Le livre de l'exode - Alain Dumont - E-Book

Le livre de l'exode E-Book

Alain Dumont

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Beschreibung

L'auteur ayant lu plusieurs commentaires exégétiques concernant le livre de l'Exode a vu de nombreuses contradictions avec le texte biblique. De fait il connaissait assez bien l'histoire de cette période de l'Egypte. Maintenant il s'est procuré les ouvrages d'égyptologues de renom tels Nicolas Grimal, Christiane Desroches de Noblecourt sans compter un grand nombres d'autres auteurs d'ouvrages de différents milieux. Pouvant lire et écrire un peu l'hébreu et le grec, il a regardé différentes possibilités de traductions, surtout le chiffre traduit par mille : élèph אלפ qui signifie, certes Mille, millier ; mais aussi famille, groupe ; bœuf, gros bétail ; beaucoup, en grande quantité. De surcroit, le livre du Deutéronome ch.1v.1 et 2 amène a voir nettement que le Sinaï (Horeb) se situe bien en Arabie et 1Rois ch6v1 fournit la date de l'Exode, pour cela il est indispensable de connaître la date du commencement de l'édification du temple. Dictionnaire Hébreu-Français ; par Abraham Elmaleh - Ed. Achiasaph - Yavneh              Jérusalem - Tel-Aviv

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Veröffentlichungsjahr: 2025

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Table des matières

Remerciements

Autres ouvrages écrits par l’auteur

Préface

Bibliographie

Préambule

L’invasion de Canaan : Les faits décrit dans la Bible et ceux des lettres d’El Amarna sont à mettre en parallèle

Transcriptions des lettres hébraïques

Les nombres bibliques

Les mois bibliques

Quelques définitions

Sacrifices – Termes désignant l’humain

Le successeur d’Aménophis 2 ne fut pas celui prévu

L’invasion de Canaan Page

La date de l’Exode

La ville de Ramsès ou Pi-Ramsès ou Per Ramsès

Aperçu chronologique

Lexique première partie

Lexique deuxième partie

L’esclave

Les nombres

Les noms de Dieu

Mois bibliques

Quelques définitions

Sacrifices

Aperçus chronologiques

Ordre de naissances probable des fils de Ya’aqov à Haran

Chapitre 1 : Souffrance des Israélites en Egypte

Chapitre 2 : Naissance de Moïse

- Fuite de Moïse au pays de Midian

Chapitre 3 : Moïse et le buisson ardent

Chapitre 4 : Les signes miraculeux pour Pharaon

- Moïse en Egypte

Chapitre 5 : Première rencontre avec Pharaon

Chapitre 6 : La délivrance d’Israël est assurée – Les menaces de YHWH vont être réalisées.

- La famille de Moïse et d’Aharon

- Aharon porte-parole de Moïse

Chapitre 7 : Aharon désigné comme porte-paroles de Moschèh

- Première plaie : L’eau du Nil changée en sang

- Deuxième plaie : Les grenouilles

Chapitre 8 : Cessation de la plaie des grenouilles

- Troisième plaie : les poux (peut-être divers parasites de la peau

- Quatrième plaie : les mouches

Chapitre 9 : Cinquième plaie : la mort du bétail

- Sixième plaie : les ulcères

- Septième plaie : la grêle

Chapitre 10 : Huitième plaie : les sauterelles

- Neuvième plaie : les ténèbres

Chapitre 11 : Mort de premiers nés annoncée

Chapitre 12 : Institution de la pâque

- Dixième plaie : mort des premiers nés

- L’Exode

- Réglementation de la pâque.

Chapitre 13 : Le premier-né est consacré

- La fête de pains sans levain

- La loi concernant les premiers-nés

- La marche vers le désert

Chapitre 14 : La traversée de la mer rouge

Chapitre 15 : Cantique de Moïse

- Cantique de Miryam

- Les eaux amères deviennent buvables

Chapitre 16 : Le pain tombé du ciel

Chapitre 17 : De l’eau jaillit du rocher

- Victoire contre les Amalécites

Chapitre 18 : Le conseil de Jethro

Chapitre 19 : Israël au mont Sinaï (Synay)

Chapitre 20 : Les dix commandements

- Le peuple est effrayé par la présence de Dieu

Excursus sur le sixième commandement

Chapitre 21 : Lois relatives aux esclaves

- Lois relatives à la violence

- Lois relatives aux animaux

Chapitre 22 : Lois relatives à la propreté

- Principes moraux et cérémoniels

Chapitre 23 : Lois du sabbat

- Trois fêtes annuelles

- L’ange et les promesses

Chapitre 24 : Israël confirme l’alliance

- Sur la montagne avec Dieu

Chapitre 25 : Offrandes pour le sanctuaire

- L’arche du témoignage

- La table des pains de proposition

- Le porte-lampes d’or

Chapitre 26 : Le tabernacle

Chapitre 27 : L’autel pour brûler les offrandes

- Le parvis du tabernacle

- Lentretien du porte-lampe

Chapitre 28 : Les vêtements sacerdotaux

- L’éphod

- Le pectoral

- Autres vêtements sacerdotaux

- Consécration à YHWH

Chapitre 29 : Aharon et ses fils consacrés

- Les offrande cotidiennes

Chapitre 30 : L’autel des parfums

- L’argent du rachat

- La cuve de bronze

- L’huile sacrée

- Le parfum odoriférant

Chapitre 31 : Désignation des ouvriers pour bâtir le tabernacle

- Le sabbat rappelé

Chapitre 32 : Le veau d’or

Chapitre 33 : Moïse rencontre YHWH

- Promesse de la présence de YHWH

Chapitre 34 : Les nouvelles tables de pierre

- L’alliance renouvelée

- Le visage rayonnant de Moïse

Chapitre 35 : Règles pour le sabbat

- Offrandes pour le tabernacle

- Offrandes apportées pour le tabernacle

- Artisans désignés par YHWH

Chapitre 36 : Le peuple donne plus que nécessaire

- Construction du tabernacle

Chapitre 37 : Construction de l’arche du témoignage

- Réalisation de la table des pains de proposition

- Réalistion du porte-lampes d’or

- Réalisation de l’autel des parfums

- Réalisation de l’huile sacrée et du parfum

Chapitre 38 : Réalisation de l’autel des holocaustes

- Réalisation de la cuve de bronze

- Réalisation du parvis

Chapitre 39 : Confection des vêtements sacerdotaux

- Confection de l’Ephod

- Confection du pectoral

- Confection d’autres vêtements sacerdotaux

- Le travail est achevé

Chapitre 40 : Le tabernacle est dressé et arrangé

- La Nuée et la gloire de YHWH marquent son approbation

Remerciements :

