L'éveil d'une femme - Méline Thomas - E-Book

L'éveil d'une femme E-Book

Méline Thomas

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Beschreibung

Ils se rencontrent grâce à leur passion commune des voitures anciennes, lui est plus jeune, très séduisant, dynamique, mystérieux elle est immédiatement séduite, elle est plus âgée sa maturité, son charme naturel le conquis. Il lui fait découvrir la moto et les jeux érotiques, sa douce folie et sa sensualité le rendent fou... 50 ans l'éveil d'une femme, entre rêve et réalité.

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Seitenzahl: 390

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Sommaire

L'eveil dune femme en musique

La rencontre

La peur

La descente aux Enfers

Caroline

Sèduction

Ethan

Passion Torride...

Brenda!

Retrouvailles Ardentes...

Plaisirs addictifs

Miss Blondie «L'emmerduse»

La réveil...

Epilogue

Remerciements

Les pensées de Caroline

LA FEMME OUBLIÉE...

Les écrits des auteurs de Rouge Noir Éditions

Pendant ses premières années de femme mariée, Caroline écoute peu de musique, car la télévision est au centre de leur vie à tous les moments du petit déjeuner au dîner, les week-ends pluvieux et même pendant les vacances…

Avec les années celle qu’elle considère comme une rivale cette fameuse télévision fini par lui sortir des yeux profitant des absences de monsieur pour écouter de la musique ou tout simplement le silence. Elle s’aperçoit que la musique apaise ses tourments et l’aide à extérioriser sa souffrance en pleurant, cette souffrance naît d’une relation où la communication est inexistante, mais pour ne pas provoquer une énième dispute qui tourne à l’affrontement elle préfère se taire et écrire. Cette situation ne manque pas de devenir de plus en plus pesante au fil des années et elle s’enferme dans un mutisme qui participe au fait qu’elle baisse les bras et n’a plus envie de se battre professionnellement et cela laisse gagner par ses émotions alors qu’elle devait être réactive au poste où elle se trouvait s’en suit une réaction en chaîne un licenciement et deux années plus tard le divorce.

En rencontrant Roméo, la musique revient en force dans sa vie, elle devient le moyen d’échange entre eux de leur ressenti et plus que jamais le besoin de faire sortir le négatif pour pouvoir continuer à avancer. Elle est au centre également des échanges fougueux qu’elle a avec Ethan… Elle reste pour elle le meilleur moyen agréable de vivre, car elle l’accompagne dans tous les moments de sa vie et elle fait de belles découvertes de différents styles qu’elle ne pensait pas écouter.

Tout commence avec… La rencontre avec Roméo.

Comme deux planètes éloignées, chacun à mener leur vie un jour c’est la rencontre puis la collision...

− M. Pokora - Les planètes

Ça devient chaud entre eux immédiatement

− The Weeknd - Earned It (from Fifty Shades Of Grey)

− Ellie Goulding - Love Me Like You Do - Fifty Shades of Grey

− Luis Fonsi - Despacito ft. Daddy Yankee

− Liam Payne, Rita Ora - For You

Mais pour elle ça devient un sentiment puissant et son cœur bat la chamade

Elle espère des moments à deux et ne peux se convaincre que c’est fini, son cœur est perdu pourtant il ne lui a rien promis

− Slimane - Nous deux (Acoustic)

− Renaud - Cœur perdu (Audio officiel)

− Non ti prometto niente... Eros Ramazzotti!!!

Tout un tas de sentiments se disputent en elle, elle à du mal à comprendre son silence enfin si…

− Alan Walker – Faded

− Matthew Koma - Kisses Back (Acoustic)

Mais elle ne cesse d’espérer…

− Metallica: Nothing Else Matters (Official Music Video)

− Eric Bibb - For you - La Nuit du Blues 2010

− Marvin Gaye - Sexual Healing

− Je voudrais tant que tu me donnes, Dany Brillant

C’est pourtant bien un rendez-vous manqué dans une vie de tourments où chacun gère ses problèmes...

− Ornella Vanoni - L’Appuntamento

− Tant pis - Roch voisine.

Elle écoute encore est toujours de la musique, tout plein de style de musique pour exorciser sa douleur par plaisir aussi, des musiques qui résonnent dans son cœur.

Elle partage cela aussi avec son fils William qui lui fait découvrir quelques morceaux de rap qui pourtant n’est pas sa tasse de thé mais elle apprécie les morceaux qu’il a choisi de lui faire découvrir

Play liste complète à découvrir sur youtube

https://youtube.com/playlist?list=PLnGx35Mf0BIovgh_1LXQm_KqVe2mAlpVS

« Tu es mon révélateur de féminité,

Tu es mon papillon d’illusions,

A jamais ma Muse,

Impossible de te détester,

Un seul mot résume tout ceci. »

Je suis vraiment dans la lune. Je viens de rater l’intersection qui me ramène sur la route principale en direction de Nashville. Il est déjà 19 heures, mon rendez-vous professionnel s’est éternisé. Je suis exténuée et à la fois excitée, car à cet instant, je réalise qu’un rêve va peut-être se concrétiser. Tout en pensant à cette belle aventure professionnelle qui se met en place, au même moment, ma voiture une Ford Mustang Fast Back Black Eleanor de 1969 dont j’ai hérité à la mort de mon père donne quelques signes de faiblesse. Je viens de traverser un village pour reprendre la route principale et là, un bruit bizarre retentit, ce qui m’oblige à m’arrêter sur le bas-côté. Nous sommes en plein mois de janvier, il fait froid, nuit, une légère bruine commence à tomber ; je suis saisie par la peur. J’attrape mon portable à la recherche d’un numéro d’urgence pour m’aiguiller vers un éventuel garage susceptible de me dépanner.

