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Accompagnez ce père de famille qui fait tout son possible pour faire rire son fils, peu importe ce qu'il adviendra de sa maladie...
Le véritable bonheur peut facilement se lire dans le sourire d’un enfant. La vie qui est si douce et si agréable peut basculer en une fraction de seconde lorsqu’on apprend la maladie d’un enfant. Alors que la petite famille semble filer le parfait bonheur, leur vie sera chamboulée lorsqu’ils seront confrontés à une possible fatalité. Éliot, âgé à peine de 8 ans, sera diagnostiqué d’un cancer du cerveau et ses chances de survie seront seulement de 10 %. Les relations et les valeurs de la famille, du couple et de l’individu seront alors mises à l’épreuve.
Une histoire courte mais tellement touchante !
À PROPOS DE L'AUTEUR
Marc Laurin est un auteur de Mirabel. Enseignant d’art dramatique au secondaire, il œuvre également comme metteur en scène, scripteur et politicien. Ayant toujours eu une passion pour la lecture et l’écriture, Marc nous offre son tout premier roman « Le sourire », inspiré de son passé. Lors d’une rencontre fortuite avec un jeune bénéficiaire durant une visite à l’hôpital Ste-Justine, Marc se lie d’amitié avec ce dernier. De cette relation naîtra une étincelle qui verra le jour plus de deux décennies plus tard. Marc nous fait vivre par ce chef-d’œuvre, toute une gamme d’émotions.
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Seitenzahl: 152
Veröffentlichungsjahr: 2022
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LE SOURIRE

Marc Laurin
LE SOURIRE

Éditions Lo-Ély
Éditions Lo-Ély
www.editionsloely.com
Facebook : Éditions Lo-Ély
Auteur : Marc Laurin
Facebook : Marc Laurin
Première lectrice : Stéphanie Houle
Correction et révision :Yanick Lanthier - Mylène Charron
Illustrateur pour couverture : Marc-Étienne Lavoie
de Tunnel images
Graphiste pour la couverture : Véronique Brazeau
www.trifectamedias.com
Imprimerie :Marquis
Dépôt légal –
Bibliothèque et Archives nationales du Québec 2021
Bibliothèque et Archives Canada 2021
Toute reproduction, intégrale ou partielle, faite par
quelque procédé que ce soit, photographie,
photocopie, microfilms, bande magnétique, disque
ou autre, est formellement interdite sans le
consentement de l’éditeur.
Imprimé au Canada
ISBN : 978-2-925030-41-0
À mon père Guy
Et ma mère Murielle
Malgré mes mille et un projets,
Malgré tous mes essais,
Malgré toutes mes idées folles,
Vous avez continué de me donner
le plus merveilleux cadeau du monde.......
Celui de croire en moi.
Marc
Il arrive parfois que la vie nous fait basculer
Dans une obscurité totale. Nous n’avons besoin
Que d'une toute petite lueur, afin de retrouver
La force et le courage d’avancer et de
Comprendre que rien ne pourra jamais
Être plus grand que l’amour.
Introduction
Le courage vient du mot cœur, on le définit
comme étant « une force de caractère, une fermeté que
l’on a devant le danger, la souffrance ou dans toute
situation difficile à affronter ». Alors, si on se fie à
cette définition, pour moi, le mot courage a désormais
un nom : Éliot.
Laissez-moi tout d’abord vous faire les
présentations : il y a Anne, ma femme, un ange de
bonté, de générosité, d’humanisme et de gentillesse.
Le tout réuni dans un corps remarquable et ce, malgré
deux grossesses qui, selon ses dires, ont été plus que
pénibles et que notre rêve d’avoir quatre enfants aura
été divisé en deux. Elle est très terre à terre, très
cartésienne et déteste plus que tout qu’on lui fasse faire
le saut… Évidemment, je me fais un vil plaisir à la
faire choquer en la surprenant de temps à autre sous
prétexte que c’était un accident et que j’étais certain
qu’elle m’avait entendu arriver.
