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Leçons d'Équitation est un guide pratique destiné aux amateurs, mais aussi aux enseignants. Chacun des chapitres correspond à des questions réelles. Basé sur les fondamentaux et se référant aux maîtres de l'oeuvre équestre, le livre concerne autant le cheval que le cavalier. Il est aussi le résultat d'une longue expérience avec les chevaux. Son esprit est le respect et l'amour du cheval.
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Seitenzahl: 318
Veröffentlichungsjahr: 2020
À Morgane
« Se battre avec un cheval est toujours un échec : si le cheval gagne, il prend conscience de sa force et c’est un premier pas vers la rétivité, et si le cavalier gagne c’est peut-être pire encore, car le cheval se résigne et perd ainsi une grande part de son potentiel. » Luc Pirick
Introduction
Chapitre 1 Leçon du montoir
Chapitre 2 La position
La position de base
Contact en deux et trois points
L’inertie à l’obstacle
Question assiette
Base de sustentation
Une faute courante
Chapitre 3 Mise en main
La mise sur la main
La mise en main
Le demi-arrêt
À propos de la rêne contraire d’appui
Le tact
Notes
Le cheval derrière la main
Le ramener
Propos sur le ramener
Actions de rênes
Mains sans jambes, jambes sans mains
Fixez vos mains, reculez vos épaules
Qu’entend-on par légèreté
À propos de la main fixe
Mise sur la main et mise en main
Conclusion
Chapitre 4 Equilibre
Les assouplissements
Cheval sur les épaules
Chapitre 5 Rectitude
Latéralité et diagonalisation
Asymétrie chez le cheval
Définition
Quels sont les effets de l’asymétrie naturelle
Comment déterminer l’asymétrie de mon cheval
Redresser le cheval
Chapitre 6 Cadence
La régularité
Le tempo
Le rythme
La cadence
L’amplitude
Travailler en musique
Calculs
Chapitre 7 Impulsion
Chapitre 8 Le galop
Les départs au glop
Redressement du galop
À propos du ferme à ferme
Prérequis
Exercices
Les problèmes récurrents
Changements de pied
Chapitre 9 Musculation
Les chaines musculaires
La descente d’encolure
L’importance d’une bonne détente
Pas d’abdos, pas de dos
Le juste milieu
Pour conclure (congénère et protagonistes
Chapitre 10 Le rassembler
Deux écoles
Propos sur le rassembler
Pour conclure sur le rassembler
Chapitre 11 Cavaletti
Les cavaletti d’ Anthony Paalman
Tous les débuts sont difficiles
Où mettre les cavaletti ?
Comment ralentir après la réception
Comment ralentir
Comment tourner lors du planer
Le parcours d’obstacles
Différents parcours
Un parcours très spécial
Chapitre 12 Entrainements : plat et obstacle
Prérequis
Serpentines
Le passage des coins
Leçon de base de Nuno Oliveira
Les transitions
Le développement des allures
Reprise de fin de période
Transitions descendantes à l’obstacle
Enchainements simples
Étude des foulées
Tableau des distances N°1
Tableau des distancesN°2
Tableau des distances N°3
Exercices pour visualiser l’abord
Visualiser c’est quoi ?
Sérénité, Équilibre et Régularité
Vision globale, vision locale
Chapitre 13 Le cheval un animal contraint mais un être sensible
Des muserolles serrées
Les chevaux ne sont pas faits pour souffrir au nom du sport ?
Question enrênements
Un autre possible
Chapitre 14 La préparation mentale
Relâchez-vous
Mais que faire ?
ANNEXES
Quelques notes
Grille des fondamentaux
Derniers conseils avant de fermer le livre
Bibliographie
« En équitation, toutes les idées ont été émises, elles ont été plus ou moins bien présentées et surtout plus ou moins bien agencées les unes aux autres : c'est l’application qui varie et le progrès est tout entier dans les procédés. »
Ainsi s’exprimait René de Gatines lors de ses conférences hippiques au club de l’Étrier. Albert Decarpentry, lui-même auteur d’un des plus grands ouvrages jamais écrit sur l’équitation, la référence sur l’équitation de tradition française, cite toutes ses sources, au début de chacun des chapitres de son « Équitation Académique » Il écrira en avant-propos : « il n’y a donc rien de moi dans cette étude. C’est une compilation, avec des suggestions pour guider le choix du lecteur dans l’arsenal des moyens que je lui présente ».. Quant au célèbre entraineur George H Morris, il s’exprime ainsi dans l’introduction de son livre « Équitation, style et C.S.O » : Laissez-moi vous dire encore une fois que je n’ai rien inventé, aucune position, aucun exercice, ni aucune façon d’exercer un contrôle. Dans ce livre il s’agit plutôt d’un tri, d’un classement opéré dans ce que j’ai appris au cours de toutes ces années à regarder les meilleurs, à apprécier leur style, à en découvrir la cause et à examiner leurs méthodes de travail ».
