La vie de Molière - Anaïs Bazin - E-Book

La vie de Molière E-Book

Anaïs Bazin

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RÉSUMÉ : "La vie de Molière" d'Anaïs Bazin est une biographie captivante qui plonge dans l'existence fascinante de Jean-Baptiste Poquelin, plus connu sous le nom de Molière. Ce livre explore les différentes facettes de la vie de ce dramaturge emblématique du XVIIe siècle, depuis ses débuts dans une famille de tapissiers parisiens jusqu'à son ascension fulgurante sur les scènes de théâtre les plus prestigieuses de France. Bazin dresse un portrait riche et nuancé de Molière, mettant en lumière ses talents exceptionnels de comédien et d'écrivain, ainsi que les défis personnels et professionnels qu'il a dû surmonter. L'auteur s'attarde également sur les relations complexes de Molière avec les figures influentes de son époque, notamment le roi Louis XIV, qui fut à la fois un mécène et un critique. À travers une narration vivante et documentée, Anaïs Bazin réussit à capturer l'essence du génie créatif de Molière, tout en soulignant son impact durable sur la culture française. Ce livre est une invitation à redécouvrir l'homme derrière les chefs-d'oeuvre théâtraux tels que "Le Misanthrope", "Tartuffe" et "L'Avare", et à comprendre les enjeux sociaux et politiques qui ont façonné son oeuvre. "La vie de Molière" est une lecture essentielle pour quiconque s'intéresse à la littérature classique, à l'histoire du théâtre ou à la vie culturelle de la France du Grand Siècle. L'AUTEUR : Anaïs Bazin est une auteure française dont les contributions littéraires se concentrent principalement sur l'exploration biographique de figures historiques. Bien que peu de détails soient connus sur sa vie personnelle, ses oeuvres témoignent d'une rigueur académique et d'une passion pour les récits historiques. Bazin s'est distinguée par sa capacité à rendre accessibles des sujets complexes à un large public, tout en préservant l'intégrité factuelle des événements décrits. Elle s'appuie souvent sur des recherches minutieuses pour offrir des perspectives nouvelles et engageantes sur ses sujets. Son livre "La vie de Molière" est un exemple parfait de son approche méthodique et de son talent pour la narration. À travers cette biographie, Bazin réussit à faire revivre l'époque de Molière et à transporter ses lecteurs au coeur du XVIIe siècle français, un exploit qui témoigne de sa maîtrise du genre biographique.

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Seitenzahl: 146

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Table des matières

1622

1637

1642

1645

De 1646 à 1653

1653

De 1653 à 1658

Les dernières années de Molière

Les notes qui suivent ont pour but principal d'éclairer et d'assurer le très petit nombre de renseignemen t s qu'on a pu rassembler sur les quarante premières années de la vie de notre grand comique, en les faisant concorder avec les faits publics et avérés de l’histoire, en y rétablissant d’une manière exacte les dates et les personnes qui s'y trouvent jusqu'ici confusément mêlées, tout cela sans aucune prétention de découvrir ce qui en est demeuré inconnu, mais non sans quelque espérance de redresser en plusieurs lieux ce que l'on en sait mal, ce qui en a été dit au hasard.

Il y a, en effet, ici cette double singularité dans l'existence d'un homme qui a beaucoup écrit et que son métier a longtemps tenu en vue, qu'il n'a pas laissé une seule ligne de sa main, et que nul de ses contemporains, de ses amis, n'a rien recueilli, rien communiqué au public de sa personne. Les amateurs d'autographes savent douloureusement à quoi s'en tenir sur le premier point ; sur le second, il suffira de dire, pour le moment, que le premier ouvrage où l'on prétendait raconter la vie de l'auteur illustre, du comédien populaire, est de 1705, postérieur de trente-deux ans à sa mort, et qu'il commençait par ces mots :« Il y a lieu de s'étonner que personne n'ait encore recherché la vie de M. de Molière pour nous la donner. »

De là il est résulté que, n'ayant pas à s'aider des ressources si précieuses de la correspondance privée, la biographie, qui, de sa nature, n'aime pas à s'avouer ignorante, n'a pu que ramasser, pour guider sa marche, des souvenirs lointains, des traditions incertaines dont les lacunes encore ont dû être remplies par des fables. Un autre malheur a voulu que cet historien tardif, qui se disait le premier, fût un homme sans nom, sans autorité, sans goût, sans style, sans amour au moins du vrai, un de ces besogneurs subalternes qui touchent à tout et gâtent tout ce qu'ils touchent, autorisés à leurs méfaits par la coup able apathie des honnêtes gens.