Si on me posait la question : « Quel est son pire
défaut ? », je répondrais sans hésiter son côté fermé,
ses sentiments qu’elle dévoile au compte-gouttes. J’ai
souvent dit à la farce qu’elle était l’homme dans le
couple et, moi, la femme, car j’étais celui des deux qui
démontrait le plus souvent ses émotions. Malgré
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qu’elle cache parfois certains sentiments comme on
cache un trésor, elle a toujours fait preuve de beaucoup
de douceur, de tendresse et d’amour face aux enfants,
comme si devant eux, elle ne craignait pas le jugement
et que sa vulnérabilité n’était pas une faiblesse.
Elle a des lèvres délicates, un sourire toujours
pétillant, mais surtout des yeux incroyables. Je crois
bien que ce sont justement ses yeux qui m’ont conquis.
On pourrait s’y noyer lorsqu’elle nous regarde tant on
a l’impression d’y voir la profondeur des océans. Je
dois avouer que je me suis toujours demandé ce qu’elle
me trouvait, si ce n’est de ma sociabilité et de mon
sens de l’humour. Lors de notre première sortie,
j’avais cru remarquer que plusieurs garçons se
tournaient sur son passage et qu’ils auraient pu
facilement se retrouver à la page centrale du magazine
Hugo Boss. Alors que moi, j’aurais eu à peine la
chance d’être posé à côté de la scie ronde dans la
circulaire du Canadian Tire. Bref, c’est maintenant
prouvé, le charme réside dans l’humour et non dans la
beauté !
La petite dernière à s’être pointé le bout du nez
dans la famille s’appelle Maxim, si bien sûr, on écarte
Pouding,le petit chat de Max. Elle a cinq ans, une
petite blonde qui ressemble incroyablement à sa mère
et qui a comme sport préféré : les questions ! De nature
très curieuse, Max se passionne pour les insectes, les
animaux et, aussi bizarre que cela puisse paraître, les
Harley-Davidson. J’ai toujours cru que le son de ces
bolides effrayait les enfants plus qu’il ne les faisait
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rire. Pour elle, il n’y a aucun doute que son idole est
sans contredit son grand frère de huit ans, Éliot.
Anne, qui a fait ses études pour devenir
éducatrice spécialisée, n’a pas eu la chance d’exercer
énormément son métier puisque quelque temps après
l’obtention de son diplôme, elle est tombée enceinte
d’Éliot. Ensuite, elle a fait quelques remplacements de
congé de maternité avant de retomber elle-même
enceinte une seconde fois.
Par la suite, elle s’est occupée des enfants à la
maison, jusqu’au jour où a germé son nouveau projet :
avoir une garderie à la maison. L’idée était bonne et
très logique puisqu’avec ses études et le fait que son
chum, moi en l’occurrence, était architecte, elle
possédait tous les atouts pour rénover le sous-sol afin
qu’il soit conforme pour recevoir la marmaille à
garder.
Seul petit hic à son projet : je respectais le
proverbe à la lettre, soit celui de « cordonnier mal
chaussé ». Malgré le fait de lui avoir promis de trouver
du temps afin de réaliser son projet, je finissais
toujours par trouver une excuse ou tout simplement
être débordé par le travail. Non pas que je ne voulais
pas qu’elle s’épanouisse dans son travail, mais je crois
bien que j’avais le syndrome de la massothérapeute :
une fois au lit le soir, pas vraiment envie de masser ma
conjointe! Malgré cet imbroglio et de petits
accrochages mineurs, nous filions le parfait bonheur.
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Chapitre 1
Sainte-Carmelle
6 décembre 2012
J’étais très content d’avoir obtenu le contrat des
Condominiums Prestiges et de toute la création du site,
qui en tout, valait près de cent millions de dollars. Par
contre, lorsqu’on travaille pour les frères Maruca, on
se doit d’avoir le souci du détail, mais surtout de livrer
le projet dans les délais indiqués.
