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RÉSUMÉ : Les "Contrerimes" de Paul-Jean Toulet constituent une oeuvre poétique unique en son genre, marquée par une forme brève et musicale qui reflète l'esprit fin et mélancolique de son auteur. Ce recueil, publié à titre posthume, rassemble des poèmes qui se distinguent par leur structure singulière : chaque poème est composé de quatrains à rimes croisées, où la métrique et la sonorité sont soigneusement travaillées pour créer un effet harmonieux et subtil. Les thèmes abordés dans les "Contrerimes" sont variés, allant de la contemplation de la nature à des réflexions plus introspectives sur le passage du temps et les émotions humaines. Toulet parvient à capturer des moments fugaces et des impressions délicates avec une précision presque picturale, offrant au lecteur une expérience sensorielle et intellectuelle riche. Sa poésie, empreinte d'ironie et de nostalgie, révèle une vision du monde à la fois lucide et rêveuse, où l'humour se mêle à la mélancolie. Les "Contrerimes" sont ainsi une invitation à savourer la beauté éphémère des mots et des sentiments, tout en explorant les complexités de l'âme humaine. __________________________________________ BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR : Paul-Jean Toulet, né en 1867 à Pau, est un écrivain et poète français dont l'oeuvre, bien que restreinte, a marqué la littérature de son époque par sa singularité et sa profondeur. Issu d'une famille aisée, Toulet a mené une vie à la fois bohème et mondaine, voyageant entre Paris, l'Île Maurice et le Pays basque, lieux qui ont nourri son imaginaire poétique. Bien qu'il ait écrit des romans et des nouvelles, c'est surtout pour ses "Contrerimes" qu'il est reconnu aujourd'hui. Cette forme poétique, qu'il a contribué à populariser, témoigne de son talent pour la concision et la musicalité des vers. Toulet était également connu pour son esprit caustique et son humour subtil, souvent présents dans ses écrits. En dépit de sa santé fragile et de ses excès, il a su créer une oeuvre qui allie élégance formelle et profondeur émotionnelle. Décédé en 1920, Paul-Jean Toulet laisse derrière lui une oeuvre qui continue d'inspirer et de séduire les amateurs de poésie, confirmant sa place singulière dans le paysage littéraire français.
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Seitenzahl: 47
Veröffentlichungsjahr: 2021
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
Chapitre XIII
Chapitre XIV
Chapitre XV
Chapitre XVI
Chapitre XVII
Chapitre XVIII
Chapitre XIX
Chapitre XX
Chapitre XXI
Chapitre XXII
Chapitre XXIII
Chapitre XXIV
Chapitre XXV
Chapitre XXVI
Chapitre XXVII
Chapitre XXVIII
Chapitre XXIX
Chapitre XXX
Chapitre XXXI
Chapitre XXXII
Chapitre XXXIII
Chapitre XXXIV
Chapitre XXXV
Chapitre XXXVI
Chapitre XXXVII
Chapitre XXXVIII
Chapitre XXXIX
Chapitre XL
Chapitre XLI
Chapitre XLII
Chapitre XLIII
Chapitre XLIV
Chapitre XLV
Chapitre XLVI
Chapitre XLVII
Chapitre XLVIII
Chapitre XLIX
Chapitre L
Chapitre LI
Chapitre LII
Chapitre LIII
Chapitre LIV
Chapitre LV
Chapitre LVI
Chapitre LVII
Chapitre LVIII
Chapitre LIX
Chapitre LX
Chapitre LXI
Chapitre LXII
Chapitre LXIII
Chapitre LXIV
Chapitre LXV
Chapitre LXVI
Chapitre LXVII
Chapitre LXVIII
Chapitre LXIX
Chapitre LXX
CHANSONS
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
