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Depuis son agression Annabelle n'avait qu'une chose en tête... ce beau brun qui envahissait ses songes. Qui était-il ? Comment allait-elle réagir en découvrant qu'il était bel et bien réel ? Ses amis ne voulaient pas qu'elle s'approche de lui... Que lui cachaient-t-ils ? Annabelle était loin de s'imaginer quel secret lui cachaient ses proches. Un secret qui allait changer sa vie à tout jamais...
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Seitenzahl: 163
Veröffentlichungsjahr: 2016
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Ma bien-aimée,
Je t’écris lâchement cette lettre pour te dire par écrit ce que je ne peux te dire en face. L’ordre commence à avoir des soupçons sur mes absences. En conséquent, il m’est impossible de te revoir… Je ne peux te faire la promesse de revenir. Ne m’attend pas, continue à vivre, tu mérites d’être heureuse. Ces mots ont été durs à écrire, je ne t’oublierai jamais…
Je t’aime
F.
Prologue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
07/04/2016, dans un village de France.
Annabelle Delort se préparait à rentrer chez elle. La journée avait été longue avec beaucoup trop de clients grincheux… heureusement que Benjamin était là, sans lui elle n’aurait jamais fini à temps.
— Merci Ben, je n’aurais pas pu faire la fermeture seule ! dit-elle soupirante en fermant la boutique de lingerie.
Elle y travaillait en tant que vendeuse depuis un an maintenant et elle adorait son travail. Après son BAC elle voulait absolument travailler, il lui avait fallu deux ans de petits boulots pour enfin trouver Le plaisir. C’était une boutique un peu spéciale qui l’avait fait fondre, elle contenait principalement de la lingerie très fine avec quelques accessoires en plus... Un paradis pour elle qui était coquette.
— De rien, tout le plaisir est pour moi Anna…
Benjamin était un gentil garçon, très serviable. Ils travaillaient ensemble depuis six mois maintenant. Depuis le début il avait flashé sur elle, malheureusement pour lui elle ne le voyait que comme un bon ami. Pourtant il avait de bons atouts, grand, blond, les yeux verts plein de filles lui couraient après, mais Annabelle préférait les grands bruns bien foutus…
Ils se firent la bise et chacun regagna sa voiture.
Elle monta dans sa petite voiture jaune, alluma sa station de radio favorite Funk&Disco et démarra. Elle traversa son village qu’elle aimait tant. Annabelle passa devant le Café où travaillait son ami Lola Siago, qu’elle connaissait depuis le collège. D’habitude elle s’y arrêtait pour discuter et boire un verre avec son amie, mais là elle était trop épuisée de sa longue et laborieuse journée. Elle continua donc sa route et traversa les rues calmes et apaisantes du village.
Elle gara sa voiture dans l’espace qui lui servait de cour, heureusement qu’elle avait une petite voiture, de toute façon avec une taille d’un mètre cinquante-huit vaut mieux avoir tout en petit ça facilite la vie ! Il était déjà vingt heures, elle se dépêcha de rentrer. Elle traversa son allée qui était remplie de pots de fleurs avec de belles roses rouges, elle les adorait et en prenait grand soin. Sa maison appartenait à Marie, sa grand-mère maternelle, elle lui avait léguée il y a trois ans de cela quand elle perdit la vie… Elle avait des goûts particuliers en matière de décoration, la maison était en bois blanc avec un toit en tuiles noires. La porte d’entrée était une porte ancienne en bois peint en noir avec un heurtoir en forme de lion. L’intérieur était composé d’un hall d’entrée assez grand, avec un porte-manteau et une bibliothèque. Le salon était à droite et la cuisine à gauche, il n’y avait pas de portes mais de grandes ouvertures qui amenaient beaucoup de lumière. Tout était très cosy, elle avait gardé les meubles de Marie en guise de souvenirs.
