Le Noël d'Yselia - Manon Pouchard - E-Book

Le Noël d'Yselia E-Book

Manon Pouchard

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Beschreibung

Au pays de Noël, tous les elfes se voient confier une tâche qui leur correspond, et tous l'acceptent avec joie... sauf Yselia, technicelfe de surface, qui rêve de devenir cheminelfe pour accompagner le père Noël dans sa tournée annuelle. Le soir du Réveillon, quand se présente à elle la chance de réaliser son souhait le plus cher, elle n'hésite pas un instant et décide de se lancer dans une grande aventure pour sauver Noël.

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Seitenzahl: 53

Veröffentlichungsjahr: 2023

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À ma famille, mes amis, mes lecteurs.

À tous ceux que Noël continue de faire rêver.

À ma plus jeune sœur, Élysa, pour qui j’ai décidé d’écrire cette histoire fin 2016, et pour qui j’ai décidé de la reprendre aujourd’hui.

Et à l’une des plus merveilleuses personnes que je connaisse, celle qui m’accompagne depuis toujours, ma petite sœur Alyssa.

Table des matières

Prologue

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Épilogue

Prologue

Il était une fois, en plein milieu d’une vallée enneigée, une immense maison. Elle était ornée de décorations merveilleuses qui brillaient de mille feux : de longues guirlandes cascadaient des murs de bois, des sculptures en forme de lutins, de père Noël et de traîneau clignotaient au pied de la demeure, donnant l’illusion d’une valse gracieuse. Une large couche de neige couvrait le toit, et une haute cheminée de briques expirait sans discontinuer d’épaisses volutes de fumée blanche. La vallée, dont chaque flocon reflétait le soleil, était illuminée de couleurs qui insufflaient à cet endroit un véritable vent de chaleur, et les sapins alentour s’étaient revêtus de leur parure hiémale : un manteau de neige étincelant et des chapelets de sucres d’orge. La brise murmurait un chant de Noël, la maison elle-même semblait sourire et profiter des joies des fêtes.

Ce lieu fabuleux se trouvait au beau milieu du Pôle Nord et était habité par des milliers de petits elfes. Il ne s’agissait pas d’une simple maison ni même d’une villa, mais bel et bien du merveilleux atelier du père Noël. Cette capitale du bonheur rayonnait aux couleurs de Noël et débordait d’amour.

Tous les ans, le père Noël quittait ce paradis et s’envolait distribuer ses innombrables paquets enrubannés. Or, un jour, tout faillit s’écrouler, et la plus belle fête du monde ne reposa plus que sur les frêles épaules d’une jeune elfe rêveuse…

Chapitre 1

Ce matin du premier décembre sonnait l’Avent, moment crucial pour les elfes du pays de Noël. Dès huit heures, ils s’activaient à la fabrique de jouets : il fallait finir les préparatifs pour cette merveilleuse fête dans les temps ! Toute l’année, l’endroit était rempli d’elfes joyeux qui élaboraient le plus bel évènement qui existe.

Tous habillés de bonnets rouges et blancs terminés par un grelot (desquels dépassaient leurs oreilles pointues), de manteaux vermeils aux manches bordées d’une bande de fourrure immaculée, de pantalons verts et de bottes brunes, ils cohabitaient par milliers dans l’immense demeure du père Noël. Chacun possédait un talent fabuleux.

Ainsi, les plus habiles travaillaient à l’atelier des petits mécanismes où leurs doigts de fée créaient d’ingénieux moteurs pour les voitures télécommandées ou les trains de marchandises. D’autres, presque tout aussi à l’aise, constituaient la majorité des lutins ; ils fabriquaient tous les jouets. Chacun pouvait proposer de nouveaux jeux au père Noël, et les elfes les plus inventifs brillaient parmi leurs amis qui les aidaient à mettre au point ces objets qui requéraient beaucoup de minutie. D’autres encore préféraient œuvrer aux cuisines ou confectionner les costumes des lutins.

Seule une minorité ne comptait pas parmi ces catégories, dès lors trois voies s’ouvraient à eux : les plus agiles et téméraires intégraient l’équipe des cheminelfes. Ils accompagnaient le père Noël au cours de ses tournées et remplissaient les chaussettes pendues aux cheminées. Les plus méthodiques et sérieux devenaient secrételfes pour épauler le père Noël dans l’organisation des festivités et des listes d’enfants. Enfin, les autres rejoignaient les technicelfes de surface ; ils nettoyaient les locaux pour leurs amis, incapables d’assurer une tâche différente.

Il n’existait pas de hiérarchie entre les lutins qui s’aimaient tous beaucoup et s’entraidaient autant que possible. Tous se réjouissaient d’œuvrer pour quelqu’un d’aussi généreux que le père Noël, leur activité les enchantait.

Néanmoins, parmi ces elfes, il s’en trouvait une malheureuse, qui enviait ses compagnons : Yselia, technicelfe de surface du fait de sa singulière maladresse, rêvait d’intégrer les cheminelfes.

En vérité, le premier jour de chaque elfe se passait à l’atelier, mais Yselia y avait semé une telle pagaille qu’on lui avait interdit d’y travailler. Depuis, elle était affectée au nettoyage d’une vingtaine de chambres, et une fois par semaine, elle s’occupait du poste du père Noël, pièce immense dans laquelle étaient déroulées les interminables listes d’enfants gentils et méchants ainsi que des montagnes de documents qu’Yselia n’avait jamais feuilletés – ils ne l’intéressaient pas.

Yselia admirait les cheminelfes et aspirait à se joindre à eux, mais jamais sa maladresse ne l’autoriserait à accompagner le traîneau du père Noël, de sorte qu’elle les regardait et s’imaginait à leur place, rêvassant pendant des heures d’une vie alternative où son vœu se réaliserait.

Les lutins quittaient leur dortoir pour travailler à huit heures, alors qu’Yselia ne commençait que deux heures plus tard, seul avantage qu’accordait à la petite elfe cette tâche, parce qu’au lieu de profiter d’une grasse matinée, elle se levait aux aurores pour observer la formation des cheminelfes au fond de la fabrique, dans une salle où tous les dix – car ils étaient dix – s’entraînaient chaque jour pour ne commettre aucun impair au moment de descendre dans les cheminées. Cachée dans la loge où les technicelfes de surface rangeaient les produits ménagers et dont une vitre donnait sur le gymnase en contrebas, Yselia répétait avec assiduité et enthousiasme les exercices que les elfes effectuaient. Sa curiosité naturelle la poussait à revenir sans cesse et elle éprouvait le sentiment que ses espoirs se concrétiseraient : à force d’acharnement, elle était devenue agile. Toutefois, sa gaucherie demeurait bien pénible puisqu’Yselia enchaînait les catastrophes, si bien que le père Noël refusait de la désigner chaque fois qu’un cheminelfe démissionnait.

Yselia terminait ses tâches en milieu d’après-midi et aimait ensuite s’amuser avec ses deux meilleurs amis, des elfes qui œuvraient à l’atelier : Qanik, un garçon à l’imagination débordante et qui avait inventé la plupart des nouveaux jouets de cette année, et Avanneq, surnommée Ava, une fille capable d’assembler tout mécanisme plus vite que n’importe qui. Ils travaillaient ensemble avec une efficacité redoutable. Ils chérissaient leur métier et ne comprenaient pas qu’Yselia puisse ne pas apprécier le sien.

« Tu sais, être une technicelfe de surface, ce n’est pas si ennuyeux que ça, affirmait Qanik.

— Qu’est-ce que tu vois d’amusant dans le fait de laver des chambres, toi ? » rétorquait Yselia.