Ainsi, je n’ai rien fait d’autre que d’emprunter, plus encore peut-être. C’est toujours la même livre que l’on écrit, mais cependant ni tout à fait le même ni tout à fait un autre, c’est de l’assemblage que naît un bon cru, je me suis efforcé de coordonner, d’agréger cet ensemble de données équestres, pour faciliter la tâche du lecteur et du cavalier désireux d’apprendre, de comparer et garder son libre-arbitre. C’est par la lecture, puisée chez les meilleurs auteurs, l’observation des « grands », comme des « petits », et par ma propre expérience, que j’ai écrit, à ma façon, ce qui est communément connu et admis dans la tradition française, j’espère y être parvenu, sans trahir la pensée des maîtres de l’œuvre équestre.
Ce guide, je l’ai d’abord fait pour moi-même et comme outil pédagogique pouvant être utile aux enseignants et aux entraineurs.
L’objet n’est pas de faire un énième livre sur l’équitation, mais plutôt de partager une expérience et une organisation personnelle concernant l’éducation du cheval, comme du cavalier.
Ce livre est organisé autour des fondamentaux de l’équitation, ils sont appelés à converger progressivement vers le grand objectif : celui d’avoir un cheval disponible et efficace pour l’usage auquel on le destine, sans pour autant en faire un objet ou un outil, mais plutôt un ami.
Dans la mesure où l’on entreprend une discipline équestre, sportive ou artistique - ce qui d’ailleurs n’est pas une nécessité pour vivre avec des chevaux -, instaurer une progression dans le système d’éducation du cheval et du cavalier est une nécessité. Ainsi, le rassembler, comme la rectitude, ne sont pas plus en haut qu’en bas d’une pyramide virtuelle, c’est leur degré de satisfaction qui diffère. Et celui-ci ne peut être mesuré qu’en fonction de l’objectif recherché en tenant compte de l’âge du cheval et du niveau technique du cavalier, pour ne citer que ces deux paramètres. Il faut donc régulièrement faire état des forces et des faiblesses du couple pour définir ses axes de progrès.
Chaque item doit naturellement suivre une progression qui va du simple au complexe, mais tous les fondamentaux doivent converger de concert vers le centre. Chaque étape qui rapproche les éléments vers le centre est un sous-objectif.
C’est le schéma qui suit que j’ai toujours en tête et qui me guide dans mon travail. À partir de lui je peux mettre en œuvre les exercices correspondant à mon but et à mes lacunes.
Souvent, si on prend trop tôt le premier pas, on prend souvent fort tard le pas suivant, celui de comprendre l’équitation, son véritable sens. Et celui qui se facilite ses débuts se prépare des lendemains difficiles.
L’équitation est un exercice qui vaut aussi bien pour le corps que pour l’esprit et c’est un processus d’éducation réciproque : chaque jour le cavalier apprend au cheval et le cheval apprend au cavalier.
Il faut monter régulièrement, mais il n’est pas superflu de lire et de réfléchir sur l’équitation. Nos erreurs nous apprennent, et à partir de là nous devons approfondir nos connaissances pour ne pas les répéter inlassablement.
« Ne laissez pas les livres se couvrir de poussière » disait Nuno Oliveira.
Plus j’ai vieilli, plus j’ai apprécié ce que je pouvais (et devais) accomplir par le travail sur le plat. Les difficultés résultent surtout d’une préparation insuffisante, c’est seulement en insistant sur l’exécution la plus parfaite possible des choses soi-disant simples que nous pourrons préparer le terrain pour les choses plus difficiles. Nuno Oliveira ne dira pas autre chose : « l’équitation, c’est la perfection des choses simples ». Cela demande une grande patience, mais le progrès constant et sûr qui en résulte offre une des plus grandes satisfactions que l’équitation peut procurer. Et tout comme le bon saut résulte de la qualité de l’abord, la maîtrise du cheval à l’obstacle résulte de son dressage sur le plat.
Ainsi, pour obtenir un bon saut, il faut que le cavalier soit capable d’amener son cheval à l’intérieur de la bonne zone de battue avec ce qu’il faut d’impulsion, de cadence et d’équilibre. On retrouve ici trois fondamentaux, bases de toute forme d’équitation : Impulsion, Cadence, Équilibre.
La doctrine française contient un ensemble de principes qu’il faut connaître avant de mettre en place une méthode, quelle qu’elle soit. Cette doctrine se résume à deux principes, énoncés par le général L’Hotte : 1° calme,en avant, droit. Sachant que le calme a pour prolongement la cadence et l’amplitude. L’impulsion a pour corollaire l’activité. La rectitude nécessaire à l’expression de la puissance, n’est pas innée et exige beaucoup de savoir faire. 2° La maîtrise des forces qui consiste a marier flexibilité et impulsion. Ce qui rejette tout effet de force.
