Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Cléo te raconte une nouvelle enquête menée par sa grand-mère quand elle avait son âge.Printemps 1967 :
Dans le village où Noémie et Mona passent leurs vacances, un fermier doit faire face à une série de malchances qui ne semblent pas naturelles. La rumeur court qu'il est victime d'un envoûtement et on accuse le rebouteux, qu'on suspecte de sorcellerie. Les deux filles mènent l’enquête, persuadées que, derrière les apparences, un personnage mystérieux agit dans l’ombre. Mais quel est son mobile ?Lectorat 9/12 ans
À PROPOS DE L'AUTEURE
Après une carrière d’enseignante, Suzanne Max se lance dans l’écriture pour la jeunesse avec ami dessinateur, Alain Benoist. Ensemble, ils publient les cinq tomes de la série des aventures de Liann, l’enfant faune, l’occasion de délivrer en douceur un message en faveur de l’environnement. D’autre part, elle publie en solo un roman et d’autres livres jeunesse.
Avec Les enquêtes de ma grand-mère, Suzanne Max propose une série d’enquêtes policières menées tambour battant par deux jeunes détectives en herbe... du siècle dernier ! L’ombre du corbeau est le troisième tome de la série.
Provençale d’origine, Suzanne Max vit désormais dans les Landes.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 140
Veröffentlichungsjahr: 2023
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Suzanne Max
L’ombre du corbeau
Les enquêtes de ma grand-mère
Roman Jeunesse
ISBN : 979-10-388-0600-9
Collection Saute-mouton
ISSN : 2610-4024
Dépôt légal : mars 2023
© 2023 Couverture Ex Æquo
© 2023 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays
Toute modification interdite
Éditions Ex Æquo
6 rue des Sybilles
88370 Plombières-les-Bains
www.editions-exaequo.com
1. L’intro
Salut, c’est Cléo ! Me revoilà pour une nouvelle enquête de ma grand-mère, Noémie. Au cas où tu te lancerais dans ses aventures pour la première fois, je te fais quand même une petite présentation.
L’idée m’est venue de raconter les aventures que Noémie a vécues avec son amie Mona quand elles avaient 12 ou 13 ans. Elles adoraient les romans policiers et les mystères, elles étaient inséparables, curieuses comme des pies et pleines de ressources. C’est comme ça qu’elles se sont lancées dans des histoires incroyables et qu’elles ont eu à faire face à de vrais malfaiteurs{1} !
Si je décide aujourd’hui de te raconter cette affaire de jeteur de sorts, c’est parce que nous venons de passer quelques jours chez elle, mon frère et moi, juste au moment d’Halloween. Alors bien sûr, avec Tom qui n’a que 9 ans, on a absolument voulu décorer la maison et nous déguiser pour fêter ça avec les copains du village. Citrouille, chauve-souris, corbeaux et toiles d’araignées : le grand jeu ! Et là, surprise : ma grand-mère nous a expliqué qu’on ne fêtait pas Halloween en France lorsqu’elle avait notre âge{2}. C’était une fête celte, qu’on célébrait surtout en Grande-Bretagne.
— C’était nul ! s’est exclamé mon frère.
— Alors, me suis-je étonnée à mon tour, vous n’aviez pas d’histoires de sorciers ?
Ma grand-mère a souri. Pas d’Halloween, pas de Harry Potter, c’est vrai. Mais la sorcellerie était bel et bien présente partout dans les campagnes françaises...
C’était en 1967. Une époque assez différente de la nôtre : pas d’ordinateur ni de téléphone portable, à peine de vieux postes de télé en noir et blanc, et plein de détails qui nous semblent trop bizarres aujourd’hui. Noémie et Mona étaient en quatrième dans un établissement où il n’y avait que des filles. Sur les photos de classe, toujours en noir et blanc, on les voit toutes en jupes, avec leurs grandes chaussettes, car les pantalons leur étaient interdits à cette époque. Ma grand-mère, une jolie blonde, coupe au carré et regard pétillant, était dynamique et décidée, toujours prête à passer à l’action. Son amie Mona, aux longs cheveux bruns et aux yeux clairs, était plus réfléchie et adorait démêler les énigmes. Un duo de choc !
Lorsque cette histoire commence, toutes deux s’apprêtaient à passer une dizaine de jours chez la tante de Mona, à la campagne, pour les vacances de Pâques. Tout excitées à cette idée, elles occupaient leur dernier mercredi{3} de classe, à peaufiner leur projet : écrire leur premier roman.
2. Le labo
— Regarde, Mona, la prof était tellement pressée qu’elle a oublié de fermer le laboratoire à clé !
— Et alors ? rétorqua son amie, un peu inquiète de voir Noémie se diriger vers le lieu interdit.