Je ne puis que remercier le Seigneur pour toutes ses influences qui m’ont guidées de manière imperceptible mais précise. La rédaction de cette étude a été longue mais j’ai eu accès à des renseignements progressivement auxquels je ne m’attendais pas et qui m’ont permis de décrire le trajet des hébreux et des ramassis de peuples avec eux lors de la sortie d’Egypte. J’ai pu comprendre que le véritable mont Sinaï n’était pas dans la péninsule de ce nom actuellement mais en Arabie, trois textes bibliques le certifient. C’est par une forme de hasard que je suis tombé sur le site de Ronald Wyatt, site et nom que j’ignorais.

Cela m’a aidé à comprendre que le lieu de passage des hébreux sur la mer rouge entre Pi-Hahiroth et Baal-Tséphon, un nom égyptien et un nom sémite se situait sur un lieu qui pouvait être connu du pharaon mais dont celui-ci ne se doutait pas du piège qui était tendu à ses troupes.

Je remercie mon épouse pour la patience qu’elle a eu lors de mes recherches au vu des livres qui trainaient partout, elle qui est si ordonnée.

PREFACE :

C’est un plaisir et un honneur pour moi de préfacer le livre de M. Alain Dumont. En effet, celui-ci n’a épargné aucun effort pour rédiger un livre qui non seulement présente et introduit le livre de l’Exode dans toute sa rigueur historique, culturelle et spirituelle, mais il a aussi fait de sérieuses recherches pour vous faire connaître des interprétations et des commentaires qui pourront vous aider à bien remettre « le texte dans son contexte ». Il cite notamment Rashi (Rabbi Shlomo ben Itsaak) qui est né en 1040 (Troyes, France) et il est mort en 1105. Ce Rabbin a écrit de nombreux commentaires sur l’Ancien Testament et il reste un des érudits les plus cités par les Juifs jusqu’aujourd’hui.

C’est un livre qui vous permettra de vous plonger dans le texte de l’Exode avec sérieux mais aussi avec plaisir car vous allez vous régaler en apprenant tant de choses sur le contexte historique, culturel et linguistique, notamment en retournant au texte hébreu (Le livre contient même un cours élémentaire pour ce faire !). Il s’agit donc d’un outil de travail sérieux et fascinant pour toute personne qui aime la Bible et qui veut étudier et comprendre le livre de l’Exode. Il contient également des illustrations, des cartes géographiques et des tableaux qui vous aideront à mieux comprendre le texte. La présentation du texte biblique est très bien faite. Vous retrouverez la division par chapitre et par verset (comme dans les versions de la Bible que nous connaissons) mais pas besoin d’aller en bas de la page chercher le chiffre ou la lettre qui correspond au commentaire car celui-ci suit immédiatement le verset en question. Cela permet de garder les choses au clair.

Mais ce n’est pas qu’un livre qui va nourrir votre intelligence. Les commentaires d’Alain Dumont vont aussi vous permettre de tirer des applications pratiques pour votre vie spirituelle, en tant que Chrétien, à travers de nombreux parallèles avec le Nouveau Testament et aussi à travers de brefs témoignages et des annotations.

Donc, vous avez dans vos mains un ouvrage bien fait, bien rédigé, bien recherché mais aussi bien inspiré.

Bonne lecture, bonne étude et bonne méditation !

Luc HENRIST Pasteur

Bibliographie :

La sainte Bible Tome III (1 rois)

Pirot-Clamer R.P.A. Médebielle

Letouzey et Ané

1955

La Sainte Bible Tome 1-2 l’Exode

Pirot-Clamer Albert Clamer

Letouzey et Ané

1956

Le livre des Nombres

E.Bjerkel J.C Brau F.Dumortier A. Hari Yann Martin E. Mayence C. Singer J.Stricher M.-A Vannier

La Bible de Jérusalem – Editions du Signe

1997

Bible Annotée A.T. 1 Genèse - Exode

F. Godet

P.E.R.L.E. Emmaüs (Suisse)

1981

Bible de la Pléiade

Edouard Dhorm

Gallimard

1956

La Bible TOB

Collectif

Editions du Cerf/ Société Biblique Française

1997

La Genèse, Tome1, de la création à la mort d’Abraham

Alain Dumont

Editions BoD

2012

Le livre de l’Exode A.T. II

Franck Michaeli

Delachaux et Niestlé

1974

Le livre de l’Exode

C.-H. MACKINTOSH

Editions du dépôt de Bibles et Traités Chrétiens

1955

La contre- épopée du désert

Jacques Cazeaux

Lectio divina Ed. du Cerf

2007

Les livres de la loi Exode-Lévitique-Nombres-Deutéronome

Olivier Artus – Damien Noël

Bayard Editions/Centurion

1998

Les sacrifices de l’Ancien Testament

Alfred Marx

Cahier Evangile Ed. du Cerf

2000

Les sacrifices

H. L. Heijkoop

Editions Bibles et littérature Chrétienne

2009

Le lévitique, La loi de sainteté

Pierre Buis

Cahier Evangile Ed. du Cerf

2001

Ancien Testament Interlinéaire

Alliance Biblique Universelle

Alliance Biblique Universelle

2007

Encyclopédie des difficultés bibliques Pentateuque

Alfred Kuen

Editions Emmaüs

2006

Septuaginta (Septante)

Deutsche Bibelgesellschaft

Alfred Rahlfs

1979

Chemoth/Exode Commentaire de Rachi

F. Lubecki H. Harboun

Ed. Ness

2001

La Bible Noms/Exode

André Chouraqui

Le grand livre du mois/ J.-C. Lattès

1993

ת ומש/ Exode La voix de la Torah

Elie Munk

Association Samuel et Odette Lévy.