M’inspirant de ce qui précède, j’ai considéré, sans les mettre dans l’ordre que la mise en main, l’équilibre, la rectitude, la cadence et l’impulsion constituait le socle des fondamentaux de l’équitation
Je leur ai adjoint des sous-objectifs, correspondant aux mêmes lettres ; mais qui ne sont pas de moindre importance, puisqu’ en équitation tout est dans tout et réciproquement.
1. MISE EN MAIN
1. Musculation
2. Mental
ÉQUILIBRE
1. Engagement
2. Exercices
3. Élévation
RECTITUDE
1. Ramener
2. Rassembler
CADENCE
1. Calme
2. Connexion
IMPULSION
1. Incurvation
UN MOT POUR RETENIR CELA : MERCI
La mnémotechnique, décrit l'ensemble des applications pratiques de la recherche en psychologie sur des techniques, parfois très anciennes, augmentant la mémorisation de l’information.
« Pour diriger le cavalier d’une manière constante dans sa pratique, il lui faut d’autres guides plus simples.
Il les trouvera dans la succession des buts à poursuivre, parce que, simples à envisager et peu nombreux, ils peuvent être toujours présents à l’esprit.
Quant aux MOYENS à employer pour les atteindre, ils varient à l’infini et comprennent presque tout l’art équestre. » L’Hotte.
Avant l’heure, le général L’Hotte avait inventé les grands principes de toute organisation, dont il existe un mot pour se les rappeler DOME (diagnostic, objectifs, moyens, évaluation) sachant que tout objectif doit être SMART (simple, mesurable, atteignable, révisable et temporaire).
Dès qu’il a atteint un bon niveau en « basse école » qu’il s’est relâché, musclé et assoupli, qu’il est bien rodé sur des dispositifs de cavaletti ; qu’il est devenu un bon cheval « d’extérieur », ce cheval est prêt. Prêt comme compagnon de promenade, prêt pour la compétition sportive, prêt pour aborder la haute école.
Principales sources : George H. Morris , Luc Pirick
Il importe que le cheval se laisse monter, qu'il reste calme pendant et après les mouvements que fait le cavalier pour se mettre en selle. Il est singulier de voir des chevaux, soi-disant dressés, qui à peine leur cavalier en selle partent d'eux-mêmes aux allures vives, en leur faisant un joli bras d’honneur.
Pour apprendre au cheval à se laisser monter, le cavalier lui fait exécuter à pied quelques flexions d'encolure, puis il profite d'un repos pour se mettre tout doucement en selle. Je préconise l’utilisation d’un montoir, ce qui préserve le dos du cheval et l’habitue à rester calme, cela s’avère aussi pratique pour le cavalier âgé. Une fois à cheval, le cavalier caresse son cheval en le laissant au repos pendant un moment.
Si cela est nécessaire, on fait tenir le cheval par un aide, qui a soin de ne pas lui élever la tête. L'élévation forcée de la tête fatigue le rein qui va porter le poids du cavalier. Au début, s’il n’est pas trop craintif, on peut utiliser l’intérieur d’un oxer lorsque le cheval a tendance à se traverser
Ne jamais s'embarquer immédiatement à une allure vive, respectez un temps d’arrêt.
On peut monter sur un cheval de différentes façons. Nombre de gens ont adopté des méthodes peu conventionnelles pour se mettre en selle. J’ai connu un ami de petite taille et svelte, qui en sautant de pied ferme emboitait l’étrier de son pied gauche, il est vrai qu’il montait des anglos de taille moyenne. Cependant, s'il est vrai que des méthodes marginales peuvent s'avérer satisfaisantes pour ceux qui montent leurs chevaux personnels ou des chevaux calmes, la plupart d'entre elles présentent des risques sérieux dès qu'il s'agit de chevaux jeunes, aux réactions imprévisibles ou de chevaux au tempérament inquiet.
La méthode à la fois simple et sûre, quel que soit le type de cheval, consiste à prendre les rênes dans la main gauche et à se tourner vers l'arrière-main du cheval tout en plaçant la main gauche sur la partie supérieure de l'encolure ou en prenant une poignée de crins, voire le dessus du collier de chasse. Il faut s'assurer que les rênes sont d’égales longueurs et suffisamment courtes pour maintenir le cheval droit.
Si le cheval persiste, comme beaucoup le font, à se tourner vers le cavalier, il faut raccourcir encore davantage la rêne extérieure, droite par conséquent.
Même à pied, il devient alors possible de contrôler le cheval et le fait d'être tourné vers l'arrière-main de l'animal permet de surveiller ses mouvements et de juger du moment opportun pour monter ; cela permettra aussi si c'est nécessaire de le retenir et de l'empêcher d'avancer. Le deuxième temps consiste à placer le pied gauche dans l'étrier, le gros orteil tourné vers la sangle. Un cheval sensible risque d'avancer si le cavalier lui enfonce l'orteil dans les côtes, parce que le doigt de pied agit alors exactement comme une action de l’éperon. Dans un troisième temps, il faut placer la main droite sur le troussequin de la selle. Si la main gauche est placée sur la partie supérieure de l'encolure et si la main droite tient le troussequin, il y a peu de chances de faire tourner une selle mal sanglée, puisque l'essentiel de la pression exercée par le cavalier porte sur le siège de la selle et non pas sur le côté.
