Paris. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages, de plus de deux cents articles et communication, membre de nombreux comités professionnels et scientifiques, Gérard Donnadieu est actuellement Vice-Président de l'Association Française de Science des Systèmes (AFSCET) et Président honoraire de l'Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin. Il enseigne depuis 1999 la théologie des religions et la théologie fondamentale au Collège des Bernardins à Paris.
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Seitenzahl: 136
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Patrick Farfal
L’Étoffe du Monde
Penser la complexité de notre temps
avec Teilhard de Chardin
Décidacde
À la mémoire de mes maîtres de lycée, qui, privilège rare, m’ont fait découvrir très tôt Teilhard de Chardin.
citation
« Donc toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes, médiates et immédiates, et toutes s’entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens impossible de connaître les parties sans connaître le tout non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties. »
Blaise Pascal, Pensées.
« Chaque élément du Cosmos est positivement tissé de tous les autres… »
Pierre Teilhard de Chardin,Le Phénomène humain.
« … la Courbure-qui-arrange… irrésistible “Vortex” tordant en soi, en sens unique, du plus simple au plus complexe, l’Étoffe des choses. »
Pierre Teilhard de Chardin, Le Cœur de la Matière.
PRÉFACE
Teilhard de Chardin, précurseur méconnu de la science des systèmes
Lorsqu’il m’arrive d’avoir à présenter la pensée de Teilhard de Chardin à un public de non-spécialistes, j’aime dire que cette pensée peut se représenter métaphoriquement sous la forme d’une fusée spatiale à trois étages, chaque étage s’allumant après que le précédent a produit son effet. Le premier étage, de nature exclusivement scientifique, constitue le soubassement du dispositif et concerne l’Univers dans son ensemble ; le deuxième étage, géopolitique et sociétal, se trouve en position médiane et concerne l’Avenir de l’Homme ; le troisième étage enfin, de nature théologique et spirituelle, est le véritable couronnement de la vision. Mais ces trois étages sont entièrement liés entre eux et il est impossible de prioriser l’un d’entre eux au détriment des deux autres.
Or le lecteur de bonne volonté qui découvre Teilhard pour la première fois peut se montrer prioritairement sensible à l’un des trois étages. Il admirera alors soit le penseur de l’évolution en mouvement vers la complexité, soit le prophète de la noosphère en formation à travers l’histoire de l’Humanité, soit le mystique du Christ cosmique et Universel en capacité de donner des raisons de vivre à des hommes en quête de sens. Pour le lecteur de Teilhard, agir de la sorte n’est pas en soi répréhensible, mais comporte toutefois le risque de donner de cette pensée une interprétation partielle et réductrice. La pensée de Teilhard est en effet par nature additive et intégrative ; elle correspond à l’articulation organique des trois étages, chacun d’eux renvoyant aux deux autres. Le caractère délibérément systémique et transdisciplinaire de cette vision explique d’ailleurs pourquoi elle a été si souvent mal comprise, y compris parmi ceux, qui faisant profession de philosophie ou de théologie, auraient dû se montrer les plus prudents.
Dans les années qui suivirent immédiatement la publication posthume des œuvres de Teilhard se développa ainsi une lecture, qualifiée de « teilhardisme », qui faisait de lui le compagnon de route de tous les chercheurs en futurologie, soit au travers d’une religion nouvelle comme le New Age récupérant allégrement la spiritualité teilhardienne, soit d’un humanisme purement terrestre et sans transcendance, comme celui du biologiste britannique Julian Huxley, un « faux ami » de Teilhard, qui fut le premier Directeur général de l’Unesco de 1946 à 1948. Cette lecture orientée a beaucoup nui par la suite à la réception de l’œuvre de Teilhard, d’autant que dans le champ philosophique, d’autres formes de pensée comme le structuralisme de Claude Lévi-Strauss et la phénoménologie de Edmond Husserl et surtout Martin Heidegger sont venues occuper l’intégralité du champ de pensée.