Annabelle alla dans la cuisine se faire un repas rapide, une poêlée de légumes avec une escalope de poulet. Elle avait une belle cuisine moderne, refaite il y a quelques mois. Elle était composée de tout le matériel nécessaire pour une bonne cuisinière : four, réfrigérateur américain, plaques vitrocéramique, micro-ondes, mixeur etc. Un grand comptoir blanc était au centre de la pièce avec quatre chaises hautes. Une fois son repas englouti, elle alla à l’étage prendre une douche, elle en avait grand besoin après une journée pareille. En sortant de la douche elle se mit de la crème hydratante devant son miroir, elle s’observa quelques instants. Elle était mince avec de belles formes, les cheveux mi-longs bruns et un peu ondulés avec des yeux noisette qui viraient presque à l’orange au soleil. Elle était assez fière de son physique qu’elle avait grandement et durement travaillé pour obtenir ce résultat. Elle adorait courir aussi car ça lui libérait l’esprit. Elle enfila son peignoir et se dirigea vers sa chambre, elle ouvra la porte et se figea. Elle n’était pas seule dans le coin de chambre, il y avait un homme !
— Qui… qui êtes-vous ? réussit-elle à dire en bégayant.
Elle n’eut pas de réponse, juste un rire. Un rire ? Si c’était une blague ça n’était pas drôle du tout. Elle pensa qu’il s’agissait peut-être de son ami Andy, qui était très farceur.
— Andy c’est toi ? pas de réponse.
Elle décida d’allumer la lumière mais elle n’eut guère le temps de faire un pas qu’elle sentit ses pieds décoller du sol. Mais que se passait-il ? Elle était un train de voler ! Elle sentit une pression sur son cou, comme si on l’étranglait. Elle voulut crier mais elle n’y arrivait pas. Décidément, ce n’était pas sa journée ! Et puis sans attendre elle alla s’écraser sur le mur du couloir, près des escaliers après quoi elle les dévala à une vitesse folle.
Elle perdit connaissance.
— Vous avez besoin de moi.
Annabelle n’arrivait pas à ouvrir les yeux elle avait trop mal, bordel mais que s’était-il passé ? Elle entendit Lola élever la voix contre quelqu’un.
— Sors, tu n’es qu’un problème de plus !
Annabelle commença à paniquer, elle essaya de se rappeler ce qu’il s’était passé puis elle entendit un bruit beaucoup trop familier : bip... bip... bip... Elle était à l’hôpital. Elle y avait passé beaucoup de temps avant le décès de sa grand-mère… Elle fit encore un effort et se rappela que ce n’était pas sa meilleure journée de travail et puis, le brouillard. Elle fit un effort monstre pour ouvrir les yeux, elle était trop sonnée mais elle voulait savoir pourquoi Lola était en colère. Contre qui s’énervait-elle ? Elle ouvrit doucement les yeux, elle vit d’abord très flou.
— Ma chérie ! S’écria sa mère qui était à sa droite.
Elle eut juste le temps de tourner la tête pour voir l’homme avec qui Lola se disputait prendre la porte à une vitesse folle. Ou était-ce son cerveau qui lui jouait des mauvais tours ?
— Coucou Señorita ! dit Lola en s’approchant du lit d’hôpital. Maintenant c’était sûr que ce n’était pas un mauvais rêve, elle y était pour de vrai.
— Coucou…, réussit-elle à articuler encore trop faible. Que m’est-il arrivé ?
Un silence s’abattit Annabelle distingua maintenant tout le monde, aussi Andy qu’elle n’avait pas remarqué. Elle fut touchée que ses deux meilleurs amis soient là. Elle connut Andy Thomas en même temps que Lola, ils étaient déjà amis avant qu’elle arrive dans le même collège qu’eux. Elle les avait tout de suite appréciés, Andy était originaire de la Réunion, bel homme avec son teint métissé et ses yeux verts, beaucoup de filles étaient passées dans son lit… Lola, elle, était espagnole, brune, un bon mètre soixante-dix avec une belle poitrine qui lui valait beaucoup de succès avec les hommes mais malheureusement pour eux, elle préférait les femmes… Quant à sa mère elle avait les cheveux teints en blond, elle était petite comme sa fille mais avec quelques rondeurs en plus.
Ils étaient bien sympas mais elle s’impatientait, pourquoi ce silence ?
