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La Caravane Magique : Un voyage au-delà des frontières de la réalité "La Caravane Magique" vous invite à un voyage inoubliable où mystère et aventure se mêlent au surnaturel. Au premier abord, cette caravane semble ordinaire, oubliée, et posée au milieu de nulle part. Mais à mesure que vous suivez Sauveur, le protagoniste de cette histoire, vous découvrirez qu'elle cache des secrets bien plus profonds que ce que l'on peut imaginer. Piégé dans ce lieu étrange, Sauveur devra explorer les énigmes et défis qui se dressent devant lui. Chaque ouverture de la porte de la caravane transporte le lecteur dans un monde parallèle, une nouvelle dimension, où chaque mystère résolu ouvre la voie à un autre. À travers des paysages tantôt brûlants, tantôt glacés, des rencontres insolites et des événements surnaturels, ce voyage introspectif révèle des vérités sur l'existence, la quête de soi, et le sens de la vie. Plongez dans cet univers fascinant et suivez Sauveur dans son périple. Où chaque étape de ce voyage le rapproche de la découverte ultime : celle de la porte entre les mondes. À découvrir absolument pour les amateurs de récits où se mêlent magie, mystère, et exploration intérieure.
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Seitenzahl: 115
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Au premier abord , cette caravane n'a rien de particulier. Des placards en contreplaqués, des poignées chromées, un coin banquette avec une table basse, aux fenêtres des rideaux des années cinquante. Il y a bien longtemps qu'elle n'a pas pris la route. Elle est posée partout et nulle part. Sauveur est le personnage principal avec qui on partage son voyage fantastique pour en découvrir le secret qui réside dans cette caravane.
Perdu dans l'inconnu
Errance dans l'Énigme Urbaine
À la Croisée des Mondes
Révélations Écrites
Réflexion du voyageur
La clé de l'aventure
L'ascension de la caravane
Le fruit de l'apprentissage
La rencontre inattendue
Mauvais retour à la la réalité
Un pas lucide
La force de l'union
il y a toujours une finalité.
Quand j'ai ouvert les yeux ce matin-là, très vite je fus pris de panique. Je ne connaissais pas ce lieux et m'interrogeais :
«Mais où suis-je ?
J'étais allongé sur une banquette avec un matelas ni mœlleux, ni dur. Je me suis assis et j'ai frotté mes yeux. J'ai atténué le voile et ma vue s'est éclaircie.
Devant moi une table basse et de nombreux placards de contreplaqués stratifiés, avec des poignées chromées. Aux fenêtres des rideaux des années cinquante. Sur les étagères, il n'y avait aucun bibelot.
À cet instant j'ai réalisé que j'étais dans une caravane. Me répétais-je
« Que fais-tu ici ?
Avant d'agir et de partir dans tous les sens, j'essayais de me souvenir de la veille. Dans ma tête c'était le néant total. Devant la porte d'entrée une paire de baskets, sur la banquette une casquette, naturellement j'eus le réflexe de toucher mon crâne et de regarder mes pieds. Il m'a soudain semblé que cela était probablement à moi. J'étais vêtu d'un pantalon avec des poches à la hauteur des cuisses et d'un pull-over à col roulé. J'ai mis les mains dans les poches instinctivement comme si je cherchais un indice mais elles étaient vides. Je me suis pincé pour savoir si ce n'était pas un mauvais rêve et je conclus par le mal que je m'infligeais que tout cela semblait bien réel. Après une grande inspiration, j'ai pris conscience que la seule chose dont je me souvenais c'était mon identité. Toujours en position assise devant la table basse, rien ne revint. J'avais encore au fond de moi un sentiment d'affolement.
L'incompréhension agitait le battement de mon cœur. Il était temps pour moi d'agir et de résoudre le mystère dans lequel j'étais piégé. J'ai commencé par ouvrir les placards, il y avait quelques vivres, des boîtes de conserves. Au premier aspect, elles n'étaient pas très anciennes. Il y avait une date de péremption inscrite. Elle semblait d'actualité. Je ne savais même pas quel jour nous étions. Sur un meuble bas , deux feux à gaz , j'ai ouvert la porte du bas, il y avait même la bouteille. J'ai tourné le robinet et j'ai senti très rapidement qu'elle n'était pas vide.
Dans les autres compartiments, quelques assiettes, verres, couverts, étaient présents. À côté de la plaque à gaz , une petite vasque dont j'ai vite compris le fonctionnement. Dessous l'évier, j'ai constaté la présence de deux bidons, il suffisait d'actionner une pompe à pied pour voir monter l'eau propre du premier bidon et la voir couler dans le second. Une agitation cérébrale s'est emparée de moi, un confort rudimentaire était bien présent. Cette caravane était bien habitée mais par qui si ce n'était pas moi. J'avais beau fouiller dans mes souvenirs, rien ne m'indiquait vivre ou avoir vécu dans une caravane. J'ai continué à chercher le moindre recoin dans l'espoir de trouver une lettre , une photo qui me permettait de me mettre sur une voie. Je n’ai rien trouvé de tout cela.
