Le long hiver de Spitak - Mario Massimo Simonelli - E-Book

Le long hiver de Spitak E-Book

Mario Massimo Simonelli

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Beschreibung

En Décembre 1988, un violent tremblement de terre a frappé la République d'Arménie. Une région entière a été rasée. Les victimes et les blessés étaient des dizaines de milliers, et un nombre impressionnant de familles sont restées sans-abri dans une région montagneuse, isolée, en plein hiver, avec des températures bien en dessous de zéro et déjà épuisées par les tensions et les affrontements avec l'Azerbaïdjan voisin pour les revendications ethniques en place dans la région du Nagorno-Karabakh. Les pays du monde entier se sont précipités dans une solidarité sans précédent tandis que l'aide du gouvernement italien s'est concentrée près de la ville de Spitak, l'épicentre du tremblement de terre et un symbole de la destruction.Les événements de ces longs mois allaient changer pour toujours le cours de la vie des protagonistes de cette histoire, alors qu'autour d'eux, le monde était en profonde transformation.Un voyage intérieur dans un pays meurtri, pour un changement profond pendant que le monde, lui aussi, était en train de changer.

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Veröffentlichungsjahr: 2015

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Mario Massimo Simonelli

Le long hiver de Spitak

Le long hiver de Spitak

di Mario Massimo Simonelli

Traduction de Laurence Milanese

Collana Traduzioni - Français

ISBN: 978-88-97192-58-9

© Casa Editrice Elmi's World

Tutti i diritti di copyright sono riservati

Casa Editrice Elmi's World

Via Guillet, 6 - 11027 Saint Vincent (Ao)

Tel. 388.92.07.016

mail: [email protected]

sito: www.elmisworld.it

Trame

En Décembre 1988, un violent tremblement de terre a frappé la République d'Arménie. Une région entière a été rasée. Les victimes et les blessés étaient des dizaines de milliers, et un nombre impressionnant de familles sont restées sans-abri dans une région montagneuse, isolée, en plein hiver, avec des températures bien en dessous de zéro et déjà épuisées par les tensions et les affrontements avec l'Azerbaïdjan voisin pour les revendications ethniques en place dans la région du Nagorno-Karabakh. Les pays du monde entier se sont précipités dans une solidarité sans précédent tandis que l'aide du gouvernement italien s'est concentrée près de la ville de Spitak, l'épicentre du tremblement de terre et un symbole de la destruction.

Les événements de ces longs mois allaient changer pour toujours le cours de la vie des protagonistes de cette histoire, alors qu'autour d'eux, le monde était en profonde transformation.

Preface

de Rouben Karapetian

Ambassadeur de la Republique Armenienne en Italie

J’ai été sincèrement touché par la lecture du livre «Le long hiver de Spitak» de Mario Simonelli, qui avec ses collègues de la Protection Civile Italienne, a vécu en première personne le drame du peuple arménien tout de suite après le tremblement de terre de décembre 1988 qui a causé des dizaines de milliers de victimes et a détruit une grande partie de l’Arménie.

Le livre a suscité en moi des émotions contradictoires. D’une part, j’ai revécu le drame et la tristesse de mon peuple; de l’autre, voir cette compétition de solidarité sans précédent me remplissait d’une joie immense. À ceci, ajoutez la capacité d’émouvoir le lecteur exprimée par l’auteur. En outre, ce volume est aussi un témoignage précieux des événements qui ont suivi le tremblement de terre.

Je saisis l’occasion pour renouveler mes plus grands remerciements au Gouvernement et au peuple italien, parmi les premiers à vouloir donner une aide rapide, généreuse et exceptionnelle à l’Arménie et à sa population, alors plié par la douleur insupportable causée par le désastre du tremblement de terre. L’aide du Département de la Protection Civile qui coordonnait l’aide du Gouvernement italien et qui en peu de temps a réalisé aux alentours de la ville de Spitak, épicentre du tremblement de terre, le « Village symbole de la volonté de recommencer et de la reconstruction de notre Pays a été, pour nous, primordial.

