Les chemins libertins - .S. - E-Book

Les chemins libertins E-Book

S.

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Beschreibung

Emilie et Alex s’aiment, passionnément.

Un soir de printemps, ils osent, légèrement grisés par quelques Spritz, se confier leurs fantasmes

cachés.

Et ces révélations vont leur ouvrir un chemin… pimenté !

Ils s’étaient promis de ne jamais s’ennuyer : mission accomplie !




À PROPOS DE L'AUTEUR



.S. publie, avec « Les chemins libertins », son premier roman.

Pour l’écrire, il a traqué tous les moments possibles que sa vie professionnelle et ses déplacements fréquents lui rendent rares. Le train est son allié. C’est un roman ferroviaire…

Mais c’est avant tout un roman érotique … osé !

.S. a découvert le monde du libertinage, comme beaucoup parmi ses membres, alors qu’il flottait

joyeusement dans la belle quarantaine.

Alex est son personnage principal. Emilie est sa femme.

Toute ressemblance etc etc…

Heureux qui comme .S. a pris un beau chemin…


















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Seitenzahl: 289

Veröffentlichungsjahr: 2024

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Les chemins

Libertins

 

De .S.

 

Chapitre 1 : Elle

 

 

L’après-midi s’étire et la lumière s’adoucit, se feutre légèrement. C’est encore difficilement perceptible, mais doucement s’installe une langueur délicieuse.

Elle est belle, vraiment. L’été lui va bien, et son corps exprime cette féminité qu’elle n’exhibe pourtant pas excessivement.

Alex la dévore des yeux…

Son désir, aiguisé par les mouvements esquissés de la robe légère qui dévoile les jambes et les cuisses d’Emilie, lui lance quelques douces piques : chaque fois qu’elle montre un peu plus de ses jambes, il sent une petite décharge électrique, un léger tressaillement : Juste l’envie qui le titille, de plus en plus.

Emilie adore ce moment où la chaleur de la journée devient moins agressive, où le vent devient brise légère. Le verre qu’ils s’apprêtent à boire, ce Spritz couleur soleil couchant, c’est la porte d’entrée de la séduction retrouvée, de l’audace permise et attendue ... Ils jouent… à échanger des regards, à se sourire, à ralentir légèrement leurs gestes : la sensualité s’invite ...L’envie de se plaire, de plaire.L’envie de sexe aussi …

— Soirée jeu ? 

Cette proposition d’Alex pique la curiosité d’Emilie.

Ils posent leur verre, presque vides, et pour quelques courts instants, se regardent dans un silence que leur réflexion commune habite.

Emilie lui sourit, énigmatique.

— D’accord. J’ai quelque chose à te proposer… 

Emilie se lève et va chercher les quelques accessoires qui, à ce stade, suffiront : quelques feuilles de papier, 2 stylos et un dé.Il y a un peu de tension, de stress dans ses gestes pourtant manifestement prémédités. Emilie est tiraillée entre la gêne voire la honte et dans le même temps l’envie voire l’audace de glisser une joyeuse aspérité dans leur vie.

Ils sont sur leur terrasse, un nouveau verre à la main. Celui, sans doute, qui balaiera leurs légères réserves, leurs censurantes hésitations, celui qui les installera dans cette zone gaie, sûre, libérée. Pas de calcul, pas de limites. Juste du jeu, de la séduction, et l’énergie primaire du désir. 

Emilie se lance : —   je te propose ça : on a 9 morceaux de papier à remplir chacun, 3 de niveau 1, 3 de niveau 2 et 3 de 3. On écrit ce qu’on attend de l’autre. Une espèce de gage, en fait. Le niveau 1, on se chauffe. Dans tous les sens du terme. On s’excite, c’est des amuses bouches.Le 2, c’est plus chaud.Le 3, c’est carrément brûlant ... tout ce que tu veux ...

Elle sourit, du sourire qui exprime l’envie, la projection du plaisir.Alors elle commence, écrit en plusieurs touches réfléchies son premier papier, puis lui donne le stylo ... À son tour ... Et les images, les courts métrages imaginaires se mettent à se succéder. Et, pour certains d’entre eux, trouvent une inscription sur papier.La tentation, une fois les 9 micros scénarii écrits chacun, l’imagination titillée, le désir stimulé, c’est de tout poser, vêtements compris et de jouir en quelques minutes. C’est tentant ... Son sexe à elle est humide ... Et lui sait qu’il suffirait qu’elle retire sa robe pour que son sexe durcisse davantage.Mais la soirée, c’est ça aussi : attendre, faire monter, retarder, pour jouir plus, différemment, et inscrire dans leur mémoire. Ils le savent : le sexe c’est également l’attente, l’assouvissement ensuite, et la mémoire enfin qui ne peut garder que certains de leurs ébats. Leur envie, non dite : faire que cette soirée marque ... 