2008

Les lettres d’El Amarna

Dominique Collon et Henri Cazelles Et CNRS

ED. du Cerf

1987

Moïse

André Chouraqui

Editions du Rocher

1995

Le nouveau manuel de la Bible

G.T. Manley – G.C. Robinson – A.M. Stibbs Traducteur : J. Blocher

Institut Biblique – 39 Grande Rue 94130 Nogent sur Marne –France.

1952

Aux origines du sacré biblique

Claude Bernard Costecalde

Letouzey et Ané

1986

La loi dans l’un et l’autre Testament

Camille Focant

Lectio Divina 168 Cerf

1997

Le mystère du Tétragramme sacré ה והי

Marc-François Gonin

Atlantic

1986

Le tabernacle

John H. Alexander

Maison de la Bible/Ligue pour la lecture de la Bible

1992

Le nom divin dans le Nouveau Testament

Didier Fontaine

L’Harmattan

2007

Les institutions de l’Ancien Testament

Roland De Vaux O.P.

Editions du Cerf

Vol 1 : 1989 Vol 2 : 1991

Langues et écritures de la Méditerranée

Rina Viers

Karthala

2006

Des signes pictographiques à l’alphabet

Rina Viers

Karthala

2000

Les mystères du mont Sinaï – Har Karkom

Emmanuel Anati

Bayard Editions

1998

Histoire du peuple hébreu

L. Desnoyer

Auguste Picard

1930

Histoire de l’Egypte Ancienne

Nicolas Grimal

Fayard

1988

Histoire Ancienne des Juifs/ La guerre des Juifs contre les Romains

Flavius Joseph

LIDIS

19681973

La reine mystérieuse Hatshepsout

Christiane Desroches de Noblecourt

Pygmalion

2002

Thoutmosis III, Le plus grand des pharaons

M. Della Monica

Le Léopard d’or

1991

L’encyclopédie des souverains d’Egypte

Dr Nasser el Ansary

Editions du Perron

2001

L’Atlas illustré du monde biblique

Jean-Pierre Isbouts

National Géographic

2008

Atlas de l’Egypte ancienne

Monique Vergnies et Jean-Louis Parmentier

Editions du Fanal

1990

Les mystères de l’Alphabet

Marc-Alain Ouaknin

Ed. Assouline

1997

Guide de la flore en terre sainte

Solange et Jean Maillat

Editions Désiris

1999

Les épices

Elizabeth Lemoine

Succès du livre/Molière

2002

Parfums et Odeurs dans l’Antiquité

Lydie Bodiou, Dominique Frère et Véronique Mehel

Presses Universitaires de Rennes

2008

Parfums et Parfumeries dans l’ancienne Egypte

Mohamed Abdel-Hamid Shimy

Septentrion Thèse à la carte

1997

Parfums et aromates de l’antiquité

Paul Faure

Arthème Fayard

1987

Les métiers rationnels au temps des pharaons

Anne-Sophie Peres

Atlas

2003

Le lin dans la Bible

Alain Dumont

Editions BoD

2009

L’abattage rituel juif : Respect des animaux

ADL B’nai B’rith

Document interne Israélite

1995

Où est Dieu dans l’épreuve

Philip Yancey

Ligue pour la lecture de la Bible

2007

La Bible et la santé

Christian Klopfenstein

La pensée universelle

1977

Le Repos

Alain-Georges Martin

Les cahiers de Réveils

1970

Les ruses de Satan

Kurt E. Koch

Publication Evangélisation

1979

Occultisme et cure d’âme

Kurt E. Koch

Emmaüs/Ligue pour la lecture de la Bible

1972

Théologie Pratique

Maurice Ray

Ligue pour la lecture de la Bible

1988

Nouveau dictionnaire Biblique

René Pache

Edition Emmaüs

1983

Dictionnaire de la Bible

F. Vigouroux

Letouzey et Ané

1926

Dictionnaire hébreu-français

Marchand Ennery

Ed. Colbo

1986

Dictionnaire hébreu-français

Abraham Elmaleh

Ed. Achiasaf – Yaveneh Jérusalem/Tel-Aviv

1972

Nouveau Dictionnaire hébreu-français

Marc M. Cohn

Librairie Larousse Paris.

1975

Archéologia N° 307 et N° 308

Ed. Faton

Les humanoïdes reliques dans l’antiquité de Marie-Jeanne Koffman

1995

Histoire Antique

Ed. Faton

L’Exode, une fixion théologique.

2009

Richard Lebeau

Science et Vie N° 819

P.42-43 : Le mont Sinaï n’est pas celui qu’on croit

Décembre 1985

L'Arche d'Alliance Témoignage de

Ron Wyatt

 - Forum Juif Forum

...

messianique.forumpro.fr/t1921-l-arche-d-alliance-temoignage-de- 

ro

...

http://www.truedemocracy.net/hj33/images/red-sea-multi-3.jpg

Chars de pharaon retrouvés dans la mer rouge

http://messianique.forumpro.fr/t1875-

chars

-

de

-

pharaon

-retrou

...

D’autres vues ont été prises sur les Sites de Ronald Wyatt.