— Bonsoir, vous êtes au bureau de la police municipale de Millersville, que puis-je pour vous ?

— Bonsoir, je viens de tomber en panne à la sortie de votre village, avez-vous la possibilité de m’envoyer quelqu’un ?

J’entends le policier demander à son collègue qui serait susceptible de venir me dépanner.

— Qui est de garde ce soir ?

— Il me semble que c’est Ethan, mais il va être bougon qu’on le dérange à cette heure-là.

— Il ne va quand même pas refuser de venir en aide à une dame… !

Il reprend le combiné et me répond :

— On vous envoie le dépanneur de suite, au revoir.

— Je vous remercie.

En attendant, je me remets dans ma voiture, en essayant de ne pas penser à la nuit noire qui m’entoure et me glace le sang. Les minutes me semblent interminables. Je suis saisie par tout un tas de pensées et plus particulièrement sur la mise en place de mon projet professionnel, une franchise du modèle que j’ai créé en arrivant aux États-Unis, une pâtisserie à la française « Caroline french muffins ». Je suis stoppée net dans mes pensées par le bruit assourdissant de la dépanneuse, avant d’être éblouie par ses phares. J’en vois sortir avec vigueur un homme assez impressionnant par sa stature. Une fois arrivé à ma hauteur, je peux apercevoir le visage bougon dont parlait le policier à son collègue quand j’étais au téléphone. Je n’ai pas le temps d’en placer une et…

— Belle voiture pour une femme et je suppose que vous ne savez pas ce qui a provoqué la panne ?

— Non, en effet, je n’ai jamais eu de problèmes depuis que je la conduis à mon arrivée ici, il y a 2 ans.

— Pardon !!! Vous êtes en train de me dire que depuis 2 ans, aucun contrôle n’a été effectué sur ce petit bijou ?

— J’ai fait faire les révisions nécessaires à mon départ de France.

Il a un temps d’arrêt et me regarde, interloqué, avant de se diriger vers le capot.

Son attitude est à la fois hautaine et moqueuse. Sans pour autant dire un mot, il jette un coup d’œil rapide et ne tarde pas à découvrir la panne.

— Les ventilateurs ne fonctionnent plus, ils sont oxides, ce qui a créé une surchauffe et fait sauter les fusibles. Je ne suis pas en mesure de réparer votre voiture ce soir, je la ramène au garage.

— Mais…

Pas le temps d’en placer une :

— Montez-vous mettre au chaud dans la dépanneuse, nous allons à mon garage, je vous appellerai un taxi que vous puissiez rentrer chez vous et on verra demain.

Le trajet jusqu’au garage se passe dans le plus grand des silences, mais je ressens une espèce de tension intense dont je ne sais pas en décrire la provenance. Le temps du trajet paraît interminable et je remarque malgré sa tenue de travail une apparence soignée. Ses cheveux ondulent légèrement. Ils laissent apparaître une barbe naissante, ses mains sont élancées et pas abîmées pour un mécanicien. Il se dégage dans l’habitacle de la dépanneuse une senteur boisée, mêlée à du patchouli reconnaissable entre mille que j’affectionne particulièrement. L’arrêt du moteur stoppe net ma rêverie. Le garage est situé dans une zone artisanale de Millersville, un bourg de 4 500 habitants, devenu depuis quelques années une cité dortoir pour la population qui travaille en majorité à Nashville. Cependant, il semblerait qu’il persiste une certaine ruralité. Quand la lumière s’allume, je découvre avec stupeur l’intérieur où sont entreposées une bonne dizaine de vieilles voitures américaines de la même époque que la mienne. Je découvre également à la lueur des néons, la physionomie de mon sauveur et là, encore une fois, pas le temps d’en placer une…

— Je ne me suis pas présenté ! Ethan…

— Moi, c’est Caroline…

Enchanté Caroline, je vous appelle un taxi, il se fait tard, vous devez être fatiguée.

Il me laisse en plan pour se rendre dans son bureau ; j’en profite pour observer son lieu de travail qui, à mon avis, doit être aussi sa tanière au vu de son comportement. Bien évidemment, je suis encore surprise quand il refait éruption dans le garage avec la froideur qui le caractérise.

— Le taxi ne devrait plus tarder, donnez-moi vos coordonnées, je vous appelle demain pour vous indiquer les réparations à faire et le montant. Avez-vous un autre véhicule pour vous déplacer ??

— Oui, j’ai mon utilitaire qui me sert à faire mes courses et des livraisons.

— Ok ! Alors à demain.

Le taxi vient d’arriver et au même moment, il me tend la main pour me dire au revoir. Nos mains se frôlent pour ensuite se serrer énergiquement, alors qu’au même moment, nos regards se croisent. Je ressens une décharge électrique dans tout le corps et sens le feu me monter aux joues. De son côté, il esquisse un petit sourire moqueur comme pour cacher l’effet que cette poignée de mains a eu sur lui qui, je pense, comme moi l’a un peu secoué.

Me voilà au chaud chez moi. Après une bonne douche chaude, je me mets sous la couette avec une tasse de thé. Toutes les émotions de cette journée m’ont mise K.O. Cependant, je ne cesse de repenser à cette fin d’après-midi et cette rencontre qui m’a je dois l’avouer perturbée, mais de la plus belle des manières ; c’est sur cette rêverie que je m’endors comme un gros bébé.