Juste une boîte d'allumettes, un bout de résine de cannabis, des feuilles et du tabac. La panoplie complète pour pouvoir en fumer un.
« Ne fais pas ça, ce n'est vraiment pas le moment » me dis-je.
Je me suis de nouveau assis sur la banquette, me suis accoudé et j'ai pris ma tête entre mes mains. Je connaissais mon nom, mon prénom, mon âge. Tous les objets autour de moi ne m'étaient pas étrangers.
Leurs utilités m'étaient évidentes. Un instant d'angoisse profonde fit surface quand me vint en flash, le souvenir de ma femme et de mon enfant.
Une pensée s'est mise à résonner
«Mais qu'est ce que tu fais ici ? ».
J'ai entamé un long monologue.
« Tu te souviens des tiens ?
_ Oui je me souviens
_ De quoi te rappelles-tu?
_ De tout, sauf comment j'ai atterri là.
_ Alors barres-toi d'ici ! J'ai enfilé les baskets qui étaient sûrement les miennes, j'ai pris la casquette.
J'ai tourné la poignée de la porte. Elle était verrouillée.
«Mais c'est quoi ce délire » me répétais-je.
J'ai été envahi par la peur et l'appréhension.
« Suis-je moi, tout me semble si réel ».
J'ai tiré le vieux rideau, à travers le hublot, j'ai vu une multitude d'arbres. J'ai ouvert les deux autres rideaux. La caravane était au centre d'une forêt dense, sans le moindre accès pour y accéder et aucune civilisation aux alentours.
«Je délire ce n'est pas possible autrement». Les pensées traversaient mon esprit.
« ferme les yeux, respire, reprends-toi ».
J'avais beau agir de la sorte rien ne changeait.
Quelqu'un m'avait-il endormi et emporté ici ? Si c'est le cas pourquoi moi ?
« Je ne suis pas un rat de laboratoire. Suis-je tombé dans les mains d'un complot ?”
J'ai collé ma tête contre le plexiglas de la fenêtre pour voir à l'extérieur de la porte d'entrée. J'ai constaté la présence de la clé sur la serrure.
«Je ne suis pas arrivé ici tout seul».
Une pensée qui me semblait logique de sens.
Au même moment me vint le souvenir d'un proverbe
« Tout vient à point à qui sait attendre ».
J'ai ouvert le placard, entre deux boites de conserves, quelques sachets de thé traînaient. J'ai craqué une allumette et j'ai fait chauffer de l'eau. La tasse chaude entre la paume de mes mains, je me suis dit.
« Prends ton mal en patience, quelqu'un va forcément revenir un moment donné ».
J'ai ouvert la seule petite fenêtre qui pouvait l'être.
J'avais siroté la totalité de mon thé, un air frais en provenance du hublot entrouvert renouvelait l'air ambiant. Le silence était couvert par les bruits naturels de la forêt environnante. Le sentiment était paradoxal. Il était angoissant et reposant. Autour de moi , il n'y avait ni horloge , ni calendrier . Je n'avais aucune notion de temps à par le jour et la nuit. Tous les éléments me permettaient d'être en paix et pourtant je n'arrivais pas à l'être. Au fond de moi j'ai toujours eu ce désir de retrait , loin de la civilisation pour me retrouver. J'ai déjà voulu vivre comme une ermite pour me lier à l'essentiel. L'incompréhension de cette situation ne faisait que déstabiliser mon bien-être. Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans l'attente mais j'atteignais la limite de ma patience. J'ai été saisi par une montée d'adrénaline, il fallait que je sorte de là. J'ai tapé avec mes mains nues, à plusieurs reprises, le plexiglas des fenêtres.
J'ai pris à coup de pieds la porte d'entrée. Toutes mes tentatives d’évasions avaient échoué. Mon rythme cardiaque ne cessait pas son ascension. Je me suis assis , la larme à l'œil témoignait ma frustration. Je mis fin à mon hésitation, en commençant à caresser le bout de résine avec la flamme d'une allumette. Je me rassurais en me disant.
« Il ne te fera pas de mal »
Dès les premières bouffées, un effet d'ivresse a ligoté mon esprit. J'étais figé sur la banquette. Des pensées furtives s'entremêlaient dans ma tête. Le joint avait eu raison de moi et sans tarder la crise d'angoisse est devenue inévitable. Je me suis blotti sur le coussin en position de fœtus. Les yeux fermés, je me suis battu contre moi-même pour reprendre un esprit lucide. Je savais que dans la situation dans laquelle je me trouvais, fumer serait une grosse bêtise mais je l'avais pourtant fait. J'étais tellement fatigué de controverser avec mon esprit que la petite mort du sommeil ne se fit pas attendre. M'endormir profondément était le seul avantage que j'eus en fumant. Quand je me suis réveillé, j'étais dans le noir absolu. Aucune lueur n'était détectable. J'avais l'espoir que tout ça s'arrête à mon réveil, malgré l'obscurité profonde je savais que rien n'avait changé.
j'étais toujours dans cette caravane. J'ai tâtonné autour de moi, attrapé la boîte d'allumettes et allumé le gaz pour éclairer et réchauffer l'intérieur de la caravane. Mon constat fut sans appel, rien n'avait changé. Je n'avais aucune idée de l'heure qu'il pouvait être mais j'avais le ventre qui gargouillait.