Chapitre XIII
Chapitre XIV
DIXAINS
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
COPLES
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
Chapitre XIII
Chapitre XIV
Chapitre XV
Chapitre XVI
Chapitre XVII
Chapitre XVIII
Chapitre XIX
Chapitre XXI
Chapitre XXII
Chapitre XXIII
Chapitre XXV
Chapitre XXVI
Chapitre XXVII
Chapitre XXIX
Chapitre XXX
Chapitre XXXI
Chapitre XXXII
Chapitre XXXIII
Chapitre XXXIV
Chapitre XXXV
Chapitre XXXVI
Chapitre XXXVII
Chapitre XXXVIII
Chapitre XXXIX
Chapitre XL
Chapitre XLI
Chapitre XLII
Chapitre XLIII
Chapitre XLIV
Chapitre XLV
Chapitre XLVI
Chapitre XLVII
Chapitre XLVIII
Chapitre XLIX
Chapitre L
Chapitre LI
Chapitre LII
Chapitre LIII
Chapitre LIV
Chapitre LV
Chapitre LVI
Chapitre LVII
Chapitre LVIII
Chapitre LIX
Chapitre LX
Chapitre LXI
Chapitre LXII
Chapitre LXIII
Chapitre LXIV
Chapitre LXV
Chapitre LXVI
Chapitre LXVII
Chapitre LXVIII
Chapitre LXIX
Chapitre LXX
Chapitre LXXI
Chapitre LXXII
Chapitre LXXIII
Chapitre LXXIV
Chapitre LXXV
Chapitre LXXVI
Chapitre LXXVII
Chapitre LXXVIII
Chapitre LXXIX
Chapitre LXXX
Chapitre LXXXI
Chapitre LXXXII
Chapitre LXXXIII
Chapitre LXXXIV
Chapitre LXXXV
Chapitre LXXXVI
Chapitre LXXXVII
Chapitre LXXXVIII
Chapitre LXXXIX
Chapitre LXL
Chapitre LXLI
Chapitre LXLII
Chapitre LXLIII
Chapitre LXLIV
Chapitre LXLV
Chapitre LXLVI
Chapitre LXLVII
Chapitre LXLVIII
Chapitre LXLIX
Chapitre C
Chapitre CI
Chapitre CII
Chapitre CIII
Chapitre CIV
Chapitre CV
Chapitre CVI
Chapitre CVII
Chapitre CVIII
Chapitre CIX
Avril, dont l'odeur nous augure
Le renaissant plaisir,
Tu découvres de mon désir
La secrète figure.
Ah, verse le myrte à Myrtil,
L’iris à Desdémone :
Pour moi d’une rose anémone
S’ouvre le noir pistil.
Toi qu’empourprait l’âtre d’hiver
Comme une rouge nue
Où déjà te dessinait nue
L’arome de ta chair ;
Ni vous, dont l’image ancienne
Captive encor mon cœur,
Ile voilée, ombres en fleurs,
Nuit océanienne ;
Non plus ton parfum, violier
Sous la main qui t’arrose,
Ne valent la brûlante rose
Que midi fait plier.
Iris, à son brillant mouchoir,
De sept feux illumine
La molle averse qui chemine,
Harmonieuse à choir.
Ah, sur les roses de l’été,
Sois la mouvante robe,
Molle averse, qui me dérobe
Leur aride beauté.
Et vous, dont le rire joyeux
M’a caché tant d’alarmes,
Puissé–je voir enfin des larmes
Monter jusqu’à vos yeux.
Ces roses pour moi destinées
Par le choix de sa main,
Aux premiers feux du lendemain,
Elles étaient fanées.
Avec les heures, un à un,
Dans la vasque de cuivre,
Leur calice tinte et délivre
Une âme à leur parfum
Liée, entre tant, ô Ménesse,
Qu’à travers vos ébats,
J’écoute résonner tout bas
Le glas de ma jeunesse.
Dans le lit vaste et dévasté
J’ouvre les yeux près d’elle ;
Je l’effleure : un songe infidèle
L’embrasse à mon côté.
Une lueur tranchante et mince
Échancre mon plafond.
Très loin, sur le pavé profond,
J’entends un seau qui grince...
Il pleuvait. Les tristes étoiles
Semblaient pleurer d’ennui.
Comme une épée, à la minuit,
Tu sautas hors des toiles.
— Minuit ! Trouverai–je une auto,
Par ce temps ? Et le pire,
C’est mon mari. Que va–t–il dire,
Lui qui rentre si tôt ?
— Et s’il vous voyait sans chemise,
Vous, toute sa moitié ?
— Ne jouez donc pas la pitié.
— Pourquoi ?... Doublons la mise.
Le microbe : Botulinus
Fut, dans ses exercices,
Découvert au sein des saucisses
