0,99 €
Un vieux livre de 2500 ans fut trouvé par le professeur Mc Tausend dans la bibliothèque de l'université. Il choisit une de ses meilleures élèves, Charlotte, pour aller explorer une cité mentionnée dans l'antique livre. Cette cité aurait été fondée 20 000 ans auparavant par des humains sous la direction d'un Dieu. En découvrant la cité, ils font la découverte de bas-relief illustrant un géant gouvernant les humains. Ils trouvèrent quelque chose d'encore plus troublant en entrant dans le palais au centre de la ville. Est-ce que les géants ont réellement existé ? Et quid du Roi dont le livre fait mention, a-t-il pu maudire la région ? L'histoire de l'humanité n'aurait donc pas été celle que l'on croît.
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Seitenzahl: 70
Veröffentlichungsjahr: 2020
Un vieil homme et une jeune femme se tenaient sur le haut d’une colline en face d’une cité. Le vieil homme était habillé d’une gabardine et d’un pantalon en tweed, il scrutait avec avidité les constructions qui lui faisaient face. Il avait l’air excité comme un jeune enfant à l’idée de faire une extraordinaire découverte. La jeune femme paraissait plus réticente, quasiment craintive comme si elle craignait un danger imminent. Elle était habillée d’un pantalon épais, de chaussures de randonnée et d’une veste polaire.
- Nous y sommes presque ! Admirez ces mystérieuses ruines Charlotte ! Ne sont-elles pas magnifiques ? Si modernes du fait de leur architecture et pourtant si anciennes, si l’on s’en tient à ce que raconte ma source.
- Quelles caractéristiques vous font dire qu’elles sont modernes ?
- Je voulais dire que leur architecture peut nous rappeler à quelque égard des monuments modernes. Je pense aux boulevards Haussmanniens par exemple. Nous voyons, au loin, une belle avenue avec de grands bâtiments.
- Je suis désolé professeur, mais je ne suis pas d’accord.
- Argumentez alors. N’est-ce pas l’esprit critique que nous sommes censés faire germer en vous ?
- Eh bien je dirais que nous avons à faire à une toute nouvelle civilisation. Je ne connais rien de semblable. À première vue, j’aurais presque dit méso-américaine, mais nous en sommes bien loin, trop loin. Ce qui me fait penser à cela c’est le temple qui semble trôner au milieu de la cité.
- Vous voulez que nous y allions ?
- Non, je ne préfère pas. Je trouve que cette cité dégage quelque chose de bizarre. Il y a une atmosphère étrange, inquiétante, comme si nous n’étions pas censés être là.
- Nous avons le véhicule juste là, il est fermé à clé. En plus, vous êtes avec moi. Que voulez-vous qui vous arrive ?
- C’est un sentiment, je ne dis pas que cela est rationnel. Juste que l’ambiance est étrange.
- Enfin Charlotte, il n’y a pas la moindre trace de vie intelligente à 100 kilomètres à la ronde voir plus. Nous sommes seulement tous les deux au milieu de nulle part devant une cité abandonnée depuis des millénaires.
- Qu’en savez-vous d’abord ?
- Je sais qu’elle est abandonnée, car la seule trace écrite la mentionnant remonte à 2500 ans. Déjà l’on disait qu’elle n’était plus habitée depuis des millénaires.
- Une seule trace écrite, ce n’est pas un peu singulier pour une cité de cette taille ? Il devrait y avoir de multiple source attestant de cela. Par exemple, dans l’Ancien Testament, il est fait mention des Babyloniens et d’autres peuples du proche et du Moyen-Orient de l’époque. On parle aussi d’Ur, des Élamites. Et puis il y avait des écrits grecs et romains.
- Vous savez, il y a de nombreuse chose qui nous paraîtrait extraordinaire que les anciens occupants n’ont pas daigné transmettre. Parce que pour eux c’était banal ou que cela faisait partie de leur vie sans qu’ils s’en aperçoivent. Ou que ces sociétés n’avaient pas envie d’écrire. Et puis, nous sommes loin des principaux empires et royaumes des époques antiques. Nous sommes peut-être même sur une civilisation qui existait avant que l’écriture n’apparaisse chez les Sumériens.
- Mais cette cité est quand même d’une belle taille, à vue de nez je dirais au moins 2000 habitants, à une époque si lointaine. Elle devait être une capitale d’un empire ou d’un royaume. Enfin, ça ne me dit rien à cet endroit.
- C’est pourquoi nous devrions la visiter. Nous pouvons remonter dans le véhicule et nous en rapprocher. Nous en sommes au moins à 1 kilomètre encore, peut-être un peu plus.
- Je vous ai dit que je ne me sentais pas bien, c’est la vérité. À la vue de cette cité, j’ai eu des frissons. Vous ne la trouvez pas lugubre ?
D’une distance aussi lointaine, je ne peux pas dire grand-chose. Et puis le caractère lugubre ou chaleureux d’un endroit est plutôt subjectif. Je ne pourrais confirmer votre sentiment qu’en m’y rendant.
- J’ai l’impression que des choses s’y sont passées, bien sombres. Que disait l’auteur sur cette cité ?
- Quand vous avez visité Rome avec votre classe l’année dernière, je suppose que vous n’avez pas ressenti ce caractère lugubre. Pourtant, il y eut des massacres, des guerres civiles et que sais-je d’autres dans la région du Latium. Passons. Mon auteur racontait qu’elle était abandonnée depuis au moins 20 000 ans.