Préambule

La traduction a été réalisée, principalement, à l’aide de la Bible interlinéaire, Ancien Testament Hébreu-Français de l’Alliance Biblique Universelle. Toutefois des corrections et des modifications ont été réalisées à l’aide des commentaires, de dictionnaires hébreu-français et de la traduction au mot à mot du commentaire de Rachi de Madame Feiga Lubecki et du Rav Haim Harboun, ed. Ness.

Je dois dire que je me suis appliqué à toujours maintenir le texte dans son sens littéral, à transcrire au plus juste les noms, en tenant compte de la difficulté existante entre les lettres à caractère hébraïques et les caractères français.

L’Exode, sur le plan historique, fait suite au livre de la Genèse. A contrario de l’hypothèse généralement retenue, l’intervalle entre la mort de Joseph et la naissance de Moïse est très court.

Si nous examinons les généalogies décrites dans 1 Chroniques ch.6 v.1 nous constatons que Lévi eut 3 fils : Guershom, Qehat et Merari. Les noms des filles ne sont pas mentionnés. Il est à noter, qu’à cette époque la loi sur l’inceste n’existait pas encore. Par conséquent les unions entre proches parents étaient parfaitement licites. Pour le père et la mère de Moïse cela est le cas ils étaient parents proches.

Qehat eut pour fils Amram et Ytsehar

Exode ch2 v.1 mentionne qu’il s’agit d’un descendant de Lévi qui prit pour épouse une fille de celui-ci. Il est possible penser à une descendante s’étalant sur plusieurs générations. Néanmoins l’auteur du livre de l’Exode ch.6v.20 mentionne qu’Amram épousa une de ses tantes. Celui-ci étant l’ascendant direct de Moïse.

Il nous faut revenir à la théogonie de Moïse. Lévi – Qehat – Amram – Moïse.

Ce qui nous permet d’être en accord avec Rachi lorsqu’il énonce que l’Exile et les 400 ans eurent pour point de départ Isaac contrairement à l’hypothèse d’un départ lors de l’arrivée, de la famille patriarcale en Egypte.

La datation de l’Exode est mentionnée Dans le livre des rois ch.6v.1 : la quatre cent quatre-vingtième année après la sortie des israélites du pays d’Egypte. Ce fut là que le temple fut construit. La difficulté posée est : est de connaître les bases qui ont établi cette datation. Albert Clamert, théologien catholique, en fournissant une excellente démonstration nous donne la date de 968 avant Jésus-Christ.

Il est vrai que de nombreux théologiens récusent cette date du fait du symbolisme potentiel du chiffre 480 : 80 X 6. Pour eux cela semble trop juste, trop mnémotechnique. Mais, pourquoi cela n’en serait-il pas ainsi ? Pourquoi cette date serait-elle mensongère ? Nous verrons au cours de cette étude que cette chronologie correspond parfaitement avec des évènements qui se sont déroulés dans cette région lors des faits relatés par ces livres, même si nous n’irons pas jusqu’au bout du livre des nombres.

J’ose penser que les historiens bibliques étaient aussi honnêtes, sinon plus que beaucoup de nos biographes contemporains. Ils nous ont légués des faits historiques émaillés de détails d’une extrême importance, avec une très grande précision en dépit du peu de moyens d’investigations, comparés avec les nôtres actuellement. Le grand problème des historiens et exégètes actuels est de ne pas faire confiance dans la science et le témoignage des anciens.

La chronologie Egyptienne basée sur « l’histoire de l’Egypte » par Nicolas Grimal qui appui ses données sur une observation astronomique par conséquent il s’agit d’un élément très précis.

Ce préambule a pour but de nous permettre de faire un exposé succinct, le commentaire permettra de revoir d’une manière précise les faits chronologiques et historiques de l’Exode et de ses conséquences.

Les nombres :

Signification des nombres bibliques.

La symbolique des chiffres de 0 à 1000

Un 1

Conformément à la nature des choses. L’Unicité est le symbole et la caractéristique du Dieu suprême. Le principe de toutes choses

Deutéronome ch.6v.4 est à lire de cette manière : Ecoute Ysheraël, YHWH est notre Elohéy YHWH est un. Cela est à mettre en relation avec Matthieu ch.28v.19 où nous lisons de manière littérale : allant, donc faites disciples toutes les nations, les baptisant

au nom

du Père et du Fils et du Saint Esprit. A remarquer

qu’au nom

est au singulier alors que nous avons 3 noms. Ainsi la tournure des mots YHWH est un se comprend aisément.

Deux 2

Pour certains pères de l’Eglise, ce nombre n’est pas bon, parce qu’il marque l’exclusion de l’unité, la division, l’imperfection et la conjonction charnelle. Par contre pour d’autres, ce

Ainsi Dieu créa la femme pour qu’elle soit une aide à l’homme et ils devinrent deux être tout en devenant une seule chair. Il fallait au moins deux témoins pour permettre une condamnation.

Nombre dont la signification symbolique est la précision, le témoignage et la communion. Le chiffre

2

désigne le couple, les

2

polarités – et + . Il est composé évidemment du 1 + 1 qui se sont intégrés en un seul chiffre, un seul corps.

Trois 3

Dans le paganisme, ce nombre avait déjà un caractère sacré. C’était le nombre impair par excellence, par conséquent un nombre heureux et d’usage fréquent dans le culte des dieux. Il garda ce caractère chez les juifs, à cause du Dieu trois fois saint.

Il est à observer que ce nombre permet la composition de la surface limitée au minimum de côtés. Ainsi rien d’étranger ne peut pénétrer ce domaine qui est protégé de toutes parts.

Quatre 4

Certains regardaient ce nombre comme néfaste (2x2). Toutefois, pour toute l’antiquité, 4 symbolise l’univers composé des quatre éléments :

Eau, terre, air et feu.

Mais c’est aussi la révélation du nom de Dieu par les quatre lettres du tétragramme : YHWH ה והי.

Cinq 5

Ce nombre symbolise la loi mosaïque contenue dans les cinq livres du pentateuque (la TORAH).

