Le caissier de mes rêves - Jocelyne Tribot - E-Book

Le caissier de mes rêves E-Book

Jocelyne Tribot

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Beschreibung

Quand l'amour frappe en caisse : Clarisse est prête à tout pour revoir cet homme...

En quête d'un emploi, Clarisse se rend à un entretien dans un magasin où elle est instantanément attirée par un bel homme derrière la caisse. Ce caissier au charme irrésistible lui fait perdre ses moyens, et bientôt, elle se retrouve à faire des achats qu'elle n'avait pas prévus juste pour avoir une excuse de le revoir. Mais les choses prennent une tournure inattendue : Clarisse décroche le poste ! Désormais, elle peut croiser cet homme chaque jour sans vider son porte-monnaie. Toutefois, travailler à ses côtés ne sera pas de tout repos, car la jalousie et les tensions s'invitent rapidement dans cette romance naissante.

Découvrez une romance pleine d’émotions, de suspense et de séduction où Clarisse devra jongler entre désir, jalousie et espoirs !

EXTRAIT

Je passe de rayon en rayon, impatiente de me retrouver face à lui, mais je prends le temps de l’admirer de dos. Cachée en bout d’étalage, je fixe ses épaules larges et ses petites fesses moulées dans un jean ajusté. Mon souffle s’accélère, et je m’imagine déjà glissant mes mains sur ses bras musclés, déposant un baiser dans son cou. J’humidifie mes lèvres, me ressaisis et me rends compte de ma position ridicule. Comment l’aborder ? Lui demander son numéro ? Proposer de sortir ? Comment on approche un caissier sexy ? Voilà la vraie question…

À PROPOS DE L'AUTEUR

Jocelyne Tribot est une auteure française née en Haute-Vienne. Passionnée d’écriture depuis son adolescence, elle publie ses premiers romans et nouvelles en 2014. Jocelyne aime faire passer des émotions intenses à ses lecteurs à travers ses histoires. Ses œuvres incluent Mon combat, Valentine, Océan d'amour océan de la peur et autres nouvelles, et Maman d'enfants.

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Seitenzahl: 97

Veröffentlichungsjahr: 2019

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Le caissier de mes rêves

 

Jocelyne Tribot

Romance

Editions « Arts En Mots »Illustration graphique : © Val

Clarisse

 

Chapitre 1

 

Les chansons défilent proche de mon oreille. Tout en me frottant les yeux, j’émerge doucement d’un court sommeil et lance un regard sur le réveil qui indique déjà huit heures. Je me lève brusquement en faisant valser la couette hors puis cours dans la salle de bain. J’actionne l’eau chaude de la douche puis me déshabille rapidement pour me glisser dessous. La chaleur de l’eau qui ruisselle sur mon corps me fait baisser la tension que je ressens déjà pour la future journée qui m’attend. Aujourd’hui, j’ai rendez-vous pour un entretien d’embauche. Depuis quelques mois, je cherche désespérément un travail. Avant d’être licenciée, j’étais caissière dans un petit magasin en campagne… malheureusement, le patron a mis les voiles et a préféré partir dans une grande ville en me laissant une indemnité misérable pour seule compensation.

À l’aide de ma serviette, j’enveloppe mes cheveux humides, puis en enroule une autre autour de mon corps. J’accours dans ma cuisine pour mettre la cafetière en route, tout en ouvrant mon volet, mes yeux exorbitants regardent soudainement mon jardin, recouvert d’une couche blanche de neige. Catastrophe ! Je ne pourrai pas prendre mon véhicule pour me rendre à mon entretien…

La panique commence à m’envahir. Je me débats dans la salle de bains pour m’habiller rapidement. Le maquillage se dépose à grande vitesse sur mon visage. Mes mains sont comme synchronisées, et en dix minutes, je suis prête. J’engloutis mon petit déjeuner et enfile mon manteau et mon bonnet en passant la porte d’entrée.

Sur la route, je manque de tomber à plusieurs reprises en me rattrapant de justesse dans un équilibre bras tournant. Quelques mètres séparent ma maison et le magasin où je dois me rendre, mais j’ai l’impression d’être à des kilomètres, tellement il m’est difficile d’avancer dans cette neige. Mes bottes sont humides, mes pieds sont glacés alors qu’il me reste plusieurs minutes de marche. Mes cheveux se glacent au fur et à mesure sous mon bonnet, je les sens se raidir. Je grelotte. J’aperçois enfin le bourg au bout du chemin. Tout en claquant des dents, j’accélère le pas, espérant ainsi me réchauffer.

Devant l’ouverture de la porte automatique, je souffle un grand coup avant d’entrer tout en claquant mes bottes sur le carrelage déjà souillé par les clients. J’entre, convaincue et sourire aux lèvres en me dirigeant vers les caisses puis m’arrête à la première. Surprise de voir non pas une femme mais un homme derrière le tapis, je fais un pas en arrière, bouche ouverte.