Cette tragédie, les conséquences malheureusement n’ont pas encore toutes disparu en 25 ans, elle a toutefois, renouvelé les rapports de profonde amitié que nos deux peuples ont entretenue pendant des siècles et qui a progressivement transformé l’intervention d’urgence en une solide coopération qui se poursuit encore aujourd’hui et continue à se développer.

Prologue

La femme qui attendait depuis plusieurs heures à côté du petit préfabriqué blanc où j’habitais, étendu du côté nord du Village Italie, le long d’une légère pente de la vallée du haut plateau de Spitak, parmi les montagnes du Caucase méridional, dans la province de Lori, en Arménie.

Elle était grande, maigre, d’un âge indéfini, les épaules légèrement courbées, comme si elle portait le poids de la mission à laquelle elle avait décidé de consacrer sa vie des années auparavant. Mais avec la simplicité, la dignité et la même force dans le regard que les missionnaires de la Charité que j’avais connu comme elle. Comme elles, elle était couverte d’un simple sari1 bordé de bleu, presque comme pour défier les rigueurs de l’hiver passé dans cette région.

Je venais de rentrer de Erevan quand elle vint à ma rencontre d’un pas décidé et d’un léger mouvement de la tête en signe de de salut, pendant que son bras tendu me tendait une petite blanche enveloppe qu’elle serrait dans sa main. «Architecte! Mère Teresa, vous envoie cette lettre de Moscou.» Quelques mots, puis elle ramassa un sac en tissu grossier qui, en apparence, devait contenir peu de valeurs terriennes, mais qui probablement contenait ce qu’il fallait pour soutenir le cœur des nécessiteux qu’elle aidait quotidiennement. D’un mouvement rapide du bras, elle croisa le manche du sac sur la tête pour l’appuyer sur l’épaule opposée, alors que d’un pas décidé, elle se dirigeait le long de la ruelle de pavés et de gravier, mélangés à des éclats brillants d’obsidienne2 qui descendait vers l’hôpital de campagne des Chasseurs Alpins.

Je restais assis quelques minutes sans fin, l’enveloppe dans les mains, en de l’ouvrir. Je me retournai plusieurs fois pour regarder par la seule fenêtre qui éclairait la pièce du petit préfabriqué. Je vis la sœur s’éloigner dans son sari blanc. Je laissai que mon regard la suivre pour le prolonger ensuite, le long de la vallée de Spitak, puis encore plus loin jusqu’aux montagnes qui encadraient le haut plateau où les cimes désormais libres de la neige, se découpaient majestueuses sur le fond azur d’un lumineux ciel d’été. Seulement quelques instants pour parcourir mentalement tous ces événements qui en quelques mois avaient changé pour toujours le cours de ma vie et le destin de nombreuses personnes: comme si une Entité supérieure s’était amusée à secouer nos vies, comme des dés dans un verre, pour les lancer ensuite sur la table de jeux.

L’enveloppe renfermait une petite feuille du format d’un cahier de l’école primaire. Au centre, une simple représentation de noir et blanc de la fondatrice de la congrégation des Missionnaires de la Charité3 recueillie en prière. Elle était écrite à la main, en anglais, à l’encre bleu.

Avant de le lire, je portai encore une fois le regard au-delà des limites du village, pendant un instant seulement, comme pour vouloir souligner le pathos de ce moment.

Mais ceci se serait déroulé des mois après.

