La Petite Bonnilla - Noël Smiht - E-Book

La Petite Bonnilla E-Book

Noël Smiht

0,0

Beschreibung

Sicilienne abandonnée dès la naissance par sa famille de machiste, Annita devra alors faire preuve de beaucoup de courage et de patience, pour se sortir de sa famille d'escrocs notoires et pour récupérer enfin la place, qu'elle mérite vraiment dans sa jolie Sicile.

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern

Seitenzahl: 116

Veröffentlichungsjahr: 2016

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Sommaire

Chapitre 1 - La naissance d'Annita

Chapitre 2 - La petite enfance d'Annita

Chapitre 3 - La découverte d'Annita

Chapitre 4 - La rencontre d'Annita

Chapitre 5 - La scolarité d'Annita

Chapitre 6 - Le père d'Annita

Chapitre 7 - La vie d'adulte d'Annita

Chapitre 8 - Les enfants d'Annita

Bibliographie

Page de copyright

Chapitre 1 - La naissance d'Annita

CHAPITRE I

LA NAISSANCE D’ANNITA

L' histoire commence juste, le jour de la naissance d'Annita.

Ce jour-là ! On entendit un grand cri dans la maternité.

Vous me direz ! Un cri dans une maternité et le jour de la naissance d'un nouveau-né, rien de plus normal ? Ne serait-ce que déjà, que le cri du bébé lui-même !

Et bien non ! Le cri que vous croyez être, n'est pas ! Le cri que l'on put entendre ce jour-là, n'était pas du tout le cri du bébé, mais le cri de la famille Caponi.

Une famille des plus comment dire ! Typiquement Sicilienne de la Sicile.

Une famille des plus traditions de là-bas ou du moins ! Tradition de cette famille-là, sois disant descendent, de la famille du célèbre et non moins aimé ! Al Capone, le fameux bandit qui répandit la terreur là-bas et après, fit de même en Amérique.

Je disais donc que ce jour-là, t'elle un duo ou un concerto ! C'est toute la famille Caponi qui poussa ce cri.

La mère, le père ainsi que les cinq fils, venu assister à la naissance du dernier-né de la famille, le sixième et dernier garçon, comme le père du père de Caponi, six garçons et puis stop !

Le tout dernier de la famille, l'enfant roi chouchouté par ses cinq frères et qui veilleront sur lui, comme sur la prunelle de leurs yeux.

Le sixième garçon sera l'honneur et à l'honneur de la famille, honoré et adulé de tous.

Mais manque de chance ce jour-là, la surprise en fut de taille,

« UNE QUOI.......?! » s'écria toute la famille en même temps.

Un peu surprise de l'exclamation impromptue, l'infirmière de la maternité répondit,

« Une très jolie petite fille...! »

Mais la consternation, se lisait sur le visage de la famille Caponi.

Que dis-je ! L'indignation était de mise et au plus haut degré ! En effet, Mme Caponi, n'avait pas trouvé bon de demander à la dernière échographie, le sexe du bébé.

Une famille Sicilienne des vrais de vrai et digne de ce nom ! C'était forcément un garçon.

Une famille de réputation communale est même intercommunale ! Dans leur petit village, il en dépendait.

Le vent de la modernité dans cette famille-là, avait oublié copieusement de passer et sur tout ! De s'arrêter.

Dans la famille Caponi les vieilles idées d'autres fois, celle de Mussolini ! Et qui prôner l'autorité patriarcale, comme la sacro-sainte autorité familiale du père, tenait bon !

Le père ayant presque le droit de vie et de mort sur sa famille et le fils, était l'unique légataire de la descendance.

C'est idée là, étaient encrés à tout jamais dans cette famille-là ! Et rien ne pouvait en modifier la perspective, non rien.

Le fils et roi chez les Caponi, et cela, depuis des générations, que dis-je ! Des lustres et des lustres ! Mais les filles ? Cela n'est pas possible, dans une famille comme celle-là !

La fille ne peut être qu'un déshonneur, dans une famille comme celle-ci, jurer cracher.