Chiffre symbolise aussi la grâce divine et la faiblesse humaine devant sa responsabilité Le nombre

5

est dédié à l'humain. Ces

5

sens, La vue, l’ouïe, l’odorat, le gout . L'étoile à

5

branches est d'ailleurs le symbole humain

Six 6

Chiffre de l’homme, de l’imperfection. C’est le chiffre de la servitude, du travail, Des réalisations humaines

En fait selon une forme c’est le nombre concernant le travail selon Dieu mais c’est devenu le nombre du travail dans la servitude après la chute.

Sept 7

Ce nombre est particulièrement sacré chez tous les peuples. Il symbolise l’union de la divinité représentée par 3, avec le monde représenté par 4. Indique la perfection et la plénitude

Il est à remarquer qu’en hébreu le même mot,

schéva’

ע בש, signifiant 7 a aussi le sens de faire serment.

Huit 8

C’est le symbole de la vraie circoncision, à cause de la circoncision Abrahamique pratiquée le huitième jour après la naissance. Huit parle du recommencement, du départ d’un nouveau cycle, d’une nouvelle vie… La circoncision doit être pratiquée ce jour-là,

Dieu donna l’ordre à Abraham que les garçons soient circoncis le huitième jour pour toute sa descendance.

Genèse 17.12-21 & Lévitique 12.3.

Neuf 9

Le 9 est le chiffre de la germination

Toutefois, au niveau biblique, je n’ai rien trouvé.

Dix 10

Ce nombre est heureux et parfait, à cause de son rapport avec l’unité et de 10 préceptes de la loi Nombre dont la signification est l’ordre parfait et la responsabilité de l’homme envers Dieu Le nombre 10 a une valeur mnémotechnique du fait qu’il se retient aisément sur les doigts des deux mains, mais il peut signifier beaucoup plus, un nombre indéfini.

Onze

Douze 12

Le nombre 12 sert à exprimer l’élection et aussi représente l’autorité administrative, la perfection gouvernementale

Quarante 40

Il représente le remplacement d’une période par une autre et lorsqu’il s’agit d’années, une génération. Rachi décrit cette période comme la durée de la formation de l’embryon. Le symbolisme de cette compréhension est très vaste.

Cinquante 50

Rappelle l’année jubilaire, la venue du Saint Esprit, la rémission des péchés et …l’effusion de la grâce

Soixante-dix 70

Ce nombre est un multiple de deux chiffres aux sens symboliques : 7 x 10. Ainsi il signifie la promesse multipliée par un nombre indéfini dont le maximum d’un des multiplicateurs est le maximum du nombre de .doigts

Mille 1000

L’ensemble des générations et la perfection de la vie sont . symbolisés par ce nombre

Référence : Le dictionnaire de la Bible, et différents sites d’Internet.

- YHWH désigne souvent Elohym connu dans sa toute-puissance, en particulier dans la littérature prophétique (cf Jr 16,21 ; Es 52,6 ; Ez 6,7 … Pour les rabbis, la connaissance naît de l’action ;

- YHWH se connait par ses œuvres, YHWH dit à Moschèh :

- « C’est à travers ma création que je me nomme. Lorsque je juge la création, je m’appelle Elohym, lorsque je fais la guerre aux criminels je m’appelle Tsebaot,

- Lorsque je mesure les fautes des hommes, je m’appelle El Schadaï,

- Lorsque mes entrailles frémissent de compassion pour mon monde, je m’appelle YHWH… »

- A un peuple écrasé se révèle YHWH, l’Elohym aux matrices frémissantes de tendresse.

André Chouraqui (l’Exode p.93/94)

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Maharal : Rabbi Yeouda Loew ben Bezalel (1512 - 1609), dit « Notre enseignant, le Rav Loew » (Morenou HaRav Loew), abrégé en MaHaRaL (dénomination par laquelle il est le mieux connu) est l'un des plus grands Aharonim.

Né en 1512 à Poznań en Pologne, il est longtemps rabbin de Nikolsburg. Il pose plusieurs fois sa candidature au poste de Grand-Rabbin de Prague, mais n'est élu qu"en 1597, à l'âge de 85 ans ! Il y meurt presque centenaire, entouré d'une légende de rabbin miraculeux. Sa tombe est au Cimetière juif de Prague. (Wikipédia)

Messie : de l’hébreu maschyah, חישמ mot qui signifie Oint, enduit, Consacré, Poli, Frotté.

Le terme Christ du grec Christoυ Χριστου qui est très proche de sens

La traduction de ce mot par le terme grec Christ χριστος est la plus conforme en effet ce terme est très proche pour le sens de l’hébreu puisqu’il signifie : oint, enduit, graissé, parfumé (les parfums étaient de l’huile ou de la graisse parfumée)

Ainsi, Jésus a été oint pour être le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs tant dans le ciel que sur la terre.

Mitsevah ou mitsewah ה וצמ: Ce mot désigne l’ordre, l’ordonnance, le commandement, la prescription religieuse, le précepte, le devoir, l’obligation.

Le Yobel et le schophar :

Yobèl serait un nom d’origine midianite. Mais il pourrait signifier qu’il provient des cornes d’un bélier proprement dit.

Mais Yobel pourrait désigner un ensemble de schophars sonnant en même temps.

Schophar : ce nom pourrait être d’origine cananéenne pour la corne du bélier. Mais il pourrait être la corne de n’importe quel animal servant à émettre un son.

Quelques définitions

Numen : volonté divine, puissance agissante de Dieu.

L’Or : Métal précieux, symbolise l’éternité, la divinité et aussi la puissance. C’est pour cette raison que les éléments du tabernacle furent réalisés dans ce métal et que les planches faisant office de mur en furent plaquées. La présence d’or sur l’éphod et le pectoral symbolise la présence divine.

Péché : hataאטח. C’est le même mot qui est utilisé dans Genèse 4.8. Il est possible de paraphraser, le texte de la Genèse :

« J’ai laissé entrer le péché pour m’y soumettre ».