I- Latitude 40° 50’ 14’’ N / Longitude 44° 16’ 03’’ E

Tout commença l’année précédente, durant une tranquille soirée de décembre, par une nouvelle donnée par le JT de vingt heures que j’écoutai distraitement, assis dans le séjour dans mon habitation à Rome, dans l’attente du dîner et les pensées concentrées sur les vacances de Noël désormais aux portes:

«Aujourd’hui, 7 décembre 1988, à 11h41, heure locale, heure de Greenwich, un très violent séisme d’intensité 9 degrés sur l’échelle Mercalli, magnitude 6,9 sur l’échelle de Richter, a secoué une vaste région de l’Arménie septentrionale provocant morts, blessés et destructions. C’est le plus grave tremblement de terre qui ait touché le Caucase depuis ces derniers quatre-vingts ans. Le chef de l’Union soviétique, ancien secrétaire Général du Comité Central du Parti Communiste, Mikael Sergei Gorbatchev, a interrompu sa visite officielle aux États-Unis pour se rendre personnellement dans la petite République Soviétique du Caucase méridional. Les nouvelles sont encore partielles. Le bref communiqué diffusé, en journée, par la Tass (l’agence de presse soviétique) ne précise pas le nombre de victimes mais à Erevan, des sources renseignées jointes au téléphone depuis Moscou parlent d’au moins une centaine de morts ou peut être plus. Des sources d’agence étrangères affirment cependant que les morts pourraient être des milliers. Un témoin, au cours d’une brève conversation avec France Presse, parlerait même de dizaines de milliers de victimes. Tous les édifices, de trois étages et plus seraient réduits en ruines, a ajouté Hambarzum Galstian, un des onze membres du Comité non officiel du Karabakh. Le journal télévisé de Vremia a retransmis des images terrifiantes des lieux frappés, montrant des usines, des écoles et des maisons complètement détruites, des personnes désespérées qui creusaient à mains nues parmi les ruines. Des milliers seraient sans-abris. La Tass a annoncé que depuis Moscou on a organisé un pont aérien pour faire parvenir des aides, des médicaments, des vêtements et des repas chauds pour les sinistrés sur les lieux de la catastrophe. Elle a aussi ajouté que l’armée, présente en force dans la République pour faire face à la recrudescence des conflits interethniques, a été mobilisé pour les secours avec des groupes de bénévoles qui arrivent de tout le pays. Cependant, personne ne sait exactement, fournir les informations réelles sur les dimensions du désastre: le porte-parole du ministre des Affaires Étrangères, Vadim Perfilev, déclare que le nombre des victimes n’est pas encore clair tandis que la représentation arménienne à Moscou parle même d’un village entier, Spitak, complètement rasé au sol».

Le tremblement de terre qui toucha l’Arménie durant cette froide et pluvieuse matinée d’hiver fut absolument destructif. Une vaste zone du nord du pays fut anéantie. En une poignée de secondes, le séisme emporta des dizaines de milliers de vies, les témoignages d’une histoire ancienne, les infrastructures faibles et un système productif précaire au bord méridional d’un empire désormais en transformation. Mais surtout, il bouleversa, pour toujours, la vie des communautés sur ces territoires et balaya les espoirs d’une entière génération.

Des dizaines de milliers de familles pleuraient pour un de leurs membres. Vingt- cinq- mille, cinquante-mille, ou peut-être plus? En réalité, on n’a jamais su le nombre exact des victimes de cette immense tragédie. Les blessés furent des milliers et un nombre impressionnant de femmes, hommes, personnes âgées et enfants restèrent sans abri et sans aucune forme d’assistance sociale et sanitaire. Pour donner une idée de cette horrible catastrophe, un arménien sur huit n’eut plus un toit sur la tête, dans une région montagneuse, isolée, en plein hiver, avec des températures de dizaines de degrés en dessous de zéro et déjà épuisée par les tensions en cours avec l’Azerbaïdjan voisin pour les revendications ethniques violentes qui avaient éclatées pendant cette période sur les territoires du Haut-Karabakh.