Le réveil sonne. Comme à mon habitude, je bondis du lit. Nous sommes mercredi et cet après-midi, il y a un goûter d’anniversaire à la pâtisserie, avec une douzaine d’enfants entre 6 et 8 ans. Bien heureusement que j’ai avec moi Jennifer qui s’occupera de l’animation ; elle est comme moi, passionnée de pâtisserie et à 25 ans, elle a plus de patience que moi avec les enfants. Les ateliers anniversaire du mercredi, c’est son idée. Depuis un an, elle est mon second et participe activement à la vie de la boutique.

Pour des raisons de praticité, j’ai aménagé dans l’appartement situé juste au-dessus de la pâtisserie. Il a été tout remis à neuf lors des travaux de la boutique. Il n’est pas très grand, mais suffisamment pour moi seule, avec deux chambres dans l’éventualité qu’un de mes fils veuille me rendre visite.

— Caroline, Caroline…, retentit la voix de Jennifer en bas de l’escalier, je commence les mises en place pour l’ouverture.

— Ok, je descends dans 10 minutes, juste le temps de finir mon petit déjeuner et surtout d’arrêter ma rêverie. « Hé, Caroline, il va falloir redescendre sur terre », me sermonne ma voix intérieure.

C’est toujours un peu dans la lune que je m’attelle à la préparation des différentes pâtisseries qui seront servies tout au long de la journée et pour le goûter d’anniversaire. Jennifer remarque bien que mon attitude est différente des autres jours et ne peut s’empêcher de me bombarder de questions. Notre relation au fil des mois est devenue celle d’une mère avec sa fille. Cela me fait énormément de bien, car l’absence de mes fils se fait sentir, même si on échange souvent et que je sais qu’ils sont heureux dans leur vie.

— Dis-moi, Caroline, que se passe-t-il ? Tu es dans la lune ce matin… Parle-moi de ton rendez-vous d’hier, s’est-il bien passé…? Elle n’a de cesse de me poser une multitude de questions.

— Oui, le rendez-vous s’est très bien passé. J’ai juste été ennuyée avec ma voiture hier soir. De ce fait, je me suis retrouvée perdue en campagne et j’ai fait une rencontre inattendue.

Je lui raconte ma fin de soirée. Elle en reste bouche bée…

C’est dans une ambiance joviale que nous continuons les préparatifs de notre journée. Malgré tout, mon esprit est assez vagabond quand je repense à cette rencontre inopinée. Au même moment, mon portable sonne. Je décroche, un peu dans la lune, mais au son de la voix de mon interlocuteur, mon cœur bat à tout rompre. C’est Ethan mon garagiste…

— Bonjour Caroline, c’est Ethan le garagiste, j’espère que vous êtes bien rentrée et que vous avez bien dormi.

— Bonjour, oui je vous remercie… Et vous ?

— Oui, oui, merci !!! J’ai pu chiffrer les réparations et le temps nécessaire. Je pense que vous n’allez pas apprécier ce que je vais vous annoncer.

— Je vous écoute !!!

— Il me faut commander les pièces. Il y a 3 semaines de délai, car les pièces ne sont pas en stock. Ensuite, quelques jours pour les réparations, le tout pour un montant qui avoisine les 1500$.

S’en suit un long silence et je reprends mes esprits.

— Si vous me donnez la possibilité de vous régler en plusieurs fois, c’est ok pour moi.

— Oui, cela est possible, avez-vous la possibilité de passer au garage pour signer la paperasse nécessaire et convenir de l’arrangement financier ? Fin de journée ?

— Aujourd’hui, au vu de ma journée, il ne m’est pas possible de me libérer ; plutôt fin de semaine, vendredi à partir de 17 h. 30, c’est bon pour vous ?

— Oui, je vais m’arranger, à vendredi Caroline…

Le son de sa voix était tellement envoûtant que je n’ai pu que placer « Oui, à vendredi, au revoir ».

Quel est donc son pouvoir pour me mettre dans un tel état ? Cela fait tellement longtemps que mon cœur n’a pas battu aussi fort dans ma poitrine, tellement longtemps que je n’ai pas ressenti une telle émotion. Je dois avouer, je suis un peu perdue.

Il me faut très vite reprendre mes esprits, car j’ai une boutique à faire tourner. Quand je raccroche, Jenifer voit bien mon émotion. Elle est tentée à un moment de me poser mille questions, mais elle se ravise et nous nous remettons au travail.

Je me jette à corps perdu dans le travail pour éviter de trop penser à ce bel inconnu qui m’a chamboulée. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu autant d’émotions et senti mon cœur battre aussi fort à vouloir sortir de ma poitrine. Moi qui suis d’habitude si concentrée dans mon travail, je me surprends plusieurs fois dans la journée à rêvasser et que les heures me paraissent interminables et pour la première fois en deux ans, je me languie que la journée se termine.

En rentrant chez moi, je me jette sur le canapé et là, les idées fusent !!! Je le vois vendredi, il faut que je sois nickel !! Voici bien longtemps que je n’ai pas pris soin de moi. Je m’empresse d’aller dans la salle de bains ; je passe en revue le nécessaire pour effectuer un ravalement de façade dans les règles de l’art.

En premier lieu, opération « peau douce » avec un bon gommage du corps et épilations parfaites. J’abreuve ma peau de lait corps hydratant, suivi d’un soin du visage. Je regarde l’horloge 22 h. 30. C’est vraiment trop tard pour manger donc comme hier soir, je me contente d’un thé sous ma couette. Je ne mets pas longtemps à tomber dans les bras de morphée.