En aucun cas cependant, il ne faut saisir la selle des deux mains. Même si la sangle est serrée, la selle risque de tourner.
Enfin dans un dernier temps, le cavalier balance le haut du corps pour se hisser et se coule tout doucement et lentement en selle ; il place le pied droit dans l'étrier, ajuste les deux rênes, et prend la position de base du cavalier à cheval.
Je ne saurais suffisamment insister sur le fait de « se couler ». Il y a une grande différence pour le cheval entre un cavalier qui se coule sur son dos et un cavalier qui s'assied. Les chevaux inquiets tendus ou ceux qui ont un dos « froid » ne supportent pas un contact brusque avec cette partie de leur corps ; le poids du bassin du cavalier appartient au domaine des aides et comme toute aide, il faut s'en servir avec précaution et pas plus souvent que nécessaire.
NB : pour un cheval qui demande à « jeter le feu de l’écurie », il ne sera pas inutile de le détendre 15 à 20 minutes en longe.
Principales sources : - Challan Belval , Luc Pirick, De Sevy
La verticalité du cavalier est primordiale. Le cheval peut s’exprimer seulement si le cavalier ne le gêne pas, c’est-à-dire quand les deux centres de gravité sont alignés, dans une plage acceptable, la plus précise possible, derrière le garrot et au milieu des épaules. Il permet alors au cheval de trouver, lui aussi un équilibre vertical, comparable à un fil à plomb, dans lequel il peut exprimer toutes ses qualités, dont la détente et l’articulation au planer, ainsi que l’équilibre à la réception pour se préparer au saut suivant, comme il le fait en liberté. Un cavalier qui se penche en avant et s’accroche aux rênes pour se stabiliser ne peut rien obtenir pour solutionner un problème. Il doit impérativement être placé au bon endroit, au bon moment.
L’équitation, c’est quand même beaucoup question d’équilibre et l’équilibre du cheval dépend de sa conformation physique, mais aussi beaucoup de l’équilibre du cavalier.
L’ensemble forme une balance et le cavalier est le fléau de la balance (pas le fléau du cheval) où s’organise le relèvement de l’avant-main et l’abaissement de l’arrière-main. C’est pourquoi on parle de position centrée, de ligne de gravité.
Le cavalier doit maitriser sa propre masse, pour ensuite procéder aux rééquilibrages nécessaires pour tel ou tel mouvement.
L’équilibre du cavalier, sa bonne assiette contribuent à la bonne main, à l’inverse un cavalier en perte d’équilibre va s’accrocher aux rênes. C’est pourquoi, d’ailleurs, j’ai adopté un collier de chasse, je préfère m’accrocher à lui en cas de déséquilibre, ce qui peut arriver.
À partir d’une position centrée, ce sont les déplacements d’assiette (discrets) qui feront comprendre au cheval, avec les mains et les jambes le mouvement ou l’air souhaité par le cavalier. Je joins quelques images qui argumentent mon propos. Cependant, c’est difficile de représenter par l’image : l’équilibre, la décontraction, le liant et le tact équestre. C’est le rôle du professeur d’observer et de corriger.
Il faut rechercher la position la plus naturelle possible, se rapprochant de la position debout à pied, la position du milieu qui n’est ni antéversion ni rétroversion exagérée, car ce sont des défauts à corriger. Une bonne position, c’est le début du rééquilibrage de l’ensemble. La tête guide, le corps suit. Si le regard s’abaisse, le corps se déséquilibre vers l’avant et le cavalier déséquilibre aussi le cheval et l’entraine vers la faute. Pour tenir en selle le cavalier d’extérieur, de CSO ou de cross, doit trouver des points de contact. Ce sont : le plat des cuisses, le mollet et le pied. Les cuisses et les mollets sont au contact, ainsi que les genoux dont l’articulation doit rester libre pour permettre d’amortir les mouvements de bas en haut du cheval, surtout dans les réceptions de sauts. Le genou est un amortisseur qui ne doit en aucun cas être bloqué ou vissé sur la selle. À l’obstacle la descente de jambe s’obtient en plaçant le pied parallèle au corps du cheval, le mollet restant au contact n’exerce plus de pression.
L’impulsion se communique en écartant les pieds vers l’extérieur, les mollets se contractent et donnent l’influx, c’est une nécessité pour ne pas « abandonner » le cheval dans les dernières foulées précédant le saut d’un obstacle. Pour que cela fonctionne, il ne faut pas que les pieds partent en avant, car le bassin recule et l’action des jambes devient inefficace ; de plus dans cette position le cavalier écrase le dos du cheval. Si les pieds sont trop en arrière, le cavalier perd l’équilibre et pique du nez vers l’avant. En résumé, pensez toujours à la position du milieu. Le juste milieu : une ligne de crête entre deux abîmes.