Tout cela, cependant, je ne pouvais pas le savoir ce soir-là du 7 décembre 1988. Je ne réussis pas à le percevoir avec les reportages télégraphiques des journaux placés entre les prévisions du temps, les nouvelles sportives et les disputes de politique intérieure. Les images grises qui arrivaient d’une région, un village, une nation dont je n’avais jamais entendu parler, ne contribuèrent pas non plus à participer émotivement au drame qui étaient en train de se consumer durant ces heures-là.

J’écoutais les nouvelles avec un détachement avec lequel nous sommes désormais habitués à réagir quand ceux qui sont frappés par une catastrophe, sont des groupes plus ou moins homogènes de personnes, des entités collectives formées par des sujets auxquels nous ne pouvons ni ne voulons donner un visage, une histoire, une identité individuelle. Nous sommes, au contraire, toujours prêts à suivre avec un intérêt morbide et participation l’histoire d’une personne seule élevée, dans le bien ou dans le mal, aux honneurs des faits divers; à se partager en factions comme pour une compétition sportive; à prendre la défense ou bien à condamner sans possibilité d’appel.

C’est seulement le lendemain matin, en écoutant les dernières mises à jour des journaux, en me documentant avec des atlas, livres et en lisant quelques articles apparus sur plusieurs quotidiens sur cette région asiatique éloignée et méconnue, que je commençai à découvrir l’histoire d’une terre lointaine, à matérialiser dans mon esprit l’image du drame et à faire participer mon âme à la douleur de ce peuple.

Le tremblement de terre avait touché le cœur de la terre d’un des peuples les plus anciens et civilisés du proche orient. Une terre de réminiscences bibliques et de rappels nostalgiques d’un passé tourmenté et glorieux. La terre d’un peuple d’une antique foi chrétienne, qui au cours des siècles, a dû lutter âprement pour maintenir sa propre identité ethnique et culturelle contre les tentatives d’invasion et les dominations séculaires imposées par d’autres populations.

Un peuple opprimé et persécuté pendant des années, objet de terribles massacres: le premier exemple, dans l’ère moderne, de systématique suppression d’une minorité ethnique et religieuse. Le terme «génocide», ou «Mez Yegérn», le «Grand Mal», comme il est défini en langue arménienne, fut forgé pour la première fois par le juriste américain d’origine juive et polonaise Raphaël Lemkin, pour définir justement la répression subite par la population arménienne durant deux moments précis de son histoire: à la fin du 19ème siècle, quand à l’intérieur des frontières de l’Empire Ottoman décadent, le Sultan Abdulhamid II, le dernier souverain de la Porte Sacrée, exécuta un vrai programme d’extermination de la population arménienne. Et en suivant, entre 1915 et 1918, quand le parti réformiste des jeunes turcs débuta une violente répression envers les arméniens qui résidaient en Anatolie et dans d’autres zones de de l’Empire.

Le long de ce fil mince mais indissoluble fil, à travers lequel passe la mémoire du drame du peuple arménien, je parcourais un bref mais intense bout de chemin de ma vie.

D’autres nouvelles sur cette région provenaient pendant cette période de reportages, principalement réalisés par le Daily Telegraph et par la BBC, qui durant les mois qui précédèrent le tremblement de terre avaient rapporté des épisodes de violences atroces survenus dans la Transcaucasie Soviétique et plus précisément dans la partie sud occidentale de l’Azerbaïdjan. L’altercation concernait le mystérieux et méconnu district autonome du Haut-Karabakh, le «jardin noir montagneux», une enclave d’ethnie arménienne en territoire azéri attribuée par Staline à la République musulmane de l’Azerbaïdjan pendant le lointain 1923.