À l’occasion de son retour de Chine en 1946, puis de son départ pour les États-Unis en 1952, Teilhard avait anticipé le relatif discrédit dans lequel tomberaient son œuvre et la vanité des nouvelles modes philosophiques, succédant au marxisme, qui s’empareraient alors des esprits. Découvrant la phénoménologie sous la variante existentialiste de Jean-Paul Sartre, il confie à son amie Lucile Swan, dans une lettre du 20 août 1947 : « Dans l’ensemble, ce mouvement existentialiste me hérisse et me semble de plus en plus un mouvement de snobs, sans racines dans les forces qui mènent aujourd’hui le monde. » Et le 30 avril 1953, dans une lettre familière à son ami jésuite Pierre Leroy il écrit, commentant un article de la revue Études présentant les principales thèses de cette phénoménologie : « que celle-ci, de Husserl, Merleau-Ponty, etc., me paraît merdoyer dans un Cosmos pré-galiléen ». Amoureux de la science, Teilhard n’est pas tendre pour tous ceux qui sont réfractaires au génie des sciences et de la technologie, en particulier lorsqu’ils sont philosophes ou théologiens.
On comprend alors mieux pourquoi les trois étages de la « fusée Teilhard » sont inextricablement liés et que c’est bien le premier étage – le scientifique – qui occupe pour Teilhard la place la plus importante. C’est cet étage en effet qui donne à tout l’ensemble sa norme de rationalité, c’est-à-dire sa cohérence logique. Mais pour pouvoir affirmer cela, il faut avoir perçu que la cohérence teilhardienne résulte d’abord d’une épistémologie originale et forte prenant justement sa source dans les sciences. Cela est d’abord évident pour Teilhard lui-même qui écrit, dans un avertissement rédigé en mars 1947 et destiné à être inséré au début de son ouvrage-maître Le Phénomène Humain : « Pour être correctement compris, le livre que je présente ici demande à être lu, non pas comme un ouvrage métaphysique, encore moins comme une sorte d’essai théologique, mais uniquement et exclusivement comme un mémoire scientifique. » Et cette primauté ainsi donnée à cette épistémologie scientifique sera réaffirmée avec force par Teilhard dans plusieurs essais importants rédigés à la fin de sa vie et généralement mal connus. Citons en particulier le très remarquable Comment je vois rédigé en août 1948 au cours d’un séjour familial en Auvergne, puis le Sommaire de ma perspective phénoménologique du monde. Point de départ et clef de tout le système, rédigé en janvier 1954 à New York, court essai en forme de synthèse qui brille par son haut niveau d’abstraction et sa densité conceptuelle. On peut également ajouter le long essai davantage scientifique sur Les Singularités de l’espèce humaine, rédigé à New York en mars 1954 et qui a le mérite d’avoir été publié du vivant de Teilhard dans les Annales de Paléontologie (T. XLI, 1955), revue de nature strictement scientifique.
Pour bâtir cette nouvelle épistémologie, Teilhard a dû se montrer finalement un précurseur génial de la science des systèmes ou approche systémique, laquelle se développera aux États-Unis à partir des années 1946-1950 dans le cadre des conférences Macy et dont il rencontrera les principaux acteurs comme Norbert Wiener, professeur au MIT dont il lit en 1952 le livre de référence La Cybernétique : informations et régulation dans le vivant et la machine publié en 1948 et John von Neuman, père de la nouvelle science informatique qui va bouleverser toute l’économie de la fin du xxe siècle. Il participe avec lui en octobre 1954 à un colloque sur L’unité du savoir humain organisé par l’Université Colombia. À partir de métaphores tirées de son propre domaine scientifique – la géologie et la paléontologie humaine – Teilhard va élaborer avec une folle audace, dès les années 1940, les principaux concepts qui sont à la base de cette science des systèmes : complexité, organisation, structure, interaction, rétroaction, boucle de causalité circulaire ou finalitaire, information, union créatrice, émergence, finalité ou téléonomie.
Cette riche construction conceptuelle de Teilhard trouve aujourd’hui son application dans la science des systèmes, la cybernétique et la physique de l’information, ce qui démontre que sa pensée reste d’une actualité brûlante, et d’abord dans la science et la technologie. Ceci est à l’opposé de ce que prétendent certains quant à l’apport scientifique de Teilhard, lequel serait aujourd’hui sans intérêt car dépassé (ce qui est sans doute vrai pour ses écrits en paléontologie) et qu’il convient de ce fait de s’intéresser uniquement à l’interprétation philosophique et religieuse de ses œuvres.