Et puis quand c'est une fille, il y a la dot à donner ! Surtout avec le père du nouveau-né dont l'intérêt est principal, avec ce bel animal et qu'est le père bedonnant Caponi.

Celui-là devait être le dernier, parole de Caponi, mais évidemment un garçon ! Parole de vendeur de machine à laver de père en fils.

Machine à laver, dont les pièces sont parfois d'origine douteuse, voire même très douteuses.

D'après les gens du village, la famille Caponi descendrait directement, de la famille d'Al Capone ? D’ailleurs, les garçons en sont vénérés, alors vous pensez bien, une fille ! Le cri dans la maternité en était presque funeste.

Puis le père Caponi, sortit froidement quelques allocutions indignes, tout en regardant l'intrus de la famille et dit,

«  Puisque que nous vendons, toutes nos machines à laver et que nous en avons aucune...! Elle lavera notre linge et fera la machine à laver, et fera bien aussi le lave-vaisselle…! C'est à la mode à ce qu'il paraît, aujourd’hui.…? »

Sa femme toujours allongée sur le lit de l'hôpital, rajouta,

«  Les pizzas Napolitaines et les lasagnes aussi....! » et toute la famille Caponi acquiesça de la tête.

Voilà ce qui se passa exactement, le jour de la naissance de la petite Annita.

Puis l'infirmière demanda, qu'elle joli prénom aller t'ont donné à cette jolie petite fille ! Mais toute la famille refusa, de donner un nom.

Ou plutôt si ! Le nom était prêt et depuis longtemps déjà, Don Juane D'Alcaponi ! Voilà le prénom que la famille avait trouvait pour le futur garçon et qui était en fait, une fille !

Prénom en hommage évidemment à leur ancêtre, Al Capone, le vrai !

L'infirmière leur disait bien, que cela n'était pas possible d'appeler une petite fille comme cela ! Mais toute la famille lui répondit et presque en même temps,

« Basta...! Basta...! Débrouillez-vous avec ça....! Nous, on ne veut même pas en entendre parler…! Vous nous la rendrez quand elle sera sevrée...? Arrivederci.....!  »

Le père Caponi prit les affaires de sa femme, l'aida à sortir de la maternité, et aussi à monter dans la voiture, que Caponi dit en passant avait réussi à avoir gratuitement.

Et puis ils disparurent, laissant ainsi leur petite fille à la maternité.

*

Toutes les infirmières venaient voir la petite fille et qui était toute seule dans sa chambre.

Ils étaient tous outrés de voir cette ignoble famille, abandonnée comme cela, une aussi adorable petite fille.

Une des infirmières demanda,

« Mais comment allons nous appeler cette petite fille...? Ils n'ont pas laissé de souhaits, pour le prénom..…? »

L'autre infirmière répondit,

« Non...! Non...! Ils ont dit simplement comme cela, débrouillez-vous avec ça…! Et ils sont repartis.…? »

Toutes les infirmières étaient un peu tristes, de l'abandon de ce joli bébé.

Puis ils réfléchissaient à un joli prénom.

Quand soudain ! Une des infirmières eut une idée et dit à ses collègues,

« J'ai vu un film hier soir avec Annie Girardot…! Vous savez...? La grande comédienne Française et qui joue merveilleusement bien d'ailleurs...! »

Toutes les infirmières connaissaient Annie Girardot, de réputation internationale et même mondiale.

Puis l'infirmière reprit son récit,

« Dans le film et que j'ai vu hier soir, il était question d'un bébé abandonné, qu'Annie Girardot avait retrouvait...! Et tout à la fin du film, ils appelèrent le bébé trouvé, Annie, comme l'actrice...! Qu'est-ce que vous en pensez, les filles…..? »

Toutes les infirmières trouvèrent l'idée de leur collègue très bonne et dirent toutes en même temps,

« D'accord...! On l'appellera Annie, comme l'actrice Française...! »

Mais ce jour-là, il y eut un imprévu et qui n'était pas du tout prévu !