Elle lance le dé : 5Lui ... 6 ...Sourires…Elle tend la main vers le petit tas de papiers pliés, les 3 numéros 1 d’Alex, en prélève un, le déplie sans le quitter, lui, des yeux. Et baisse lentement son regard vers cette invitation qu’elle ne pourra refuser ... C’est la règle.Elle ne le sait pas encore, pas plus que lui ... C’est un tournant de leur vie sexuelle. Mets-toi en sous-vêtements, assieds-toi dans le canapé, je vais m’assoir derrière toi. Tu écartes les jambes, je vais te caresser, longuement. Tu gardes ta culotte. Tu fermes les yeux. Et tu vas me chuchoter ce dont tu as secrètement envie ... un de tes fantasmes ... Tu le visualiseras mentalement. Je m’arrêterai quand je sentirai, à travers ta culotte, que tu es trempée.—   Eh oh ! c’est du niveau 1 ça ? C’est chaud !

Ça l’est, c’est vrai. Ça n’est d’ailleurs pas le premier mot de ce premier niveau qu’il a écrit, c’est le 3ème ... Sans doute le plus piquant.Lumière tamisée, l’alcool entretient ce flottement libérateur ...Elle continue de le regarder ... Et se déshabille.Pas un striptease (c’était, si elle l’avait tiré, un autre potentiel papier de niveau 1 !), mais elle ralentit légèrement son geste, l’entoure de sensualité ...Sa culotte est bleu nuit, un tangua qu’il lui a offert récemment ; ses formes sont visibles, ses fesses, mais aussi, à travers la dentelle laissant entrevoir en grande partie son pubis, son clitoris, à peine, et l’amorce de son sillon. Il adore la forme de son sexe : ses petites lèvres sont voluptueuses, aux formes généreuses. Terriblement sensuelles. Il les devine à travers sa culotte.Emilie s’assoit sur le canapé et il vient se coller à elle, derrière elle, son ventre contre le bas du dos. Il écarte les jambes, épouse les hanches d’Emilie.Emilie se penche en arrière, se laisse aller, laisse reposer lascivement tout le haut de son corps sur le torse puissant de son compagnon. Elle aime ce contact, en dépit de la chemise qui l’habille ; elle a envie de lui.

— Écarte les jambes. Passe les au-dessus des miennes. Elle s’exécute.Alex pose ses mains sur son ventre, et le caresse, plus qu’il ne le masse. Il l’effleure, terminant chaque geste par un doux appui du bout de ses doigts, qui s’allège pour se faire plume. Chaque passage de ses mains est la réplique du précédent, toujours variante pourtant. Ces doigts appuient plus, puis moins, frôlent la peau, ralentissent pour se poser, modifiant à peine leur pression.Elle ferme les yeux, encore.Sa main gauche, épousant le léger bombé sensuel de son ventre, remonte doucement ... Se pose sur son sein droit, l’englobant, puis le masse délicatement.La main droite d’Alex progresse, dans la répétition de cette caresse érotique, vers sa culotte, vers son sexe. Elle le sent.Chaque fois que la pulpe de ses doigts, après avoir touché, caressé sa peau, s’éloigne à peine, c’est pour reposer sa paume un peu plus basse.Maintenant il immobilise ses mains, maintient une pression sur son sein et sur son pubis.Elle sent le souffle d’Alex se rapprocher. Immobilité totale ... Sauf ce souffle désormais à quelques centimètres de son oreille droite. Elle sent sa douche haleine. Ça l’excite encore plus ...Il le devine ou l’espère : elle est trempée. Elle mouille terriblement...Mais il ne bouge toujours pas, à l’exception de sa bouche qui, du bout des lèvres, vient effleurer l’hélix. Le contour de l’oreille. Sensible, très sensible. Il l’embrasse, le frôle de ses lèvres ouvertes, le pince a peine. Il voit l’effet que ça lui fait : ses yeux se plissent, elle se mort un peu la lèvre inférieure.Alors il ouvre un peu plus la bouche, mouille un peu plus son oreille, il épouse de sa langue délicate son contour, puis, plus goulûment lui prend le globe, l’aspire, le mordille un peu. Elle soupire. Il sent ses mouvements à peine esquissés de son bassin.