— Tu es tombée des escaliers, mais tu n’as rien de grave ma chérie, commença sa mère, les médecins ont dit que tu vas pouvoir sortir dans peu de temps.
— C’est tout ? Je ne m’en souviens plus… dit-elle perdu. Elle avait l’impression que ce n’était pas tout, ils avaient l’air beaucoup plus paniqués que ce qu’ils voulaient bien lui montrer.
La porte s’ouvrit, un homme en blouse blanche d’une quarantaine d’années entra. C’était le Docteur Fritz. Il connaissait bien notre famille, il venait parfois dîner chez ma mère. Je ne savais pas s’ils étaient juste amis ou amants, peu importait ma mère avait bien le droit d’être heureuse… mon père était parti avant ma naissance donc elle pouvait faire ce qu’elle voulait de sa vie amoureuse.
— Bonjour Annabelle, dit-il avec un joli sourire, comment te sens-tu ? Il s’approcha et commença à lui examiner les yeux.
— Ça peut aller…
La lumière lui éblouit les yeux, elle détourna le regard, un mal de tête atroce apparut. Soudain elle fut plongée dans sa mémoire, elle était comme observatrice. Elle se vit sortir de la salle de bain, ouvrir la porte de sa chambre et puis… plus rien. Mince !
— Tu pourras sortir dans deux jours si tout va bien.
— Merci William d’être venu pour ma fille alors qu’il est si tard…
— Aucun problème Angélique, dit-il en souriant à ma mère et puis il me regarda, si tu as besoin de quoi que ce soit appelle-moi je ne serai pas loin.
— Merci Docteur Fritz.
La fatigue commençait à la submerger, elle s’endormit et sentit ses amis et sa mère quitter la pièce.
•
Annabelle se réveilla quelques heures plus tard, il commençait à faire jour. Une envie pressante surgit. Elle parvint à se lever, mais ses genoux faillirent la lâcher, elle se retint de justesse au lit. Elle avança prudemment jusqu’à la salle de bain. Après son envie soulagée, elle alla se laver les mains. Ses yeux croisèrent le miroir… elle était si pâle et mal en point, ce n’était surement pas une chute qui aurait fait ça ! Et puis elle leva un peu la tête et vit une marque sur son cou, elle sentit d’un coup une pression sur ce dernier, on l’étranglait ! Elle voulut crier mais n’y arrivait pas elle traversa sa chambre en tombant plusieurs fois pour arriver dans le couloir et s’effondra au sol. Elle vit le Docteur Fritz courir vers elle.
— Annabelle ! Il la porta et la déposa sur son lit, que t’arrive-t-il ?!
Elle n’arrivait pas à parler, elle lui montra les marques sur son cou.
— Il n’y a rien Annabelle. Tu fais surement une crise d’angoisse, ce n’est rien je vais te donner un petit calmant.
— Non…, arriva-t-elle à articuler, mon cou… miroir…
Le médecin la regardait avec peine, puis alla chercher un petit miroir.
— Regarde Annabelle il n’y a rien… dit-il d’une voix apaisante.
La jeune fille regarda dans le miroir, mais il n’y avait plus rien. Merde ! elle n’y comprenait plus rien. Le médecin lui injecta un calmant.
— Voilà ça devrait aller mieux, dit-il en souriant, je te le promets.
Annabelle ne faisait que dormir et regarder des programmes futiles à la télévision. Elle essaya de se concentrer, quand elle n’était pas trop fatiguée, pour se souvenir de cette soirée… mais en vain. C’était tellement frustrant ! Et pourquoi avait-elle imaginé les marques sur son cou ? Ça semblait tellement réel… Et la douleur aussi. Elle tourna la tête et vit le petit miroir sur la table de nuit. Elle voulut vérifier une dernière fois. Elle tendit le bras et le mit en face d’elle. Elle émit un petit cri… bordel les marques étaient revenues ! Elle ferma les yeux et essaya de se calmer un moment, puis elle les rouvrit mais elles étaient encore là… Il y avait un très gros problème mais elle était trop fatiguée pour y réfléchir.
