L'Horizon Solitude - Karim Aït-Adjedjou - E-Book

L'Horizon Solitude E-Book

Karim Aït-Adjedjou

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Beschreibung

Karim ait-adjedjou voyage dans les mots comme dans les rêves. Il y découvre la sensation d’exister de vivre. Écrire est un paradoxe vital. Né en 1965 en Algérie, après avoir cherché une identité il choisit la photographie et l’écriture comme lieu de vie et a édité ALGERIE MON AMOUR, un premier recueil de photographies et de textes sur son pays d’origine.

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Seitenzahl: 41

Veröffentlichungsjahr: 2015

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KARIM AÏT-ADJEDJOU

Karim ait-adjedjou voyage dans les mots comme dans les rêves. Il y découvre la sensation d’exister de vivre. Écrire est un paradoxe vital. Né en 1965 en Algérie, après avoir cherché une identité, il choisit la photographie et l’écriture comme lieu de vie et a édité ALGERIE MON AMOUR, un premier recueil de photographies et de textes sur son pays d’origine.

A mes enfants pour leurs existences… A ma femme pour sa douce force de vivre à mes cotés...

A la vie pour sa tendresse à mon égard …

Table des matières

La solitude

Le bistrot des hier

Deux hommes

La magie

Le souffle des cœurs vides

Une femme

Mensonge

Attendre

Eclat

Il faut déjà

La vie

Le rêve d’un songeur assis sur une marche

Les ésseulés

Le bruit d’une montre cassée

Tes mots

Une saison

Le soir

Perdition

Au revoir

L’ailleurs

Croire

Partir

Ce soir

Ton silence monde

Un père

Une rue

Les blanches gaîtés

Un temps de trop

Existence

Béatitude

Colère

Sans écho

Danser

Matin sans nuit

Non

LA SOLITUDE

Comme une virgule

Abandonnée

Entre les mots d’un poète fatigué

La solitude

Griffe le velours

Des évidences

Pinacle d’une insomnie

Trop longue

Lancinante mélancolie

Harassante

Pollue

Le ciel des vérités

Personne

Ni ici

Ni au bout du monde

Elle seule

Dans l’azur

Nuageuse amante

Criante

Discrète d’un dieu

La sporadique parenthèse

Des joies partagées

Oubliées

Par les maux de cette étincelante

Silencieuse

Si forte

Ressac du temps

Sous les flots des souvenirs

La silhouette

En filigrane

De cette belle ennemie

Dessine

Le tableau de la vieillesse

Hiéroglyphe fragile

Des instants évanouis

Au cœur des cœurs

Epuisés

Comme les teintes

D’un crépuscule magnifié

Par le chant des agonisants

Elle parfume

Les murmures inaudibles

Du regret

Immuable déesse

Insolente

Délicatement

Avec l’assurance de l’éternelle

Quiétude

Caresse les épidermes

Apeurés

Asséchés

Sereine dépositaire

Des derniers

Saisissements

Dans les pourquoi

Gris

Des années égarées

Elle est la réponse

Aux mots

Sans bruit

Sans sens

Ereintante

Etouffante

Accompagnatrice

Des vieux si jeunes

Déjà morts

Prudents à en mourir

Belle guide

D’un musée des vies

Gâchées

Ratées

Malicieuse témoin

Des séparations

Des finitudes

Devant l’inexorable

Et sous la pluie acide

Des remords

Elle danse

Les mauvais oui

Les non pas dits

Elle glace les dernières chaleurs

Miroir sans pitié

Quand il se fait tard

Sous les ponts des oublis

Esméralda des nuits sans lune

Elle rit aux éclats

Dans les reflets des aigreurs

Faucheuse argentée

Des illusions ultimes

Définitifs

Dernier ..... Définitifs ....

LE BISTROT DES HIER

Le verre de trop

Sur le zinc des remords

C’est l’ivresse des dépits

A la guinguette de la tristesse

Cette tablée disparue

Dans le cadre désuet de ce cliché sépia

Irritation désarmante et cruelle

Des destins bus à grande vie

Il est beau, vieux et vide

Il est grand, silencieux, et loin

C’est le bistrot des hier

Cette fille de joie aux cent rires

Sur la barque des agapes scintillantes

Comme l’image d’un bonheur enfoui

Dans les caves des amitiés inoubliables

Le cliché éteint des couples en joies

Et les sièges éventrés des banquettes bleues

Comme témoins des plaisirs en promesse

Ruines des années aux allégresses simples

Il est beau, vieux et vide

Il est grand, silencieux, et loin

C’est le bistrot des hier

Les mots doux effacés

Dans les oreilles sourdes du temps

Délicieux vertige d’un perdu de la vie

Dans la jungle de la normalité

Dans ce théâtre des oubliés

Les acteurs vieillissants tremblent

Emois intimes d’une vie en partance

Souffrance ultime d’une ardeur fatiguée

Il est beau, vieux et vide

Il est grand, silencieux, et loin

C’est le bistrot des hier

Quand le soleil des amitiés durables

Brille sur le désert d’une vieillesse esseulée

Et que dans les habits des enchantements d’antan

Les voix de la sagesse d’aujourd’hui éclairent la nuit

Dans l’aube givrée la voiture grise s’avance

Face au bar les larmes coulent comme des pressions

L’ultime addition de la dernière tournée inachevée

Le canon de la fin pour la volupté des hier en or.

Il est beau, vieux et vide

Il grand, silencieux, et loin

C’est le bistrot des hier.

DEUX HOMMES

Un café au bout des rues sans fin

Une ville sans visage

Dans le ciel, le gris du temps perdu

Sous l’automne les tristesses laconiques

Blessures à vifs

Insondables douleurs

Ils sont deux

Il est déjà si vieux

Il est encore silencieux

Au loin un homme attend

Encore et toujours

Rendez-vous si souvent reportés

Cigarette de la peine à la bouche

Rictus de la crainte

Et visage clos

Mentir jusqu’au bout des silences

Comédie des échappatoires nuisibles

Coma d’un lien

Un vent tenacement froid

Les silences d’un matin plaie

Sang des doutes

Ils sont deux