— Putain c’est bon. J’adore, souffle-t-elle. — Ça m’envoie des décharges dans le clitoris

Il glisse sa bouche le long de son cou, l’embrasse de baisers sensuels, gourmands, et laisse sa main aussi glisser vers son sexe.Il devine ses formes, sent son clitoris en érection, et caresse toute sa vulve, à travers le tissu léger, alternant douceur et fermeté.Elle gémit à peine, respire de manière plus saccadée. Sa bouche s’entrouvre.Alors, sentant son désir, Alex glisse sa main dans sa culotte. Il caresse son sexe, glissant entre ses lèvres, ses doigts, dans un geste à la lenteur volontairement exagérée, un peu plus à l’entrée de son vagin. Elle mouille beaucoup, il sent son liquide sur le bout de ses doigts, le guide vers son clitoris, le lubrifie, et renouvelle ce geste plusieurs fois

— Putain, j’ai envie de toi ...

Il porte ses doigts à sa bouche. Envie irrépressible de sentir le goût de son sexe. Il adore. Et replonge ses doigts...— Fais-moi jouir, j’ai trop envie Elle se laisse déborder par son plaisir, elle a envie de jouir maintenant, mais sait aussi qu’elle devrait attendre ... Qu’elle prendrait un pied exceptionnel si elle arrivait à dompter l’appel de l’orgasme.Il ralentit sa caresse, fait descendre un peu la courbe de son plaisir, lui donne un message silencieux : Attends, tout à l’heure ce sera énorme ...

— Dis-moi ce qui te fait très envie, ce que tu ne m’as jamais avoué, les images que tu te projettes quand tu te caresses.

Elle adore faire l’amour avec Alex … Mais quand il n’est pas avec elle, il lui arrive fréquemment de se caresser. Il le sait, elle ne le lui cache pas, il trouve ça plutôt excitant d’ailleurs. Et Alex est persuadé qu’elle garde quelques fantasmes bien secrets.La main droite d’Alex désormais caresse lentement le sexe d’Emilie.La paume de sa main posée délicatement sur son pubis presque glabre, module sa pression. Lorsqu’il appuie un peu plus, elle sent une chaleur se diffuser. Un plaisir autour de son périnée, de sa zone anale se développe aussi.

Alors il relâche la pression, se fait léger... Ses doigts, de leur pulpe, entament un massage peu appuyé de toute sa chatte trempée. Mouvement circulaire, lent, de toutes ses grandes lèvres, petites lèvres, en passant par l’entrée de son vagin ... En repliant un peu les doigts, il passe aussi sur son clitoris, délicatement. Souvent, à cet instant, Emilie réagit : plissement des yeux, frémissements, mouvement du bassin ... Et ses mains qui se ferment sur elles-mêmes.Alex susurre :

— Alors ? Je t’écoute ... Ce qui te fait envie, que tu ne m’as jamais dit.— Je crois ... Je crois ... Emilie n’ose pas, elle en a envie, mais, juste au bord de cette vérité cachée, hésite un peu.Ça fait partie de cette excitation extrême qu’elle ressent.

Elle va y aller, Alex le sent.Lentement, Émilie :

— je crois que j’aimerais bien recevoir un massage, un massage très érotique.Alex comprend : elle ne lui demande pas de la masser ... Rarement certes, mais il lui arrive de le lui proposer.Elle n’a pas osé totalement : mais il croit comprendre qu’elle aimerait se faire masser par un autre que lui. — Un masseur professionnel, tu veux dire ? lui demande-t-il Elle opine un peu.A la fois excité, étonné, un peu jaloux aussi de projeter l’image des mains d’un autre sur ce corps qu’il s’est inconsciemment approprié, il est perplexe, bousculé, et le mouvement jusque-là ininterrompu de sa main, sans qu’il s’en rende compte, ralentit jusqu’à se suspendre.Elle l’a compris, et poursuit : — Juste ses mains, en pensant à toi, avec toi en pensée ; en sachant que t’es ok, que tu es excité à l’idée de m’imaginer jouir des mains d’un autre, d’un autre que je paie, que rien ne relie à moi… Je sais pas t’expliquer, ça m’excite. —   On est d’accord : pas de pénétration... Il ne te lèche pas non plus ? Et tu ne le touches pas ? Ou ça fait aussi partie de ton fantasme ? — Dans mon fantasme, ce ne serait pas honnête de dire que rien ne dérape ...Mais c’est un fantasme ... Et, oui, on est bien d’accord… 

Alex réfléchit ... vite.Il mesure la minceur de la limite entre le fantasme et l’envie d’Emilie. Il mesure aussi que, si elle assouvit ce désir, au moment même où elle sera massée, son fantasme planera ... Et pourrait rendre irrésistible l’entorse au contrat ...Mais, s’il est jaloux, lui qui ne l’était pas avant de la connaître, il veut aussi que leur sexualité soit épanouie, soit riche, et qu’ils n’aient rien à regretter. Ils sont l’un et l’autre à cet âge où les choix sont plus assumés, et où, aussi, le compte à rebours se fait moins discret. Pas de regrets, aucun. Et le temps passe si vite.Et la vie ...Alors il lui dit : — Ok, ça me va.Juste ses mains, pas de baisers, pas de sexe oral. Tu gardes ton fantasme, il reste à sa place de fantasme, mais tu jouis de cette nouvelle expérience. Là ça m’irait pas mal, et je crois que j’arriverais à le gérer…Elle sourit :