‘abérahהרבע Transgression, délit. Ici il ne s’agit pas donc d’un péché au sens qui vien d’être vu mais d’un fait volontaire

‘aohיוע faillir, se rendre coupable, se pervertir. Ainsi la faute n’est pas encore identique aux précédentes. Cela relève d’une autre dimension mais très proche de la deuxième définition. Néanmoins ici il s’agit probablement d’une faute qui n’est pas due à l’action spécifique de démons d’où la gravité de cette action.

Pesah ח ספ: Pâque. Passage. Symboliquement ce terme désigne le passage du monde de l’oppression à celui de la délivrance, de la liberté. Cette fête rappelle la résurrection du Christ. Mais elle devrait surtout montrer qu’à ce moment-là, les puissances de l’oppression ne pouvaient plus avoir aucun pouvoir sur lui et sur son corps. Ainsi en est-il du disciple qui est vraiment mort à lui-même (comparer Romains ch.6v.7). Poids et mesures :Epha : La fleur de farine, se compte en éyphah הפיא. La quantité fournie par cette unité de mesure était de trente-huit litres quatre-vingt-huit (dictionnaire de la Bible). Cette mesure était équivalente au bath.

Le hin, le hyn ןיה : six litres quarante-neuf.

Le sicle pesait 16, 04 g,

Le talent était une unité de mesure et de monnaie tout à la fois. Il correspondait à 3000 sicles soit, à 49 200 g

La coudée : Il y avait deux sortes de coudées : la coudée ordinaire qui était d’environ 0,449 m et la coudée du temple, d’origine égyptienne qui était de 0,525 m. C’est donc celle-ci qui servira de référence pour fournir toutes les dimensions des éléments du tabernacle. En fait plusieurs étalons égyptiens ont été retrouvés et leur longueur varie de 0, 5235 m à 0,5285m. Donc la dimension retenue offre une certaine moyenne qui permet de ne pas trop s’éloigner de la réalité. Cette norme est prise du fait qu’Ysheraël sortait d’Egypte

La canne : cette mesure égale six coudées et six tophah soit environ 3, 675m

Le palme (zéret) est environ la moitié de la coudée. Cette unité de mesure désigne la distance entre le pouce et l’annulaire lorsqu’ils sont écartés.

Le petit palme (téphah) est la largeur de la main (soit quatre doigts)

Le doigt équivalent à la largeur d’un doigt humain

Premier-né : du vivant de son père, il avait une préséance sur ses frères. A la mort du père, il recevait une double part d’héritage et devenait le chef de famille. Il devait être racheté par le père aux sacrificateurs, contrairement à ses frères et soeurs, qui eux n’avaient pas besoin de rachat.

Prophète : en hébreu, naby איבנ. En fait il existe plusieurs mots pour décrire ce service pour Dieu. Toutefois, celui-ci est le plus connu. Il concerne le porte-parole de Dieu. Si le terme grec paraît sous une forme générale et englobe les différentes sortes de prophètes, l’hébreu, quant à lui, est plus précis et plus descriptif pour chaque forme et chaque catégorie de manifestations de la prophétie.

- En grec ce service se lit prophètès προφητης

De pro (προ)) qui signifie devant

Et de phèmi (φημι) qui signifie dire, rendre visible d’où manifester sa pensée par la parole, affirmer déclarer, annoncer une nouvelle.

Donc le prophète est la personne que Dieu envoie vers les hommes pour dire, proclamer sa volonté, avertir, alerter, conduire. Il se tient devant Dieu pour transmettre la volonté du Seigneur à ses semblables.

- En hébreu, plusieurs mots désignent ce service :

- Nabiy : Prophète, orateur. L’étymologie de ce mot est incertaine. Cependant, les spécialistes ont observé dans ce mot deux formes grammaticales :

- Au passif (qâlil), le nabiy est un homme à qui il est parlé, qui entend une voix intérieure, mystérieuse et intelligible pour lui seul et qui ne parle que sous l’action d’une pression ; cette pression est la présence impérieuse de l’Esprit de Dieu qui pousse le personnage (homme ou femme) à donner le message à un auditoire présent néanmoins, il arrive que l’auditoire soit absent. Si cela est le cas, il est obligé de rédiger les paroles reçues pour les faire connaître ultérieurement. C’est un homme véritablement inspiré. Il semblerait qu’il faille préférer cette forme d’interprétation car les paroles de prophètes, dans le texte hébreu, par deux temps verbaux qui expriment la forme passive (le niphal et l’hithpahel). Dans le cas de la passivité, le prophète se laisse conduire pour fournir le message ou l’œuvre à effectuer.

Ce mot peut aussi avoir une forme active dans le sens où le « nabi » se montre prophète, se présente comme tel avec ou sans l’autorité divine sur lui. Cependant, s’il n’a pas l’autorité de Dieu, il est un faux prophète, et cela est très grave car le châtiment du Seigneur ne tarde pas à se manifester.

- Hozéh: Discerner, voir, prédire ; borner, diviser ; regarder attentivement. Ce mot a pratiquement la même étymologie que le mot suivant mais, il semble plus récent. En général, ce mot servit à désigner principalement les faux prophètes. Ce sont souvent leurs pensées et leurs conclusions suite aux évènements et à leurs connaissances du passé, cependant sans l’assentiment du Seigneur, qui ont pu amener ces gens à parler. Il est à noter que les faux prophètes ont promis des prodiges que le Seigneur réaliserait pour des groupes ou des individus dans l’épreuve néanmoins sans préciser les raisons de l’épreuve, empêchant par là une démarche vers la guérison et le salut.