— On va l’explorer... Ce sera super comme décor dans notre roman ! Le labo doit être rempli de trucs inquiétants, un véritable antre de sorcier, j’en suis sûre.
— Si on se fait prendre, on va surtout récolter deux heures de colle et un mot sur le carnet, objecta Mona. Je n’ai aucune envie d’être punie pendant les vacances !
— Aucun risque, Choubéni ne repassera pas par ici, elle avait le conseil de classe du trimestre pour les terminales D. Elle n’est pas près d’en avoir fini. Allez, viens !
La force de persuasion de ma grand-mère faisait toujours son petit effet sur son amie. Aucune surveillante en vue, elle la suivit donc, le cœur un peu battant tout de même.
Les salles de sciences étaient particulièrement froides et austères avec leur haut plafond et leurs dalles de pierre. Le lycée, qui accueillait les filles de la sixième à la terminale, était un ancien couvent et il en conservait l’atmosphère : couloirs sombres, salles voûtées, dont certaines étaient installées dans l’ancienne chapelle, long réfectoire monacal, escalier principal majestueux. Une ambiance sévère, certes, mais dans laquelle Noémie et Mona évoluaient avec grand plaisir, laissant libre cours à leur imagination. Et parfois, il arrivait que la réalité dépasse la fiction : n’avaient-elles pas découvert le passage secret du fameux souterrain du lycée{4} ?
Tout à leur projet de roman, elles avaient décidé de donner à leur futur manuscrit un côté un peu inquiétant et d’y introduire un personnage mystérieux : pourquoi pas un vieux savant fou dans son laboratoire ou encore un sorcier aux étranges pouvoirs ? En tout cas, venir fouiner dans l’antre de leur prof de sciences sembla à ma grand-mère une idée géniale pour planter le décor.
Noémie passa la première. Dès l’entrée, le squelette Oscar semblait monter la garde. Les filles le connaissaient bien, il trônait assez souvent sur l’estrade de la salle de sciences, et il ne les intimida pas. Elles déposèrent leur cartable à ses pieds et commencèrent leur exploration.
Elles admirèrent d’abord un bel aquarium, dont l’éclairage mettait en valeur des poissons aux superbes couleurs. Un aqua-terrarium bien aménagé accueillait une tortue d’eau
Plus loin, les premières vitrines contenaient des fossiles et des échantillons de roches de toutes sortes... ce qui à leurs yeux n’était pas le plus passionnant et leur rappelait un peu trop les cours de géologie au programme cette année-là. Les herbiers qui suivaient n’intéressèrent pas non plus ma grand-mère qui attendait de sa visite quelque chose de plus spectaculaire.
— Parmi ces plantes, il y a peut-être les herbes que les sorciers utilisent pour leurs potions, supposa tout de même Mona en jetant un coup d’œil aux noms latins joliment inscrits à la plume. Ou pour concocter un poison ?
Noémie ne répondit pas : elle avait découvert une arrière-salle qui semblait correspondre davantage à ce qu’elle cherchait. Elle s’arrêta sur le seuil et resta sans voix... ce qui était très rare de sa part.
Mona, en arrivant derrière elle, commenta :
— La voilà, notre antre de sorcier, non ?
La salle voûtée était sombre, aucune fenêtre ne l’éclairait et seule l’ouverture du laboratoire principal laissait passer une faible lumière. Les filles distinguaient les silhouettes peu engageantes d’animaux empaillés qui les fixaient comme pour leur reprocher leur intrusion. Elles s’approchèrent bravement, dans le plus grand silence.
En présence du renard, de la chouette, du chevreuil ou du corbeau, tous figés à jamais par le taxidermiste{5} les deux amies se sentaient un peu mal à l’aise.
Elles tournèrent leur regard vers la seconde partie de la salle qui les intriguait encore davantage. Une drôle d’odeur planait dans cet espace. L’atmosphère était lourde et les deux exploratrices s’immobilisèrent un instant. Elles n’avaient pas osé chercher un interrupteur et risquer de se faire repérer, mais leurs yeux s’habituaient à la pénombre et elles découvrirent sur les étagères une multitude de fioles et de flacons plus ou moins remplis de liquides divers. Les éprouvettes, tubes à essai, pipettes, béchers, ballons et verres gradués semblaient n’attendre que la main d’un savant fou pour donner naissance à quelque breuvage démoniaque :
— On se croirait dans le laboratoire du Docteur Jekyll{6}, constata Mona, toujours férue de cinéma.
— Tu crois que Choubéni se transforme en assassin la nuit ? demanda Noémie en pouffant.
Mona sourit : un peu d’humour n’était pas de trop pour chasser l’ambiance pesante qui régnait dans la pièce. Certains objets leur étaient inconnus et elles en manipulèrent quelques-uns avec beaucoup de précautions.