— Cool. Mais honnêtement, je ne sais pas si j’y arriverai ! Je veux dire à me déshabiller devant un inconnu et lui donner mon corps... Là, je fais la maligne avec mon joli fantasme… ok pour ses mains, rien que ses mains.Si je le fais, et c’est vraiment pas sûr, je te le promets. Alex et Emilie se détendent : ils sentent immédiatement que cet accord esquissé les place en complicité d’une chose inédite, proche de l’interdit, mais a priori sécure, et excitante, très excitante.

— Je t’aime. — Je t’aime aussi. Sa main droite reprend son lent mouvement, il balaye de ses doigts souples et légers ses lèvres, puis entame à nouveau ce mouvement circulaire large.Elle ferme à nouveau les yeux, entrouvre la bouche.—   Livre-moi une autre envie.

Il n’arrête pas son mouvement, continuant à la caresser. Sa main gauche masse plus fermement son sein, passe de l’un à l’autre, titillant aussi maintenant ses mamelons. Son sexe s’ouvre encore, ses lèvres s’écartent, sont gonflées, il le sent bien, Emilie est très excitée, près de la jouissance en fait. — Tu sais le sex-toy que tu m’as offert ... Elle parle à mi-voix, plus gémissant que parlant ... fermant les yeux …

Elle prend sa main pour joindre ses doigts aux siens, massant chaque infime partie de sa chatte, et puis, enfin, entrant dans son vagin. Un doigt d’Alex et un d’Emilie, allant désormais lentement dans un mouvement coordonné de va et vient.Elle gémit. — Dis-moi, demande Alex— Putain que c’est bon ...— Tu sais, l’œuf vibrantEt le plug aussi ...J’ai envie, la prochaine fois qu’on prend le train pour partir en vacances ... Elle a du mal à terminer sa phrase, calme leurs mouvements synchronisés dans son vagin. Lui, fait glisser son doigt en remontant pour se poser sur son clito. Décharge ... Elle se cambre, mais ne jouit pas encore.Elle continue de se caresser, et glisse un 2ème doigt en elle, pendant qu’il lui caresse son clitoris d’un geste lent et appuyé.Elle lâche :

—  aux toilettes, dans le train… j’y vais… seule… Et reviens … J’aurai mis dans mon sexe l’œuf vibrant… et le plug ... dans mon cul… personne ne voit rien, je m’assois et tu lances la vibration … de plus en plus fort… J’en peux plus.Je vais aux toilettes à nouveau. Tu me rejoins. Et tu me baises fort.Par derrière, deboutJe jouis une fois, tu ne t’arrêtes pas, je jouis encore.Tu retires le plug et tu m’encules, fort.Et je jouis, ta main qui me caresse, et ta queue dans mon cul, à fond. Tu jouis sur mes fesses. Elle est tellement excitée qu’elle lui a dit ce qu’elle ne dit jamais, sauf pour se marrer. Des mots très crus, qu’elle n’a pas l’habitude de prononcer.La main d’Alex a accéléré le rythme, Émilie parlait de manière saccadée, alternant mots et gémissements.Tellement sexy…Ses doigts la caressent et vont désormais plus vite, accélèrent encore. Elle gémit, gémit, gémit, bloque sa respiration, son cou gonflé, ses yeux défaillants ... Elle crie ...en jouissant.Vagues de l’orgasme, très fort, son ventre qui se contracte, les muscles de son vagin et son périnée aussi, elle tremble aussi un peu.Et lui, il sent l’éjaculation légère d’Emilie glisser sur ses doigts qui, au dernier moment, ont rejoint les siens au fond de sa chatte.Il maintient une forte pression, très forte.Elle est tendue, de tous ses muscles.Puis reprend sa respiration, enfin. Et souffle longuement…

— Putain que c’était bon... waouh... Émilie s’endort presque ... Sa respiration s’espace, s’alourdit.Un frisson la réveille. Ça l’a toujours surpris, cet endormissement aussi subi que ses réveils.Elle se retourne et vient se lover dans ses bras. Imbrication totale, surprenante de perfection.Elle redresse un peu la tête, lui sourit, elle est paisible, sereine, détendue complètement, la vague des orgasmes laissant place à cet abandon musculaire.Cette brume addictive...Une étincelle, dans ses yeux, perce la brume. Il comprend.Impressionnant que les yeux puissent prendre des teintes et des intensités si différentes ...