Boileau, qui avait bien connu Molière, qui l'avait aimé, ce nous semble, plus qu'il n'aima homme du monde, Boileau vieilli vit le livre dont il est question, et se contenta d'écrire : « Pour ce qui est de la vie de Molière, franchement ce n'est pas un ouvrage qui mérite qu'on en parle. Il est fait par un homme qui ne savait rien de la vie de Molière, et il se trompe dans tout, ne sachant même pas les faits que tout le monde sait. » Que tout le monde sait ! c'est-à-dire que tout le monde de ce temps, que tous ceux qui avaient l'âge de Boileau savaient alors, partant que nous ne savons plus, parce que nul de ceux qui les savaient n'a pris soin de nous le dire. Après cela, le grand juge des œuvres littéraires crut infailliblement mort le livre qu'il avait condamné. Et ce livre lui a survécu, il a été vingt fois, trente fois réimprimé, il l'est d'hier ; il a fait un nom à son auteur ; il lui a procuré, qui pis est, de nombreux plagiaires, parmi lesquels sont de grands écrivains, qui ont rafraîchi, brodé, doré ses guenilles, étendu sur ses phrases un peu de français, sans se donner la peine de vérifier un seul des faits qu'il raconte, car c'est comme cela que se f ont les livres dans notre pays.

Ainsi, entre autres, a procédé Voltaire, et il n'a eu vraiment que ce qu'il méritait, lorsqu'un libraire préféra, en 1734, à l'élégant résumé qu'il avait daigné faire d'une œuvre pitoyable, la version plus ample qu'en donnait un autre écrivain, digne, en effet, d'abréger le premier. Depuis 1705 jusqu'à nos jours, Le Gallois de Grimarest, celui dont Boileau ne voulait même pas qu'on parlât, est demeuré positivement le maître de la vie de Molière, la source de tant de notices, d'éloges et de remarques dont les éditions de ses œuvres se sont appauvries, et dernièrement, lorsqu'un biographe laborieux a voulu reprendre cette tâche si mal remplie, le travail de son prédécesseur séculaire a encore pesé sur lui, ne fût-ce qu'en lui imposant la fâcheuse nécessité de le contredire.

Grimarest pourtant, puisque Grimarest il y a, ne disait pas la vérité en avançant que personne, en 1705, n'avait encore donné la vie de Molière. En 1682 avait paru la première édition complète et posthume de ses œuvres, et en tête de cette publication était placée, sous le titre modeste de préface et sans nom d'auteur, une notice simple, courte, intéressante, que l'on sait maintenant avoir été écrite par un des camarades du comédien défunt et par un des amis du célèbre écrivain, les sieurs de la Grange et Vinot. Là, et presque nulle part ailleurs, se trouvent encore aujourd'hui les seuls renseignements certains que l'on puisse accepter, les seuls peut-être, et cette conjecture est sérieuse, que Molière ait voulu laisser au public sur cette carrière de cinquante et un ans, dont l'éclat ne dura pas plus de quinze années, et que doit suivre une gloire immortelle.

Ce qui en est glorieux n'est pas cette fois de notre sujet ; nous voulons tâcher de démêler ce qui en est obscur.

I.1622

On peut tenir aujourd'hui pour constant que Molière naquit à Paris, non pas en 1620 ou 1621, mais le 15 janvier 1622 ; non pas sous les piliers des Halles, mais dans la rue Saint-honoré, où demeurait son père ; qu'il était fils de Jean Poquelin, tapissier, et de Marie Cressé (non pas Boutet) sa femme. Notez que toutes ces indications fautives, démenties maintenant par des preuves, ne proviennent pas de ses premiers biographes, en quelque sorte testamentaires, mais de Grimarest et de ses copistes. C'est dans notre temps seulement qu'on s'est avisé d'employer, en faveur de l'exactitude historique, les mêmes voies, dont on se sert pour établir les droits des familles. Des actes authentiques ont été découverts, desquels il résulte : 1° que l'homme marié le 20 février 1662 à Armande- Gresinde Béjart (c'est-à-dire incontestablement Molière) était fils de Jean Poquelin et de feu Marie Cressé ; 2° que Marie Cressé, femme de Jean Poquelin, était morte le 11 mai 1632 ; 3° que, le 15 janvier 1622, était né un fils, nommé Jean, du mariage de Jean Poquelin et de Marie Cressé ; 4° qu'enfin le mariage avait été contracté le 27 avril 1621. Sur le vu de ces quatre actes ainsi disposés, et en remontant, comme il faut faire, du dernier aux précéd ent s, il n'y a pas de juge qui ne délivrât une succession à qui les produirait. Il faut donc remercier celui qui les a cherchés avec une heureuse persévérance, et qui nous a véritablement rendu la généalogie de Molière.