— Dommage qu’on ne puisse pas photographier la salle, remarqua ma grand-mère, on ne pourra jamais se souvenir de tout{7}.
— Tant pis, on inventera, conclut Mona, confiante dans leur imagination débordante.
Noémie avait commencé à feuilleter un très vieux livre de chimie lorsque Mona sursauta :
— Noémie, vite, j’entends des voix dans le couloir !
Rapidement, elles abandonnèrent l’arrière-salle voûtée et son obscurité lugubre en prenant garde de ne rien heurter ou renverser. De retour dans le laboratoire principal, elles tendirent l’oreille.
— Je termine le ménage ici, disait une voix de femme, ne vous inquiétez pas, je fermerai le laboratoire.
— Vérifiez bien, recommanda une voix d’homme. Madame Choubéni a oublié de fermer à clé en partant, je dois m’assurer que tout est en ordre. Ma femme doit s’occuper des animaux pendant les vacances.
Cerbère ! C’est ainsi que les filles avaient surnommé le concierge du lycée, seul homme de l’établissement, qui passait son temps à pourrir la vie des élèves, fier comme Artaban dans son uniforme. Heureusement, Angèle, qui faisait le ménage de la salle de cours, avait proposé de fermer elle-même. Cerbère tourna donc les talons et quitta les lieux. Plaquées contre le mur sur le seuil du laboratoire, les deux amies regardèrent la corpulente silhouette s’éloigner dans le couloir.
Sans demander leur reste, Noémie et Mona récupérèrent leur cartable au pied d’Oscar et filèrent aussi silencieusement que possible. Deux couloirs et un escalier plus tard, elles s’arrêtèrent, soulagées, et éclatèrent de rire.
— Tu te rends compte, Mona, si Angèle n’avait pas été là, sûr que Cerbère aurait fermé à clé sans rien vérifier.
— Et on aurait passé la nuit dans le laboratoire !
— On y aurait peut-être passé toutes les vacances, renchérit Noémie en riant. Terminé, le séjour chez ta tante ! Heureusement que j’avais l’amulette porte-bonheur que tu m’as offerte dans la poche, ça nous a porté chance !
À ces mots, Mona la stoppa net en lui pressant le bras :
— Oh ! On a oublié notre rendez-vous avec Apolline ! Elle doit nous attendre...
Effectivement leur copine Apolline commençait à s’impatienter devant le portail du lycée. Elle les vit arriver enfin, avec vingt minutes de retard, et les accueillit avec un peu d’énervement :
— Où étiez-vous donc ? Tout le monde est sorti depuis longtemps, encore une de vos idées farfelues ?
— Non, non, assura Noémie qui ne voulait pas épiloguer plus longtemps. Tu as pu trouver les livres ?
Apolline était désormais bénévole comme aide-bibliothécaire dans leur lycée. La responsable du lieu, Melle Brun, proposait aux élèves motivées de venir lui donner un coup de main pour gérer les emprunts et le rangement des ouvrages. Apolline, passionnée par les livres, s’était proposée et passait plusieurs heures par semaine dans ce lieu un peu vieillot dédié à la lecture. Ses amies l’avaient chargée de leur trouver des ouvrages sur la sorcellerie, histoire de se documenter avant de démarrer leur roman.
Apolline avait pris sa mission au sérieux et leur tendit deux gros livres : La sorcellerie en France, et Sorts et Superstitions de nos campagnes.
— Voilà de quoi vous documenter, leur dit-elle. Mais n’allez pas vous fourrer encore dans une situation dangereuse ! Je ne serai pas là pour vous tirer d’affaire, cette fois.
Apolline leur adressa un petit clin d’œil. L’allusion était claire : dans l’affaire du souterrain secret, elle les avait bel et bien tirées d’un mauvais pas.
— Oh, pas de danger, rétorqua Noémie. Avec le frère de Mona qui nous accompagne, fini la liberté et l’aventure ! Il va se croire obligé de jouer les chiens de garde.
Ma grand-mère avait beau être ravie de partir en vacances avec Mona chez sa tante, elle voyait tout de même d’un mauvais œil la présence de Marc, leur aîné de deux ans, qui ne manquerait pas une occasion de les surveiller et de lui faire quelques remarques désagréables, comme il en avait l’habitude. Mona soupira en entendant son amie se plaindre de la présence de Marc. Pourquoi son frère et sa meilleure amie s’entendaient-ils comme chien et chat ? Elle aurait tellement voulu qu’ils s’apprécient tous les deux et que leur petit trio fonctionne bien. Elle préféra changer le cours de la conversation :
— Merci pour les livres, Apolline, et passe de bonnes vacances.
— Vous partez demain ?
— Non, seulement lundi. Mon père nous accompagne à la gare, on a quatre bonnes heures de train. En attendant, il va falloir patienter quelques jours. Et toi ?