L’homme brun jette ses yeux vert foncé dans les miens. Je me force à dire un mot, mais rien ne sort de ma bouche. Mes yeux se baissent sur son nez puis sa bouche sensuelle, soutenue par une barbe collier. Plus bas, un corps carré agite des bras musclés. L’homme est en train de me faire signe pour me faire revenir sur terre.

Le rouge me monte aux joues lorsque je me rends compte que je suis restée plantée devant cet homme pendant plusieurs minutes, alors que le directeur attendait tranquillement à mes côtés, la main tendue, tout en me regardant faire. Décrochant mes yeux du caissier, je suis l’homme qui m’invite à entrer dans son bureau.

Dans le bureau, le directeur me demande de m’asseoir sur une petite chaise, alors que lui, s’assied dans un gros fauteuil en cuir. Je prends place tout en tendant mon CV, la main un peu tremblante.

— Bonjour, Madame Aubaine.

— Bonjour Monsieur.

— Bon, avant de lire votre CV, j’aimerais vous poser quelques questions, puis aborder vos expériences professionnelles, ainsi que vos envies pour ce travail. Dites-moi votre nom et vos qualités.

— D’accord. Alors, je m’appelle Clarisse Aubaine, j’ai vingt-cinq ans. Je suis une personne motivée, disponible et très ponctuelle.

— Très bien, avez-vous des enfants ?

J’aimerais bien, mais je n’ai pas trouvé encore le papa…

— Non, pas du tout !

— Vous connaissez le métier de caissière ?

— Oui, j’ai déjà travaillé dans ce domaine pendant plusieurs années. Tout est inscrit dans mon CV.

— Je vais regarder cela, merci !

Le directeur pose ses yeux sur la feuille présente devant lui. Sur le bout des lèvres, il lit les lignes puis relève la tête avec un sourire jusqu’aux oreilles.

— Votre CV me plaît beaucoup. Par contre, le contrat ne démarre pas avant trois mois. Cela vous convient-il vraiment ?

Je réfléchis rapidement, puis réponds positivement. Tant pis si je dois encore me serrer un peu la ceinture pendant quelque temps… Il me faut absolument un contrat à durée indéterminée !

— Je vous appelle dans la semaine pour vous donner une réponse. Je vous souhaite une bonne journée !

Je lui serre la main en me levant puis sors, accompagnée du directeur qui me raccompagne juste devant les caisses.

J’avance tout en tournant les yeux vers l’homme toujours assis derrière le tapis. Il dépose les articles avec délicatesse de l’autre côté. Ses yeux croisent les miens alors que je passe juste devant celui-ci. Je me dirige jusqu’à la sortie, le cœur battant la chamade. Cet homme me fait de l’effet ! Depuis combien de temps, n’avais-je pas eu cette sensation ? Cette attirance, une sensation de ne plus pouvoir décrocher mon regard et de me blottir dans les bras d’un homme.

Pendant tout le trajet du retour, je revois ce visage devant les yeux. Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Un coup de foudre ?

Les jours passent lentement, jusqu’à l’appel du directeur du magasin, me signifiant que le poste est réservé pour moi. Rêveuse je tourne en rond chez moi. Cette envie de partir faire les courses m’obsède, il faut que j’aille acheter quelques provisions. Peu importe quelles marchandises mais pas n’importe quel magasin. Une force me tire vers cet endroit.

J’opte pour prendre ma voiture cette fois. La neige a fondu depuis quelques jours. Je suis tellement pressée qu’il faut que je m’y rende au plus vite.

Dans ma voiture, la musique douce se fait entendre. Le chemin est court, je suis vite arrivée devant la devanture du magasin. Je peux voir au travers la vitrine, l’homme derrière la caisse. Il paraît tellement à sa place ici ! Mon cœur s’emballe soudainement. Il me faut respirer calmement avant de pouvoir sortir de ma voiture.

Je passe de rayon en rayon, j’ai envie de me presser pour vite arriver devant lui, mais je profite de l’admirer de dos. Je me suis positionnée derrière lui, cachée en bout de rayon, la tête vers les articles et les yeux posés sur son dos et ses petites fesses rebondies, cachées par un petit jean moulant. Mes lèvres se sèchent rapidement et mon souffle s’accélère. Je m’imagine là, passant derrière lui et passer mes mains sur ses bras musclés, ses épaules robustes. Poser mes lèvres dans son cou… J’humidifie mes lèvres et reprends mes esprits. Je suis ridicule derrière ce rayon ! il faut que j’aille le voir et lui demander… quoi ? Tu veux sortir avec moi ? Euh non… Je peux avoir ton numéro ? Non plus… Comment aborder un caissier ? Telle est la question…

Je me lance et arrive à sa caisse, devant moi une petite mamie courbée pose ses courses sur le tapis. Je le regarde manipuler les articles. Qu’est-ce qu’il est sexy ! Ses mains sont légères et fortes, elles agrippent le litre de lait en toute simplicité. Oh mon Dieu. Ses mains sur mon corps m’agrippent et me soulèvent…

— Alors, vous avancez, que je puisse déposer mes courses ? me lance une petite mamie rageuse, derrière moi.