- Oui monsieur Maruca, tout va très bien et,
comme je le disais à votre frère ce matin, nous avons
une semaine d’avance sur les délais. Ce sera prêt pour
le début avril et, au mois de juillet, tout va être habité
et vendu… Non monsieur Maruca, je n’exagère rien
puisque vous allez avoir le plus beau site et les plus
prestigieux condos de tout Montréal… Exactement, je
les construis comme si c’était pour ma propre
famille… Encore merci de votre confiance et je vous
souhaite une bonne journée!
La plupart du temps, les gens qui m’engagent
espèrent qu’on va leur construire le nirvana et que ça
va leur coûter le prix d’un pot de beurre de peanuts.
Les frères Maruca, quant à eux, étaient conscients des
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prix et, fort heureusement, ils n’avaient pas peur de
mettre l’argent nécessaire.
Malgré notre avance sur l’échéancier, un pépin
est si vite arrivé que je n’avais pas le choix de
demander à Jérémy de faire entrer son équipe en fin de
semaine. Je savais que ses hommes risquaient de
chialer un peu, mais comme on était des amis depuis le
primaire et qu’on avait grandi dans le même quartier,
Jérémy allait pouvoir bien gérer la situation et
s’assurer que le travail soit impeccable. Il ne me restait
plus qu’à y aller! C’est à ce moment que mon
téléphone a sonné… sûrement un appel de routine pour
le travail, un copain qui veut aller prendre une bière ce
soir ou ma blonde qui veut me faire un coucou,
j’imaginais tout… sauf ça.
J’étais très confus et je n’avais pas vraiment pris
le temps de bien écouter. On dirait que mon cerveau
s’est arrêté lorsqu’Anne m’a dit que l’école l’avait
appelée pour lui demander de se rendre à l’hôpital : ils
avaient dû envoyer Éliot à Sainte-Carmelle en
ambulance, car il avait perdu connaissance dans sa
classe. Je ne cessais de chercher une réponse logique,
comme si toute question ou tout problème avait
obligatoirement une réponse. Il n’avait pas été malade
au cours des derniers jours, pas de fièvre… il n’était
pas tombé, donc pas de commotion… avait-il bien
mangé ce matin ? Et comme je ne suis pas du genre à
paniquer pour rien, quoique c’était la première fois que
j’allais à l’hôpital pour un de mes enfants, je tentais de
chercher une réponse sans trop m’inquiéter.
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Sainte-Carmelle n’est pas l’hôpital le plus près
de l’école, mais c’est celui qui se spécialise pour les
enfants. Comme il n’est qu’à dix minutes de route,
c’est probablement la raison pour laquelle ils avaient
pris la décision de l’envoyer là-bas.
J’ai tout juste eu le temps de rejoindre Jérémy
sur son cellulaire pour lui donner mes indications, pour
ensuite parler avec Bob, mon contremaître, afin qu’il
s’occupe du chantier durant mon absence. On dirait
que c’est toujours dans ces moments-là que tous les
feux de circulation tombent rouges, qu’on suit les
conducteurs les plus pépères du monde et qu’on est
pris pour faire cent détours à cause des putains de
travaux qui devraient être terminés en 2047 !
Enfin, me voilà rendu. Je questionne mon
épouse dès que je la rejoins.
- Et puis ?
- Je ne sais pas, je suis arrivée il y a vingt
minutes et on m’a prévenue qu’il passait des tests.
- Donc, il a repris conscience ?
- Oui, mais il avait très mal à la tête à ce qu’une
infirmière m’a dit.
- Il faisait de la température ?
- C’est ce que je lui ai demandé et elle m’a dit
que non.
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C’est à ce moment qu’Anne a senti son
téléphone vibrer dans sa poche. Avant même qu’elle
puisse répondre, je lui ai demandé :
- C’est qui ?