En effet ! Ils chargèrent une des infirmières à inscrire le prénom de la petite fille, aux inscriptions d'état-civil, mais l'infirmière était d’origine espagnole, avec un fort accent et un fort trou de mémoire aussi ! Et quand elle arriva aux inscriptions, elle leur répondit,

«  Chi ! Chi ! Che croit bien que chai cha...! Annita…!! Chi !Chi ! Chez bien cha...! Annita...! »

Et la petite Annie, se vit enregistrer sous le prénom d'Annita, et à partir de ce jour-là ! Tout le monde l'appela, Annita.

*

Chapitre 2 - La petite enfance d'Annita

CHAPITRE II

LA PETITE ENFANCE D’ANNITA

La petite Annita, fut placer chez une nourrice qui prit bien soin d'elle.

Elle était devenue une belle et adorable fillette de cinq ans, et tout se passer pour le mieux.

Quand soudain un soir… Comme tous les soirs, la nourrice était avec la petite Annita, quand on frappa à la porte.

La nourrice ouvrit et vit des gens quelque peu bizarre ! Qu'elle ne connaissait pas, ni d'Aden ni d'Ève d‘ailleurs et qui lui disait sur un ton plutôt sec,

« Vous êtes bien la nourrice, de la petite Annita...? »

Surprise et décontenancée, elle leur répondit,

« Oui c'est moi…! C'est pour quoi…? »

Et l'homme accompagné de sa femme et de ses cinq garçons, sur un air arrogant lui répondit,

« On vient chercher notre fille, on en a besoin à la maison...! Nous…! Vous comprenez…? On travaille…! On ne fait pas semblant-nous...! Je vous laisse donc cinq minutes, pour lui préparer ses affaires...! Capito...? »

La nourrice tomba des nues ! Elle était affolée et leur répondait en bégayant allègrement,

« Mais…! Mais…! De qu'elle droit osez-vous, Monsieur.…? »

L'homme sortit une feuille de sa poche, montrant ainsi la paternité de la petite Annita.

C'était bien le père d'Annita ! Le père Caponi et qui était là et juste devant la porte.

Pratiquement sous le nez de la nourrice, le père Caponi lui flanqua le papier officiel et lui répondit brutalement,

« Voilà mon droit...! Ha…! Celle-là…! Je m'y attendais…? »

Puis dit à sa femme,

« Basta…! Basta chéris…! Prends la fille, ne t'occupe pas pour ses affaires…! On récupéra bien par là, quelques guenilles à lui mettre…? »

Sa femme prit Annita brusquement par la main, mais Annita se débattait comme un beau diable.

Tout en criant et en sanglotant, elle disait,

« Je ne veux pas....! Laissez-moi tranquille…! Nanie…! Nanie…? » disait-elle à sa nourrice en pleurant et en se débattant, mais les cris d’Annita furent en vain.

Tout en traînent la petite fille jusqu'à la voiture, La femme de Caponi, sortit rapidement de la maison.

Sur un ton moqueur, le père Caponi dit à la nourrice,

« Et n'essayer surtout pas de la revoir…! Vous avez fait votre travail, laissez-nous faire le nôtre maintenant…? Au plaisir…! De ne jamais plus vous revoir, Madame...! Arrivederci…!! »

Il referma la porte de la maison brutalement et disparut avec sa famille, dans un infernal bruit de voiture.

La nourrice était affolée et se précipita vers la porte de la maison, et criait de toutes ses forces,

« Au voleur...!! Au voleur...!! » mais personne ne répondait.

Et même si qu'elle qu'un aurait répondu ! La famille Caponi était dans leurs bons droits.

La nourrice comprit rapidement, qu'elle ne pouvait plus rien faire pour sa petite Annita.

En s’effondrant, elle se jeta alors sur son canapé et se jeta aussi, dans les larmes du désespoir.

*

Depuis l’horrible soir, quelques semaines étaient passé… La famille Caponi expliqua à Annita, qu'elle avait enfin retrouvé ça vraie famille et qu'il lui fallait être très gentille avec eux, voire même, très très gentille. Tellement gentille ! Que son père lui avait construit un petit escabeau de deux marches, pour que la petite Annita soit à la hauteur.