Il comprend.

Son sourire exprime maintenant ce que ses yeux avaient déjà révélé : la malice, le jeu, et l’intérêt aiguisé ...

Il comprend.

— Et toi, ton envie, tes fantasmes ? Ceux que tu ne m’as jamais dits ?Lui est encore très excité, son sexe est dur, il n’a pas débandé.Il sent les odeurs d’Emilie, celle de sa transpiration, celle de son sexe inondé, et la relance du jeu lui donne envie d’elle terriblement.Il n’a pas envie, là, maintenant d’une confidence à demi-mots ...il sait qu’elle est capable d’avoir rapidement envie de lui, capable de jouir encore.Elle s’attend à ce qu’il lui chuchote, un peu honteux, son secret intime.Il la regarde, plein de désir.Elle comprend ; comprend son envie, voit son sexe.

— Suce-moi ... 

Chapitre 2 : Lui 

Emilie se retourne pendant que lui, s’installe, assis. Elle sent le désir d’Alex, elle le voit. Elle le déguste du regard… Mélange d’envie débordante du corps d’Alex (aucun signe de lassitude, pourvu que ça dure ...), de fierté aussi sans doute (celle de l’exciter toujours autant), et de générosité (elle ne compte jamais), et enfin d’attention ... 

Elle va le sucer.Prendre son sexe dans sa bouche ...

Mais elle attend un peu, se met à genoux, par terre, sur le tapis épais, entre les jambes d’Alex, qu’alors il écarte et replie un peu. Il bascule aussi légèrement le bassin vers le bord du canapé, et pose ses pieds sur la large table basse.Elle est prisonnière, volontaire, entre les cuisses de son homme et la table basse. Il lui donne accès ... à tout. L’invite en fait à le faire jouir ... de tout.Elle le fixe ...

— J’adore ton corps 

Il l’entend à peine, elle chuchote, sa bouche a quelques millimètres de la peau de sa cuisse droite.Elle ouvre la bouche et la referme sur la cuisse d’Alex. La masse délicatement de ses lèvres et recommence, encore, en remontant lentement vers son sexe. Sa langue aussi : elle alterne ses caresses de sa bouche puis lèche sa peau, juste à côté de ses testicules. La peau est fine, sensible. Il adore.Il adore autant le moment présent de cette peau titillée, léchée, que l’envie projetée, déjà ressentie en fait, de sa bouche sur ses couilles.Elle pose sa joue gauche sur sa cuisse, sa bouche et son nez les touchent presque.Elle le sent. Ferme les yeux, il le voit, et elle avance encore et touche ses bourses. Et les caresse de son visage, se frotte, sent encore, en gardant les yeux fermés, son nez se glisse dans le pli de l’aine, remonte vers le pubis d’Alex. Effleure son sexe.Puis elle glisse son nez juste sous ses testicules. Elle aime son odeur, ses odeurs.Elle le regarde maintenant ... Ouvre la bouche, embrasse chacun de ses testicules, et les lèche. Alex aime ce moment, celui où il sent qu’elle va prendre une de ses couilles dans sa bouche, et ensuite lui sucer le sexe. A chaque fois, la tension ... Entre le plaisir instantané et le plaisir projeté. Entre l’espoir du moment à venir, ternissant à peine celui présent, et le plaisir présent, pourtant déjà jouissif.Elle aspire une couille. C’est chaud. Elle la masse de sa bouche, de sa langue, puis donne un langoureux coup de langue, recommence encore. Elle tient dans sa main droite son sexe et commence à exercer une pression plus forte sur sa base. Sensations délicieuses mélangées, qui le font bander. Elle sent qu’à chaque pression de son pouce sur son corps spongieux, et des doigts entourant tout son sexe, il bande plus fort.

— Putain, c’est bon, j’adore. 

Il penche la tête en arrière quand, du bout de sa langue tendue, elle vient frotter, lécher, puis masser cet endroit si sensible. Le frein.Elle maintient sa queue droite, le regarde. Il ne le voit pas, absorbé par la vague de plaisir qui l’amène à l’orée de la jouissance.Et elle recommence à le titiller. Coups de langues, elle alterne des pressions légères, sexy, et puis profondes, lentes, toujours, pour celles-là, en le regardant dans les yeux.