La journée de jeudi se passe dans une ambiance joyeuse comme à notre habitude dans notre pâtisserie, salon de thé où nous avons quelques habitués qui viennent non seulement déguster nos gâteaux, mais aussi apprécier l’ambiance conviviale qui y règne. Nous avons un coin bibliothèque où les clients apprécient de se poser et échanger leurs bouquins. Plus qu’une simple pâtisserie, c’est un lieu de vie, d’échanges et de partages, un lieu hors du temps où l’âge, la classe sociale n’ont aucune importance.

Vendredi 5 heures du matin et impossible de dormir. Je me lève pour commencer à m’activer comme si le temps allait me manquer. Je m’active tellement que presque j’en aurai le souffle court. Je commence par m’occuper de ma coiffure. Je prends un grand plaisir à appliquer du lait hydratant sur mon corps ; en même temps, mon esprit vagabonde je ne sais où ! Je vérifie minutieusement mes sourcils, afin de les discipliner. J’ai l’impression d’être une ado qui se prépare pour un rendez-vous, c’est tout de même euphorisant.

Après un bon petit déjeuner, je descends à la boutique pour commencer les préparations de la journée. J’entends la porte de la réserve s’ouvrir. Jennifer entre et reste surprise de me voir déjà à la tâche, de plus toute pomponnée.

— Caroline ! Mais…

Elle marque un temps d’arrêt et poursuit :

— Tu es vraiment en beauté aujourd’hui, que se passe t-il ? Tu vas m’expliquer ce qu’il se passe ?

J’essaie bien d’esquiver les questions, mais je crois qu’il va falloir que je lâche quelques infos.

— Comme je dois partir de bonne heure ce soir, car j’ai rendez-vous avec le garagiste pour finaliser les réparations de ma voiture, j’ai pris un peu d’avance comme ça j’aurais juste à me changer.

— Je pense qu’il doit être joli garçon pour que tu soignes autant ton apparence, me dit-elle avec un sourire en coin.

J’esquive son regard pour qu’elle ne voie pas le feu me monter aux joues.

La journée passe très vite. Il est 16 heures et je m’apprête à monter dans l’appartement pour changer de tenue et rafraîchir ma coiffure, de même que mon maquillage. Jennifer me fait un clin d’œil et…

— Je te souhaite une bonne fin de journée !

— Merci !

Je lui ai répondu en devenant rouge comme une pivoine.

Me voilà prête : un dernier coup d’œil dans le rétroviseur et me voilà partie à bord de mon utilitaire en direction de Millersville.

J’ai choisi un look plutôt décontracté, un peu rock avec un jean noir et un pull noir également, près du corps qui met en valeur ma poitrine, un blouson style perfecto bleu et des bottines à l’allure de santiag. Mon maquillage met en valeur mon regard ; j’ai laissé mes cheveux lâchés pour laisser libres de belles boucles opulentes. J’ai pris soin de me parfumer avec mon parfum préféré aux notes généreuses boisées et orientales.

Plus je m’approche de ma destination et plus je suis nerveuse comme une vraie gamine… de 50 ans ! À présent, je rentre dans le village de Millersville ; je ralentis comme pour retarder ma rencontre avec mon beau garagiste. Je me gare devant l’atelier et prends une grande respiration avant de sortir de ma voiture. Dernier rituel, le petit coup d’œil dans mon rétroviseur pour ajuster ma coiffure et vérifier mon maquillage. Tout semble en ordre. C’est avec le cœur battant et un pas à l’apparence assuré que j’avance, mais en fait, il n’en est rien, car mes jambes tremblotent comme un roseau au gré d’un vent léger.

Me voilà à l’intérieur de l’atelier. La clarté du jour me laisse voir de manière distincte l’intérieur du garage et toutes les voitures s’y trouvant. C’est sous l’une d’elles que je voie s’agiter une paire de jambes. Je m’approche, croyant y retrouver le mystérieux et séduisant Ethan.

Il arrive derrière moi et me fait sursauter.

— Bonsoir, comment allez-vous? me demande-il en me présentant sa main pour me saluer.

Toute gênée, je lui réponds :

— Bien, je vous remercie et vous ?

Au contact de nos mains, un frisson envahit mon corps entier. Sans répondre à ma question, il me montre l’entrée de son bureau :

— Allons dans mon bureau, il y fait plus chaud que dans l’atelier, je ne veux pas que vous attrapiez froid, me dit-il sur un ton assez charmeur. Je rougis, mon cœur bat à tout rompre. Je le suis sans dire un mot, de peur de bafouer. J’en profite pour avaler ma salive et prendre une grande respiration pour reprendre mes esprits et ne pas paraître bébête. J’en profite aussi pour le détailler. La première chose que je remarque est l’effluve de son eau de toilette. Sa tenue est décontractée, mais soignée. Il se déplace avec assurance et une certaine élégance due à sa stature élancée, un vrai régal pour les yeux. Bien évidemment, je ne peux m’empêcher de porter mon regard sur son postérieur et ma voix intérieure me dit « Coquine… ». Je réalise que depuis mon départ de France, aucun homme ne m’a fait cet effet. Pourtant, tous les jours à la pâtisserie, je croise de très bels hommes. Le dernier à m’avoir fait cet effet-là, c’était Roméo…

Sa voix m’invitant à m’asseoir me ramène dans le présent. Je suis assise en face de lui. Hier soir, à la lueur des néons, je n’avais pas remarqué la couleur de ses yeux ! Ils sont d’un gris bleu envoûtant, ce qui donne une profondeur et une intensité à son regard. Cela me déroute et me trouble, mais je veux à tout prix garder le contrôle de mes émotions.

Nous commençons à échanger au sujet de ma voiture et une espèce de jeu de regards entre nous démarre, des sourires, des taquineries et une complicité se tisse. Comme tout cela est étrange, je me sens revivre et mon cœur bat comme il n’avait pas battu depuis longtemps… 2 ans au moins !