- Ro’éh : Voyant ; prophète ; vision ; vue ; transparent. Ce mot dérive étymologiquement de la racine râ’â, qui signifie ordinairement voir des yeux du corps ou des yeux de l’esprit. C’est le nom qui fut donné par Saul et ses serviteurs à Samuel (1 Samuel ch.9v.11 ; 18) et à d’autres prophètes. Ces personnages n’entendent pas la voix de Dieu mais reçoivent des visions (en exemple on peut dire comme des scènes de cinéma ou de diaporama), des songes (des rêves où sont révélés des mystères, des secrets et des réponses).

- Tsophéh : Sentinelle, garde, faction ; Voyant, prophète.

En ce qui concerne les mots hébreux, on peut voir les différentes manières que Dieu a utilisées et s’est révélé pour parler à son peuple donc la nature du procédé de la révélation.

Ce genre de prophètes est institué par Dieu pour avertir son peuple des dangers qui se préparent, de ce qui se trame en secret pour le détruire. Il exerce une forme de don de discernement des temps et des esprits

Ces différents mots montrent clairement que le prophète ne prédit pas nécessairement l’avenir mais, il peut être amené à parler sur une situation présente pour dévoiler un secret et ses conséquences.

La différence entre le don de prophétie et le service (traduit en général par ministère) est que le don est fourni pour une circonstance particulière tantôt à l’un ou à l’autre sans renouvellement privilégié pour celui qui l’aura exercé alors que le service est fourni à une personne pour un exercice à temps plein. Cela revient à la forme active du nabi dans la forme hébraïque.

Ce que dit ici A. Neher est aussi valable pour définir la personne du Saint-Esprit que pour ce qui concerne le prophète dans sa relation avec le Seigneur :

« Il faut donner à la notion du Dieu vivant son sens authentique, c'est-à-dire plénier. La vie de Dieu, dans son acceptation biblique, ne doit pas être ni moralisée ni rationalisée. Elle comporte la Sainteté de Dieu, son caractère dévorant, son courroux et son zèle autant que son amour. La vie de Dieu est, dans son essence, irréductible au rationnel ; elle se révèle dans la catégorie du mystère. La Rouah ( חור )du Dieu vivant est numineuse (de numen : volonté divine, puissance agissante de Dieu) /…/. La vie de Dieu est le mystère. Elle est ressentie comme extérieure à l’homme, dominante, tout autre. Elle inspire la terreur sacrée, répulsive et fascinante à la fois. Telle est bien la Rouah. Elle vient du dehors, elle in-spire au sens littéral de la préposition. Les verbes marquant l’inspiration dénotent que quelque chose d’extérieur se choisit une demeure :

La Rouah revêt Gédéon, Amasay (1Chr.ch.12v.18), Zacharie (2 Chr.ch.24v.20) ; elle bondit sur Samson, sur Saül, sur David ; elle tombe sur Ezéchiel (Ez.ch.11v.5). Extérieure à l’homme, la Rouarh lui est également supérieure.

La souveraineté de la Rouah est attestée par la préposition al, introduisant le complément des verbes tsalh (bondir), naphal (tomber). Il ne s’agit pas, en hébreu, à proprement parler, d’une inspiration. L’Esprit vient d’un lieu qui domine l’homme, pour se blottir contre lui. La Rouah est terrifiante par sa liberté elle-même ; elle apparaît et disparaît au gré de Dieu. Elle est l’altérité, et l’homme surpris par elle est conscient tout d’abord d’une chose :

C’est qu’il est devenu autre. Mais son altérité ne différencie l’homme inspiré ni par rapport aux hommes ni par rapport à l’existence. Son altérité c’est de ne plus être seul. Ce n’est pas en se singularisant que l’homme biblique devenait prophète, mais en communiant. Il était nabi par la conscience de participer à une autre réalité que celle de sa propre vie : à celle de Dieu.

La Rouah de Dieu est également pathétique. C’est une vérité qu’aucun idéalisme, qu’aucun spiritualisme, ne peuvent atténuer, encore moins effacer. Qu’un seul et même terme, Rouah, désigne, dans la Bible, la dimension spirituelle la plus élevée, la plus dépouillée, mais aussi la vie psychique dans ses contradictions ultimes, cela n’a été possible que dans une conception pathétique de l’Esprit. Les grecs n’ont pas pu élaborer cette notion. Leurs philosophes estimaient les mouvements, et par voie de conséquence les émotions, inconciliables avec la divinité. Et le peuple grec n’avait l’expérience que de divinités égoïstes :

Leurs passions ne les concernaient qu’eux-mêmes ; elles n’éclataient à l’égard des hommes que lorsque ceux-ci venaient déranger les dieux. Les Hébreux, au contraire, voyaient dans l’histoire et ses mouvements une manifestation de leur Dieu ; les émotions de Dieu étaient les ressorts de cette histoire, dont les hommes étaient d’inéluctables acteurs. L’émotion de Dieu était imbriquée dans la condition même de l’homme. La description biblique de Dieu est anthropopathique, soit. Cela signifie que Dieu apparaissait à l’homme biblique dans la polarité de son pathos, dans son amour et dans sa colère, dans sa rigueur et dans son pardon. La Rouah de Dieu se juge elle-même : elle se repent. Ce repentir de Dieu suffirait à montrer que le Dieu biblique n’est pas lié à un principe abstrait et général. Ce n’est pas le Dieu des principes universels, mais le Dieu de l’Unique, du moment historique. La Rouah n’est pas la fixité spirituelle, mais l’émotion vitale. »

Le terme Rouah ( חור ) signifie souffle, vent, esprit – Lorsqu’il s’agit de l’Esprit Saint, c’est le terme haqodésch ( שדקה) qui est ajouté. Ce terme signifie Le Saint, Le sacré, Le consacré.

Les enseignements de cet auteur, israélite, sont très importants à la fois pour connaître l’Esprit Saint et ses manières d’agir, et pour comprendre comment Dieu peut amener un homme à devenir prophète. Il est vrai qu’une étude précise du nouveau testament sur les différentes actions, manifestations et interventions de l’Esprit de Dieu sur les disciples ne s’opposerait pas à ce qu’écrit A. Neher.

