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La poésie de Camelia Monica Cornea ne laisse pas de répit. Elle harponne des thèmes, des réflexions, des observations qu'elle nous livre avec une douce et puissante sincérité. L'amour est omniprésent, dans le manque, l'aveu, l'espoir, le souvenir, le délire. La mort n'a qu'à bien de tenir. Eros et Thanatos sont enfermés dans le labyrinthe du Minotaure pour une joute ancestrale. La parole n'est jamais indemne, intacte, inodore. Ce recueil saisit nos sens et ouvre la porte d'un partage sans concession.
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Seitenzahl: 32
Veröffentlichungsjahr: 2024
In memoriam : Charlie
Quel doux prélude à la mort, la vie.
La mort est comme un retour dans le ventre maternel.
Table des matières
Préface
Dieu se tait
La lèvre flâneuse de la mort
L’inquiétude du sommeil
Dans la simplicité d’un instant
Le marchand d’illusions
Anti-sommeil
La bacchante de Dionysos
Notre vie passe
L’alchimiste
Des questions
Une vie entière
Parfois
Le chant de la glaise
Les fonts baptismaux de la mort
*****
Silence
In memoriam : Charlie
Flammes bleues
***
Dans l’amour je suis née
Des regrets
Solitude
Temps abstrait
La mort nous mord
Des temps décomposés
Illusions pétrifiées
À minuit
Nouveaux commencements
Si tu meurs
Nuits blanches
L’arbre de la vie
Tard, dans la nuit
Démons
Une maison
Désirs
Je t’aime
La vie n’est qu’une plaisanterie
Je cherchais l’amour
Empreinte
Imagination
Nuits noires
Je suis encore là
Prends mon âme
Compromis
La mort
La nuit
Jour parfait
Automne sans ailes
Tristesses
Je ne te cherche plus
Jadis, je t’ai aimé
Fauche les étés
Illusions
Mon coeur est automne
Remémorations
***
***
La saison du changement
Un autre temps
Refrain de l’enfance
La saison de l’amour
Au nom de la renommée
L’automne m’a attirée
Le serpent
La mort est juste un poème
Rien
Postface
À propos de l’auteure
Un premier trait déterminant du présent recueil (le quatrième de l’auteure) est celui de la désinhibition absolue. Avec une lucidité presque cynique, Camelia Cornea déclare au début, dans la lignée du célèbre philosophe, que Dieu est mort ! Ou du moins, que lui, l’être humain, ne peut plus l’entendre, il n’en est plus capable : « Dieu se tait,/je ne l’entends plus./Je m’en suis séparée ». Le poids du péché primordial pèse d’autant plus, telle une croix cosmique, sur les épaules de la conscience poétique, que l’humanité semble être dans un déni total de la culpabilité absolue : « tribut au déni ancestral ».
On peut constater, de surcroît, depuis longtemps, une sorte de chemin parallèle de la poésie avec la vie. Bien sûr, il ne peut pas obliger la première à concurrencer ni les rédactions des journaux, ni l’état civil et encore moins le tribunal. Un peu d’implication ne ferait pas de mal, cependant, sans pour autant perturber, bien entendu, les principes sacrés énoncés par le critique Titu Maiorescu et sans tomber dans des « procès-verbaux ». En lisant la poésie contemporaine, nous éprouvons l’impression de vivre dans une bulle, loin du monde réel.
La poésie de Camelia Cornea éclate, parfois, « respire » une révolte personnelle, avec des accents sociaux : « j’oublie de mentionner le nom/ou d’autres données personnelles, des piques./Je suis encore debout/journées ennuyeuses, pas, compromis,/des gens et la mort ».
L’existence de l’être humain dans la contemporanéité lui apparaît comme vulnérable, déchirée par l’angoisse, agitée : « Des temps décomposés/s’insinuent parmi nous,/le pardon nous a été arraché des bras ».
À d’autres moments, la révolte prend des formes directes, de « manifeste littéraire » qui conviendrait à n’importe quel courant poétique contemporain : « quand le jetelèchelesbottes soutient la discrimination,/prêchent humblement,/dédoublés en moines,/le mensonge, l’autovictimisation, l’hypocrisie./Ils ont le sourire aux lèvres/quand les intérêts/s’achètent une place aux enchères./Les valeurs morales sont devenues des qualités illégales/pour créer des images aux personnages/qui veulent acheter une place en première division,/avec dédicaces, accords/ou en sautant avec du fromage. »
La poésie en est une fondamentalement émotionnelle, même si le « sentiment » n’est pas « dit » directement, bien au contraire, parfois ce cri du sentiment est en retrait jusqu’au déni : « L’amour, émotion passagère,/se cache dans le jeu hallucinant ». La conscientisation d’une émotivité particulière, différente de celle des pairs attirés par les paillettes éphémères du monde extérieur, conduit à des images dures et douloureuses, comme celle de l’autoportrait (même), face à elle-même : « Il a été supprimé dès le début de l’histoire/essayant de repousser l’enfant/qui vit dans l’un des innombrables mondes ».