— Ferme les yeux ; ferme les yeux vraiment 

Il s’exécute.Il l’entend s’éloigner, à pas feutrés, ouvrir la penderie, la refermer.Il essaie de deviner ses mouvements, de comprendre ce qu’elle est partie faire, chercher, trouver sans doute. Il la sent maintenant enjamber sa jambe gauche. Elle a trouvé quelque chose... Elle ne se remet pas à genou : il sent les mains d’Emilie sur son visage, elle est en train de lui bander les yeux. Une étole, un foulard, c’est un tissu doux, souple qu’elle lui installe, lui barrant les yeux. Elle lui noue fortement l’écharpe derrière la tête.Elle est debout, sur le canapé. Il l’a deviné, montant pourtant le plus délicatement possible sur le canapé. — Penche la tête un peu en arrière : elle lui a chuchoté, presque à l’oreille.Il ne voit rien mais comprend, sent qu’elle l’a enjambé.Elle ne dit rien, et saisit d’une main, sans doute la gauche, ses cheveux. Un geste doux, tout sauf brutal, mais sans hésitation. Elle tire doucement ses cheveux, l’obligeant à avancer un peu la tête. Il comprend.

— Putain que ça m’excite.

Il bande terriblement. Il l’a deviné, debout sur le canapé, une jambe de chaque côté de ses cuisses, les fesses d’Emilie de plus en plus proche de sa bouche. Elle tire un peu encore et il sent l’odeur si excitante de sa chatte, il tend la langue ...Elle est trempée, à nouveau, mouillée de désir. Il glisse sa langue partout. Entre ses lèvres, ses fesses. Elle se frotte à lui. Et commence à gémir à nouveau. Sa main sur ses cheveux se fait plus brutale, elle lui imprime un mouvement, qu’elle accompagne aussi de son bassin.La langue d’Alex glisse dans le vagin d’Emilie, dans un mouvement de va et vient. Son nez, à chaque fois, vient à la rencontre de son anus, le frotte et le caresse.Tous les plaisirs se mélangent ...Elle ralentit ...Lâche ses cheveux et se retourne pour l’embrasser : leurs langues, de toutes leurs odeurs et saveurs réunies, se trouvent, se caressent. Elle lui prend la main, et la met sur sa chatte : elle est sur les genoux, le buste droit, les jambes un peu écartées juste à côté de lui. Il glisse 2 doigts à l’intérieur de son vagin et commence à la caresser.Elle prend sa queue dans sa main et commence à le branler, lentement : elle se rapproche. Son visage à côté du sien…

— Dis-moi, toi, maintenant, ce qui te fait envie, fantasmer, bander. — Tu penses à quoi quand tu te caresses ? Dis-moi.

Elle l’a dit d’une voix douce, sexy, provocante.Il n’a qu’une envie : jouir ...il se tend, contracte les muscles de son périnée, se concentre sur les gestes d’Emilie, et entrevoit un court instant sa jouissance. C’est le moment que choisit Émilie, sans doute très intuitivement, pour ralentir encore son geste, desserrer l’étreinte de sa main ... Presque sadiquement ... Émilie reprend, sa joue droite contre celle d’Alex, dans un frottement sensuel, une caresse qui l’éloigne de l’éjaculation, mais le maintien pourtant dans la zone de tension érotique maximale ...