LA POSITION DE BASE
Pour faciliter l’observation d’un cavalier ou l’auto-observation, on divisera le corps du cavalier en quatre parties :
La jambe, qui va du genou au pied.
La base, c’est-à-dire la cuisse et le bassin.
Le buste, c’est ce qui se trouve au-dessus de la base, sauf les épaules, les bras et les mains.
Enfin, les mains, les bras et les épaules.
Pour se donner une bonne position, il faut procéder comme pour la construction d’une maison, donc commencer par les fondations.
Le pied : se place dans l’étrier, chaussé au tiers, parallèle au cheval, à la sangle ou en arrière, les talons baissés mais non bloqués pour permettre le jeu de l’articulation de la cheville. Question hauteur, le plat de l’étrier doit se situer au niveau de la malléole.
Défauts : chaussé au bout du pied il y a risque de perdre l’étrier, il ne permet plus le jeu souple et normal de l’articulation de la cheville et provoque une avancée du centre de gravité. Chaussé à fond, l’articulation de la cheville n’est plus flexible. L’étrier doit offrir une bonne assise anti-antidérapante au pied, tout en permettant à la cheville de bien s’articuler. L’étrivière doit être tournée sur son plat et verticale.
Le mollet : c’est le bas de la jambe, il établit le contact entre le cavalier et le cheval sans serrer, le cheval n’a pas besoin d’une deuxième sangle. Il se place légèrement en arrière de la sangle. Sur un cheval bien mis, le fait de redresser le pied contracte l’intérieur du mollet et sollicite l’impulsion, sans qu’il y ait besoin d’écarter les genoux du quartier de la selle.
Défauts : placé trop en arrière le cavalier perd l’équilibre et bascule vers l’avant. Trop en avant il gêne le libre jeu des épaules.
Le genou : Il entre moelleusement en contact avec le quartier de la selle. Il ne doit pas serrer plus fort que le mollet.
Défauts : trop serré le genou fait pivot provoquant un mouvement d’essuie-glace chez le mollet et font basculer le buste vers l’avant.
Les cuisses : elles doivent reposer sur leur plat, sans serrer plus que les genoux et les mollets. Les muscles des cuisses épousent la forme du cheval.
Défauts : les cuisses qui remontent à cause d’étriers chaussés trop courts, (les débutants ont une propension à chausser très court) ce qui est nuisible à l’assiette, c’est-à-dire une bonne tenue en selle.
Le bassin : C’est le pivot autour duquel s’harmonisent les différentes parties du corps. Le cavalier doit être assis dans sa selle et non pas sur sa selle et avoir le sentiment d’être collé à la selle grâce à son poids et à la profondeur de son assiette. La position du bassin conditionne celle du buste et des jambes.
Défaut : le cavalier qui n’a pas pratiqué les exercices de mise en selle avec notamment la monte sans étriers, est balloté avec un effet de trampoline sur le dos du cheval, ce qui ne peut que l’agacer, puis le ruiner, surtout s’il se conjugue avec l’effet essuie-glace et le secouage des draps.
Le buste : il faut choisir la position du milieu. La position du milieu permet au buste de rester droit, aux épaules d’être relâchées et au regard d’être droit, parallèle au sol.
Défauts : Si le haut du corps bascule vers l’avant, les coudes s’écartent et entraînent une traction des rênes, au lieu d’accompagner le cheval dans le couloir des aides L’antéversion, comme la rétroversion concerne le basculement du bassin, mais l’effet se voit sur le dos. Antéversion : le dos est raide et creux avec un buste reculé vers l’arrière. Rétroversion : dos de carpe, rond, mou, épaules voûtées favorisant l’écartement des coudes et le regard vers le sol, comme pour regarder le pied sur lequel on galope. Ce qui équivaut à regarder son volant ou la pédale de frein pendant que l’on conduit sa voiture sur une route de haute montagne.
Les mains : commencent aux épaules qui doivent être décontractées, souples et libres en dégageant la poitrine. Sinon il n’y a pas de bonnes mains. La main doit donner avec une générosité qui correspond au flottement de l’encolure à chaque foulée de trot, comme chaque balancier de galop
Le bras tombe à la verticale, sans raideur, sans utiliser -autant que possible- la force du biceps pour s’opposer au cheval.
L’avant-bras, légèrement incliné en dessous de l’horizontale, soutient le poignet, sans la moindre contraction.
Le poignet enregistre et interprète la volonté du cavalier, il doit se situer au-dessus du garrot et légèrement en avant. Toujours audessus de la bouche du cheval.