Entre nos échanges amicaux, nous arrivons à tomber d’accord sur un arrangement pour les réparations de ma voiture et Ethan me propose même d’en mettre une des siennes à ma disposition pour mes déplacements professionnels et mes jours de repos. J’ai juste à le prévenir un peu à l’avance pour qu’il puisse s’organiser pour me l’amener.

Lorsque notre discussion se termine au détour d’un regard, il ose me poser une question :

— Ce n’est pas trop dur pour une Française de vivre dans une ville américaine ?

Un peu surprise, je lui réponds :

— Si ! Au début, mon anglais était moyen. Je sortais d’une période de ma vie très difficile, j’étais un peu perdue, mais j’ai eu la chance de rencontrer des Français installés depuis plusieurs années qui ont un restaurant. Ils m’ont vraiment aidée et aujourd’hui grâce à eux, je vais pouvoir développer mon concept de pâtisserie à la française.

— C’est un beau parcours que vous avez réalisé.

Il semble qu’il a envie de me poser d’autres questions, mais je vois bien qu’il s’abstient, de peur de paraître trop curieux et peut-être aussi par timidité. Il est plus jeune que moi, mais je n’arrive pas à déterminer son âge.

Nous ne voyons pas l’heure passer. Il est déjà 19 heures. Je m’excuse de l’avoir retenue si tard en cette fin de semaine, mais je vois bien à son attitude qu’il n’a pas envie que ça s’arrête. D’ailleurs, moi non plus, je n’ai pas trop envie de partir. Je me résous à me lever.

— Je vous ai assez retenu, merci d’avoir pris le temps de me recevoir en cette fin de semaine à une heure tardive et c’est super sympa de m’arranger pour les réparations de ma voiture. J’y tiens tellement ; avec elle, j’ai l’impression d’avoir encore mon père à mes côtés…

Je ne lui en dis pas plus, mais à son regard, je le sens ému par ces dernières paroles.

— Tout le plaisir est pour moi, Caroline.

Son regard brille. Il se lève à son tour pour me raccompagner à ma voiture et me dit :

— Je vous tiens au courant de l’avancée des réparations. Quant à vous, si vous avez besoin que je vous prête une voiture appelez-moi.

— Merci, je n’y manquerai pas.

Arrivée devant mon utilitaire, notre timidité l’emporte. Nous évitons tous deux de nous serrer la main pour cacher l’effet que provoque ce contact, mais nos regards en disent long…

Sur le chemin du retour, mon esprit est en feu. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas ressenti une telle émotion face à un homme. Je m’étais promise de ne plus me laisser aller à de tels sentiments, alors sans cesse, je chasse toutes ces idées qui encombrent mes pensées pour reprendre le contrôle de la situation. Je repense en boucle aux raisons qui m’ont poussée à quitter la France…

Il est tard. Toutes ces émotions m’ont exténuée, en plus du travail à la boutique qui, à côté de ça, paraît tellement plus simple à gérer !!!

Voici maintenant deux ans que je me consacre uniquement à mon projet professionnel, deux ans que j’ai mis entre parenthèse ma vie personnelle, ma vie de femme, tout cela pour oublier les raisons qui m’ont fait quitter la France, pour avoir une revanche sur la vie et oublier toute cette souffrance qui me collait à la peau et me donnait l’envie de ne plus vivre.

Je suis en train de m’apercevoir que cette rencontre pourrait tout remettre en cause et j’ai peur. Peur de revivre une histoire similaire, car celle-ci avait commencé avec la même intensité qu’avec ce qu’il se passe en ce moment avec Ethan.

J’ai beau me débattre, mon esprit fait un bond de quatre ans en arrière. A cette époque, je travaillais pour un grand groupe de cosmétiques. J’avais un poste important avec beaucoup de responsabilités. Si je m’épanouie dans ma vie professionnelle, il n’en est rien dans ma vie personnelle.

Je suis l’heureuse maman de deux beaux garçons de vingt-trois et vingt-cinq ans qui font ma fierté, mais ma vie de couple est à la dérive depuis quelques années, surtout depuis que j’ai réussi à avoir mon indépendance personnelle et financière, car avant, j’étais une femme au foyer qui dépendait uniquement de son époux. Mon émancipation n’a pas été forcément bien perçue, l’indépendance de mes actes et paroles n’a pas été vraiment bien accueillie par un époux rustre à la mentalité archaïque.

La communication est rompue entre nous, particulièrement quand il s’agit d’argent et des enfants, alors on cohabite et chacun mène sa vie comme il en a envie. C’est à ce moment-là que je commence à sortir avec une amie célibataire pour me changer les idées, tantôt boîtes de nuit, tantôt soirées musicales dans des bars.

Nous sommes en septembre, les soirées sont encore chaudes et ce samedi-là, je décide de mettre une petite robe décolletée pour notre sortie entre filles. C’est la dernière soirée où la terrasse de la boîte de nuit est ouverte avec le bar extérieur et où sont mélangés les plus jeunes au plus vieux. Voici deux heures que nous dansons comme des folles. On a chaud et soif. Je propose alors d’aller boire un verre au bar extérieur. Je me faufile à travers la foule pour atteindre le comptoir et je le voie lui…

La quarantaine, un charme phénoménal. Il me dévisage, car il attend ma commande. C’est en bégayant que je lui demande deux jus d’ananas. Il me fait des yeux tout ronds et me dit avec un petit sourire moqueur :

— C’est bien la première fois qu’on me demande de servir du jus de fruits.

Je lui réponds :

— Et certainement pas la dernière.

