Le bracelet de Madame C - Alex Vox - E-Book

Le bracelet de Madame C E-Book

Alex Vox

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Beschreibung

Des lettres étranges sont reçues chaque 21 du mois. La victime de ces lettres anonymes n'est pas une jeune femme ordinaire, mais une star de la télévision. Elle craint que l'on dérobe le souvenir le plus cher qu'elle a hérité de sa grand-mère. Qui lui en veut ? Pourquoi ? C'est à Maxence Jacquin, au nom de leur vieille amitié, qu'elle fait appel afin de comprendre qui désire lui voler ce bracelet. Mensonges et secrets se côtoient dans l'univers trouble de la star. Le bracelet de Madame C est une nouvelle dans laquelle on retrouve l'attachante Maxence Jacquin et son caractère bien trempé.

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Seitenzahl: 32

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Le bracelet de Madame C

Le bracelet de Madame CPage de copyright

Le bracelet de Madame C

Nous nous trouvions chez Maxence Jacquin en cet après-midi de février. Elle nous avait invités à la rencontrer dans son nouvel appartement. Nous ne nous étions pas revus depuis l’affaire de l’étrangleur de Sainte-Rosine. Assis sur le canapé, nous buvions, notre hôtesse, ma femme et moi, notre café dans des énormes mugs dépareillés. Les biscuits maison qui l’accompagnaient prouvaient une fois de plus les talents de pâtissière de la jeune femme.

— Quelle sensation étrange, déclarai-je, soudain, de nous retrouver au calme à discuter tranquillement après tout ce temps !

— À qui le dites-vous, Raphaël, approuva Maxence en faisant tourner sa tasse dans sa main.

Je lui demandai un brin taquin :

— Tiens ! Toi qui t’intéresses à tout, tu n’as pas de nouveaux mystères à nous soumettre ? Ma chère Abygail et moi, nous nous enfermons de nouveau dans notre routine, à notre grand désespoir. La retraite a des vertus soporifiques insoupçonnées !

— Je pensais que vous aviez eu votre lot d’aventures, la dernière fois. Mais, puisque vous me le demandez si gentiment, mon cher Raphaël, nous attendons justement de la visite ! Je suis persuadée que vous trouverez cette rencontre intéressante.

Elle émit un petit rire mi-forcé, mi-amusé. Je tirai quelques bouffées de ma pipe. Je désirais en savoir plus, bien sûr. J’attendais qu’elle se décide à me fournir davantage d’explications. Ne tenant aucun compte de mon impatience, elle pianotait sur son téléphone portable. Depuis notre arrivée, les messages pleuvaient aussi nombreux que les gouttes d’eau sur la vitre de la fenêtre. Ma chère petite femme, lui demanda de sa voix douce :

— Connaissons-nous ce mystérieux invité ?

— Peut-être, se contenta-t-elle de lui répondre, en souriant.

Je haussai les épaules en soupirant. Je croquai dans un biscuit. J’aimais les pâtisseries et ce n’était pas à mon âge que j’allais me mettre au régime. Elle nous avait demandé de venir. À son ton pressant, j’avais deviné que ce n’était pas uniquement pour boire un café. Maxence établissait les règles du jeu. Nous devions les respecter.

Je commençais à somnoler, bien calé dans le canapé confortable, au chaud dans cet appartement agréable. Je sursautai quand Maxence se leva et sortit de la pièce sans un mot. Cette attente interminable allait prendre fin. Je l’entendis tourner la clef dans la serrure et entrebâiller la porte d’entrée. Elle ne revint pas immédiatement, aussi, j’essayais de tendre l’oreille pour capter le moindre son. Seul le silence régnait. Avais-je rêvé ? D’où je me trouvais, je ne pouvais rien apercevoir. Attendions-nous la venue d’une seule personne ou de plusieurs individus ? Étais-je suffisamment bien habillé pour recevoir cet invité mystère ? Il faisait si froid dehors que j’avais revêtu un gros pull-over en laine, tricoté par Abygail.

Après un certain temps que je trouvai long, une femme fut introduite dans le salon. Je me retournai, le canapé se trouvant de dos par rapport à la porte. Je la reconnus immédiatement, pour l’avoir régulièrement aperçue dans le petit écran. Je lui ai fait la promesse, ce jour-là, de garder son anonymat, aussi, je la nommerai tout au long de ce récit, madame C. Je savais, pour l’avoir lu dans les magazines féminins empruntés à ma tendre épouse, que madame C. avait accouché d’un petit garçon trois ans auparavant. Sa silhouette sans défauts n’y laissait plus rien paraître. Ces stars possédaient la capacité incroyable de demeurer ravissantes malgré tout ce qu’il pouvait bien se passer au cours de leur vie. Moi, avec ma bedaine, je me sentais tout pataud. Elle faisait partie des personnes connues, que l’ont qualifiait volontiers de populaires, dans le bon sens du terme, celui qui signifiait qu’elle plaisait aux gens, quelque soit leur origine sociale. Dans une interview, elle confiait que sa grand-mère était décédée récemment et que cela lui avait causé une grande peine, car elles avaient toujours été proches. Dans le même temps, elle présentait un bracelet de famille en or orné de deux pierres précieuses dont elle venait d’hériter. La photographie accompagnant ses dires montrait en effet un magnifique bijou. Abygail m’avait murmuré affolée que la jeune femme se montrait imprudente d’exhiber ainsi un tel objet de valeur.