Voilà bien ce qu’il convenait de rappeler dans une préface à cet ouvrage de Patrick Farfal, ingénieur diplômé de l’École Supérieure d’Électricité, éminent professionnel de la science des systèmes qu’il a eu l’occasion de mettre en œuvre dans l’industrie spatiale et l’industrie de l’armement (il a travaillé chez Aerospatiale/EADS, aujourd’hui ArianeGroup ; il a ensuite été consultant et formateur en science des systèmes et en ingénierie système). Dans un cadre de bénévolat social, il a aussi appliqué l’approche systémique à la résolution du difficile problème de l’intégration sociale des personnes handicapées. J’ajouterai qu’il a été également pendant plusieurs années Secrétaire général de l’Association française de science des systèmes (AFSCET) et qu’il est un membre actif de l’Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin dont il avait découvert les œuvres au cours de sa jeunesse.
Pour toutes ces raisons, Patrick Farfal me semble particulièrement bien choisi pour traiter de la question des rapports entre Teilhard de Chardin et la science des systèmes. Son livre est un modèle d’érudition et de rigueur. Il montre de manière lumineuse comment les principaux concepts de la science des systèmes sont déjà présents, au moins sous forme embryonnaire, dans les écrits de Teilhard. Ce dernier se révèle un génial précurseur de la nouvelle épistémologie systémique en train de révolutionner notre siècle. Plus étonnant encore, on a toutes raisons de penser, comme Teilhard lui-même, que cette épistémologie qui a sa source dans les sciences est en capacité de s’appliquer non seulement à la techno-science, mais aussi à la philosophie et à la théologie.
On le voit, contre tous ceux (et ils sont nombreux dans le monde universitaire et dans l’Église) qui voudraient que l’on laissât Teilhard tranquille en le considérant comme une gloire du passé tout juste digne de quelques savantes études académiques, ma conviction profonde est que c’est en l’actualisant, sur le triple plan scientifique, sociétal et théologique, que l’on peut lui redonner la séduction, la puissance intellectuelle et la force d’attraction qui furent les siennes voici bientôt un siècle. Cette conviction était déjà celle du théologien N.M. Wildiers, préfacier des Œuvres complètes de Teilhard, lorsqu’il écrivait en 1976 dans son Avant-Propos au treizième et dernier tome1 des Œuvres : « La grande tâche qui nous attend dorénavant est de continuer la pensée du Père Teilhard de Chardin dans le domaine de la science, de la philosophie et de la théologie au-delà des limites que les circonstances lui avaient imposées. C’est à cette condition – et cette condition seulement – que l’œuvre commencée par lui, atteindra son plein épanouissement et donnera les fruits qu’il attendait d’elle. » C’est bien ce que Patrick Farfal s’efforce de faire dans cet ouvrage et dont il faut lui être reconnaissant.
Cette actualisation s’impose d’autant plus que depuis le changement de millénaire, on reparle de Teilhard. L’épuisement intellectuel des idéologies du soupçon qui ont tant marqué le dernier siècle rend le terrain disponible pour des pensées plus consistantes, plus mobiles et surtout plus réjouissantes quant à l’avenir de l’Homme. Et tel est bien le cas de la vision teilhardienne ! Aussi, des opportunités exceptionnelles s’ouvrent-elles aujourd’hui pour la diffusion de cette pensée et cela plus particulièrement dans deux directions :
• Vers les milieux chrétiens et plus précisément catholiques. La reconnaissance, désormais acquise, de la valeur et de l’intérêt de la pensée de Teilhard par les plus hautes autorités de l’Église, notamment par les papes Benoît XVI et François qui n’hésitent pas à le citer, permet de faire tomber les dernières préventions à son égard. Il devient alors possible de s’appuyer sur les différents réseaux chrétiens pour promouvoir cette pensée.
• Vers les non-chrétiens, agnostiques, athées voire anticléricaux orphelins des idéologies de la révolution et de « l’homme nouveau », désormais en recherche d’une vision globale du monde, du sens à donner à leur vie, d’une éthique de la Terre, d’une nouvelle spiritualité, etc. Il ne faudra pas craindre de rencontrer ces personnes et ces milieux, de travailler avec eux, d’organiser ensemble des manifestations au cours desquelles pourront être présentées les grandes intuitions du Père Teilhard. La publication du livre de Patrick Farfal arrive au bon moment pour cela et constitue indéniablement un excellent témoignage.
Gérard DONNADIEU
Président d’Honneur de l’Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin
Membre de l’Académie Internationale
de science des systèmes et cybernétique (IASCYS)
Théologien, professeur aux Facultés jésuites de Paris et ancien professeur au Collège des Bernardins
1 Teilhard de Chardin, Le Cœur de la Matière, Éditions du Seuil, 1976, p. 16.
Chapitre 1
Pourquoi nous intéresser à la complexité et à une vision globale des sujets qui nous concernent ?
