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"Au sens de sens nés-absents c'en est qu'un voeu d'irraison se saisir de l'existence de l'inexistence c'est être inexisté c'est fortement une tentative omise par l'entremise des incertains en corps parfaits encore imparfaits c'est être en retrait de soi-même c'est une disparition supposée une prédiction de crasse extra-invisible c'est s'effacer de ses boursouflures d'extraction existentielle c'est être sa métastase d'extra-corporel méconnu je me taxe d'extraterrestre." Le slam poétique de Jean Guesly à découvrir dans la collection "Drôles de pages".
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Seitenzahl: 44
Veröffentlichungsjahr: 2020
Merci à M. Christian Guémy alias C215 pour l’autorisation d’utiliser son œuvre en couverture.
Retrouvez-le sur
www.c215.fr
Poètextraterrestre
L’essence de l’inexistence
Un non-dit apostrophé
Silencieux inexpliqué
Vide vitré vidé
Déchu de monde
Invisible certitude
Principe de la disparition
Sens insensés
Respirer l’absence
Pour que soit la vie
L’absence est d’une présence absente
Sens sans sens
Acte net
Fluide voyageur
La vie est un prétexte pour vivre
Traces abstraites
Tison de rature
Nulle vie
L’irréparable
Dissension
Cristal limpide
Tissu de manque
Au dire et au rire
Ponctué de disparition
Brisure déchirée
Siècle oublié
Son cap de crête
Il fait vacarme
Le squelette de l’inexistence
On enterre chaque jour une partie du monde
L’infinie grandissante
Un interdit à soi
Sur les trottoirs de nos étoles
Au réel inaperçu
Comme prétexte de vivre ivre
Plus loin du monde
Tout est carburant
En traversant l’âge du monde
Cataclysmes de nos corps
Chamades vaudouesques
Un jamais offert à soi-même
Si près de rien si loin de tout
Jusqu’au bout de soi
Toute illusion de sens
L’âge du monde
A contre-conscience
Tout n’est que dépouille
Le squelette de l’inexistence
Distinguo d’os
Sens de sens
Silhouette-tambour
L’âge du monde
Sous nos peaux sans vie
Des repères à suivre
Fluide-voyageur
Tout change d’horaire
Nulle main active
Crête de l’avancée
Un être en dehors du vivant
Nos vacances de visage
L’existence
Fantômes défunts
Fragments invisibles
Qu’importe le dessin d’avant
Camarade-soleil
La vie n’est qu’un mensonge
L’acte de vivre est un crash
Existence inhérente
Elle est vie
En nous
L’arrogance de l’existence
On est en corps imparfait
L’existé et l’inexisté
Inexisté sans cesse
Poussière
Pas en corps vrai
Qui sommes-nous
Reflets d’absence
Résidu de trace
Vivre ne fait pas de nous des existants
Un nouveau-soi
On peut être soi-même
La vie c’est un dimanche prolongé
Ça cingle fort
Camarade-fleur
Derrière la vue
Et si demain était pour ce jourd'hui
Mémoire du temps
L’inconnu de soi-même
Ma disparition
Quête de poivre
Aï-zan
Traversée de peau
De la lune jusqu’au soleil
Il est là
Tout bleu
Ce n’est pas la vie qu’on vit
Hibou de nuit claire
Fleur d’espérance
L’ombre de monde
Terre silencieuse
Le mal du temps
Paupières nomades
Lune marine
L’existence de l’inexistence
Au sens des sens
nés-absents
se ressaisir de
l’existence de l’inexistence
c’en est qu’un vœu d’irraison
c’est être inexistant
c’est fortement
une tentative omise
par l’entremise des incertains
en corps parfaits
encore imparfaits
c’est être en retrait de soi-même
c’est une
disparition supposée
une prédiction
de crasse extra-invisible
c’est s’effacer soi-même
de ses boursouflures
d’extraction existentielle
c’est être sa métastase
d’extra-corporel
méconnu
je me taxe de poètextraterrestre.
Ce fut
comme n’ayant
jamais été
au temps où tout fut
verbe incarné
un présage
d’occurrence
conceptuelle
ce fut
un précédent
d’ère
ce fut
un d’avant
d’existence de vie
humaine
une existence
antérieure
ce à quoi
tout se retransformera
en existence absente.
En début de monde
un non-dit apostrophé
des vacances disparues
soit un espace au crâne
bien ponctué de suspension
un interdit à soi
derrière l’iris
qui est paranormal
ou un absolu d’exception
de signe indicible
auquel on ajoute
des fêlures floues
à l’encre ineffable
on aurait pu se dire
un poème inécrit
qui sale les lèvres
une essence
qui ne se tient jamais debout
qui s’infère
en dehors de la vie
des sens
c’est une intemporalité
tellement éminente
qui n’a ni
d’instant présent
ni de qualification et ni d’appellation.
Toute inhabitude
tout inavouable
soit une insaisissable sensation
soit à notre peau
un endroit où rien ne vit
ne fut pas
n’est pas
elle est ce qu’elle est
et le restera toujours
comme un poème perdu d’avance.
Ça ne se décrit pas
son vide vitré
qui ne pullule qu’inhabituel
ça ne se voit pas
l’irréel
l’abstrait
il ne faudrait pas que ça
ça se sente
ça ne se lit point
l’indicible
l’ineffable
seul son nom est vie
dans quelques brûlures
de langues.
L’aube ne lève plus le voile
elle s’habille des coquilles opaques
elle vole sans cesse
au jaillissement des miels
par peur de ne pas vivifier son sel
par la folie des incertitudes
elle se révèle irrémédiablement
des rouges respirations
elle part en âcres fumées
l’après-midi n’a plus de courtine
frontière transparente
tout simplement à celui qui voulait
de son goût de terre
sa part déchue de monde au monde
qu’il s’enivre sans manière des heures reportées
le mi-jour a suivi avec ferveur
chacune des empreintes des rosées
il trouve la force de creuser des rêves
et d’inventer un temps incontrôlé.
Étant un fidèle
cet incertain sillonne
par la profondeur interminable
un souffle en turbulence
insidieusement
qu’on traverse
par les marches