Je retourne vers mon amie non loin du bar. Je vois bien que nos regards se croisent régulièrement. Son attraction est magnétique. Quand je raconte ça à ma copine, elle me dit « Je crois que tu as une touche ! ». Ainsi, je lui réponds « il vas falloir venir plus souvent ! » on éclate de rire.

Comme nous l’avions dit, nous sommes venues trois samedis d’affilé et chaque fois, je me faisais un plaisir d’aller me faire servir. Ce soir-là, à peine il me vit arriver qu’il anticipât ma commande « deux jus d’ananas ». Il y avait moins de monde et pendant que mon amie dansait avec les autres, nous nous sommes mis à faire un peu plus connaissance.

Il me dit qu’il travaillait le reste de la semaine dans un restaurant qui se situe près d’une zone commerciale et le samedi, il enchaîne le service au bar de cette boîte. On sympathise, on se charme en même temps sans vraiment savoir où on va.

La semaine d’après comme à notre habitude, nous nous retrouvons entre midi et deux avec mon amie dans la zone commerciale près de son boulot. Moi qui suis en repos, j’y viens pour des courses, mais cette fois-ci, nous changeons de restaurant, car mes courses m’ont amenée dans ce coin-là. Généralement, la première arrivée s’installe. Ce fut moi ce jour-là et à ma grande surprise, je découvre que le serveur n’est ni plus ni moins mon barman préféré avec qui j’ai sympathisé !!! Bien évidemment, il me fait son numéro de charme :

— Bonjour, je suis Roméo et c’est moi qui vais vous servir aujourd’hui. Vous voulez boire quelque chose, un jus d’ananas ? me demande-il avec un petit sourire moqueur, mais tellement craquant !!

— J’attends une amie.

Les minutes me paraissent longues et je sens en permanence un regard sur moi. Enfin, mon amie arrive et nous mangeons dans une ambiance joviale et amusante. A la fin du repas, notre serveur s’empresse de venir nous encaisser. Je lui tends ma carte, nos doigts se frôlent et c’est une véritable décharge électrique qui s’empare de nous. Comme si de rien n’était, il procède au paiement, mais avant, il dit en regardant ma carte :

— Caroline…

Étant prise au dépourvue, je me contente de lui répondre :

— Et oui, c’est moi ! en sentant le rouge me monter aux joues.

— A bientôt Caroline ! me dit-il avec un petit clin d’œil.

Forcément, avec mon amie, ça nous donne matière à papoter. Quelques semaines passent. Je pense à ce charmant serveur, mais ma vie professionnelle reprend le dessus.

A ma grande surprise, je reçois un Joyeux Noël par sms. Un peu intriguée, je me souviens avoir rempli un petit coupon pour une tombola le jour où j’y ai mangé avec ma cop’s. Moi qui pensais que je n’aurais plus de nouvelle de mon barman préféré !!! Puis lors d’une journée shopping avec une autre amie, je lui propose d’aller manger un bout dans un petit restaurant sympa avec, bien évidemment, une idée en tête : revoir mon Roméo. Ce fut chose faite. Je le retrouve, autant charmeur, si ce n’est plus, qu’avant…

Je rentre chez moi. Je suis en train de faire du rangement quand j’entends une notification Messenger sur mon portable. Je l’attrape, sourire aux lèvres, pensant que mon amie veut me faire la conversation. A ma surprise, je vois « Roméo veut discuter avec vous ». Je me retrouve à faire les cent pas autour de la table de la salle à manger et… J’accepte bien évidemment. Il a dû faire des recherches sur Internet pour trouver mon profil.

« Hello Caroline, j’ai été content de vous voir ce midi. J’ai une question : cela ne vous dérange pas que je vous fasse la cour ? Il me semble que vous êtes mariée. »

« Cher Roméo, il me semble que vous aussi vous l’êtes, mais cela ne me gêne pas ! » Au restaurant, j’avais remarqué qu’il portait une alliance.

Nos échanges sont tout à fait amicaux au début et deviennent de plus en plus chauds. C’est alors qu’il me demande :

« On peut passer sur une autre application plus discrète ? »

Nous commençons des échanges dans un premier temps assez basiques niveau drague : on se taquine, se charme comme quand nous sommes en face à face et très vite, clairement, c’est du sexe qu’il me propose. Nos échanges prennent une autre tournure et à ce moment-là, je me sens comme une ado. Je dois dire que cette légèreté me fait un bien fou. Il ne tarit pas de compliments sur ma personnalité, mon physique, me faisant comprendre qu’il apprécie mes attributs féminins.

Il faut dire que ma vie sentimentale ressemble à un champ en jachère et le peu d’échange avec mon mari sont d’une banalité déprimante !!!

Comme ça fait du bien d’avoir quelqu’un qui me met en valeur, quelqu’un qui me considère comme une véritable femme. Nos échanges épistolaires s’accompagnent de photos qui se font de plus en plus coquines. J’en arrive même à me cacher dans les toilettes au bureau pour les faire, c’est tellement existant !!! Je n’ai jamais fait ça, moi. Au fur et à mesure de nos échanges, je me débride de plus en plus à ne plus me reconnaître et lui en redemande. Les messages fusent le matin au lever, dans la matinée, l’après-midi, le soir.

Après quinze jours d’échanges coquins, il me met au défi d’accepter un rendez-vous avec moi qui lui dis que ce vendredi, je finis à seize heures ; là, ni une ni deux, il me propose de venir au restaurant où il travaille, car il est seul à faire les mises en place jusqu’à 19 heures. Je lui réponds que c’est ok pour moi.