— Oh, moi, ce sera séjour culturel avec les parents ! Nous partons pour Paris vendredi : on va enchaîner les visites de musées et faire le tour des monuments. Vacances intéressantes... mais sans doute bien moins mouvementées que les vôtres !
— Nous aussi, ce sera calme, promit Noémie : écrire un roman, c’est une occupation sans danger.
— Peut-être, admit Apolline.
Puis elle ajouta avec un sourire :
— Du moins, la plupart du temps, et pour la plupart des gens.
3. Le hameau
Quelques jours plus tard, Mona, son frère Marc et Noémie étaient accueillis par tante Louise, venue les chercher à la gare avec sa 2 CV{8}.
Le voyage en train avait été long, mais agréable. Dans ces années-là, les TGV n’existaient pas{9}, les trains étaient plus lents qu’aujourd’hui, mais ils avaient l’avantage de desservir de très nombreuses petites communes partout en France. Même le village de tante Louise avait sa gare ! Noémie avait trouvé Marc plutôt aimable, il s’était chargé de caler les trois valises dans le porte-bagages placé au-dessus de la banquette, ce qu’elles ne seraient pas parvenues à faire toutes seules. Dans leur compartiment de huit places, ils avaient eu peu de compagnons de voyage. Un couple âgé avait fait un bout de trajet avec eux et leur avait offert des chocolats tout en discutant de choses et d’autres. Noémie et Mona avaient également passé un long moment dans le couloir, à regarder le paysage, accoudées à la fenêtre ouverte, le vent frais rosissant leurs joues et emmêlant les longs cheveux de Mona.
Le train arriva à l’heure prévue, Louise les attendait sur le quai et les accueillit chaleureusement. Elle était la sœur aînée du père de Mona, avait une bonne quarantaine d’années et vivait seule depuis le décès de son mari, mort jeune quelques années seulement après leur mariage. C’était une femme dynamique, qui s’occupait de son jardin potager et de ses animaux, et qui travaillait comme secrétaire de mairie. Elle connaissait tout le monde au village, et rendait volontiers service aux uns et aux autres, en particulier aux personnes âgées qui ne possédaient pas de véhicule.
Louise n’avait pas voulu quitter la petite ferme qu’elle avait habitée avec son mari et qui n’avait guère de confort. Comme souvent à cette époque, en particulier à la campagne, l’habitation ne possédait pas de véritable salle de bains, les toilettes étaient à l’extérieur, et on se chauffait au bois. L’électricité avait tardivement été installée, et Louise s’en émerveillait encore. La maison bénéficiait désormais de l’eau courante, et c’était un luxe d’ouvrir un robinet au lieu de tirer l’eau à la pompe ou au puits.
La ferme n’était qu’à trois kilomètres du village, blottie dans un hameau d’une dizaine de maisons seulement. La 2 CV les emmena rapidement à bon port.
— Entrez vite vous mettre au chaud, les enfants, les pressa Louise en ouvrant la porte d’entrée, cette fin mars est glaciale ! Avez-vous fait bon voyage ? Un bon chocolat chaud et un gâteau tout juste sorti du four, ça vous dirait pour le goûter ? Mais attendez que je vous montre vos chambres, suivez-moi... Mona, je t’ai préparé la plus grande, que tu partageras avec Noémie. Marc, tu seras dans la petite pièce du fond, cette fois.
Un peu étourdi par cette avalanche de paroles, le petit groupe emboîta le pas à tante Louise. Les chambres qui leur étaient destinées avaient été aménagées assez récemment dans ce qui était autrefois une étable jouxtant la maison. Dans la partie ancienne, où Louise vivait, se trouvaient la grande cuisine, pièce principale avec sa grosse cuisinière à bois, la chambre de la propriétaire des lieux et une petite alcôve transformée en salle d’eau assez sommaire. Une porte de communication donnait sur les deux pièces désormais réservées aux visiteurs. Noémie remarqua qu’elles étaient autonomes grâce à une seconde petite salle d’eau et à une porte indépendante du reste de la maison, qui donnait directement à l’extérieur. Les trois jeunes voyageurs posèrent les valises et rejoignirent Louise dans la cuisine.
Tout en faisant honneur au goûter, ils demandèrent des nouvelles du hameau. Pour Noémie, tout était nouveau et elle écouta les explications avec beaucoup d’attention : les personnages de leur futur roman prenaient vie !
— Rien de changé chez les Bonnet, annonça Louise, Jacques et Aline s’en sortent à peu près avec la ferme, et Pierre les aide bien. C’est qu’il a 15 ans maintenant ! Il t’attend avec impatience, Marc, je lui ai dit que vous arriviez aujourd’hui, tu iras lui rendre visite, ça lui fera plaisir.