- C’est l’école d’Éliot… Oui, allo ! … Bonjour
madame Dominicucci … On ne le sait pas encore, il
est toujours à passer des tests… Merci, c’est gentil,
mais est-ce que vous savez comment ça s’est passé,
est-ce que madame Stéphanie vous a dit s’il paraissait
différent ou malade, s’il s’était plaint de quelque
chose? … Et c’est tout ? … Merci beaucoup d’avoir
appelé et dès qu’on en saura plus, on vous tiendra au
courant.
Malheureusement, les informations de la
directrice de l’école, madame Dominicucci, ne nous
aidaient pas vraiment.
« Il s’est levé, il a mis sa tête entre ses deux
mains et il a lâché un petit cri de douleur, juste avant
de perdre connaissance. » C’était le résumé que
madame Stéphanie, l’enseignante d’Éliot, avait dit à sa
directrice.
Comme je sentais Anne plutôt fragile, j’ai décidé
d’arrêter avec toutes mes questions qui, je le voyais
bien, ne faisaient qu’augmenter son stress et son
inquiétude. Même si je trouvais la situation un peu
inquiétante, je me suis dit que de la prendre dans mes
bras en lui caressant le dos était sans doute la meilleure
chose à faire pour l’instant.
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C’est fou à quel point l’attente est longue et
pénible. De voir tous les autres parents assis comme
nous dans la salle d’attente inquiets et totalement
impuissants ne faisait qu’augmenter mon angoisse et
ce, même si je répétais fréquemment à Anne de ne pas
s’inquiéter, que tout irait bien.
Les heures passaient et l’attente devenait
insupportable. J’avais rarement senti Anne aussi
impatiente, mais agressive à la fois. C’est d’un coup
que toute la tension et la raideur de son visage et de
son corps se sont envolées lorsqu’elle a vu arriver,
dans un fauteuil roulant, capitaine Crapule, notre fils.
Malgré le fait qu’il semblait un peu fatigué, son petit
sourire moqueur nous indiquait clairement qu’il aimait
bien se faire promener en fauteuil roulant comme s’il
était au volant d’une Ferrari.
Le gentil préposé qui le poussait avait également
décidé de jouer le jeu en imitant le rugissement du
moteur avec sa bouche. Après quelques détours plutôt
rapides, il continuait son petit manège en imitant
bruyamment le crissement des pneus de son bolide. Le
jeune homme nous a précisé alors que nous devions
rester dans la salle d’attente et que le médecin
viendrait nous rencontrer une fois qu’il aurait tous les
résultats.
Voyant le sourire et la bonne humeur d’Élie, nos
angoisses et nos inquiétudes n’étaient plus tellement
présentes. Nous nous étions convaincus qu’ils
s’agissaient probablement d’une indigestion
alimentaire ou d’un quelconque truc banal. Je crois
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également qu’on a songé tous les deux au fait qu’Éliot
souffrait peut-être de migraines et qu’à son âge, la
douleur pouvait lui être insupportable. La sœur
d’Anne, Mélanie, qui était aussi la marraine d’Éliot,
souffrait elle-même de grosses migraines et ce, depuis
des années : se pouvait-il que ce soit génétique ?
Éliot nous a mentionné qu’il avait passé
plusieurs tests et qu’il avait pris des médicaments en
plus du cathéter qui était installé sur son bras. Ce
n’était probablement rien d’autre que préventif. Il était
tout près de dix-sept heures et nous commencions à
avoir l’estomac dans les talons, surtout notre petit
homme qui n’avait plus grand chose dans le corps.
C’est à ce moment que l’on a vu apparaitre le docteur
Bélanger qui nous a priés de le suivre dans son bureau.
Le docteur a commencé d’abord par nous poser
une série de questions sur les manies et les habitudes
de vie d’Éliot. Il nous a fait comprendre rapidement
qu’il n’avait pas reçu tous les résultats et qu’il devrait
sans doute passer d’autres examens. C’est à ce moment
qu’il nous a expliqué qu’un lit avait été réservé et que,
par mesure préventive et par prudence, Élie devrait
passer la nuit à l’hô