Les doigts, souples et mobiles, sont les derniers agents actifs de l’exécution.
L’ensemble main, poignet, avant bras, coude, forment une ligne droite partant de la bouche du cheval. Les mains doivent être écartées d’environ 20 cm sans jamais se joindre. La bonne position de la main conditionne la mise en main dont il faudra rappeler en quoi elle consiste.
CONTACT EN DEUX ET TROIS POINTS
L'influence que le cavalier exerce sur l'équilibre de son cheval, notamment sur le déplacement du poids du cheval de l'avant-main vers l'arrière-main et vice versa, est un facteur très important dans la maîtrise de l'animal.
L'action combinée du corps, des mains et des jambes du cavalier exerce une forte influence sur la détermination du centre de gravité du cheval dans des conditions normales de travail. Il y a en gros deux possibilités de travail pour un cheval : allongé ou rassemblé. La distribution du poids du cavalier doit donc varier et s'adapter correctement en fonction de ces deux éventualités :
En général, lorsque le cavalier accompagne les mouvements de son cheval, il l'encourage dans son extension et déplace l'équilibre de celui-ci vers l'avant.
- En revanche, lorsque par sa position, le cavalier repousse l'équilibre du cheval vers les hanches, on dit que le cavalier est derrière son cheval, c'est-à-dire qu'il retarde le mouvement naturel du cheval vers l'avant. Il ne faut en aucun cas confondre une assiette en équilibre et en avant avec un cavalier perché devant son cheval.
Lorsque j'évoque ces différentes façons de répartir le poids, j'utilise en général les termes de « deux points » et « trois points de contact », ce qui correspond aux positions dites « en suspension » et « assise ». Le contact en deux points soulage le dos du cheval en déplaçant le poids du cavalier dans les talons et sur les étriers.
Le corps, en s'inclinant légèrement vers l'avant, allège quelque peu le fardeau que doit supporter le dos du cheval et permet au centre de gravité de se déplacer vers l'avant-main. À ce moment précis, les deux seuls points de contact entre le cheval et le cavalier sont les deux jambes du cavalier. Le contact et par conséquent le poids ou l'influence de l'assiette sont d'une importance limitée. Aux allures rapides, que ce soit sur le plat ou à l'obstacle, il faut adopter cette position en suspension, car elle préserve le moelleux et la légèreté. On utilise également cette position en course, à la chasse, en cross-country et pour présenter des chevaux en épreuve de style ou d'extérieur.
Elle constitue un excellent exercice, ainsi que nous l'avons vu, dans la mesure où elle encourage le cavalier à mettre son poids dans les talons et ce faisant, à les baisser, mais sans les casser.
Un cavalier capable de rester en suspension au pas, au trot et au galop est sur la bonne voie, non seulement de l'équilibre mais aussi de l'indépendance des aides.
En apprenant à pratiquer cette position, l'élève aura intérêt à tenir la crinière d'une main (ou un collier de chasse) tout en rassemblant les rênes dans l'autre main. Ce soutien supplémentaire l'empêchera de se raccrocher à la bouche du cheval en cas de perte d'équilibre.
Aux allures normales, et pour le travail sur le plat, on utilise la plupart du temps la position à trois points de contact (position assise), caractérisée par le fait que le poids du bassin (troisième point de contact) s'ajoute aux deux points déjà établis par la prise des jambes. On peut détailler plus avant ces trois points selon que la prédominance du contact avec la selle porte sur l'entre-jambes, les os du bassin ou les fesses.
En fait, la position assise la plus forte est celle qui inclut les fesses puisqu'elle place avantageusement le cavalier derrière son cheval, ce qui peut être utile en cas d'urgence.
Toutefois, étant donné que nous traitons ici des points fondamentaux, nous devons insister sur le fait que les os du bassin et non pas les fesses soutiennent la plupart du temps le buste.
Pour sentir les os du bassin contre la selle, le cavalier doit se tenir droit, pas en arrière de cet axe. On utilise habituellement la position à trois points de contact au petit galop ou pour travailler n'importe quel mouvement rassemblé sur le plat ou à l'obstacle.
Si les actions de jambes et de mains ne suffisent pas à retenir le cheval, il faut absolument recourir à cette position à trois points. La plupart des cavaliers de haut niveau l'utilisent parce que leur réussite dépend du degré de rassembler de leur cheval et que ce rassembler est seul capable de leur permettre de contrôler leur cheval, d'alléger son avant-main et de maîtriser sa force et sa légèreté générale.
De la même façon, dès qu'il s'agit de travailler des poulains ou des chevaux rétifs qui font des sauts-de-mouton, se cabrent, s'emballent ou sont au refus, on conseille de monter en restant derrière. En fait, le cavalier doit maintenir bien devant lui et dans ses jambes, n'importe quel cheval un peu récalcitrant.