— Alors ? Je veux que tu me le dises.Il a toujours les yeux bandés, il est grisé par le désir, encore aussi par les Spritz, et se sent flotter. C’est agréable, lourd et léger à la foisEntre hésitation et désinhibition, un moment d’une grande intensité...Il sait qu’il va oser ... Juste une poignée de secondes qui lui permettent de trouver les mots, de traduire des images qu’il s’est déjà souvent projetées mentalement, par envie, ou plaisir, ces images qui ont accompagné beaucoup de ses masturbations. Il sait qu’il va lui livrer une partie importante de sa vie sexuelle, celle cachée, inavouée, et parallèle.Aujourd’hui, maintenant, peut-être l’esquisse de la convergence de sa vie réelle et de sa vie fantasmée ...— J’aimerais ... Son débit est lent, trainant. Il ne poursuit pas ... et repasse du registre de l’envie, de la projection à celui du fantasme, mettant en sorte un peu de distance. Sans doute une manière d’assumer un peu plus. Il sait qu’il ne fait que temporiser ! : — Quand je me caresse, je nous imagine dans un club libertin, échangiste. On ne s’échange pas vraiment tu sais. Mais on fait l’amour à côté d’un autre couple. La femme te caresse un peu, te lèche aussi quand mon sexe glisse en toi. Dans mon fantasme tu jouis incroyablement fort. Et ça m’excite terriblement. D’autres fois, je nous imagine sur une plage nudiste, d’autres couples sont à quelques mètres de nous. Et la journée avançant, la lumière s’adoucissant, on voit un couple qui commence à se caresser. Et là aussi, un peu comme pour la soirée échangiste, on baise devant deux couples, qui eux aussi se caressent, font l’amour. Émilie a stoppé son geste. Elle garde le sexe d’Alex dans la main. — Tu serais capable de faire ça ? Pour de vrai ?  Elle hésite, réfléchit, projette sans doute quelques images ...— Moi je ne pense pas. Tu crois qu’on arriverait à gérer ? Je crois que je serais mal à l’aise, vraiment. Tu imagines si on croisait quelqu’un qu’on connaît ? La honte ...  Alex hésite à son tour.Il ne veut pas entamer l’érotisme de ce moment, et connaît son Emilie ... Elle est curieuse, avant tout !— Allonge toi, je te raconte. Non, sur le ventre ! Émilie s’allonge sur le grand canapé, se plie au jeu, désireuse, il le sait, d’en savoir plus. Et de poursuivre cette délicieuse soirée qui les rapproche d’une vérité partagée, juste esquissée à cette heure.Alex s’allonge progressivement sur elle. En appui sur ses mains, portant le poids du haut de son corps, il fait glisser adroitement son sexe du haut de ses cuisses jusqu’entre ses fesses, sa queue ne faisant qu’effleurer sa peau. Il entame ce mouvement de caresse, avec son sexe, de ses cuisses vers ses fesses. Et recommence.Émilie ferme les yeux, écarte un peu, quasi imperceptiblement ses jambes. Et lui envoie un message qu’il reçoit immédiatement : il fait glisser son sexe en mettant plus de force, de pression. Il s’enfonce un peu plus dans son sillon inter fessier, la masse, la caresse, et passe à chaque va-et-vient caresser son anus. Elle cambre un peu, ouvrant légèrement ses fesses, accentuant cette caresse, donnant accès à la queue d’Alex à son cul. Mouvements lents. Renouvelés, encore, encore, encore.Émilie cambre encore davantage.Elle sent la queue d’Alex masser son anus, s’arrêter toujours un peu plus, pour maintenant rester à cet endroit précis.Il pousse à peine, sans s’introduire. Juste lui masser le cul, de son sexe.Elle adore, donne d’infimes mouvements de hanche, à peine perceptibles, lents, mais il le sent bien.Il sait, ils savent, qu’il va la sodomiser. Ils en ont envie tous les deux.Mais pas tout de suite.Alex doit lui raconter !Alors, de ses deux doigts, Alex appuie sur son sexe et le porte à l’entrée du vagin d’Emilie. Elle est trempéeil la pénètre à fond, brutalement, jusqu’à sentir les fesses d’Emilie se coller à son ventre. Comme souvent, quand son érection est puissante, il sent toutes les parois du vagin d’Emilie. Elle le serre, c’est presque un massage chaud, humide et tellement habile de sa queue. Il ne s’habitue pas à l’intensité de cette sensation. Incroyable.Émilie crie de plaisir. Un cri profond, qui s’étire en longueur. Ses doigts se nouent, se crispent, agrippent avec force un coussin.Alex glisse en elle, maintenant en un mouvement très lent, profond, le plus profond possible ; il vient poser son torse sur le dos d’Emilie, qu’il effleure de ses poils, rapproche sa bouche de l’oreille d’Emilie, lui en lèche le contour, lentement. Émilie frémit.

— Club ou plage ? 

—  Plage !  Répond Émilie.

Il s’imaginait lui raconter les délices fantasmés du club, qui l’aurait intrigué davantage ... Petite déception ? Son petit scénario de plage nudiste est prêt, vécu souvent mentalement, réinventé en variations nombreuses : éviter d’en émousser son pouvoir érotique !Ok, donc, la plage ...