Elle se réveilla vers vingt-deux heures, il n’y avait que la lumière de la lune qui éclairait la pièce, embrassant le décor du regard elle vit un homme assis sur une chaise au fond de la pièce, elle se raidit, la mémoire lui revenait, le souvenir d’un homme dans sa chambre. Que lui avait-il fait ? Il était maintenant de nouveau en face d’elle, allait-il la tuer ? La panique lui saisit les entrailles. Elle rassembla ses forces et s’élança vers la porte mais il l’attrapa, la prenant dans ses bras, elle voulut crier mais aucun son ne sortit. Annabelle se débattit dans les bras de son agresseur, avec ses ongles elle planta les mains de l’homme de toute ses pauvres forces, il n’avait pas pour autant lâché prise. Il leva sa main droite et elle se raidit, prête à se faire violenter, mais il lui effleura doucement le cou.
— Calme-toi, je ne vais te faire aucun mal, dit-il d’une voix très douce.
Elle se sentit d’un coup beaucoup plus calme. Elle savoura quand sa main passa plusieurs fois sur son cou. Au lieu d’avoir peur, ça lui procurait un bien fou… elle posa l’arrière de sa tête contre son épaule, elle ne contrôlait plus rien, elle était comme saoule. Elle l’entendit parler à voix basse, mais elle ne comprenait pas un traître mot de ce qu’il lui disait, surement une autre langue. Elle se laissa encore plus aller contre lui sentant maintenant son parfum épicé avec un soupçon de vanille. L’odeur éveilla en elle un désir fou. Elle sentit ses larges pectoraux collés à son dos, il devait être tellement fort… Il s’était arrêté de parler, il était forcément surpris de la réaction d’Annabelle. Et puis plus rien, elle faillit encore une fois tomber par terre, il avait disparu. Elle sentit un courant d’air, la fenêtre était ouverte. Donc elle n’avait pas rêvé… Mais qui était cet homme ? Reprenant de plus en plus conscience elle se parla à elle-même.
— Non mais t’as un gros problème Anna ! Tu te laisses toucher par un homme qui est surement la raison de ta présence ici ! Mon Dieu…
Mais pourquoi il ne lui avait pas fait du mal si c’était lui la cause ? Bizarrement elle se sentit en pleine forme, alla dans la salle de bain et fit face au miroir.
— Et ben ça alors…
Elle n’avait plus aucune marque de fatigue, elle avait repris des couleurs. Elle regarda son cou, il n’y avait plus de marques… Il l’avait guéri ! Non mais c’était impossible la guérison instantanée, ça n’existait pas. Et pourtant elle était bel et bien guérie…
•
Le lendemain Annabelle était déjà réveillée à sept heures du matin, elle avait pris une douche, s’était coiffée, habillée, malheureusement c’était sa mère qui lui avait emmené ses habits. Angélique lui avait pris les choses les plus catholiques de son armoire… Elle mit un t-shirt à manches longues bleu foncé qu’elle n’avait pas mis depuis un bail avec un pantalon noir et des baskets noirs. Sa mère avait du mal à comprendre pourquoi Annabelle s’habillait si sexy, pour dire, sexy pour Angélique c’était quand on voyait le genou… alors quand Annabelle mettait une robe mi-cuisse c’était une catastrophe. Elle comprenait que sa mère soit si protectrice, son père avait profité d’elle et l’avait laissé enceinte… mais Annabelle était prudente, elle prenait la pilule même quand elle n’avait pas de relation. On ne pouvait pas savoir… Elle attendit assise sur le lit, à penser en boucle à ce qu’il s’était passé avec cet inconnu au parfum enivrant. Il fallait qu’elle en parle à quelqu’un, pas sa mère elle allait dramatiser encore plus mais à Lola et Andy pourquoi pas, ils étaient ses amis de longue date et avaient vécu pleins de choses folles ensemble. Elle espérait juste ne pas être prise pour une cinglée…
Sa mère arriva une heure plus tard, elle était très surprise de voir sa fille en si bonne forme, elle lui posa pleins de questions sur son état mais Annabelle lui répondait juste que le Docteur Fritz était aux petits soins pour elle. Arrivée chez elle, sa mère resta moins d’une heure, elle lui prépara un petit déjeuner équilibré, rangea un peu la maison et partit. Sa mère était couturière et avait toujours beaucoup de commandes. Peu de temps après son départ, Lola arriva. Annabelle lui ouvrit.