On ne peut pas rêver tranquillement… Je m’approche pour être en face de lui. Il me lance un bonjour en souriant puis baisse les yeux sur mes achats. Aussitôt fini, il m’indique le prix, toujours les yeux rivés sur sa caisse. Je cherche ma monnaie puis lui tends. Il avance sa main jusqu’à la mienne. Il est à quelques centimètres de la mienne. En y déposant les quelques pièces, je touche sa paume. Un frisson me parcourt, j’aimerais tellement lui caresser les mains, sentir son parfum, passer mes doigts dans ses cheveux…

— Pouvez-vous vous pousser s’il vous plaît ? Je n’ai pas que ça à faire.

Encore cette mamie qui se croit tout permis… À la retraite et ça n’a pas le temps… mon œil ! Je me vois obligée de quitter les lieux, comme jetée de mon projet. Mon projet c’est lui ! Et bien entendu, je ne sais pas comment il s’appelle. J’ai oublié de regarder sur son badge… à cause de la viei…

Je rage toute seule dans ma voiture. Comment dois-je m’y prendre ? Je n’ai jamais été aussi attirée par un homme et d’habitude, ce sont eux qui m’accostent. Cela est plus facile de refuser ou d’accepter que d’aller les draguer.

Assise jambes croisées sur le tapis de la caisse, je le fixe. Son regard se pose dans le mien. Nous nous sourions, les yeux pétillants. Il attrape mes mains et me glisse vers lui, sa bouche presque contre la mienne. Mes seins sur son torse, il me soulève légèrement tout en se redressant de son siège, puis me dépose face à lui, les fesses devant sa caisse. Un bip retentit quand il me bascule sur l’autre côté de celle-ci.

Je me réveille en sursaut. Décidément, même dans mon rêve, il ne fait pas attention à moi et pense à faire passer ses articles en caisse…

Ce matin, je suis déterminée à lui faire des avances. Dans ma tête tout est clair ! Cette fois, c’est à pied que je me rends dans le magasin. Je marche rapidement en évitant de regarder autour de moi, pour ne pas oublier les phrases déjà préparées. En entrant dans le magasin, je lance un rapide regard dans sa direction. Je me presse de prendre quelques articles qui me sont indifférents, puis accours dans l’allée de sa caisse.

Une jeune femme est en train de payer ses courses. Elle lui fait de l’œil tout en essayant de le captiver avec ses belles paroles. Lui, reste sérieux. Pas de mot plus doux les uns que les autres. J’observe le petit manège de la pimbêche qui se tortille devant lui, laissant la naissance de ses seins bien à sa vue.

Lorsqu’elle se décide à décamper, c’est un grand soulagement pour moi. Je m’avance devant lui, tout en regardant son prénom inscrit sur son uniforme. « Carole » Je fais un petit bond en arrière en le découvrant. Je ne suis pas plus avancée maintenant…

Un rapide bonjour de sa part, mes articles glissent sur la tôle de l’autre côté. Je n’ai même pas eu le temps de commencer mes phrases préparées, que le prix m’est déjà annoncé. Je suis blasée !

Tout en cherchant ma monnaie dans mon sac, les larmes me montent aux yeux. Je lui tends les pièces rapidement tout en rassemblant mes articles, puis pars les bras chargés. Soudain, une voix derrière moi m’appelle, enfin crie :

— Madame ! Madame !

Je me retourne et découvre le caissier qui me fait signe de revenir vers lui. Mon cœur sursaute, mon sourire s’élargit et je ravale vite mes larmes. Je me presse de revenir devant sa caisse, gaiement. J’aperçois un bout de papier, qu’il brandit devant moi.

— Tenez, vous avez oublié ceci !

Mes mains tremblent en attrapant la petite feuille. Je porte les yeux sur celle-ci, espérant y voir son numéro de téléphone, ou un futur rendez-vous… mais, rien de tout cela ! J’y découvre mon ticket de caisse avec tous mes articles. Aucune écriture au stylo. La tension monte en moi en découvrant cette déception. Dans une colère, tout en me tournant pour partir, je lui lance fortement :

— Merci ! Et c’est mademoiselle, monsieur Carole !