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Diane, Zéphirine, Stella, Athénaïs, Violaine : cinq femmes, cinq parcours de vie chaotiques, cinq douleurs sourdes dans un monde qui ne les voit pas, ne les voit plus. Cinq souffrances uniques et pourtant universelles.
En leur sein, la rébellion sommeille, n’attendant qu’une infime étincelle pour se réveiller.
Mais quel est ce mystérieux déclencheur, différent pour chacun d’entre nous, qui transforme tout à coup notre quotidien en une insoutenable prison ? À travers le dédale des jours qui se suivent et se ressemblent tous, quel infime détail, quelle « goutte d’eau en trop » fait soudain tout basculer ?
Et par-dessus tout, comment, seules face à leurs innombrables doutes, leurs peurs et leurs démons, ces cinq femmes vont-elles retrouver leur liberté ? Quelles forces devront-elles puiser en elles pour sortir de leur labyrinthe de douleur ?
Conçue en un seul acte, comme un cri qu’il ne faut à aucun prix interrompre, cette courte pièce narre le combat intérieur de cinq femmes qui vont progressivement se libérer de leurs chaînes pour vivre, tout simplement.
À PROPOS DE L'AUTEURE
Après des années à alterner entre théâtre et littérature, Océane Deruaz est finalement diplômée d’un master de création éditoriale en 2018. Aujourd’hui, elle travaille en tant qu’éditrice de livres jeunesse près de Clermont-Ferrand et a décidé d’allier enfin ses deux passions en publiant des pièces de théâtre.
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Seitenzahl: 13
Veröffentlichungsjahr: 2022
Océane Deruaz
Théâtre
ISBN : 979-10-388-0493-7
Collection : Entr’Actes
ISSSN : 2109-8697
Dépôt légal : décembre 2022
© couverture Ex Æquo
©2022 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays
Toute modification interdite
Éditions Ex Æquo
Diane : la sauvage
Stella : l’enfant
Violaine : l’abîmée
Zéphirine : la prisonnière
Athénaïs : l’indépendante
Au début de la pièce les cinq femmes ne se voient pas, sont éloignées les unes des autres, chacune comme enfermée dans une bulle, dans le noir ou la pénombre. Au fur et à mesure de la pièce, elles se rapprochent, interagissent ponctuellement, pour finalement se retrouver, sur les derniers échanges, regroupées et unies. On peut imaginer, du moins au début, qu’à chaque fois qu’une comédienne prend la parole, un cercle de lumière l’éclaire plus vivement. En fond sonore, un brouhaha, des voix de femmes qui se mêlent, sans que le public ne comprennent ce qu’elles disent. Le brouhaha est d’abord très faible, puis enfle doucement, jusqu’à prendre toute la place, obligeant les comédiennes à crier pour se faire entendre. Puis, lorsque ça devient insupportable, le brouhaha cesse soudainement. Silence. Les femmes parlent de nouveau dans le silence total. Les voix des cinq femmes doivent être différentes pour se distinguer facilement.
DIANE
Rivée à ma chaise de bureau
Cou tendu vers un écran de malheur
Main crispée sur la souris
Objet insignifiant qui contrôle mes journées
Mes yeux s’égarent
Fuient vers l’horizon
Un ailleurs gris
Mais infini