Hormis un thé, je n'avais rien avalé. Je n'ai pas trouvé d'ouvre boîte, je pris un couteau, je l'ai planté dans le couvercle et j'ouvris avec difficulté une boîte d'haricots. La faim était tellement importante que cette assiette fut un grand plaisir. J'avais mis en pause ma réflexion et j'étais rentré naturellement en mode survie. Le jour se levait, j'ai pris soin de ranger l'intérieur de la caravane pour garder une stabilité et pour éviter le désordre psychique. Comme n'importe quel mammifère, j'ai été pris fréquemment par l'envie de faire mes besoins. La caravane n'avait pas de wc. Instantanément j'ai été traversé par une pensée.
« Il faut vraiment que je sorte de là maintenant ».
Les premiers rayons de soleil se diffusaient à travers la végétation. J'ai penché ma tête contre la vitre pour savoir si je pouvais trouver une idée pour récupérer la clé. Ce fut la surprise, la clé avait disparu. J'ai eu un moment d'arrêt et me questionnais-je.
«Quelqu'un joue avec moi ?»
J'ai mis la main sur la poignée de la porte. Elle était déverrouillée, ça faisait des heures que je voulais sortir de là mais sur l'instant présent, j'ai eu un long moment d'hésitation. J'ai à peine entrouvert de quelques centimètres et j'essayais de regarder par la fente. La palpitation frappait ma poitrine. Une goutte de sueur longeait mon arcade. D'un coup franc et soudain comme un effet de surprise j'ai claqué la porte sur l'extérieur. J'ai hurlé comme le rugissement d'un tigre. Une colonie d'oiseaux a pris son envol. J'ai avalé ma salive, j'ai observé autour de moi, et j'ai constaté avec stupeur la domination du calme et du silence. La forêt était verdoyante, je fis rapidement le rapport avec la saison. C'était le printemps sans aucun doute. Je fis un demi-tour sur moi même, à mes pieds il y avait la clé. Je la ramassais et la mis dans ma poche. Je reculais de quelques pas et sentais une légère brise. J'observais la caravane de son extérieur. La petite porte d'un blanc salle était grande ouverte. Une fenêtre sur la face gauche. Le toit légèrement arrondi était recouvert de feuilles de l'automne dernier. Les roues étaient ancrées avec les pneus complètement craquelés. À cet instant je me suis senti seul. Où étaient les miens ? Pourquoi suis-je seul ici ? Mon instinct animal me rattrapait, il fallait que j'urine pour libérer ma conscience. La solitude me poussait toujours vers le monologue pour me permettre d'agir.
« Tu attends quoi il faut partir ».
Je suis entré furtivement dans la caravane, pris les allumettes, un couteau, Je suis ressorti laissant la porte ouverte. Autour de moi une forêt intense se dressait. J'ai décidé de repérer le sud et de le suivre.
J'ai taillé un bout de bois pour frapper la végétation et m'ouvrir une voie. J'avais qu'une chose en tête, je voulais retrouver la civilisation. J'ai avancé avec difficulté à travers la forêt . J'étais en manque total de repère. Je ne voyais plus la caravane et aucun signe de civilisation n'était visible. De toute manière, je ne pouvais plus faire marche arrière. Je devais comprendre ce mystère. Au centre de la forêt vierge, je me suis assis sur une souche. J'étais fatigué et essoufflé. Je me sentais démuni, seul et perdu.
« Tu comptes rester là et déprimer, gardes espoir ».
J'étais toujours en train de me parler. Je me suis levé et j'ai continué mon ascension vers l'inconnu, dans l'espoir de retrouver les miens.
« Ils doivent me chercher » me dis-je.
Cette dernière pensée m'a donné la force d'avancer.
Aucune trace autour de moi ne m'indiquait comment j'avais pu finir dans ce contexte. Je ne savais pas depuis combien de temps je marchais. J'étais griffé un peu partout, même au visage. À travers les cimes des arbres je pouvais voir le passage des avions longs courriers. C'était représentatif de la vie dont j'avais le souvenir. Une civilisation urbaine active dans un mouvement perpétuel. Un monde moderne où les gens vivent les uns sur les autres. Où la production n’avait aucune mesure. J'étais seul, je n'imaginais même pas qu'une forêt vierge de la sorte pouvait encore exister. Malgré mes efforts, sans le moindre signe, mon espoir de sortir de là s'affaiblissait de minutes en minutes. Le coup de grâce me fut donné.