Un autre cas pertinent requiert que l'on monte davantage avec son corps, c'est lorsqu'on aborde un obstacle particulièrement difficile ou inquiétant, susceptible d'entraîner une hésitation importante ou même un refus. Souvenez-vous cependant que ces exemples demeurent des exceptions.
Même si cela ne semble pas très facile, vous devez être capable d'adopter instantanément ces deux équilibres, y compris lorsque vous êtes un cavalier de peu d'expérience et que vous voulez être capable de vous débrouiller en toutes circonstances.
Les possibilités d'un cavalier sont limitées et statiques tant qu’ il n'est pas à même de monter assis ou en suspension selon son gré.
Étant donné que ces deux positions permettent, chacune à sa façon, de maîtriser n'importe quelle situation survenant en Équitation, il nous faut les considérer avec une égale attention. Et pour cette raison, monter sans étriers. Car cette position assise, en développant la profondeur de l'assiette, contribue de façon déterminante à donner au cavalier une assiette forte et indépendance des aides.
En résumé, lorsqu'on effectue un parcours d'obstacles, quel que soit le niveau, on utilise nécessairement à un moment ou à un autre, et en fonction de ce que l'on doit faire, l'une des trois positions suivantes :
- Position en suspension au galop (contact en deux points)
- Position légèrement assise, portant sur l'entre-jambes (Contact en trois points).
- Et position assise englobant les fesses (contact à trois points également).
Avant de traiter des angles formés par le buste aux différentes allures, je voudrais évoquer le dos du cavalier en tant qu'entité spécifique. D'abord, le bon emploi du dos est chose très subtile à la fois à apprendre et à enseigner. Le poids du tronc du cavalier coordonne et clarifie vraiment toutes les indications données au cheval. Il est donc essentiel d'avoir Ia meilleure position possible du dos pour pouvoir être efficace.
Commençons par le bassin : le cavalier doit s'asseoir sur les deux os du bassin (ischions) qui font légèrement saillie, sans pousser les fesses vers l’arrière, ni les ramener vers l'avant, de façon à ne pas se retrouver assis sur le pubis ou sur le coccyx.
Une fois que vous aurez bien senti cette position assise correcte, vous comprendrez facilement le fonctionnement et les réactions de votre dos, qui, sans être raide, doit être aussi droit et aussi étiré que possible. Assurez-vous qu'une de vos épaules ou de vos hanches ne s'effondre pas vers l'intérieur dans les tournants.
Le bas du dos doit être particulièrement souple et relâché, car c'est cette partie qui suit le cheval aux allures assises. Le haut du dos, lui, doit se maintenir seul et se redresser sans jamais se creuser au point de repousser les fesses trop loin vers l'arrière.
Beaucoup de cavaliers dirigent leurs chevaux de la tête et du menton. Cette habitude peu esthétique vient toujours du fait qu'ils montent avec la partie supérieure de leur corps ( avec le buste), au lieu de monter avec le bas (mollets et autres aides de la partie inférieure). Dans ce cas, on peut conseiller cet excellent exercice correctif qui consiste, pour le cavalier, à toucher la partie arrière du col de ses vêtements avec la partie arrière de son cou.
Nous voilà prêts, maintenant que nous avons ces points bien à l'esprit, à continuer d’étudier de quelle façon le cavalier doit adapter la position de son buste aux variations d'allure et de vitesse auxquelles il évolue.
Pour conserver un équilibre très sûr, le cavalier doit faire coordonner son centre de gravité avec celui de son cheval. Il suffit en général que ce centre de gravité soit juste au-dessus de celui du cheval ; il ne doit jamais passer devant lui. Il peut éventuellement passer derrière, si le cavalier a besoin d'encourager le mouvement ou au contraire de le retenir.
Plus l'allure du cheval est rapide, plus le centre de gravité se déplace vers l'avant. Le buste du cavalier doit alors se pencher vers l'avant proportionnellement à l'augmentation de vitesse du cheval. Ce geste que l'on nomme parfois « fermeture de l'angle de la hanche » ou encore « inclinaison du buste » permet en effet au cavalier d'épouser les mouvements de son cheval à tout instant. Lorsque le cavalier se place en retrait de ce mouvement, son buste reste droit, ce qui place son centre de gravité derrière celui de son cheval.
Si le cavalier ferme l'angle de ses hanches plus qu'il n'est nécessaire par rapport à la vitesse de son cheval, il constatera que son centre de gravité est passé devant celui de son cheval.
Or cette position diminue considérablement le contrôle que l'on peut exercer sur sa monture. Seul un petit nombre de cavaliers particulièrement doués parviennent à monter en avant du mouvement tout en conservant leur cheval en équilibre.
L'acquisition d'une monte moelleuse, en équilibre et capable de contrôler son cheval, passe par la compréhension du rôle joué par ces angles du buste. D'où la nécessité de modifier, même légèrement, l'angle d'inclinaison du buste en fonction des variations d'allures. Lorsque le cheval est immobile, son centre de gravité et celui de son cavalier coïncident exactement avec le milieu du corps du cheval, à mi-chemin donc entre la tête et la queue, sensiblement autour le la 12ème vertèbre thoracique. Le cavalier est assis parfaitement droit.