Vous avez sans doute raison. Mais je maintiens que je n’aime pas cet endroit.
Elle joignit ses mains en regardant la cité. Rien ne pouvait venir confirmer son sentiment d’insécurité. Le temps était sec, on ne voyait rien d’autre à part cette cité. Aucun bruit ne venait perturber la tranquillité du lieu.
- Mais, aucune cité n’existait à cette époque, et encore moins de cette taille. Les humains n’étaient pas assez nombreux pour se réunir en ville de milliers d’habitants. Nous n’étions encore que des chasseurs cueilleurs, des nomades. Il n’y avait pas d’agriculture ni d’élevage.
- Tout à fait, c’est pourquoi après des recherches sur la zone dont il parlait, j’ai trouvé l’emplacement de la cité pour aller me faire une idée. Les satellites aident vraiment beaucoup dans notre métier. À vrai dire, je n’espérais pas tomber sur une ville si grande. Je ne pensais pas tomber sur quelque chose en fait, simplement un terrain vierge, ou une forêt. Je me serais estimé chanceux si nous avions trouvé un morceau de faïence ou une tombe. C’est pourquoi nous devons y aller, au nom de la science. Nous devons savoir s’il existait réellement une cité à cet âge si reculé.
Cela pourrait changer la façon dont nous concevons l’histoire de l’humanité. Imaginez, et si nous avions eu une période de prospérité vers la fin de l’âge glaciaire et que nous étions ensuite retombés vers une époque moins développée technologiquement. Et si l’évolution de l’humanité n’était pas linéaire, mais cyclique ?
Il était impatient d’y aller, il trouverait tous les arguments possibles pour que sa jeune élève veuille bien le suivre. Il n’allait pas la laisser seule, au milieu de nulle part sur cette colline balayée par le vent. C’était son devoir de professeur, de tuteur de lui inspirer confiance et d’instiller la curiosité en elle.
- Pourquoi ne pas mener une expédition bien plus conséquente ? Avec de nombreuses équipes, je suis sûr que vous pourriez débloquer assez de fonds pour une centaine de chercheurs prêts à venir. Vous pourriez devenir celui qui a découvert la cité vieille de 22 500 ans.
- Je préfère y aller avant. J’ai prévu d’y dormir ce soir. Nous allons l’explorer au maximum aujourd’hui et demain. Quand nous retournerons à l’université avec nos photographies, nos vidéos, les autres seront impressionnés. Et ensuite nous pourrons amener des équipes. Mais il faut que nous puissions assurer d’une certaine connaissance de la cité avant de mobiliser des équipes, pour pouvoir justifier d’en être à la tête. Je ne veux pas me faire voler des mois de recherche pour qu’un bleu me passe devant.
- Cela fait si longtemps que vous la recherchez cette cité perdue ?
- Des mois, vous dis-je. Je suis tombé par hasard sur le récit de cette cité dans un vieux livre d’un auteur oublié d’il y a 2500 ans. Je faisais des recherches sur d’autres projets. L’auteur disait qu’il existait une île, avec une forêt luxuriante sur les côtes puis une grande plaine déserte en son milieu. Là était dressée une cité abandonnée depuis 20 000 ans. Il disait que cette cité avait été fondée par des humains dirigés par un dieu.
Ce dieu était arrivé un jour par la mer pour tuer le tyran qui asservissait la population et réduisait en esclavage les peuplades alentour. Le dieu avait fait édifier cette ville pour que personne n’oublie sa contribution. On racontait néanmoins qu’un autre dieu était arrivé pour lui prendre son trône, par les airs celui-là. Un combat eut lieu et les dieux se tuèrent tous les deux. Le peuple se retrouva alors sans chef et une période d’anarchie s’imposa. La ville se dépeupla au fil des siècles. L’auteur raconte néanmoins que des bandes continuèrent d’y loger de temps en temps et que certains allaient y adresser des prières. Mais peu de personnes osaient encore l’approcher parce qu’on disait que le dieu qui s’était fait tuer avait maudit la ville. Tant que sa dépouille n’avait pas été honorée comme il se doit, la ville et ses alentours resteraient stériles.
- Ce qui explique donc le fait qu’il n’y ait aucune forêt à des kilomètres, enfin si l’on croit en l’existence des Dieux. Et cet auteur, où se situait sa ville ?
- Il habitait sur ce qui était à l’époque un autre continent. Mais il avait sans doute eu vent de l’histoire grâce à des marins et des explorateurs. Il paraît qu’il y avait aussi une ville à l’embouchure d’un fleuve, en aval d’ici, qui permettait de remonter à la capitale. Le fleuve s’est tari depuis longtemps sans doute.
- L’eau n’y est plus. Ce n’est plus une île, mais plutôt un plateau relié au continent par une plaine.
- En effet.
- Et il n’y a pas non plus de forêt ni de bois à des kilomètres.
- Mais, avez-vous déjà rencontré des villes où aucune plante ne pousse ? Il me semblait que les villes abandonnées ont la fâcheuse tendance de se cacher dans la forêt. Surtout quand l’auteur parlait de forêt luxuriante. Il devrait quand même rester des traces.
- En 2500 ans, une forêt luxuriante a pu se transformer en désert. Cela ne me surprend pas.
