Le symbolisme ou l'art de la suggestion - Delphine Leloup - E-Book

Le symbolisme ou l'art de la suggestion E-Book

Delphine Leloup

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Beschreibung

Décryptez le symbolisme en moins d’une heure !

S'opposant au règne de la science et de la raison, les symbolistes proposent, à la fin du XIXe siècle, en France et en Belgique, une nouvelle approche du réel. Pour ces écrivains en quête de l'Idéal, la mission est ambitieuse : plutôt que de montrer ce qui est, ils cherchent à révéler le sens mystérieux de l'univers au travers de symboles et de suggestions.

Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
- Le contexte historique et culturel dans lequel le symbolisme s'inscrit en France
- Ses caractéristiques et spécificités
- Une sélection d'auteurs-phares du mouvement
- Son impact dans l’histoire de la littérature

Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la série "50MINUTES | Mouvements littéraires", Delphine Leloup nous livre tous les secrets du symbolisme et de son mystérieux univers, entre rêve et désenchantement. On se penche ainsi sur l'importance de la poésie et sur les figures mythiques d'Ophélie et Salomé, sans oublier le rôle prépondérant du symbole. L'auteure aborde ensuite les principaux représentants du mouvement : Baudelaire, Mallarmé, Verlaine et Rimbaud, bien qu'ils précèdent ou soient restés en marge du symbolisme, mais également le Belge Maurice Maeterlinck. » Stéphanie Felten

À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Mouvements littéraires
La série « Mouvements littéraires » de la collection « 50MINUTES » aborde les plus grands mouvements ayant marqué la littérature française, de la Renaissance jusqu'à nos jours. Chaque livre a été conçu à la fois pour les passionnés de littérature et pour les amateurs curieux d’en savoir davantage en peu de temps. Nos auteurs analysent avec précision les principales caractéristiques des plus grands mouvements littéraires et se penchent sur leurs écrivains majeurs.

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Seitenzahl: 38

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LE SYMBOLISME

Quand et où ? Le symbolisme se développe dans le dernier tiers du XIXe siècle, d’abord en France et en Belgique puis, dans un second temps, à l’échelle de l’Europe entière, et touche tous les arts. En France, il triomphe entre 1880 et 1890.

Contexte ? L’industrialisation, la montée du capitalisme, le règne du positivisme, la prédominance en littérature du naturalisme et du formalisme parnassien.

Caractéristiques ? Le symbolisme se caractérise par la poursuite de l’idéal, la fuite vers des horizons au-delà du réel, l’importance prépondérante du symbole et de l’invisible, et une véritable révolution du langage poétique.

Principaux représentants ? Les Français Charles Baudelaire (1821-1867), Stéphane Mallarmé (1842-1898), Paul Verlaine (1844-1896) et Arthur Rimbaud (1854-1891), bien qu’ils précèdent ou soient restés en marge du mouvement, et les Belges Georges Rodenbach (1855-1898), Émile Verhaeren (1855-1916), Charles Van Lerberghe (1861-1907) et Maurice Maeterlinck (1862-1949).

L’appellation « symbolisme » apparaît pour la première fois sous la plume du poète Jean Moréas (1856-1910), dans le Manifeste du symbolisme, publié en 1886 dans les pages du Figaro, qui établit les grands principes du mouvement. Contrairement à d’autres groupes littéraires, le symbolisme n’a pas de chef de file bien défini et les « vrais » symbolistes, qui se sont revendiqués de l’étiquette, ne sont plus beaucoup lus aujourd’hui. Il s’agit notamment de Jean Moréas, d’Édouard Dujardin (1861-1949), de René Ghil (1862-1925), d’Adolphe Retté (1863-1930), d’Henri de Régnier (1864-1936)… En réalité, ceux que l’on considère aujourd’hui comme les représentants majeurs du symbolisme en France sont soit des précurseurs, tels que Baudelaire et Rimbaud, soit des écrivains restés en marge du mouvement, comme Mallarmé et Verlaine. Ce dernier s’est d’ailleurs montré particulièrement dédaigneux à l’égard des symbolistes, qu’il appelait les « cymbalistes » et dont il moquait les discours théoriques qui n’étaient selon lui que publicité !

S’opposant à la conception positiviste du monde et influencé par l’idéalisme allemand et la philosophie d’Arthur Schopenhauer (1788-1860) en particulier, les symbolistes cessent de considérer la réalité comme un complexe de phénomènes interprétables rationnellement : selon eux, l’essence du réel se situe au-delà du visible. Aussi prônent-ils un art qui se suffit à lui-même, loin de toute considération utilitaire. Leurs œuvres, essentiellement poétiques, ne sont ni larmoyantes, ni réalistes, ni engagées. Le rôle du poète s’en trouve modifié : d’une part, il revient à sa condition primaire d’artiste dont la fonction est de créer de la beauté et du rêve ; d’autre part, il devient l’interprète privilégié des mystères du réel. Le règne du symbolisme prendra fin au début du XXe siècle, en raison de l’absence d’une véritable école et de l’abandon du mouvement par les symbolistes de la seconde génération.

CONTEXTE

L’ÈRE DU POSITIVISME ET DU CAPITALISME

Le symbolisme éclôt à une époque où la littérature est quelque peu délaissée, alors qu’elle était jusque-là omniprésente. On assiste en effet, dans la seconde moitié du XIXe siècle, à un intense regain d’intérêt pour la science et les courants de pensée qui favorisent son développement : le positivisme, mis en place par Auguste Comte (1798-1857), et le scientisme, défendu par Ernest Renan (1823-1892). Tous deux considèrent que seule l’expérience permet d’aboutir à une connaissance certaine du monde. La foi en la science remplace la religion, et le monde est dépourvu de ses mystères puisque désormais, tout s’explique. L’homme lui-même, selon Charles Darwin (1809-1882), n’est pas le produit du hasard, mais fait partie d’une évolution où tout semble déterminé à l’avance.

Le progrès, voilà le mot d’ordre de cette époque synonyme de prodigieuses avancées dans tous les domaines : le réseau ferroviaire se développe considérablement, les banques connaissent un essor sans précédent, les villes font l’objet d’une expansion croissante, la configuration de la capitale est entièrement modifiée, la photographie et le cinéma bouleversent les modes de représentation, les premières grandes expositions universelles sont organisées, on crée le travail à la chaîne, d’imposantes manufactures sortent de terre, les grands magasins voient le jour, on assiste aux premières spéculations immobilières… Bref, la fin du siècle voit la France entrer de plain-pied dans la modernité, l’industrialisation et l’ère du capitalisme.

Mais tout le monde n’adhère pas à cette nouvelle vision du monde, et les écrivains symbolistes et décadents rejettent en bloc les valeurs vénérées par le XIXe