Un siècle, à un an près, sépare le premier essai de Pierre Teilhard de Chardin, La Vie cosmique, de l’encyclique Laudato sí du Pape François.
Ce livre aurait pu s’intituler Initiation à la pensée complexe de Teilhard de Chardin, ou L’actualité de la pensée complexe de Teilhard de Chardin, ou encore Pierre Teilhard de Chardin, systémicien avant l’heure.
Teilhard a en effet été le premier à définir convenablement la complexité, étonnamment illustrée quelque quatre-vingts ans plus tard par les formules « Tout est lié » ou « Tout est intimement lié », dont on trouve dix occurrences dans un livre de 200 pages, l’encyclique Laudato sí du Pape François.
En présentant sa vision globale du Monde et de l’Évolution, vision à la fois scientifique, géopolitique et sociétale, et spirituelle, Teilhard a été conduit à introduire divers concepts de la Systémique (laquelle n’existera qu’une quarantaine d’années plus tard), avec son vocabulaire à lui.
À partir d’exemples simples et d’actualité, nous allons dégager quelques-uns de ces concepts, tels qu’ils sont formulés aujourd’hui.
***
Exemples d’attitudes révélant un manque d’« esprit Système », de vision globale
Ces exemples sont destinés à une première sensibilisation du lecteur à l’« Esprit Système » et à la complexité. Ils concernent aussi bien des Systèmes Artificiels que des Systèmes Naturels (vor les définitions en fin de chapitre).
• La crise Covid
La crise sanitaire a mis en évidence les interactions virus-humains et humains-humains (gestes barrières, évitement des contacts, masques, limitation des déplacements…), c’est une évidence. Et elle a révélé des interactions de la santé de la population avec les décisions politiques (les pénuries de masques au début) ; puis des interactions cette fois positives : la recherche du vaccin associée à la mise en lumière de l’ARN messager pourtant connu depuis longtemps (1961).
Retenons qu’une crise révèle des interactions parfois inattendues et tardives (décisions antérieures du Système de santé sur les masques, relance de l’intérêt de l’ARN messager pour le public).
On peut noter à propos de la covid que l’apparition de ce virus est ce que l’on appelle une bifurcation.
On notera que les interactions sont souvent bouclées (la crise sanitaire a été révélatrice des effets de la délocalisation à outrance et de la gestion de stocks à flux tendus, qui a engendré une spirale rapidement bloquante : pénurie de masques, saturation des hôpitaux…), ou antagonistes (pas de choix préventifs de masse, donc ne pas trop stocker – pour ne pas dépenser plus qu’il ne faut – vs être sûr de disposer de suffisamment de masques en temps de crise).
• Les attitudes à propos du « numérique »
Les opinions sur le numérique vont du dithyrambique : « C’est génial » (fascination), à l’excès dans l’autre sens, « C’est catastrophique » (peur), ou encore au mitigé. Mais il en a été de même pour toutes les inventions, le métier à tisser, le chemin de fer (le physicien Arago prédisait la mort des passagers dans les tunnels, à cause de la surpression engendrée), l’automobile…
Retenons qu’il faut prendre la question du numérique dans son ensemble, car « Tout est lié » :
– tant pour l’analyse de la situation, dont il faut faire le tour sans en négliger aucun aspect (qu’en est-il exactement ? en quoi est-ce mauvais, en quoi est-ce génial ?).
– que pour les solutions à trouver pour que le numérique soit utilisé au mieux : réflexions éthiques (big brother, interactions avec la vie privée…), réflexions sur la contribution du numérique au bilan carbone (interactions requêtes Internet – consommation des box Internet – stockage dans les centres de données (data centers) – refroidissement desdits centres – incidence du refroidissement sur la consommation d’énergie…).
• Les étudiants qui manifestent pour l’écologie et la stabilisation du réchauffement climatique…
… et se filment avec leurs portables pour ensuite, en diffusant leurs films, contribuer à la consommation donc au réchauffement des serveurs informatiques et des centres de données (voir ci-dessus).
Retenons là encore que toute question doit être abordée dans son ensemble, que pour bien comprendre la portée de nos actes, il faut prendre conscience de toutes les interactions, ici les conséquences des décisions et actions :