— On est sur une plage, en Sicile ... nus. Cette plage qu’on avait adorée l’année dernière.Quand nous sommes arrivés, en début d’après-midi, il n’y avait pas beaucoup de monde. Au moins dix mètres nous séparaient des autres groupes, majoritairement des couples.Tu te souviens aussi de ce couple, enlacé dans l’eau, loin de la plage, mais ayant toujours pieds ? Elle, sa culotte dans la main, les bras noués autour du cou de son mec ?On ne leur voyait que le haut du torse. Mais les mouvements qu’ils essayaient pourtant de cacher ne faisaient aucun doute. Ça nous a intrigué, nous a excités aussi !Bon je te raconte maintenant : Là, on est en fin de journée. Les deux couples autour de nous sont restés, la plage s’est presque vidéeOn est bien, il fait doux ; ce n’est plus la chaleur de midi. Le couple en face de nous commence à s’embrasser sensuellement, elle a son bras autour de lui, elle lui fait face, couchée sur le côté. Elle lui caresse les cheveux, dirige sa main le long de son corps, puis lui pose sa main sur la fesse, la masse, la malaxe, tout en continuant à l’embrasser. On ne voit pas bien leurs visages, à l’opposé de nous. Ce qu’on voit, parce que clairement on regarde, nos lunettes de soleil rendant plus discrets nos regards, c’est sa main à lui. Hyper excitant. Sa main qui lui masse aussi les fesses, découvrant son intimité, puis glisse entre ses cuisses.Le troisième couple est aussi à dix mètres de nous ; on forme une espèce de triangle. Il y a encore quelques personnes sur la plage mais ils sont loin. Pas assez pourtant pour ne rien voir ni deviner ... On devient, nous, un peu voyeur. C’est clairement excitant.Sa main se glisse entre ses cuisses, qu’elle écarte un peu. A ce moment précis, on voit sa chatte, ses lèvres légèrement ouvertes. Elle est complètement rasée.Ses doigts la caressent, lentement, glisse entre ses lèvres, et la pénètrent.Pour ensuite masser son clitoris, dans un mouvement circulaire à peine accéléré. Il la pénètre encore et amorce un mouvement de va et vient, ses doigts, on le voit nettement, sont mouillés. Ils continuent de s’embrasser.Regard circulaire ... Notre attention était tellement attirée... L’autre couple, à notre gauche, est manifestement intéressé, comme nous. L’homme, plus âgé qu’elle, une cinquantaine peut être, musclé et sans aucun doute sportif, est allongé sur le dos, son bras gauche replié et son torse relevé appuyé sur son coude. Il regarde aussi, peut-être un peu moins discrètement que nous d’ailleurs. La femme est allongée sur sa serviette, à la gauche de l’homme ... On ne lui voit que son visage et ses seins aussi. Blonde, aux cheveux mi- longs ondulants, à l’allure suédoise, et aux formes légèrement arrondies. Son visage est posé sur le ventre du mec. Son regard croise le nôtre ... Il n’y a aucun doute ; elle ne porte pas de lunettes de soleil. Regard qui se prolonge, nous met un peu mal à l’aise, et manifestement, ce n’est pas réciproque. Son regard glisse vers le couple en face de nous. Ils ont changé de position et n’en sont plus aux préliminaires !

 

Alex devine le sourire d’Emilie.

—  J’adore ton imagination, mon amour 

 

Alex reprend...

—  C’est carrément un choc ! Un mélange d’excitation, de surprise totale, d’incompréhension aussi. Elle le chevauche, position de l’Andromaque.La vue est hyper sexy, ses jambes écartées de chaque côté des cuisses de l’homme, on voit ses fesses, ouvertes et sa chatte glissant sur la queue du mec. C’est elle qui dirige le mouvement, un mouvement lent et répété de bassin, qui découvre les muscles du bas de son dos, ses fesses qui se contractent quand elle dirige son bassin vers l’avant. On devine qu’à ce moment précis de ce mouvement, son clitoris vient frotter le pubis de son homme. Nos regards son happés, par l’inattendu, l’excitation qui monte immédiatement. Elle se penche vers l’avant, saisit les mains de son mec, poursuit ses mouvements souples de bassin, nous laissant maintenant voir nettement sa chatte mangeant encore et encore le sexe, et nous laissant voir ses fesses, son cul. 

Alex, tout en décrivant, continue de faire l’amour à Émilie, il lui chuchote tout juste à proximité de son oreille. Elle est bien, détendue, allongée, et sentant la queue d’Alex aller et venir doucement. Souvent il s’arrête un peu, et juste par les contractions de son périnée, imprime un mouvement de tension à son sexe. Elle le sent bien.

— Toi et moi, notre excitation monte. J’ai mon sexe qui durcit, monte entre mes jambes ... Nos mains se sont rejointes depuis quelques minutes et ont entamé une caresse, un massage. Nous sommes connectés. Tu ne me regardes pas directement, pourtant, je te sens. J’ai quand même saisi ton regard sur mon sexe. Tu as vu que je commençais à bander.Regard circulaire ... Couple à notre gauche.Choc électrique à nouveau, moi je l’ai senti à la base de ma queue ...Nos regards, synchronisés, découvrent ...La belle femme blonde, dont le visage était posé sur le ventre de son mec, a le sexe dur de son mec dans sa main droite, et sa bouche ouverte, va et vient : Elle le suce lentement, son regard dirigé vers l’autre couple. Lui aussi regarde, ferme les yeux aussi de temps en temps. Elle est clairement douée.Le triangle s’enflamme ...j’ai très envie de toi, il est presque 21h00 et la lumière se fait plus douce encore. Ma main droite glisse vers mon sexe et je commence à me caresser. Ma main gauche quitte ta main, et passe au-dessus de ta cuisse droite, pour descendre lentement vers ta chatte. Je sais que tu es trempée, que ton désir, alimenté par la curiosité, l’inattendu, l’érotisme de la situation est au point haut. Je ne suis pas déçue, je crois que je ne t’ai jamais senti aussi mouillée.