Dans le reculer, le cheval reporte son poids en partie vers l'arrière et le cavalier doit suivre le déplacement en restant droit, sans piquer du nez vers l'avant.
Au pas, un déplacement similaire se produit, vers l'avant. Le pas et le reculer sont des allures relativement lentes. Les modifications du centre de gravité et l'inclinaison du buste sont donc très faibles.
Le trot assis provoque, lui aussi un léger déplacement vers l'avant, mais l'inclinaison du buste qu'il entraîne ne doit pas excéder deux degrés (en avant de la verticale).
C'est au trot enlevé que l'on distingue le plus clairement le fossé qui sépare la « monte dans le mouvement » de la « monte en arrière » du mouvement. N'importe quel cavalier devrait pouvoir sentir la différence qu'il y a entre ces deux équilibres si distincts :
- Celui dans lequel le cavalier s'élève et retombe droit dans sa selle, en s'asseyant sur ses fesses (monte en arrière du mouvement).
- Et celui dans lequel le cavalier, reposant sur ses cuisses et sur l'entre-jambes, ne modifie pas le plan d'inclinaison de son buste ni en s'élevant ni en s'abaissant (monte dans le mouvement).
Lorsqu’au trot enlevé, le cavalier se penche en avant, on dit qu'il est en avant du mouvement. Cette position n'est valable que dans deux cas particuliers : avec un cheval au dos « froid » ou douloureux, ou pour corriger un cavalier habituellement en arrière du mouvement. Notre but est de former un cavalier élégant quoique souple et parfaitement liant à toutes les allures assises. Ce n'est pas toujours chose facile ni à obtenir ni à conserver ; les gens apprennent en général difficilement à suivre les mouvements du cheval d'une façon précise avec leur bassin et leur dos. À partir du moment où les os du bassin sont rivés à la selle, les chocs sont absorbés par une ondulation à peine perceptible de cette partie inférieure du dos. Souvent, le cavalier produit de lui-même ce mouvement, qui devient par voie de conséquence exagéré et faux. Un bon exercice dans ce cas consiste à se laisser porter le plus possible par le cheval tandis que la partie basse des jambes fait le nécessaire au contact des flancs. Cette position au trot enlevé est également valable au galop moyen. Le trot enlevé et le galop moyen nécessitent le même degré d'inclinaison du buste, car le cavalier, en sortant de sa selle, avance légèrement son centre de gravité. Le fait d'incliner son buste vers l'avant lui permet de compenser cette perte d'équilibre.
L'allure du petit galop exige un certain rassembler si l'on veut que le cheval reporte son poids davantage vers les jarrets. La position du buste est la même cependant que pour le trot assis, c'est-à-dire que le buste est incliné de quelques degrés à peine en avant de la verticale.
La compréhension et le contrôle précis de l'inclinaison du buste rendent le cavalier capable de se servir le moins possible de son dos et de son poids, ce qui constitue un atout majeur pour pouvoir arriver à monter de façon liante, sur le plat comme à l'obstacle.
On associe donc d'une façon générale la monte dans le mouvement, aux cross galopants et aux épreuves de style « hunter » puisque dans ces cas précis, cheval et cavalier ne doivent faire qu'un. L'inclinaison du buste du cavalier vers l'avant soulage grandement le dos du cheval lorsqu'il faut parcourir de longues distances ou évoluer en terrain varié. Cette inclinaison devient indispensable dans le cas d'un cheval au dos très sensible ou « froid »
Lorsqu’il s’agit de s'assurer du maximum de contrôle et de sécurité, il vaut mieux - ainsi que nous l'avons remarqué - monter en retrait du mouvement, profondément et sûrement assis. Il s'ensuit bien évidemment une certaine perte de grâce puisque le cavalier a toujours l'air, pour ainsi dire, de chercher à rattraper son cheval. Mais pour travailler de jeunes chevaux ou des chevaux de grosses épreuves de CSO, pour travailler le dressage ou plus généralement pour rassembler davantage son cheval, il faut accroître son contrôle sur lui et dans ce cas, seule la position assise en profondeur peut convenir.
On ne résout pas, on le voit, l'essentiel des problèmes rencontrés en équitation quotidienne, au manège ou en concours, en montant d’une manière fixée définitivement, dans une seule et même position. Les cavaliers qui ont compris cela se méfient à juste titre d'un certain type d'équitation uniquement soucieux de la forme. Car, à moins de travailler la souplesse dès le début de l'instruction et de s'y entraîner ensuite constamment le cavalier va acquérir une assiette statique, automatique et figée, qui le rendra incapable de s'adapter aux nouveaux problèmes qui surgiront.
L’INERTIE A l’OBSTACLE