Il est à remarquer que tous les prophètes cités par la Bible éprouvent tous les sentiments de Dieu face aux injustices, à la misère et aux souffrances des êtres humains (hommes et femmes). Donc les prophètes souffrent de toutes les situations qu’ils observent ou qu’ils sont amenés à observer par Dieu. En effet, comme il est écrit que Dieu est amour, le Seigneur se comporte avec son peuple comme un époux aimant avec sa compagne.

Le successeur d’Aménophis 2 ne fut pas celui prévu

Le fils du pharaon destiné au trône est décédé sans cause apparente :

C’est ce que les textes égyptiens mettent en évidence concernant l’investiture royale de Thoutmosis IV qui succéda à Aménophis II. Le prétendant au trône qui aurait peut-être pris le nom d’Aménophis III, est mort sans raisons apparentes, ni concrète, c’est ainsi que régna Thoutmosis IV. Cependant ce silence des scribes n’est pas anodin lorsque nous connaissons la puissance de la censure royale.

« Au milieu de la nuit, l’Eternel frappa tous les premiers-nés dans le pays d’Egypte, depuis le premier-né de pharaon assis sur son trône, jusqu’au premier-né du captif dans sa prison, et jusqu’à tous les premiers-nés des animaux »

Exode 12, 29

L’invasion de Canaan : Les faits décrits dans la Bible et ceux des lettres d’El Amarna sont identiques.

Dans la Bible

Dans les lettres d’El Amarna (1)

Invasion de Canaan par les fils d’Israël (Hébreux) et d’un ramassis de peuples

Invasion de Canaan par les apirous (2) et les Sutéens (A l’époque Amarnienne ce mot désignait des groupes instables et souvent dangereux)

Cette invasion se produisit sous les règnes d’Aménophis III et d’Aménophis IV.

(1) Voir le livre « les lettres d’El Amarna »

(2) Le terme d’Apiru, Apirou ou encore Abirou semble être nettement un terme générique concernant différentes populations répandues dans tous le Moyen Orient. Il pourrait signifier, selon certains :

Les poussiéreux, du fait que ces gens habitaient essentiellement dans la steppe.

Il se pourrait aussi qu’ils soient tous d’une même origine ethnique mais qui se serait dispersée.

Les sources qui les mentionnent sont multiples :

Sumer, Canaan, Egypte, Hittites, Mitanni, Ougarit.

D’où la mention d’Abraham l’hébreu dans Genèse (14, 13). Toutefois en ce qui concerne le nom spécifique d’hébreux donné aux descendants de Jacob/Israël, il semble qu’il faille voir une différence religieuse d’avec leurs semblables vivant dans d’autres lieux.

La ville de Ramsès ou Pi-Ramsès ou Per-Ramsès

Le Pentateuque mentionne la ville de Ramsès, souvent nommée dans d’autres documents sous le nom de Pi Ramsès ou Per Ramsès (Genèse 47.11 ; Exode 1.11 ; 12.37 ; Nombres 33.3 ; 33.5).

Le livre de l’Exode affirme que les Israélites sont partis de Ramsès (Ex.12.37)

Un point important à observer est le temps de conjugaison des verbes : ils sont tous au passé. Cela permet de comprendre ce qui suit.

Or, en 1448 la ville de Ramsès (actuellement Tell el- Daba) n’existait pas encore.

La ville fut construite puis érigée en capitale par Ramsès 2 et le centre occupé par ce pharaon était le palais d’été de son prédécesseur Séthi 1er. Cette cité fut abandonnée au début de la vingtième dynastie, par conséquent il s’agit du 12ème siècle avant Jésus-Christ

Ce qui signifie que c’est à partir du site d’Avaris que se fit le départ (Cette ville, qui avait été la capitale Hyksos, a été détruite par Ahmosis lors de l’expulsion de ce peuple). En parallèle il est essentiel de savoir que la ville de Ramsès fut érigée plus tard à quelques kilomètres de ce lieu.

Les écrivains du texte biblique qui ont rédigé le Pentateuque sous la forme où nous le lisons ont transcrit les faits à partir de documents anciens, cependant ils n’ont pas actualisé les sites mentionnés en les désignant par les noms connus au moment de la rédaction du texte. L’exemple de Ramsès à la place d’Avaris (dont le nom avait sûrement été largement oublié à cette époque) est flagrant.

C’est pourquoi les historiens commettent une erreur en ne s’appuyant que sur le nom de Ramsès pour dater la sortie d’Egypte.

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Les transcriptions de noms propres, les noms de titres, des noms de peuples, de tribus et des noms de lieux se feront selon les propositions de transcriptions qui sont faites sur ce tableau. Je m’efforce aussi de respecter d’une manière littérale et unique les termes. Cependant les prépositions hébraïques peuvent varier de sens, selon leurs positionnements dans la phrase Ainsi le lettre Waw « ו », située à l’avant d’un mot, d’un nom, d’un verbe peut signifier et, alors, lorsque, mais, cependant, après que, quand etc.

La tournure de phrase suit, autant que possible, les tournures hébraïques, même si cela peut dérouter un peu le lecteur.

Les textes en italique sont :

Les dialogues

Les mots transcrits en caractères latins

Les textes copiés à partir de documents à titre de références.

Aperçu chronologique

Pour le calcul des chronologies, je m’aligne sur l’approche qu’ont les anciens auteurs israélites et qui font partir la période de quatre cents ans donnés dans Genèse ch.15v.13. Cela est conforté par le peu de descendants notés dans les différents textes qui vont de Jacob à Moïse.

Pour le calcul des dates, lire « le lin dans la Bible » p.17 et suivantes et « Genèse, de la création à la mort d’Averaham » p.17

Vie d’Averaham

1948 -Naissance à Our (1) Arrivée à Haran (peut-être en 1878)