En février 1988, les députés du Soviet Provincial du Haut-Karabakh, ou «Arstakh» pour le peuple arménien, avec un acte sans précédent dans l’histoire soviétique, votèrent une demande d’annexion de la Région à l’Arménie. Après une période de tension et de combats entre arméniens et azéris, une grande manifestation populaire envahit les rues et les places de Stepanakert, chef-lieu du Karabakh pour soutenir la demande réunification. À Erevan aussi, en Arménie, des centaines de milliers de personnes avaient envahi la capitale du pays. Le cortège s’était dirigé le long de l’avenue Bagramyan, en entourant l’édifice du Soviet Suprême local pour protester contre les restrictions sociales, administratives, économiques et culturelles imposées par le régime azéri à la minorité chrétienne arménienne pendant presque soixante ans, et pour demander que l’enclave arménienne du Haut-Karabakh soit enlevée à la République de l’Azerbaïdjan. Mais le Soviet Suprême considéra, à Moscou, impensable démarrer la redéfinition des frontières à l’intérieur de l’Union Soviétique et à partir du mois de mars de cette année-là Erevan fut stablement dirigée par les chars d’assauts et par les troupes de l’Armée Rouge.

Les répercussions pour les manifestations et l’augmentation des combats pour les tensions ethniques et politiques de ces mois-là, menèrent à des massacres épouvantables de la population arménienne dans plusieurs villes d’Azerbaïdjan. L’épisode culminant de la crise, qui peut être considéré comme le point de non- retour, eut lieu dans le centre industriel de Sumgaït, au nord de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, où officiellement trente-deux arméniens perdirent le vie par la main des azéris, même si les sources du Congrès américain rapportèrent plus de cent morts (deux cents selon plusieurs observateurs), des centaines de blessés, des femmes violées et des familles entières contraintes à abandonner leurs maisons et fuir.

Ces épisodes eurent un impact significatif sur le nombre des victimes du tremblement de terre. Plus de 300.000 civils, dont environ 200.000 arméniens, fuirent de l’Azerbaïdjan et du Karabakh. Des dizaines de milliers de ces réfugiés qui ont échappé au pogrom4 organisés en Azerbaïdjan contre la population arménienne locale se réfugièrent justement dans pendant ces semaines-là dans les zones au nord du pays qui d’ici peu seraient frappées par le terrible séisme. De façon caractéristique pour cette migration, des dizaines de milliers d’azéris et de kurdes musulmans quittèrent à leur tour l’Arménie pour se réfugier en Azerbaïdjan.

De nombreux arméniens entrèrent dans le pays en parcourant les routes qui venaient du Nord, à travers la Géorgie, pour échapper aux dangers, aux possibles chantages, aux violences aux aguets le long de toute la ligne de frontière avec la République musulmane. En outre, l’État Soviétique, durant les semaines précédant le séisme, avait mis à disposition des milliers de lits dans les pensionnats et les maisons de repos des principales petites villes du pays pour réduire l’urgence des réfugiés. La grande partie de ces structures s’effondra en même temps que les maisons de particuliers, où la solidarité locale avait donné un refuge aux parents, amis, réfugiés fuis du Haut-Karabakh et de l’Azerbaïdjan.

Cette population ne fut jamais recensée et une bonne partie de celle-ci disparut simplement engloutie sous les décombres.

II- La Première fois pour L’Italie

Le département de la Protezione Civile de la Présidence du Conseil des Ministres, où je travaillais il y a deux ans, je fus chargé par le Gouvernement d’organiser et de coordonner une mission humanitaire d’urgence, pour contribuer au concours de solidarité internationale qui avait engagé pendant ces heures-là, des pays du monde entier.

À cette époque en Italie, il n’existait pas encore un concept moderne de disaster management, comme il est codifié aujourd’hui, pour assurer une rapide mise en œuvre et une efficace coordination de toutes les ressources humaines et des équipements nécessaires pour faire face à une situation de crise. Il n’y avait pas encore la loi 225, promulguée seulement en février 1992, qui instaura le Servizio Nazionale della Protezione Civile. Il existait encore moins une vraie et propre coordination au niveau international pour harmoniser les actions des pays engagés dans une intervention d’urgence malgré les efforts en cette direction du Secrétaire Général des Nations Unies en ce temps-là compétent en matière de catastrophe et action humanitaire.

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