II. 1637

À l'époque de la naissance de son premier fils, Jean Poquelin, époux depuis neuf mois de Marie Cressé, était non pas, comme dit Voltaire, marchand fripier, mais tapissier, ce qui a toujours été, ce qui était surtout alors fort différent. Il ne faut qu'avoir vu quelques débris des ameublements de ce tempslà, des tentures qui couvraient les murailles ou qui enveloppaient les lits, pour comprendre que ce n'était pas là un bas commerce, une pauvre et mesquine industrie. Toutefois il n'était pas encore valet de chambre tapissier du roi. Il ne le devint qu'en 1631 par transmission d'une charge qui était déjà dans la famille, et la survivance en fut assurée, l'an 1637, à son fils aîné, âgé alors de quinze ans. Ceci est encore de découverte récente ; mais on s'est étrangement mépris sur le sens de cette survivance obtenue du roi en faveur d'un héritier. On a voulu y voir une sorte de contrainte paternelle, qui condamnait d'avance le fils à un vil emploi, qui le vouait par anticipation au service domestique et lui traçait son humble destinée. Il y a tout autre chose, et bien mieux que cela, dans la précaution du père et dans la libéralité du roi. Faire pourvoir son fils en survivance de la charge dont il était devenu titulaire, c'était lui en transmettre dès-lors la propriété, le faire maître d'un patrimoine, empêcher qu'après la mort du père cette charge ne fût un bien perdu pour sa succession, l'héritier préféré s'en trouvant déjà saisi. C'était donc avantager celui-ci d'une chose certaine et solide, car, la mort du titulaire arrivant, le survivancier pouvait, à son choix, exercer la charge ou la vendre, en user ou en profiter. Et celle dont nous parlons n'était assurément pas de mince valeur, en raison surtout des privilèges d'exemption et de juridiction qui s'y trouvaient attachés, car les huit tapissiers, dont Jean Poquelin était l'un, faisaient partie des « officiers domestiques et commensaux de la maison du roi, » compris aux états enregistrés par la cour des aides ; ils avaient « titre de valet de chambre et ordinaire à leur table : » toutes choses fort propres à tenter la vanité d'un riche marchand sans nuire à ses affaires, puisque le service était seulement de trois mois avec « 300 livres de gages et 37,40 livres sols de récompense. »

Sauf cette circonstance qui fait paraître, en 1637, le nom du jeune Poquelin dans un document public, on peut dire que rien, absolument rien, ne nous révèle l'emploi de ses premières années. Ce qui est fort probable, c'est que son père, bon bourgeois, marchand aisé, « honorable homme, » comme l'appelle l'acte mortuaire de sa première femme, fit élever son fils de la même façon que le faisaient tous les hommes de sa condition, ce qui ne les ruinait pas, et rendait leurs enfants propres aux menues charges, aux lettres, au barreau, à l'église. C'est d'ailleurs ce que semble dire la notice de Lagrange et Vinot par ces mots tout simples qui suivent immédiatement la mention de sa naissance : « Il fit ses humanités au collège de Clermont. » Mais ceci était trop simple en effet. On y ajouta plusieurs circonstances fabuleuses, sur lesquelles la manie des phrases ne manqua pas d'enchérir encore, et le père Poquelin en devint la victime. Ce brave homme fut représenté comme une espèce de tyran niais, borné, stupide, qui voulait anéantir la pensée de son fils dans un ignoble apprentissage, qui ne le laissait pas regarder hors de « sa boutique, » et ne permettait pas qu'il apprît autre chose qu'à « lire, écrire et compter. » Cet abrutissement calculé du génie aurait duré quatorze ans, pendant lesquels le malheureux enfant n'aurait eu aucun rayon de ce qui se passait dans les régions de l'esprit, si sa bonne étoile ne lui eût donné un grand-père curieux de la comédie. Ce grand-père, du côté paternel d'abord, puis, quand on sut que l'aïeul Poquelin était mort en 1626, transféré au côté maternel, aurait arraché quelquefois son petit-fils à l'ennui de sa prison pour lui faire voir les acteurs et les pièces de l'hôtel de Bourgogne. Ce fut là, lit-on, qu'à l'aspect des Belle-Rose, des Gauthier-Garguille, des Gros-Guillaume, des Turlupin, sa passion se déclara, et que, pour se mettre en état d'imiter, d'égaler, s'il se pouvait, de si beaux modèles, il demanda en pleurant et il obtint enfin, à force de prières, la permission d'étudier le grec, le latin, la philosophie au collège des jésuites. Il parait certain qu'il suivit les cours de ce collège dans le même temps que le prince Armand de Conti, filleul du cardinal de Richelieu et frère du duc d'Enghien, depuis le grand Condé. Le prince de Conti avait sept ans de moins que Molière ; mais on sait que les fils de grande famille commençaient de bonne heure leurs études et les achevaient vite, pour se trouver plus tôt prêts aux gouvernements , aux prélatures qui les attendaient. Ceci d'ailleurs est un fait confirmé par Lagrange et Vinot, dont il faut toujours respecter le témoignage, et, si la différence d'âge rend cette camaraderie étrange, elle ne suffit pas pour en établir l'impossibilité ; mais, ce qui est impossible en tout cas, c'est de la faire durer au-delà des premières études, des humanités proprement dites. La Gazette de France qui consigne, comme c'était son devoir, les moindres actes des princes, nous apprend que le prince de Conti soutint ses thèses de philosophie au collège des jésuites, le 28 juillet 1644, à l'âge de quinze ans, et à cette époque, ainsi que nous le verrons, Jean-Baptiste Poquelin, âgé de vingt-deux ans, était bien autrement avancé dans la vie. Il avait étudié la philosophie et le droit. Il était ou il allait se faire comédien.