— Holà ma chérie ! dit-elle avec son petit accent trop mignon en lui sautant dans les bras, comment vas-tu ?
— Bien merci, réussit-elle à dire étouffée par l’étreinte de son amie.
Lola s’en rendit compte.
— Oh ! Excuse-moi Anna, elle desserra son étreinte, tu as l’air d’aller tellement mieux…
— Qu’est-ce qu’il y a ? dit Anna en voyant que son amie avait l’air perdue dans ses pensées.
Lola se reprit avec un grand sourire.
— On était tellement inquiet ! Tu me fais entrer ? Il est bientôt midi et tu dois avoir faim, je vais te préparer un bon repas !
— Oui bien sûr, entre Lola.
Annabelle s’écarta pour la laisser passer, puis referma la porte et la suivit. Elle regarda son amie s’affairer en cuisine, elle portait l’une de ses nombreuses chemises sexy, bien moulante, rouge, avec sa magnifique poitrine qui était bien visible et puis un pantalon noir qui lui moulait les fesses à la perfection. Et sa petite touche finale des escarpins noirs. Annabelle et elle se prêtaient toujours les chaussures, une chance qu’elles fissent la même pointure. Ce qui était bien d’avoir une amie sexy c’était que les ringards osaient rarement les approcher et puis comme elle était gay, pas de concurrence ! Annabelle s’assit sur une chaise qui faisait face à Lola.
— Il m’est arrivé des choses bizarres à l’hôpital…
Lola ne se retourna pas, pourtant quand Annabelle disait « choses bizarres », Lola était toujours à l’affut de nouvelles croustillantes. Elle avait un comportement inhabituel.
— T’as couché avec le Doc ? Je savais que tu aimais les vieux !
— Non ! Annabelle s’écria hyper gênée.
— Je déconne bella en plus c’est impossible, il va surement être ton beau-père…
— Tu tiens ça d’où ? dit-elle surprise.
— J’ai vu comment le Doc et ta mère se regardaient…
Bon la discussion n’allait pas là où elle le voulait. Elle s’en foutait, sa mère pouvait bien vouloir une relation amoureuse ! Alors pourquoi ça l’énervait ? Peut-être à cause de ce maigre espoir qu’un jour son père reviendra… Elle se maudit de repenser à ça ! Elle décida de changer de sujet.
— Il y avait un homme hier soir dans ma chambre… Je pense que c’est le même homme que j’ai vu avant mon accident, devant le silence de Lola elle continua, le seul hic c’est qu’il m’a soigné hier, je n’ai pas plus voir qui il était mais…
— Ma pauvre ils t’ont donné quoi là-bas, dit-elle en la coupant et en se retournant pour enfin lui faire face, ça ne doit être qu’une hallucination Anna.
Elle n’eut pas le temps de répliquer qu’on toqua à la porte. Lola alla ouvrir, c’était Andy. Il s’élança vers elle.
— Coucou ma puce ! Tu nous as fait peur, dit-il en la prenant dans ses bras, oh mais tu as l’air d’aller beaucoup mieux !
Il jeta un bref coup d’œil à Lola, d’un air inquiet. Mais ça s’était passé tellement rapidement qu’elle n’était pas sûr, d’ailleurs elle n’était plus sûr de rien du tout… de plus Lola ne la croyait pas. Devait-elle en parler à Andy ? Il était préférable que non.
Après avoir mangé, tous les trois se mirent devant la télé. Ils passèrent toute l’après-midi ensemble. Lola ne travaillait pas le Mercredi, quant à Andy il travaillait dans la boîte branchée du coin, donc ils avaient eu la journée pour parler et se détendre. Andy partit vers vingt heures, il avait un rendez-vous, comme d’habitude. D’après lui c’était le coup du siècle, Annabelle et Lola avaient bien ri après cette déclaration, il disait toujours ça…
