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Cette fiche de lecture sur
La Reine Morte d'
Henry de Montherlant propose une analyse complète de l'oeuvre :
• une biographie de Henry de Montherlant
• un résumé de La Reine Morte
• une analyse des personnages
• une présentation des axes d'analyse de La Reine Morte de Henry de Montherlant
• une analyse du style de l'auteur
Notre fiche de lecture sur La Reine Morte de Henry de Montherlant a été rédigée par un professeur de français.
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Seitenzahl: 30
Veröffentlichungsjahr: 2015
Henry de Montherlant
Henry de Montherlant naît à Paris le 30 avril 1895 et descend d’une famille noble d’origine de Catalogne. Il fait ses études à Jeanson-de-Sailly puis au collège de Sainte-Croix à Neuilly.
Il est incorporé en 1916 et sera blessé et décoré de la Croix de guerre et de la Médaille du combattant volontaire. Après la guerre, il publie une série de romans glorifiant la virilité et la fraternité : « Les bestiaires » et « Les olympiques » suivis de quelques livres où il nous révèle sa misogynie comme dans la suite des « Jeunes filles »
à partir de 1940, Montherlant va surtout écrire pour le théâtre, avec « La Reine morte », « Le Maître de Santiago », « Port-Royal », « Don Juan » ou des essais comme « L’équinoxe de septembre », « Le solstice de juin », « Textes sous une occupation » ainsi que ses « Carnets » de 1940 à 1944.
Il lui sera reproché un manque d’engagement durant cette même occupation. Après la guerre, il retourne vers le roman et publie des œuvres telles que « Les garçons » et « Le chaos et la nuit »
Montherlant est un écrivain toujours à la recherche de la perfection dans l’écriture comme une Yourcenar, Barrès, Mauriac et quelques autres avant lui. Mauriac lui reprochera surtout un côté libertaire et hédoniste en privé par rapport aux idées qu’il défendait dans ses pièces.
En 1960 il entre à l’Académie française sans avoir beaucoup lutté pour gagner ce fauteuil. Mais sa santé décline et il devient partiellement aveugle. Il se suicide en 1972 soit à l’âge de 72 ans.
Nous sommes à la cour du Roi Ferrante régnant sur le Portugal. L’Infante de Navarre, accompagnée de son frère l’Infant, est venue de sa Navarre suite à une décision prise entre les deux Rois et celle-ci est de marier leurs enfants. Le prince don Pedro devrait donc épouser l’Infante de Navarre. Mais celle-ci vient se plaindre au Roi Ferrante car don Pedro vient de lui annoncer que ce mariage ne peut se faire vu qu’il est amoureux d’une autre femme, dona Inès De Castro.
Ce que le Roi Ferrante prenait pour une simple envie de ne pas se fixer est donc plus grave qu’il ne l’avait envisagé. L’Infante est hors d’elle et considère qu’elle a été humiliée et que son haut rang ne lui permet pas d’accepter cela.
Ferrante lui répond qu’il se fait fort de ramener son fils à la raison et surtout à ses désirs. Il assure que cette union se fera, que son fils le veuille ou non. Après une courte discussion avec un de ses conseillers, il fait venir don Pedro. Il ne lui cache en rien le fait qu’il ne l’aime pas et qu’il regrette fortement de dépendre de lui. À ses yeux, à l’âge de douze ans, don Pedro serait devenu un être sans intérêt et même grossier et médiocre. Il ne reproche pas sa liaison avec Inès de Castro et en était au courant, mais il maintient que cela n’empêche pas don Pedro d’épouser l’Infante de Navarre. À cela don Pedro maintient que l’idée qu’il se fait du bonheur ne lui permet pas ce sacrifice. Ils se quittent fâchés, mais Ferrante entend bien qu’il obéira.