III. 1642

Ces quatre phases de sa jeunesse, humanités, philosophie, droit, théâtre, étaient tout ce qu'en avaient conservé, ou ce qu'avaient voulu en donner ses premiers biographes, ceux qui avaient vécu avec lui. Le biographe de 1705, qui n'en connaissait rien, a voulu en dire plus. « Quand Molière eut achevé ses études, écrit-il, il fut obligé, à cause du grand âge de son père, d'exercer sa charge pendant quelque temps, et même il fit le voyage de Narbonne à la suite de Louis XIII. »

Il n'est pas bien sûr que Grimarest sût au juste ce que c'était que le voyage de Narbonne ; mais du moins il ne s'avançait pas jusqu'à en donner la date. Ceux qui l'ont copié ou abrégé, et Voltaire est de ce nombre, ne s'en sont pas tenus là ; ils ont bravement daté le fait de 1641. Il s'en est suivi que, pour l'usage particulier des vies de Molière depuis 1734 au moins jus-qu'à ce jour, sans exception aucune, ce voyage assez notable, dont Cinq-Mars et de Thou ne revinrent pas, a gardé la date de 1641, tandis que partout ailleurs il figure avec assez d'éclat comme l'événement le plus terrible de l'année 1642, du 27 janvier au 23 juillet. Que Molière y ait accompagné le roi, c'est ce dont nous ne croyons rien, et nous le regrettons, parce qu'il s'y passa des choses dont nous aurions aimé à le voir témoin ; mais encore faudrait-il que sa présence en ce voyage, toute dénuée de preuves qu'on nous la donne, eût au moins une apparence de motif. Or, celui qu'avance Grimarest, « le grand âge de son père, » ne peut se soutenir, puisqu'il est certain que Jean Poquelin n'avait pas alors plus de quarante-six ans. Il est vrai que, pour rendre la phrase plus sonore, les copistes de Grimarest ont ajouté à la vieillesse des infirmités. « Son père, dit Voltaire, étant devenu infirme et incapable de servir ; » mais nous savons que ce père infirme servait encore en 1663 et ne mourut qu'en 1669. Or, ne voilà-t-il pas des gens bien informés pour nous obliger à croire, sur leur seule parole, une circonstance qui d'ailleurs ne produit rien, même dans leur récit ?

Quoi qu'il en soit du voyage de Narbonne, cette date de 1642, que nous rétablissons, nous a fait arriver au temps où Molière venait d'achever sa vingtième année. Ses classes finies, il étudia en droit ; Lagrange et Vinot nous le disent. Grimarest veut qu'il ait été reçu avocat. Nous en doutons fort, parce que le temps nous para î t manquer à ce résultat naturel de ses études, et nous n'aurions, du reste, aucune répugnance à compter un homme d'esprit de plus parmi les déserteurs du barreau, où il en reste toujours assez. Ce qui est absolument certain, c'est que sa naissance, son éducation, la condition de ses parents , que l'on a voulu niaisement ravaler, semblaient tout naturellement le destiner à ce que nous appelons les professions libérales. La survivance qu'il avait obtenue, expliquée ainsi que nous l'avons fait, ne l'en écartait assurément pas. Sur ce point, nous avons le témoignage d'un contemporain, et, ce qui mieux vaut en pareil cas, d'un ennemi. Dès 1663, l'auteur des Nouvelles nouvelles , Douneau de Visé, écrivait ce qui suit au sujet de Molière : « Le fameux auteur de l'École des Maris, ayant eu dès sa jeunesse une inclination toute particulière pour le théâtre, se jeta dans la comédie, quoiqu'il se pût bien passer de cette occupation et qu'il eût assez de bien pour vivre honorablement dans le monde. » Or, il faut remarquer que ce bien devait lui être venu par héritage, que, par conséquent, son père vivant encore, il le tenait sans aucun doute de sa mère, morte en 1632, que la succession de celle-ci avait été partagée entre plusieurs enfants, et que la part de l'un d'eux le faisait passer pour riche dans Paris, où il était né, où mille gens l'avaient connu comme enfant, écolier et jeune homme.

IV. 1645