Les Amours Sauvages - Grégory Menchon - E-Book

Les Amours Sauvages E-Book

Grégory Menchon

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Beschreibung

« ... Osons enfin prendre la route, Prenons les armes, que l'on s'affaire, À cribler de balles tous nos doutes, Et fendre enfin, nos coeurs de pierre. » L'Amour, c'est un écueil que l'on choisit d'affronter ou de fuir. Dans ce recueil de poèmes, l'auteur le présente sous les aspects d'un combat, d'une fatalité, d'un espoir ou d'un jeu. Dans une poésie d'aujourd'hui, ce recueil aux textes parfois très contrastés mêle désir et désertion, ardeur et haine, tendresse et violence. Le grand A nous est intimement partagé sous toutes ses formes avec une volonté certaine, celle de s'adresser au plus grand nombre.

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Seitenzahl: 14

Veröffentlichungsjahr: 2020

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J’exulte encore quand tes plaisirs

Vagabonds, sonnent à ma porte,

De nonchalant je deviens vif,

Tant tu me plais et me transportes.

Et tant qu’un simple jeu s’installe,

Où le flou borde nos brefs échanges,

On fait taire les voix incessantes,

De nos cicatrices qui dérangent.

Donc à cœur joie, dans le paraître,

Sans que le raisonnable nous freine,

On se dévore à perdre la tête,

On oublie les casseroles qu’on traine.

Ça dure un temps, ça dure longtemps,

Mais jamais plus cette promesse,

Celle d’être plus que des amants,

C’est quand on s’aime que l’on se blesse.

J’voulais nous faire extraordinaires,

Des fous d’amour sans une tâche,

Des doux rêveurs, des visionnaires,

Je souhaitais juste que tu le saches.

J’aurais mis ma vie aux enchères,

Pour enfin partager la tienne,

Mais me lancer, j’aurais dû l’faire,

Avant que ta vie soit la sienne.

Et de cocu je deviens roi,

Abject, que le bonheur effleure,

Amour défunt d’un cœur de bois,

Qui n’a que faire de tes pleurs.

Affranchi de tes lèvres assassines,

Et vide de candides regrets,

J’inhibe sans mal l’image coquine,

De ton corps nu et singulier.

Et si tes mots me touchent encore,

Amour poison né de chimères,

Je serais froid comme la mort,

À contre cœur pour te déplaire.

Et je traverserais l’amère,

Envie de te savoir loin,

Sur des bateaux, vieux comme la Terre,

Où les ivresses me tendent la main.

Je devins aigre et indolent,

Imparfait inconnu qu’on ne saurait taire,

Criant justice et justement,

Cet inconnu me mit à terre.

Comme un songe qu’on ne croirait pas,

Extatique, je ne l’attendais plus,

Et je folâtre et même parfois,