Je deviens une gamine en puissance qui va vivre son premier rendez-vous amoureux. Les jours suivants, nos échanges portent sur ma tenue, de quelle couleur seront mes dessous, mes habitudes en matière d’épilation du maillot et moi, joueuse au possible, je le tiens en haleine.

Le jour J arrive. La concentration au bureau n’est pas forcément très intense. J’ai plutôt tendance à m’éparpiller ce qui bien évidemment surprend ma collaboratrice.

Bien avant seize heures, je passe par les sanitaires faire un brin de toilette et changer de tenue. Je mets de jolis dessous que j’ai achetés pour l’occasion avec des bas autocollants pour plus de praticité (enfin c’est ce que je me dis). N’ayant jamais eu ce type de rendez-vous, je ne sais pas trop à quelle sauce je vais être dégustée. J’enfile une robe sexy et des cuissardes achetées aussi pour ce moment coquin.

J’arrive devant le restaurant. Je le vois, il m’attend dans la véranda. J’ai mon cœur qui bat la chamade. Il me fait rentrer et verrouille la porte derrière lui ; nous allons nous installer dans un petit salon près du bar. L’endroit n’est pas très intime et cela me met mal à l’aise. Il vient s’asseoir à côté de moi, s’approche de plus en plus et commence à me caresser la jambe. Ses mains remontent lentement vers le haut de mes cuisses, puis il s’approche de moi et commence à m’embrasser dans le cou. Tout doucement, il arrive vers ma bouche qu’il commence à déguster avec la plus grande gourmandise.

Il est si passionné, fougueux, furieux de désir, que j’en ai le tournis. Je n’ai jamais été embrassée avec une telle intensité, mais qu’est-ce que j’adore !!! Je suis toujours un peu gênée de peur qu’à travers les vitres transparentes quelqu’un nous surprenne. Je lui demande alors s’il n’y a pas un endroit un petit peu plus discret et là, il m’attrape par la main et nous nous dirigeons vers le couloir qui mène aux sanitaires d’un côté et l’arrière-cour du restaurant de l’autre. Il me plaque contre le mur et continue à m’embrasser furieusement, pendant que ses mains partent à la découverte de mon corps. Il remonte doucement vers ma poitrine et commence à caresser mes seins intensément. Je sens sa respiration haletante qui me démontre une excitation à son apogée. Tout en continuant à m’embrasser furieusement, il dirige ses mains dans ma culotte et commence à me caresser le sexe, appréciant qu’il soit épilé entièrement. Il découvre si surpris que je mouille pour lui et s’en réjouit. Je l’entends marmonner à mon oreille combien il aimerait pouvoir me goûter, mais à ce moment-là, paralysée par la peur, je n’ose lui répondre. Je laisse donc continuer à me caresser intensément et pénétrer ses doigts à l’intérieur de moi. Tout de même, je me décide à mon tour à lui défaire sa ceinture, dégrafer son pantalon et glisser ma main dans son caleçon. Je découvre son sexe en érection. Je le caresse doucement comme pour le découvrir, faire connaissance et tous deux à tour de rôle, nous marmonnant quelques paroles excitantes, je lui fais savoir que c’est la première fois que je fais ça. Je lui demande s’il a prévu un préservatif, et il me répond « Non je n’avais pas prévu d’aller si loin » Je suis assez surprise, mais ne dis rien et me laisse faire un peu à la fois apeurée et tellement excitée par cette situation. Il continue avec tellement de fougue et me retourne face contre mur, il descend au niveau de mes fesses et les embrassent de manière intense et furieuse, tout en me marmonnant des paroles qui me maintiennent dans un état d’excitation suprême. En remontant, il se frotte contre moi pour simuler une pénétration, me retourne et continue de plus belle la pénétration avec ses doigts. C’est surprenant, mais je me sens coincée et n’arrive pas trop à me détendre, mais qu’est-ce que j’adore cet instant-là !!! On essaie bien en discutant de chercher un endroit un peu plus pratique. Il me reprend par la main et m’emmène dans l’arrière-cour. Il baisse ma culotte, car celle-ci le gène dans ses manœuvres et à mon tour, je lui baisse son pantalon et caleçon pour me mettre à le branler de manière plus vigoureuse. Il sent bien le point de fusion arriver. Ne voulant pas expulser sur moi, il me fait comprendre qu’il a besoin d’aller aux toilettes. Je reste un peu surprise, le cul à l’air et un peu sur ma faim de ne pas avoir eu d’orgasme avec ses caresses.

On se réinstalle dans le petit salon pour discuter et faire un peu plus connaissance sur nos vies respectives.

Je le savais déjà marié avec des enfants. Il m’avoue de manière décontractée que sur ce plan-là, tout va bien avec sa compagne, mais qui est très souvent fatiguée ou occupée avec les enfants, alors que lui a de gros besoins sexuels, ce qui dénote tout de même avec le fait qu’il n’est pas prévu d’aller au bout de notre rapport à ce moment-là. Encore sous le charme de ce moment excitant, je ne m’en inquiète pas le moins du monde et puis là, vient l’heure de nous séparer avant que quelqu’un nous surprenne.

Avant de rentrer chez moi, je passe par chez une copine qui m’a servie d’alibi. Quand elle me voit rentrer, elle a le sourire aux lèvres et voit bien que je suis sur un nuage, que je suis incapable d’aligner deux mots à la fois. Elle me pose toutes les questions possibles. Tout en changeant de tenue avant de rentrer chez moi, je lui raconte ma fin de journée haletante.