Hauteur ! Au sens figuré et au sens propre d'ailleurs et de l’évier et du savon également, pour qu’Annita frotte bien et sans répit ! Les chaussettes de ses cinq frères et le bleu de travail de son père, et ainsi que ce jour-là et comme lui disait si bien sa mère, « Annita…! N'oublie pas de me laver mon chemisier…? J'ai fait une petite tache à midi dessus...! Capito Annita…? » Et Annita, qui toute contente d'avoir retrouvé sa famille, lui répondit, « Capito maman...! Je n'oublierais pas, c‘est promis…? » Comme vous l'aurez vite compris ! La petite Annita était devenue et comme on dit là-bas en Sicile, la petite bonnilla ! La boniche de service, de toute la famille. Ou plutôt pour être plus exacte, la savonillon ! Toujours le savon dans les mains et quand ce n'était pas le savon, s'étaient l'épluchage des pommes de terre ! Car toute la famille mangée des pizzas Napolitaine, mais son père lui, aimer bien manger des pommes de terre à l'eau et au four le dimanche.

D’ailleurs, il disait, «  Je mange un peu....! Comme tous ces idiots de Français…? » Ce n'est pas que le père d'Annita n'aimez pas les Français ? Mais c'était plutôt ! Qu'il trouvait tout le monde idiot, sauf lui évidemment ! Lui ! Il était un respectable commerçant. Enfin, pensait-il ! Mais en vérité ! Le père d'Annita était l'escroc numéro un, des vendeurs de machines à laver le linge, de toute la Sicile et peut-être même encore plus ! Il avait mis au point une formidable arnaque et que personne ne pouvait remarquer. En effet ! Juste avant de livrer une machine neuve à un client, il en démontait une des pièces, pour la remplacer par une vieille pièce et que ses charmants fils, les frères d'Annita, avaient soit volé chez des amis à eux ou récupérer dans une décharge. Et ainsi et évidemment, le client n'y voyait que du feu ! Et peu de temps après la livraison, le client le rappelait pour lui dire, qu'il était tombé en panne avec la machine à laver le linge. Caponi allait donc chez le client lui remettre la pièce neuve et qu'il avait démontée, juste avant la livraison de la machine à laver et le tour en était joué. Ha ! Évidemment ! La garantie couvrait toutes les pièces de la machine à laver, sauf et comme de fait exprès ! La pièce qui venait de tomber en panne.

Il leur disait, « Ho…! Bien dit donc vous...! Vous n'avez vraiment pas de chance…? C'est la seule pièce et qui n'était pas garantie, et elle est tombée en panne…? » Bien sûr ! Le client était consterné de devoir remettre la main au porte-monnaie. Car le père d'Annita était extrêmement rusé et modifiait le contrat de garantie, selon la pièce qu'il avait démontait. Je vous le disais ! Le plus grand des escrocs de machine à laver avait un nom ! Caponi.

La mère d'Annita ? Cela n'était guère mieux. Elle passait toutes ses journées, dans leur petit bureau étroit et où il y avait une petite télévision, qui lui permettait de regarder des émissions aussi stupides, les unes que les autres ! Et entre les deux, la mère d'Annita sortait des billets de banque et d'un petit coffre qu'ils avaient. Le fameux argent si durement gagner de son cher et tendre mari ! Mr Caponi. Il fallait la voir ! Elle embrassait les billets, les dorloter, les chouchouter, les caresser, les renifler, les humer un peu comme on hume des fleurs. L'argent n'a pas d'odeur paraît-il ? Mais pas pour la maman d'Annita, si ! Pour elle, ils ont une odeur ! Celle du pouvoir de l'argent, le respect du village et de pouvoir bien dormir, sur les deux oreilles le soir. Quant à l'odeur de l'escroquerie ! Ho ! Cette odeur-là, ils ne la sentaient guères. Ni la maman d'Annita, ni le papa et ni les cinq frères non plus, ne la sentaient cette odeur-là ! Il fallait le voir pour le croire ! Voir la maman d'Annita, avec tous ses billets de banque de toutes les couleurs.

En effet ! Le père d'Annita avait ramené une vieille machine à repasser les cravates. C'était un ingénieux système ! Avec une petite manivelle et deux rouleaux.