J’arrive chez moi comme si de rien n’était. D’ailleurs, je reprends le cours de ma vie avec cette petite étincelle dans le regard. Le lendemain, les heures passent et pas de nouvelle de mon papillon. Je finis par lui envoyer un message pour lui dire que j’avais passé un bon moment. Il fait de même sans s’éterniser, j’en reste un peu frustrée !!! C’étaient les vacances scolaires et je savais que la communication entre nous serait moins intense, voire absente. C’est avant tout un plan cul. Moi, pas trop habituée, je ne savais pas trop comment gérer. La vie reprit son cours normal avec des petites étoiles dans mon esprit et l’envie d’encore…

Les jours passent, les semaines, reprise de contact avec toujours des échanges coquins, mais je sens bien qu’il ne se rend pas dispo. Ça a l’air compliqué pour lui. Pour moi, j’ai un peu plus de liberté : des enfants grands et peu de compte à rendre, mais pour lui, qu’en est-il ??? En a-t-il vraiment envie ??

J’ai toujours envie de lui parler, d’échanger. Je veux encore des moments avec lui, je veux encore que mon cœur batte à tout rompre !!! Je suis remplie d’illusions et d’imagination, je cherche toutes les excuses possibles pour rentrer en contact avec lui soit par message ou sur son lieu de travail pour glaner quelques instants qui me sortent de mon quotidien morose. Je suis en train d’idéaliser, de m’accrocher à une espèce de relation qui n’en est pas une. De plus, au boulot, l’ambiance est lourde, une pression de tous les instants et à la maison, c’est pas mieux.

Les semaines, les mois passent avec pas grand-chose, mais il ne rompt pas le contact et moi, je suis dans l’espoir d’une rencontre.

Après six mois, elle finit par arriver et me voilà comme pour notre première rencontre, comme une gamine qui va retrouver son chéri.

Précédemment lors d’un message, il m’avait dit : « à bientôt pour une nouvelle aventure », alors un lundi que j’étais de repos, j’y suis allée au culot en lui envoyant le message suivant : « Envie d’une nouvelle aventure ? » et un échange de message se mit en place pour convenir de l’heure de notre rendez-vous cet après-midi-là. J’étais excitée comme une puce, juste le temps de me faire une beauté, mais j’avais quand même l’appréhension qu’il annule au dernier moment comme il l’avait déjà fait !!!

Jolie robe sexy, jolie lingerie, peau douce, la totale. Le rendez-vous était sur son lieu de travail en fin d’après-midi. Ce n’était pas l’idéal, mais c’était la seule façon de le voir et j’en crevais d’envie…

A mon arrivée, un baiser coquin et il m’attire dans un bureau fait de vitres teintées, pas très intime, mais peu importe, j’étais avec lui et en moins de temps qu’il faut pour le dire, je me retrouve dans ses bras. Il m’embrasse fougueusement comme j’aime, il me caresse et m’enlève ma culotte et là, je prends mon courage à deux mains et lui fait comprendre que je veux qu’il baisse son pantalon et caleçon pour faire quelque chose que je n’ai jamais fait auparavant, faire une fellation à un autre homme que mon époux.

Je commence par l’embrasser dans le cou et je descends doucement jusqu’à me retrouver à genoux devant son sexe que je prends dans ma bouche en douceur, pour commencer avec un va-et-vient langoureux. J’accompagne le geste avec mes mains. Je le sens haleter, ça a plutôt l’air de lui plaire. Je lui avoue que c’est la première que je fais ça à un autre que mon mari ! Il me fait comprendre à demi-mot entre deux respirations que je suis plutôt douée. Ma langue et ma bouche deviennent plus friandes, le mouvement s’accélère. Il se lève de son siège pour imprimer un mouvement de va-et-vient plus en profondeur dans ma bouche ; son excitation est à son comble. Je me lève et il me retourne pour pouvoir me prendre en levrette. Me voilà à moitié couchée sur le bureau. Je sens son ardeur me pénétrant, due à son excitation. Cela est très excitant, mais je sens bien au vu de l’endroit peu intime et un certain stress qui nous gagne que nous n’atteindrons ni l’un ni l’autre l’orgasme. Je me retrouve assise sur lui, nos sexes en contact. Il me fait comprendre que le stress l’empêche de continuer. Je ne sais pas trop ce qu’il se passe dans sa tête, mais dans la mienne, c’est la folie douce !!! Je l’embrasse de nouveau dans le cou et lui caresse le torse. Sa peau est si douce que j’en ai des frissons. Nous nous mettons à parler de nos vies respectives. Il semble que sa relation avec sa compagne est tout aussi difficile que la mienne avec mon compagnon. Il s’installe une douceur entre nous qui n’a plus rien avoir avec le sexe…

Il fait chaud dans ce bureau. On reprend nos esprits et il me propose un verre d’eau qu’il s’empresse de me verser entre les seins, alors un petit jeu s’installe et je me retrouve à le serrer tout contre moi pour des caresses mutuelles avec des échanges et des confidences qui me bouleversent. Finalement, sa vie n’est pas si idyllique que ça ! Je le sens tellement proche de ses enfants, un vrai papa poule et pour la maman poule que je suis, ça me touche au plus profond de ma chair. Je n’en suis que plus amoureuse, oui le mot est lâché, Amoureuse avec un grand A !!!

Sa vie à lui est rythmée comme un métronome ; il est alors temps de nous quitter.

On s’embrasse comme des amoureux qui se disent au revoir avec l’espoir de se revoir bientôt pour aller au bout de nos ébats et partager un moment ultime de plaisir mutuel. C’est ce dont moi j’ai envie, mais lui, qu’en est- il ?? Il me laisse entrevoir d’autres rendez-vous et moi, bien évidemment, j’en veux encore, mais quand ? Je suis tellement impatiente de partager de nouveaux moments avec lui.